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21 mars 2019

Célébrons le printemps !

 

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C'est lorsque j'aperçois la porte de ma "petite maison" ouverte que je sens que nous avons bien commencé notre séjour ! 

Cela signifie que la bibliothèque est en cours de rangement (c'est à dire "bourrage" après l'apport des lectures parisiennes), qu'une lessive est en marche, que le soleil y pénétrant, un peu timide encore, va commencer à en chasser l'humidité des six mois d'hiver où cette maison, la plus ancienne de notre tenure, est restée sans aucun chauffage.

Cette maison à demi enterrée est à l'origine de la ferme juchée en haut de la colline qui surplombe la Lémance : un linteau porte gravée la date de sa construction : 1774.

Ensuite, les paysans qui avaient choisi ce site ont bâti des bergeries et une haute grange qui constitue à présent notre maison d'habitation. A la fin du XIXème siècle, une troisième maison a complété le dispositif, sans doute plus confortable.

Au XXème siècle, ses propriétaires précédents - des hollandais puis des dano-britanniques - ont agrandi la maison pour disposer d'une salle de bains, et creusé une grande piscine. Quand nous avons emménagé, au printemps 1989, nous n'avons rien changé dans l'agencement de ce qui est devenu la maison de toute la famille.

Tout est en pierre blonde du pays. Il n'y a pas de crépi ni d'enduit à l'intérieur. Une passoire thermique, mais une garantie contre l'odeur de moisi car la ventilation se fait naturellement et l'isolation fonctionne dans les deux sens, assurant une différence de 10° entre l'intérieur et l'extérieur, été comme hiver.

Dans le jardin largement en friche à part la pelouse, les bourgeons commencent à pointer le bout de leur nez, mais c'est toujours le forthytia qui ouvre le bal.

Ce matin, j'ai entendu les oiseaux ... Comme nous n'employons aucun pesticide depuis plus de 20 ans, les abeilles vont s'affairer à faire leur miel des fleurs, les oiseaux à picorer les fruits du verger, comme chaque année.

Et, chaque année, nous allons guetter la présence de la petite harde de chevreuils qui hante nos taillis et vient se régaler des pommes tombées au pied du pommier sauvage qui s'est mis à pousser tout seul - un trognon lancé dans le jardin peut-être ?

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20 mars 2019

Filets de dorade au pesto

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Un vrai plat printanier pour commencer cette nouvelle saison.

Les filets sont présentés avec leur peau.

Faire préchauffer le four à 220° (Th : 8).

Emincer deux oignons, deux petites tomates et une courgette longue : les oignons en rondelles, les tomates et la courgette en petits dés.

Graisser légèrement le plat de service avec une bonne huile d'olive.

Disposer les légumes en couches. Poser les filets de dorade dessus avec la peau dessous. Saler et poivrer. Tartiner les filets avec une petite cuillerée à café de pesto vert, répartir quelques olives vertes dénoyautées et ajouter une bonne rasade d'huile, le jus d'un demi citron plus quelques tranches fines.

Passer au four pour 12 à 13 minutes.

Un plat "comme j'aime", délicieux, parfaitement diététique et pas cher !

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19 mars 2019

La face cachée du socialisme français, par Jean-Pierre Deschodt

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La connaissance du mouvement socialiste français avant son « unité » est relativement lacunaire. Ce livre en est d'autant plus passionnant.

Les tiraillements, les querelles d'ego, les lignes de failles que l'auteur expose ici, depuis les idées issues de la Révolution de 1789 jusqu’à 1905, continuent à parcourir les courants d’aujourd’hui.

Cet ouvrage, fruit d'un travail universitaire nourri de références, permet de découvrir une foule de choses, révèle des trajectoires politiques inconnues. Une histoire du mouvement ouvrier indispensable pour comprendre, au moment où le parti socialiste d’aujourd’hui se délite, comment il s’est constitué et pourquoi ses objectifs idéologiques fondamentaux ne correspondent plus vraiment à la réalité du XXIème siècle.

Le contexte français de la Révolution industrielle tout d’abord : croissance forte de la population française au XIXème siècle, mais moins spectaculaire que celle de nos voisins, unification du marché grâce au chemin de fer, mouvement d’urbanisation, internationalisation des échanges, financiarisation des investissements et naturellement exaspération de la lutte des classes.

A la fin du XVIIIème siècle, le mot « socialiste » signifie cependant « contre-révolutionnaire ». Il représente l’unité au sein d’un groupe social par rapport à l’individualisme prôné par J-J Rousseau. Le mot devient courant en 1840, entre au dictionnaire Littré en 1870 et au Larousse en 1873. Au niveau international, on note l’antagonisme fort entre Marx le centralisateur et Bakounine partisan de l’autonomie des sections, sans oublier l’antisémitisme de Bakounine.

On découvre les penseurs du mouvement : Claude de Saint-Simon, Charles Fourier, Etienne Cabet, Frédéric Bastiat, Pierre Leroux, Jean Barberet, Louis Blanc, Proudhon, Emile Accolas … Le mutuellisme, essentiellement non-violent, la coopération, le crédit mutuel. En 1875, on compte 135 Chambres syndicales. Le premier Congrès ouvrier se tient le 2 octobre 1876. A son ordre du jour : le travail des femmes, l’égalité salariale, les retraites, la liberté d’association, la condamnation de tous types d’action révolutionnaire et de la grève … Au grand dam des Blanquistes, de Paul Brousse et de Jules Guesde. Une revendication lancinante : l’amnistie des Communards exilés.

Déjà, l’exercice de la fonction parlementaire est fortement déconseillé, pour ne pas courir le risque d’embourgeoisement. Le concept de « collectivisme » implique la socialisation progressive des sources de la richesse et des instruments de travail. Le terme est différent de « communisme » qui nécessite un pouvoir central fort. Car Marx parle en 1880 du suffrage universel comme d(un instrument de duperie et que les anarchistes combattent « par la dynamite, le pétrole et la bombe. »

Réunions et congrès successifs donnent lieu à de folkloriques bagarres, un défouloir d’excès de langage, de coups et d’horions … L’objectif de Jules Guesde est l’expropriation de la classe capitaliste et l’appropriation collective des moyens de production et d’échange. Les socialistes « indépendants » acceptent de devenir parlementaires. La CGT, crée en 1895, se donne pour base l’indépendance vis-à-vis des partis politiques avec une solution :  une bourse du travail.

En 1893, Jean Jaurès emporte 37 élus, plus que les tenants de Jules Guesde. Il fonde en 1904 le quotidien « L’Humanité ». En 1905 enfin, la réunion des deux partis antagonistes crée la SFIO, mais sans les indépendants comme Aristide Briand, Paul Ramadier, Maurice Violette … En réalité, le parti des travailleurs a pour leaders des hommes dont les origines sociales sont bourgeoises et les meilleurs propagandistes les instituteurs.

 Si le collectivisme constitue un recours face à l’idéologie libérale dominatrice, il s’effondre en 1989 avec la chute du mur de Berlin. Son schéma doctrinal subit une érosion accélérée que l’actualité nous confirme …même si les revendications de certains groupes protestataires restent constantes.

 

La face cachée du socialisme français, essai par Jean-Pierre Deschodt, aux éditioons du Cerf, 376p., 24€

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18 mars 2019

Retrouvailles ...

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Cela faisait six mois que nous avions quitté notre maison de Lot-et-Garonne.

Beaucoup trop longtemps à mon goût mais nous étions confrontés à Paris à divers aléas de plomberie et de circuits électriques, en dehors d'une grippe sévère qui nous a maintenus au chaud dans la capitale et malgré le stress des samedis d'émeutes jusque dans notre quartier.

Ici, rien ne se passe, et c'est bien le problème qui étreint la jolie petite ville de Fumel qui se bat pour sauver son centre. L'un des points attractifs était la Maison de la Presse mais elle semble désormais définitivement fermée, funeste résultat d'une gestion calamiteuse et malgré un réfection après incendie qui avait duré plus d'un an. C'est tellement triste !

L'hiver a été paisible - pas de gelées - un effet du réchauffement climatique ? -aucune tempête n'est venue perturber les réseaux aériens, mais il faudrait encore un peu de pluie.

Nous avons donc pu rebrancher toutes nos liaisons sans peine : la télévision, l'internet, tout fonctionne.

Pendant notre absence, nous avions commandé en avril dernier la réfection de notre cour avec le remplacement des gravillons. Nous avons succombé à la publicité lancinante de Daniel Moquet et le résultat est tout à fait conforme à nos attentes : merci Monsieur Garrigou ! Le petit bruit des gravillons qui accompagne tout visiteur est délicieux. Je me souviens que jadis, lorsqu'Hugo n'avait que 5 ans, il m'avait dit que ce bruit d'approche le rassurait :"Tu sais Mamie, avec ce bruit de gravier, je sais que si un loup venait roder autour de la maison, je l'entendrais ..."

L'entrepreneur local m'a gentiment débarrassée de plusieurs lourds rochers et jardinières en béton qui n'avaient rien d'élégants. On se croirait désormais dans l'allée d'un château ...

Nos arbres fruitiers sont en pleine floraison et la pelouse est constellée de fins pétales blancs. Les glycines, en revanche, ne sont pas encore sorties de leur gousse.

Le temps à l'air de se mettre au beau ce matin : il faut nous mettre au travail car tout n'est pas encore opérationnel. Doux travail en perspective !

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17 mars 2019

Encore une salade César, chez Ladurée

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Je continue mon challenge personnel pour décerner le trophée de la meilleure salade César. Mais cela ne sera pas cette fois !

Cette salade devenue un classique de la cuisine de brasserie figure à la carte de la vénérable maison Ladurée, dans son décor original créé en 1871 par l'affichiste Jules Chéret et son emblématique ange pâtissier.

Dans ses jolies couleurs vert et or, Ladurée est installé depuis l'origine au16 rue Royale, sous la forme d'une boulangerie en 1862 puis devenant un salon de thé en 1971. Un décor baigné dans la pénombre, resté intact, où se pressent de jolies femmes, des cadres affairés, où l'on déjeune sur de petites tables très étroites ...

C'est ici une version un peu spartiate de la célèbre recette américaine : côté positif, une sauce légère, bien assaisonnée, abondante. Mais des sucrines - par ailleurs bien craquantes -  qui envahissent l'espace, quelques copeaux de parmesan, d'étranges croutons grillés à rayures, des dés de chair d'avocat. Mais des filets de poulet bien trop rares et desséchés. Peu de couleur, et vraiment, malgré la présence dun oeuf dur, ça manque de protéïnes. 

Bon, on peut se rattraper avec les pâtisseries de cette vénérable maison - les macarons somptueux, bien évidemment, et une dacquoise très dense, voire lourde. 

Claude s'est décidé pour la salade Ladurée : sur un nid de riquette, des fonds d'artichauts et une boule de mozzarella.

Au total un déjeuner relativement équilibré, dans un cadre aussi fleuri que désuet qui vous donne l'impression de faire un saut dans le Second Empire ... et une facture tout à fait correcte pour la qualité du quartier et de l'établissement.

 

 

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16 mars 2019

Gâteau au yaourt et au citron

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Un classique de la cuisine familiale dont la caractéristique principale est de ne pas compporter de beurre ... il est donc faiblement calorique : 200 Kcal aux 100g environ.

Commencer par faire préchauffer le four à 180° (Th : 6).

Huiler le moule sur toute ses faces.

Exploser le zeste d'un citron au mixer avec 150g de sucre. Mélanger ensuite très soigneusement avec 3 oeufs, 200g de farine, un yaourt nature de 125g, 80g d'huile de tournesol, une pincée de sel et la moitié d'un sachet de levure chimique.

Verser la préparation dans le moule et laisser cuire 35 minutes, puis après défournage, laisser au moins 10 minutes reposer avant de démouler.

Décorer auvec un peu de sucre glace.

Idéal pour accompagner un thé bien chaud :

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15 mars 2019

Valise diplomatique, mémoires de Pierre-Louis Blanc

 

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J’ai acheté cet ouvrage pour en savoir plus sur le service de la valise diplomatique où mon père a œuvré de 1944 à 1972. C’est logique me direz-vous ? Eh bien, pas du tout !

Il s’agit ici des mémoires d’un diplomate ayant fait une belle carrière puisqu’il l’a terminée dans la dignité d’Ambassadeur de France et qui, ayant pris sa retraite, s’affranchit du devoir de réserve.

Il se délecte à raconter ses souvenirs, dresser des portraits, donner aux uns ou aux autres des bons points ou des appréciations très négatives, nous délivrer ses réflexions sur le monde, la morale qui fout le camp ….

Mais autant il se montre prolixe sur toutes les personnalités administratives, politiques, françaises et étrangères qu’il a rencontrées au plus haut de l’Etat et du monde, jamais au grand jamais il ne laisse tomber son regard sur le personnel des ambassades qu’il a fréquentées. Jamais il ne cite ne serait-ce qu’une fois l’utilité et les services qu’ont pu lui rendre tel ou tel des courriers diplomatiques – ceux qui accompagnaient la fameuse valise diplomatique - qu’il a forcément rencontrés. Ce titre de « valise diplomatique » est donc une escroquerie intellectuelle en soi.

J’ai tout de même lu l’intégralité de son témoignage, qui a le mérite de l’expérience d’un praticien des relations internationales. Né en 1928 à Apt, Pierre-Louis Blanc a poursuivi le cursus universitaire classique d’un jeune bourgeois de province. Son père dirigeait une fabrique de fruits confits. Après des études à Sciences Po initiées en 1948, il intègre l’ENA en janvier 1952. Il en deviendra le Directeur de 1975 à 1982. Il aura passé vingt-sept années à l’étranger dans divers postes diplomatiques, terminant en beauté comme représentant permanent de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Son expérience n’est donc pas sans intérêt … Mais ce qui l’a le plus marqué, c’est son activité auprès du général de Gaulle qui constitue un tournant capital de sa vie. De 1967 à 1969, il est chef de service de presse à l’Elysée puis de 69 à 70 un membre de son secrétariat particulier. Il se rend à multiples reprises à Colombey et en tirera un livre « De Gaulle au soir de sa vie » qui ne lui procurera pas que des amis.

Voilà donc une chronique de la vie d’un diplomate, au cœur de l’action à l’ONU pendant la première guerre du Golfe, vivant la chute du mur et l’éclatement du bloc soviétique. J’apprécie moins les piques vachardes à l’égard de certaines personnalités : Pompidou, Raffarin, Attali, tout comme son admiration pour Xavier Perez de Cuellar (secrétaire général de l’ONU) ou Fanny Ardant. L’homme apprécie en effet les jolies femmes, et semble très sensible à l’élégance vestimentaire de ses interlocuteurs.

Un autre inconvénient de cette édition : de nombreuses erreurs de relecture, des redites, des réflexions sur le monde, aujourd’hui datées – les mémoires ont été terminées en 2003 et le monde court si vite !

 

Valise diplomatique, Souvenirs, Portraits, Réflexions par Pierre-Louis Blanc, publié en 2004 aux éditions du Rocher, 438 p., 19€

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14 mars 2019

Convoi exceptionnel, film de Bertrand Blier

 

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Il faut sans doute avoir vu les autres longs-métrages de Bertrand Blier et les avoir appréciés pour « entrer » dans ce convoi effectivement exceptionnel : un rythme lent, une lumière parcimonieuse, de la neige à défaut de glaçons, des situations surréalistes et naturellement absurdes, un dialogue ciselé, un fil conducteur précis : la marche inexorable vers la mort …

Après les « Valseuses » (1974), « Buffet froid » (1979), « Tenue de soirée » (1986) et « Trop belle pour toi » de 1989, (mais pas dans « Le bruit des glaçons » de 2010), Gérard Depardieu retrouve son complice Bertrand Blier, un réalisateur qui lui porte chance. Il domine son sujet avec comme acolyte, cette fois, Christian Clavier. Quels acteurs !

L’un est un SDF qui pousse le caddie (réminiscence du « Mammuth » de Kervern et Delépine ?) désespérément vide de la jeune amante perdue jadis, l’autre est un bourgeois péremptoire tout étriqué dans son pardessus désuet à col de fourrure. Les deux compères jouent ici une partition étrange, chacun avec leur talent propre. Les rôles secondaires sont aussi à la hauteur : Alex Lutz, Audrey Dana, Alexandra Lamy, Farida Rahouadj (sublime), Guy Marchand (attendrissant), Sylvie Testud, Philippe Magnan (en commissaire de police inutile) …

Certains spectateurs ne saisissent pas le fil, rigolent, contestent à haute voix, d’autres réfléchissent, on les voit un peu sonnés à la sortie de la salle… C’est une parabole grinçante sur les aléas du destin, dans la vie il y a les acteurs qui ont un scénario et les autres pas, la vie s’écoule comme une série TV à la manière de ces feuilletons quotidiens coincés entre le JT de 20 heures et le programme en prime time, écrits par une armada de scénaristes et tournés au soir le soir, avec des péripéties aussi improbables que ridicules.

Certains penseront aussi qu’il s’agit d’un très long clip publicitaire pour les automobiles Renault … Chef-d’œuvre ou navet ? A vous de choisir !

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13 mars 2019

Pull d'été à encolure torsadée.

    

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C’est un ancien modèle de la tricothèque Bergère de France (n°124) mais réalisé avec un fil tout nouveau composé à 70% de coton, 19% de laine mérinos et 1% de polyester.

Il s’appelle « Toundra », ici en coloris « Lupin ». Il est conseillé de le tricoter avec des aiguilles n°4, mais comme je tricote très souple, j’ai utilisé des aiguilles n°3,5 et même 3 pour les poignets. Voilà pourquoi, avant chaque ouvrage, il est impératif de tricoter un échantillon pour vérifier la jauge de sapropre manière de tricoter.

10 pelotes, 10 journées de tricot, une journée pour l’assemblage.

A première vue, le motif apparaît compliqué. Pas au niveau des 3 types de torsades mais en réalité, il ne suffit pas de suivre la grille car les torsades ont toutes un rythme différent.

Les plus 4 petites sont sur 4 mailles et 4 rangs, les intermédiaires courrent sur 10 mailles et 12 rangs, la grande torsade centrale sur 20 mailles et 10 rangs. Donc, je me suis tracé un tableau de concordance des rangs où il faut - ou pas - initier une ou l'autre des torsades.

Car en plus, je ne suis pas tout à fait d’accord avec les explications données par internet (en particulier pour de début de la manche quand il faut paser du poignet en côtes 3/3 au motif comportant aussi des groupes de 4 mailles, une fois à l'envers et une fois à l'endroit !) ....

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Dos : monter 122 mailles avec les aiguilles n°3,5 en suivant la grille, le plastron central comportant 110 mailles : 3 m. endroit, 3 m. envers, puis 4 m. endroit, 12 m. en côtes 3/3, 4 m. envers, 12 m. en côtes 3/3, 20 mailles en côtes 4/4 puis 9 m. en côtes 3/3, 4 m. endroit, 12 m. en côtes 3/3, 4 m. envers, 12 m. en côtes 33, 4 m. endroit, et 6 mailles en côtes 3/3.

Continuer droit sur 12 rangs et commencer la grande torsade centrale sur les 20 mailles, puis au 25ème et au 41ème rang les petites torsades. La torsade intermédiaire commence au 31ème rang. Il faut penser aussi à augmenter de chaque côté 1 maille tous les 10 rangs jusqu'à obtenir au niveau de l’emmanchure un total de 136 mailles.

Au 117ème rang, creuser les emmanchures en rabattant de chaque côté : 1 x 4 m., 2 x 2 m., 3 x 1 m., puis continuer droit jusqu’au 167ème rang pour les épaules (rabattre 2 x 8 m. et 7 mailles). En même temps creuser l’encolure en rabattant les 52 mailles centrales puis de chaque côté 2 x 4 m. Laisser un très long bout de fil côté encolure, pour, en fin de travail relever sur cette encolure 70 mailles et tricoter un rang en mailles endroit puis rabattre.

Devant : comme pour le dos jusqu'au creusement des emmanchures. On sépare le travail en deux parties pour le V d’encolure : la large torsade centrale se sépare en deux torsades sur 10 mailles chacune, avec côté encolure, l’ajout d’1 maille envers. Les diminutions d’encolure sont réalisées à 11 mailles du bord, en tricotant 2 mailles ensemble à l’envers, tous les 2 rangs, 23 fois.

Manches : monter 77 mailles avec des aiguilles fines et tricoter en côtes 3/3 sur 16 rangs en commençant par 1 maille envers au lieu de 3. Changer d’aiguilles et augmenter d’1 maille dans chaque groupe de torsades (soit 5 augmentations) et continuer sur les 82 mailles. A partir du 7ème rang, augmenter d’1 m. de chaque côté 10 fois avant d’initier la tête de manche (on a 102 m.). Rabattre de chaque côté : 4 m., 3 x 3 m., 2 x 2 m., 7 x 1 m., 2 x 2 m., 3 x 3 m., 4 m. et les 20 mailles centrales.

Terminé, c’est-à-dire légèrement repassé et assemblé, le pull mesure 42 cm de large, 62 cm de hauteur totale, 51 cm de longueur de manches.

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11 mars 2019

Franz Marc et August Macke, l’aventure du cavalier bleu

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Deux amis, deux peintres d’avant-garde du début du XXème siècle, deux artistes allemands profondément influencés par Cézanne, Gauguin, Van Gogh, le cubisme et le Douanier Rousseau. Une respiration onirique issue du mouvement Expressionniste allemand qui a démarré en 1905 avec « Die Brücke » et va s’imposer dès le début de la Grande Guerre puis entre les deux conflits, bientôt pourchassé par la hargne hitlérienne en tant qu’art dégénéré.

Franz Marc (1880 – 1916) et August Macke (1887 – 1914) rencontrent Vassily Kandinsky en 1911. Ils organisent des expositions qui tournent en Allemagne en 1911 et 1912. D'autres artistes comme Gabriele Münter, Heinrich Campendonk, David Burljuk, Alexej von Jawlensky et Alfred Kubin y participent.  

Marc, Macke et Kandinsky font paraître en 1912 la première édition de l’almanach du Blaue Reiter qui ne comptera que trois numéros car le conflit les fauche l’un en Alsace et l’autre devant Verdun.

A l’instar des almanachs populaires et paysans, cet ouvrage entièrement rédigé par des artistes, est imprimé d’une manière artisanale et coloré par xylographie, Il est destiné à tisser des liens entre art, objets décoratifs et usuels, littérature et musique en annulant la hiérarchie traditionnelle entre les genres, tout en intégrant l’art extra-européen et même des dessins d’enfants.

Pourquoi ce nom de cavalier bleu ? C’est Kandinsky qui explique : « …nous avons trouvé ce nom Der Blaue Reiter en prenant un café. (…) nous aimions tous les deux le bleu, Marc les chevaux, moi les cavaliers. »

Selon la symbolique es couleurs, le bleu renvoie à la sphère céleste, tandis que la figure du cavalier se réfère à l’eschatologie chrétienne, notamment à saint Georges terrassant le dragon. Allégorie du combat entre le bien et le mal, le projet du Cavalier bleu incarne la lutte contre l’arrière-garde artistique, le refus des académismes.

Laissons-nous charmer par ces animaux de rêve, ces couleurs joyeuses, aussi éclatantes qu'harmonieuses, où émerge cette belle couleur bleue …Une très belle exposition, précédant un cataclysme européen sans précédent. Et la réflexion qui le vient aussitôt à l'esprit c'est de constater comment, à la veille du conflit mondial, les courants artistiques se moquent bien des frontières : l'art moderne tel que nous le connaissons émerge en France, en Espagne, en Allemagne, dans les pays scandinaves ...il inspire les artistes américains.

En ce début de XXème siècle, l'Europe est en pointe de l'innovation et les artistes communiquent de l'Atlantique à l'Oural. Elle peut le redevenir si elle dépasse ses querelles régionales.

Franz Marc et August Macke au musée de l’Orangerie, place de la Concorde, jusqu’au 17 juin – 9€. Fermé le mardi.