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21 octobre 2020

Pull tout doux à godrons et larges torsades (taille 42)

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Une interprétation du modèle n°M1232 de Bergère de France, mais dans un autre fil.

Pour passer d'une explication à l'autre, j'utilise un coefficient de conversion en fonction de la valeur de mon échantillon. Ici, entre le fil préconisé par le fournisseur du fil (Bergère de France), et mon échantillon pour la même taille, le coefficient est de 0,76. Donc, si le magazine indique qu'il faut monter 130 mailles, je vais monter 98,8 m. arrondi à 100.

J'ai utilisé de la Barisienne, une "laine" 100% acrylique, donc tout à fait hors du risque des ravages des mites.

Mon échantillon représente 19 mailles et 28 rangs avec des aigulles n°4 pour 10 cm. Les côtes du poignet et de la base sont tricotées avec les aiguilles n°3,5. Huit pelotes ont été nécessaires, ce qui donne un prix de revient à 21 €.

Les points fantaisie sont décrits ICI.

Dos : monter 100 mailles et tricoter en côtes 2/2 pendant 8 cm (20 rangs). Changer d'aiguilles et continuer tout droit pendant 46 cm. Au premier rang de jersey, répartir 14 augmentations. Dans cette configuration, commencer par *2 m. envers puis une maille glissée torse* à répéter 2 fois, 6 mailles endroit (base des godrons), *1 m. glissée torse, 2 m. envers* 5 fois, 12 m. endroit (base de la première torsade large), *2 m. envers, 1 m. glissée torse* 5 fois, 6 m. endroit (base des godrons au centre) et symétriquement pour la seconde moitié de l'ouvrage, la maille centrale étant la troisième maille du godron central.

 

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A 56 cm de hauteur totale (126 rangs), biaiser les épaules et simultanément creuser l'encolure du dos : tous les deux rangs, rabattre de chaque côté 1 x 9 m. et 3 x 8 m., et au centre rabattre 40 m. puis de chaque côté 2 x 2 m. et 2 x 1 m.

Devant : même travail que pour le dos mais on commence le creusement de l'encolure un peu plus tôt (ici, au 113ème rang) en rabattant tous les 2 rangs au centre 32 m. puis de chaque côté 3 m. 2 x 2 m., 4 x 1 m. et les épaules au 127 ème rang.

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Manches : identiques, on peut les tricoter simultanément sur la même aiguille.

Monter 46 mailles et tricoter le poignet sur 20 cm en côtes 2/2.

Changer d'aiguilles et répartir 14 augmentations (toutes les 3 mailles) pour obtenir 60 mailles. Continuer le motif (voir ci-dessus la grille) en plaçant la grande torsade au centre. On commence donc par 2 m. envers et 1 m. glissée. Continuer ensuite en augmentant 1 m. de chaque côté tous les 4 rangs, 16 fois pour obtenir 92 mailles, en respectant le motif. Rabattre sur l'endroit à l'envers les manches au 85ème rang de motif (49 cm. de hauteur totale).

Montage et col : coudre au point arrière une des deux épaules. Relever sur l'encolure, avec les aiguilles 3,5 environ 140 mailles et tricoter en côtes 2/2 sur 3,5 cm et rabattre les mailles comme elles se présentent. Coudre la seconde épaule.

Poser le corps du pull endroit sur endroit sur les manches, épingler en repérant précisément - facile en comptant les godrons ! - les endroits de début et de fin d'emmanchure avec des anneaux marqueurs, et coudre sur l'endroit à point de surjet, en masquant la bordure de la manche. Ensuite, on coud les coutures de bas de manches et des côtés en continu au point de surjet.

 

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20 octobre 2020

Crénom, Beaudelaire - roman de Jean Teulé

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Je ne sais s’il convient d’attribuer cette citation à l’auteur ou au sujet de ce livre : « Une imagination bizarre jusqu’à l’incohérence. »

Difficile de rester objective sur cet ouvrage que j’ai lu jusqu’au bout parce qu’il m’a été offert mais que je n’ai pas tellement apprécié.

Sans doute en raison de ma folle admiration pour « Les fleurs du mal » que j’ai lues et relues, déclamées dès mon adolescence … Ainsi suis-je effarée du portrait que fait Jean Teulé du poète le plus violent, certes, mais sans doute le plus novateur du XIXème siècle.

Une piste éventuelle : « Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé une seconde l’infini de la jouissance. »

Bref, l’apport majeur du livre est la description du lent suicide conscient d’un enfant vraisemblablement surdoué mais complètement inféodé à sa mère, qui ne supporte pas que celle-ci se remarie avec un homme important qui ne fera aucun effort – mais cela aurait-il abouti ? – pour comprendre le génie précoce de Charles.

Autre remise en contexte : à la lecture des pièces les plus hardies – celles qui valurent à l’auteur et à son éditeur les foudres de la justice du Second Empire comme fut condamné Gustave Flaubert pour son roman Madame Bovary – on peut imaginer les hauts-le-cœur des bourgeois de l’époque.

Il s’agit donc ici d’une biographie romancée, qui retrace avec délectation la lente agonie, dans le stupre, les stupéfiants, la violence d’une sexualité perverse, le goût de la provocation, l’éternelle impécuniosité, la mauvaise foi, le plaisir de la destruction d’un génie de la littérature. Opération de déboulonnage de statue parfaitement menée. Docteur Freud, où êtes-vous …

L’auteur aura sans doute lu avec attention la notice du poète dans Wikipedia … et utilise les plus beaux poèmes pour leur inventer des décors à sa sauce, pour les transformer en scènes de genre … mauvais genre !

Victor Hugo aurait déclaré « Défense de déposer de la musique le long de mes vers. ». Charles Beaudelaire aurait pu exprimer cette même défense d’entrelarder ses poèmes d’une pseudo biographie brossée de manière aussi crue.

 

Crénom Beaudelaire, roman de Jean Teulé, édité chez Mialet-Barrault, 427 p., 21€

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19 octobre 2020

Joseph Bara, trop jeune héros de la République

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C'était à la fois émouvant et réconfortant de voir toute cette foule hier après-midi place de la République. Une foule pour une fois unanime, qui a soif de symboles ...malgré l'horreur de ce geste d'exécration insensé. J'ai eu aussi un autre souvenir ...

Tout près de chez moi, donnant juste dans ma rue, il est une petite voie à laquelle on a donné le nom de Joseph Bara. Pour les personnes de mon âge qui furent éduquées à l’école publique, ce nom évoque un événement précis, largement commenté dans nos petites classes.

 

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La célébration du courage de ce jeune tambour de quatorze ans tué en 1793 en Vendée, tombé sous les balles d’un groupe de royalistes – qualifiés de brigands – en criant « Vive la République » fut un épisode récupéré par les conventionnels (Robespierre, entre autres) pour exalter l’héroïsme d'un enfant face à une patrie alors en danger d’être submergée par les troupes coalisées se pressant aux frontières.

Un héros érigé en mythe révolutionnaire, encore commenté dans les années cinquante dans les écoles de la République. Qui s’en souvient aujourd’hui ? En fait, nous n’en saisissions pas alors la portée politique – la lutte des Bleus contre le « séparatisme » des Blancs - mais simplement un symbole de la résistance à l’ennemi, l’héroïsme d’un enfant du même âge que nous.

Que de similitudes avec les événements tragiques d’aujourd’hui !

 

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Le martyre de Samuel Paty est aujourd'hui à son tour érigé en symbole de la liberté d’expression. Et c'est légitime.

Un enseignant sacrifié pour avoir tenté d’inculquer la nécessité du libre arbitre et le respect de la laïcité auprès de jeunes parfois manipulés par de sombres barbares, sans compter certains parents qui "élèvent" leurs enfants avec ces idées mortifères et que je tiens pour responsables.

Samuel Paty est le symbole de la passion d’enseigner l’esprit critique, dans le droit fil de l’esprit des lumières. Un enseignement absolument nécessaire devant la vague de fausses nouvelles et thèses complotistes qui inondent les écrans, le manque cruel de débat d’idées et de dialogue entre les cultures.

Des collèges et des écoles devraient lui être dédiés - et pas seulement à Conflans Sainte Honorine - , des rues devaient rappeler son souvenir. Je m’associerai à l’hommage national qui lui sera rendu mercredi. En lui, chaque enseignant sera honoré.

foule républicaine

 

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18 octobre 2020

Noix de Saint Jacques aux cèpes

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Deux premières pour cette nouvelle saison et pour un plat de fête !

Pour nous, les premières Saint Jacques de la nouvelle saison de pèche et les premiers cèpes en direct de Normandie. J'en ai profité pour choisir une assiette de luxe. Je le concède, c'est un menu un peu cher, mais c'est dimanche, non ?

Commencer par nettoyer les cèpes. Il ne faut pas les laver mais les brosser pour enlever toutes les brisures de terre et de feuilles.

Couper le bout du pied terreux puis les tailler en lamelles fines, en laissant attaché le pied au chapeau.

Faire chauffer un large poêle avec un filet d'huile d'olive et y déposer les lamelles de champignons. Attendre qu'ils aient rendu leur eau de végétation (une petite dizaine de minutes), saler et poivrer et ajouter un mélange de feuilles de persil plat et gousses d'ail explosées au hachoir.

 

cèpe de Bordeaux

Ne pas trop cuire au-delà de quelques minutes. Les lamelles de cèpes doivent rester croquantes.

Nettoyer les noix de Saint Jacques en séparant les parties coraillées des noix. Les couper en deux si elles sont trop épaisses. Les sauter rapidement (3 - 4 minutes) à feu vif dans moitié beurre et moitié huile d'olive. Joindre les parties coraillées au dernier moment, elles ne cuisent qu'une minute.

Disposer les noix de Sint-Jacques sur le lit de cèpes sautés. Vérifier l'assaisonnement.

P.S. Voilà à quoi ressemblaient mes cèpes  ...

 

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17 octobre 2020

Meurtres à Sandhamn, la nouvelle série estivale qui vient du froid

meurtres à Snadhamn

Pour meubler les après-midis, les chaînes de télévision, et en particulier le Groupe TF1, utiilsent les vieilles méthodes : rediffuser ad nauseam les séries policières américaines : toutes les variations sur les thèmes des experts en scènes de crime, les spin-offs de "Law and order" y compris la version anglaise que j'aime bien avec Ben Daniels ... et ça marche !

Quand je m'ennuie devant un programme languissant, je le rabats volontiers sur un de ces épisodes où je retrouve avec plaisir Horatio Caine, Mac Taylor, Gil Grissom et leurs équipiers si malins et si jolis ... Dès les premières images de chaque épisode, je sais à 90% que je l'ai déjà vu - sinon, c'est une véritable aubaine. Mais la plupart du temps, j'en ai oublié la conclusion ... et c'et surtout le processus déductif qui m'intéresse.

Cependant, certaines chaînes prospectent de nouveaux horizons : ainsi en est-il d'ARTE, qui diffuse les jeudis après-midi à 13h 35, juste après le JT de 13 heures une nouvelle série suédoise prometteuse. Et à chaque fois, on nous diffuse trois épisodes de cette série suédoise : Meurtres à Sandhamn. Un bijou !

Comment une si jolie petite île, à quelques encablures de Stockholm, avec ses plages désertes et ses maisons de bois multicolores et qui jouit d'une luminosité exceptionnelle, peut-elle devenir le théâtre de crimes sordides, de vengeance, de cupidité, de violences conjugales ? On dirait pourtant une publicité vivante pour l'office de tourisme suédois.

Sandhamn

Cette série est une adaptaption du roman de Viveca Sten : la Reine de la Baltique. On compte neuf saisons de chacune 3 épisodes et je vais faire en sorte de n'en manquer aucune. Les personnages principaux sont attachants. Au premier plan, Thomas (Jakob Cedergren), le jeune officier de police dépressif divorcé après avoir perdu un bébé victime de la mort subite du nourrisson. Sur cette petite île de Sandhamn, il retrouve Nora, avec laquelle il a fréquenté la même école. Nora (Alexandra Rapaport), une si jolie mère de famille mariée à Henrik, play-boy ultra scandinave (athlétique, cheveux blonds, yeux bleus) jaloux, violent, infidèle, mal embouché et flanqué de parents intrusifs. Naturellement, ce trio va faire des étincelles, tandis que Nora va apporter sa connaissance intime de tous les habitants de l'île aux investigations de Thomas, parfois au péril de sa propre vie.

C'est bien réalisé, cela donne furieusement envie de séjourner sur ce confetti de la Baltique où, pour l'instant, je n'ai vu aucune pluie ...

Donc, je recommande cette série, à voir et à revoir sur le site de replay d'ARTE, en commençant par la saison 1 !

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16 octobre 2020

Géopolitique des empires, essai de Gérard Challiand et Jean-Pierre Rageau

 

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Résumer en moins de 250 pages de texte et 32 cartes en format de poche 6000 ans d’histoire du monde est une gageure …

Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, qui ont déjà produit ensemble une série impressionnante d’Atlas historiques, s’y emploient à travers les trajectoires des empires, depuis celui de Sargon (en Mésopotamie au 24ème siècle avant Jésus-Christ) jusqu’à l’avènement prochain de la Chine comme puissance prépondérante omniprésente.

Même si l’ouvrage date de 2015, il s’achève sur un brillant panorama des forces dominantes actuelles, de leurs antagonismes séculaires, des rapports de forces et de leur évolution à travers le temps.

Pour ma part, j’y ai découvert des notions nouvelles, permettant de comprendre les ressorts des conflits locaux qui éclosent ça et là dans le monde contemporain.

L’empire d’Alexandre, l’empire romain, l’empire byzantin, l’empire ottoman, l’empire perse, l’empire moghol qui fut le plus vaste empire jamais constitué, les empires coloniaux prolongements maritimes de l’Europe, leurs rivalités, la menace soviétique et son effondrement, la suprématie des Etats-Unis. Un florilège de violences …

La plupart de ces empires se sont constitués à l’initiative d’un chef charismatique, bénéficiant d’une position stratégique comme le fut la famille d’Osman en bordure de l’empire byzantin et/ou d’une avance technologique en matière de logistique, d’armement ou de technique de siège (poliorcétique : j’ai appris un mot nouveau, mais je sens que je vais avoir du mal à le replacer !), atteignent rapidement leur apogée avant de se désagréger plus ou moins vite face aux coulées nomades et invasions barbares, nationalismes  locaux ou parce que, tel les Moghol, ils se convertissent à la religion des vaincus.

En Europe, les empires sont brefs à l’exception des Habsbourg : Charlemagne, Napoléon, Hitler ne durent que quelques années. La grandeur de l’Europe sur le plan territorial est due à sa dimension maritime : Le Portugal, l’Espagne, la Hollande et surtout, la Grande Bretagne. Mais il importe de savoir que jusqu’au 15ème siècle, la mondialisation des échanges est les fait des musulmans et l’océan majeur est l’océan indien. Les européens viennent tard par rapport aux musulmans et aux chinois, mais dès 1511, en s’emparant du détroit de Malacca, ils leur ravissent la prééminence, avant que la découverte des Amériques n’inaugure une nouvelle mondialisation.

 

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A travers cet ouvrage ramassé, assorti de cartes éclairantes, on perçoit mieux les permanences ; l’histoire a son poids et les conflits actuels, les revendications territoriales ont souvent à leur source la nostalgie des périodes de plus grande prospérité : rémanence de l’empire perse en Iran, place de l’Afghanistan comme état tampon entre l’Iran et l’Inde, luttes au Caucase, sans oublier les clivages religieux (Sunnites versus Chiites).

Ne pas zapper la conclusion qui prédit de façon inquiétante l’évolution démographique de notre monde à venir … et le début de la fin de l’hégémonie absolue exercée par l’Occident depuis quelque trois siècles.

 

Géopolitique des empires, des Pharaons à l’empire américain, essai par Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, publié par Champs – essais – 256 p., 9€

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15 octobre 2020

Majeurs, et maintenant vaccinés !

 

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Il n'est jamais trop tard pour se faire vacciner, mais pour nous, c'est fait depuis hier !

Comme chaque année, nous nous faisons injecter par une gentille infirmière qui vient à domicile le vaccin contre la grippe saisonnière, dès que nous avons reçu le bon de prise en charge envoyé par l'Assurance maladie. Et cette année, c'est aussi un geste citoyen.

Car la grippe saisonnière touche chaque année entre 2 et 6 millions de personnes, causant entre 8000 et 14000 décès. En majorité, comme pour la Covid, des personnes fragiles : plus de 65 ans, immunodéprimées, malades chroniques pulmonaires, personnes présentant un IMC supérieur à 40 ...

De façon surprenante cependant, seulement 32 à 35% des personnels soignants étaient vaccinés dans les hôpitaux et les EHPAD. La vaccination n'est pas obligatoire mais cet hiver, elle est particulièrement recommandée, car si on est protégé et qu'on présente des symptômes de la grippe, c'est qu'on a sans doute attrapé la Covid.Ce n'est pas le moment d'aller encombrer les urgences ou les lits de réanimation.

Soyons raisonnables. Il n'existe aucune contre-indication au vaccin et les allergies grâves sont rarissimes.L'Assurance-maladie va envoyer 16 millions de bons de prise en charge : il suffit d'aller chez le pharmacien avec la carte vitale, c'est gratuit. Le pharmacien pourra même vous proposer de faire l'injection.

C'est rapide, pas douloureux et on est protégé après 15 jours et c'est pourquoi il faut se faire vacciner maintenant, alors que le virus de la grippe saisonnière n'a pas encore fait son apparition. Mais surtout surtout, pas après 21 heures !

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14 octobre 2020

Des torsades et des côtes en relief ...

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Je viens de débuter un pull d'hiver décoré de lignes verticales - en côtes fantaisie - et horizontales - des godrons classiques. Et surtout, ponctué de longues torsades plates qui se déploient sur 12 mailles et 30 rangs. Apparemment complexe, mais finalement facile à réaliser ...

Les côtes fantaisie

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Le point s'applique à un nombre de mailles multiple de 3, comme des côtes 2/1 ou 1/2.

Au rang 1, à l'endroit, tricoter deux mailles envers puis glisser la maille suivante à l'endroit sans la tricoter. Faire passer simplement le fil sur l'arrière et passer la maille de l'aiguille gauche  l'aiguille droite. Au rang retour (envers), tricoter la maille glissée à l'envers en prenant le brin le plus en arrière puis les 2 mailles suivantes à l'endroit.

Ici, le motif se déroule sur 5 goupes de 3 mailles, soit commençant par la maille glissée suivie des 2 mailles envers, soit en commençant par 2 mailles envers puis la maille glissée.

Les goupes de godrons sont ainsi encadrés de mailles glissées, les torsades plates par deux mailles envers.

Les godrons

2 rangs en jersey endroit puis 2 rangs en jersey envers. Ici, le motif tient sur 6 mailles.

Les côtes plates

Elles courent sur 12 mailles et 30 rangs.

On commence par une base de 12 mailles endroit en jersey endroit aller et retour (rang 00 et 0). Le croisement de la torsade intervient sur 30 rangs.

Rang 1 : 4 mailles endroit, 2 mailles croisées à gauche sur 6 mailles endroit : glisser 2 m. sur l'aiguille auxiliaire placée sur le devant du travail puis tricoter les 6 mailles suivantes à l'endroit et les 2 mailles de l'aiguille auxiliaire toujours à l'endroit.

Rang 2 : sur l'envers du travail, 2 m. envers, 6 m. croisées à gauche sur 2 m. envers : glisser 6 mailles sur l'aiguille auxiliaire placée devant, tricoter les 2 mailles suivantes à l'envers puis les 6 mailles de l'aiguille auxiliaire à l'envers, 2 m. envers.

Rang 3 : 2 m. croisées à gauche sur 6 m. endroit, 4 m. endroit.

Rang 4 :  tout à l'envers.

Les 26 rangs suivants : tout en jersey endroit.

Rang 31 : reprendre au rang 1.

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13 octobre 2020

Condition féminine et égalité : un combat de longue haleine

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En tant que femme active et mère de trois filles et trois petites-filles, je suis attentive aux progrès – bien lents en France par rapport à d’autres pays – de la parité des droits entre les sexes.

Loin de moi les outrances médiatiques d’une Alice Coffin, qui selon moi desservent la cause, j’enregistre que ma génération aura connu bien des avancées dans cette quête de la reconnaissance et de l’égalité des droits. Mais il reste fort à faire.

Une question de civilisation dominée dès la préhistoire par la supériorité physique des hommes et la responsabilité maternelle des femmes : la préséance des hommes au combat, dans les champs, à l’usine, dans les professions intellectuelles, que personne ne remettait en cause.

La lutte pour l’égalité a connu diverses poussées, avec pour origine l’Esprit des Lumières et, en particulier le combat mortel d’Olympe de Gouges avec sa « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » dès 1791. Cette flamboyante héroïne, mise en scène par Jean-Christophe Portes, ardente défenseuse de la cause des femmes et des Noirs, fut en effet guillotinée en novembre 1793 …

Je mesure les progrès accomplis durant les 50 dernières années. Enfant, je me souviens pourtant de ma déception lorsque je reçus mon affectation d’entrée en 6ème dans un lycée mixte alors que je souhaitais intégrer le lycée Hélène Boucher. J’ai donc fait toutes mes études secondaires au lycée Paul Valéry, avec des professeurs masculins et féminins de très grande qualité, en particulier Pierre Fortassier, en français, latin et grec …

Ensuite, je fus en deuxième année de Sciences politiques la seule fille de ma conférence d’économie … Embauchée dans une grande banque de l’Est parisien avec une vingtaine de jeunes diplômés, nous n’étions que deux jeunes femmes … Enfin, pendant mes dernières années de vie professionnelle en qualité de DRH, j’avais accès à tous les dossiers de mes camarades : je pouvais constater les écarts de salaires entre hommes et femmes à niveau de formation équivalent et mesurer combien il était difficile de combler ce déficit.

 

Olympe de Gouges

 

Simone Veil

 

Gisèle Halimi

La compétence intellectuelle acquise par les femmes est aujourd’hui manifeste. Les jeunes filles sont souvent plus nombreuses que les garçons à être diplômées dans certaines grandes écoles. Et pourtant, les écarts de rémunération demeurent, ainsi que les certaines pratiques discriminatoires. Je comprends très bien la révolte des victimes de violences sexuelles ou conjugales. Elle est légitime. Car les progrès sont bien lents, mais irrépressibles : cela passe par de petites avancées comme l’allongement progressif du congé paternité, histoire de ne plus faire obstacle à l’embauche de femmes au prétexte qu’elles vont obligatoirement « tomber » enceintes et manquer pendant quelques semaines …

Alors, je tiens à rappeler ici quelques jalons historiques qui permettent d’attribuer à leurs auteurs les avancées et les régressions sur le statut des femmes dans la société française.

-          1790, suppression du droit d’aînesse : tous les enfants sont égaux devant la succession ;

-          1791, laïcisation du mariage ;

-          1792, loi instituant le divorce ;

-          1804, le Code civil de Napoléon déclare la femme incapable juridiquement ;

-          1816, abolition du divorce ;

-          1850, la loi Falloux oblige les communes à ouvrir une école pour les filles comme pour les garçons ;

-          1867, Victor Duruy crée l’école secondaire pour les filles ;

-          1879, installation d’une école normale de filles dans chaque département ;

-          1884, la loi Naquet rétablit le divorce ;

-          1900, les femmes peuvent plaider comme avocats, l’école nationale des Beaux-Arts leur est ouverte ;

-          1903, Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique, en 1911, elle recevra celui de chimie ;

-          1923, l’avortement est un crime passible de la cour d’assises. Sous Vichy, l'avortement sera passible del a peine de mort, effectivement appliquée ;

-          1936, Léon Blum nomme 3 femmes ministres. Le 30 juillet, la chambre des députés vote pour la 6ème fois pour le vote des femmes par 495 voix contre 0. Le Sénat n’inscrira jamais ce texte à son ordre du jour.

-          1938, l’incapacité juridique des femmes est abolie, elles ne doivent plus obéissance à leur mari ;

-          1944, l’Assemblée de la France libre vote le doit de vote des femmes, De Gaulle signe l’Ordonnance ;

-          1960, les mères célibataires peuvent avoir un livret de famille ;

-          1965, la loi Lecanuet réforme les régimes matrimoniaux et autorise les femmes à détenir un compte en banque et un emploi sans l’accord de leur mari ;

-          1967, la loi Neuwirth autorise la contraception, la pilule sera remboursée par la sécurité sociale en 1974 ;

-          1971, publication du Manifeste des 343 dans le Nouvel Observateur à l’initiative de Simone de Beauvoir avec l'appui de Gisèle Halimi ;

-          1975, la loi Veil légalise l’avortement ;

-          1992, loi Neiertz contre le harcèlement sexuel au travail,

-          2013, loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe,

-          2017, affaire Weinstein et mouvement Metoo.

On constate donc que le sujet est toujours sensible, l'étroite corrélation entre accession à l'enseignement et émancipation des filles, et les régressions toujours possibles – voir ce qui se passe aux USA – Restons vigilantes !

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12 octobre 2020

Gabrielle Chanel, manifeste de mode - exposition au palais Galliéra

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Une délicieuse escapade en compagnie de Camille … Une splendide exposition d’une des créatrices les plus célèbres du monde : Gabrielle Chanel (1883 – 1971).

Et d’abord, admirons les gigantesques travaux d’agrandissement du musée de la Mode de la Ville de Paris (qui ont duré deux ans !). La surface d’exposition a été augmentée de 670 m² grâce à l’ouverture de nouvelles salles en rez-de-jardin (architecte : Dominique Brard), dont cette immense galerie en arc de cercle sous le péristyle. De quoi multiplier les visions, les jeux de miroirs, faire étinceler les ors dans une pénombre calculée, admirer les 350 pièces exposées .

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Coco Chanel, c’est la fluidité, la simplicité, et surtout « L’expression d’un luxe austère ». On voit émerger son style novateur dès 1912 avec la marinière en jersey, photographiée sur les planches de Deauville. Une révolution alors que les autres couturiers de l’époque en sont encore à dessiner des vêtements du siècle précédent, Chanel crée des robes pour le mouvement, la mise en valeur de corps sveltes, sportifs, naturellement élégants.

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La soie, le jersey, le tweed … Certaines des créations de 1927 seraient tout à fait portables aujourd’hui. On a des difficultés à situer les modèles dans le temps.

Et le fait de présenter toutes les robes sur le même mannequin avec la même attitude un brin boudeuse, le ventre légèrement en avant, montre à quel point, année après année, c’est un peu toujours la même robe ou le même tailleur, mais toujours aussi, un modèle différent.

Une manière de remarquer une femme habillée en Chanel entre mille : aucune erreur n’est possible.

Un vrai Chanel, ça ne se copie pas. Et dès les premières années, des détails apparaissent comme ces bordures en matière effrangée – de la mousseline de soie aux galons des tailleurs de lainage bourru, les accessoires, les bijoux spectaculaires en métal et pâte de verre ….Le luxe est dans la fabrication de ces robes, leur matières artistement travaillées, déstructurées, appariées, pas dans les bijoux qui les animent.

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robe du soir en couleurs

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Les couleurs omniprésentes de Chanel : la soie ivoire, les multiples variations sur la « petite » robe noire, chatoyante de tas de broderies de jais, le marine associé au rouge carmin …

Seules les robes du milieu des années 20 semblent céder un peu à l’air du temps et du Charleston …. A moins que la mode des années folles n’ait justement été influencée par les créations de Chanel ?

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On connaît la biographie romanesque de la petite jeune fille pauvre née hors mariage, ses débuts dans un beuglant, sa montée à Paris pour « faire la modiste », ses nombreuses aventures avec des mécènes friqués, son attitude pas vraiment recommandable pendant la guerre et ses démêlés sordides avec les frères Wertheimer pour recouvrer la possession de son parfum fétiche, son exil puis son retour fracassant dans les années 60, avec la redécouverte du tailleur, qui a nouveau fait la renommée internationale de la mode de Paris.

On va donc l’absoudre quand même, et on va adorer cette exposition époustouflante. Merci à Camille qui m'a fait sortir de ma coquille pour réserver notre visite dès le début de cette exposition qui va rassembler un monde fou, j'en suis certaine.

 

Gabrielle Chanel, manifeste de mode, exposition au Palais Galliéra : 10 avenue Pierre Premier de Serbie 75116 Paris – sur réservation uniquement – du mardi au dimanche, de 10h à 17h 30, 14€

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