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20 février 2017

Séquence souvenirs ...

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Des photos de famille, j'en ai des tonnes. Des portraits, des groupes, des duos ... Le flou de la reproduction des images leur donne une sorte de "sfumetto" poétique.

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Jefff et Nat

Une commode entière leur est consacrée, sans compter les multiples albums patiemment collés, année après année ... J'en ai ici à Paris, d'autres à la campagne. J'aime à m'y replonger pour déceler les ressemblances dans les fratries, la façon dont les enfants d'aujourd'hui reproduisent les traits caractéristiques de leurs parents.

Il me faudrait les classer par ordre chronologique, mais je les garde aussi en vrac ... j'essaie de me remémorer l'année où j'ai pris ces clichés ...

Etrange, cette plongée dans les souvenirs ...

Ce n'est pas de la nostalgie mais une perception plus nette du temps qui passe.

Nous commençons à assister au mariage des aînés de nos petits-neveux, au remariage de mon filleul qui aura lieu en juin prochain. Je me souviens encore du jour où je l'ai porté sur les fonds baptismaux. Le voici, en bas, avec sa belle-soeur Nathalie qui, elle, vient de marier sa fille aînée ...

J'ai l'impression que nous formons un clan, avec, comme divinités tutélaires, Jean et Lucie, mes parents, notre référence à tous.

Ils demeurent très présents dans nos mémoires, et finalement, les boucles du temps se bouclent., s'enroulent dans notre souvenir.


"Il faut que tout change pour que, finalement, tout demeure comme avant " disait Tancrèdi, dans "Le Guépard" de G. Tomasi di Lampedusa.

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19 février 2017

Gâteau chocolat/orange

Un classique basique pour pâtissières nulles (comme moi !).

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Réalisé ici avec 200g. de chocolat américain, donc relativement sucré ... et avec l'aide d'un moule à clip et parois antiadhésives, idéal pour le démoulage.

Mettre le four à préchauffer sur 180° (Th : 6) ; beurrer le fond et les parois du moule et saupoudrer légèrement de farine.

Faire fondre le chocolat avec deux cuillerées à soupe d'eau et 125g. de beurre, quelques instants au micro-ondes, remuer vigoureusement le mélange.

Dans un saladier, casser 4 oeufs entiers et les "blanchir" avec 150g. de sucre en poudre. Ajouter le zeste râpé d'une orange. Quand le sucre est bien fondu, ajouter en pluie 100 g. de farine et un sachet de levure chimique.

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Mélanger avec le chocolat et le beurre fondus en fouettant avec ardeur pour obtenir un appareil bien lisse, sans amalgames de chocolat et sans grumeaux. Verser dans le moule.

Enfourner pour maximum 25 minutes (four à chaleur traditionnelle, moins s'il s'agit d'un four à chaleur tournante). Démouler tiède - ultra facile en ouvrant le clip !

Servir avec une crème anglaise ou de la Chantilly ...

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18 février 2017

Le très corruptible mandarin, polar de Qiu Xialong

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Quatrième enquête de Chen Cao, inspecteur principal à la police criminelle de Shanghaï, membre du Parti et traducteur poète, spécialiste de T.S. Eliot ...

Chen, 35 ans, encore célibataire au grand désespoir de sa vieille maman, est chargé d'une enquête très sensible sur la corruption, la préoccupation majeure du gouvernement chinois post-maoïste. Et plus particulièrement sur un cadre du Parti, Xing, récemment réfugié aux Etats-Unis où il demande l'asile politique.

Quelques jours après le début de son enquête, alors qu'une de ses anciennes relations étudiante, la belle animatrice vedette de télévision An vient d'être assassinée, Chen est désigné subitement pour prendre la direction d'une délégation d'écrivains chinois invitée aux Etats-Unis. Serait-ce une manoeuvre pour l'éloigner de son enquête principale, ou une invite à poursuivre ses investigations à Los Angeles où séjourne le fameux homme d'affaires lié aux triades ?

Chen sait qu'il est instrumentalisé. Mais il peut aussi s'appuyer sur la collaboration de l'inspecteur Yu, de son épouse Peiqin, et sur le Vieux Chasseur ... restés sur place pendant son voyage qui sera mouvementé. Il retrouve aussi la policière américaine Catherine Rohm, rencontrée lors d'une précédente enquête commune à Shanghaï.

Entre chantage, menaces, mécanismes complexes de détournement de fonds publics et spéculations immobilières, l'ambiance dans la Chine des années 2000 est passionnante, plus que l'intrigue du roman, embrouillée à souhaits. Parsemé de poèmes chinois antiques et contemporains, de descriptions de plats emblématiques de la cuisine chinoise, le séjour aux USA d'une clique de vieux messieurs auxquels le régime a décidé d'offrir une compensation à travers cette participation à un voyage parmi les universités américaines est à la fois cocasse et plein d'enseignements.

Finalement, même si cette civilisation chinoise est très diférente de la nôtre, les réflexes et les frustratons des hommes et des femmes sont identiques, quels que soient les pays, les périodes, les frustrations et les aspirations des hommes ...

Le très corruptible mandarin (Red Rats, a Case of Two Cities) 2005, roman policier traduit de l'américain par françoise Bouillot, édité chez Liana Levi - collection Points - 347 p., 7,40€

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17 février 2017

Tous en scène - film de Garth Jennings

Autant je m'étais ennuyée lors de la séance de "Lego Batman", et même, récemment, devant ce film totalement survendu "La, la, land", autant je me suis régalée en emmenant Benjamin voir "Tous en scène", fabuleux film d'animation réalisé par le studio "Illuminations", d'où émanent aussi la série des "Moi, moche et méchant" et "Les Minions".

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Encore un film où les personnages sont anthropomorphes (c'est classique depuis Walt Disney), me direz-vous, encore un thème hyper déjà-vu de spectacle dans le spectacle, encore un nouvel avatar des radio-crochets et des émissions du type "The Voice" ou "La France a un incroyable talent" ... Certes !

Johnny

Mais c'est le style qui compte. Les petits héros sont adorables avec leurs faiblesses, leurs difficultés, leurs aptitudes bien cachées. Il y a d'abord le directeur de ce théâtre et narrateur : abonné aux bides, Buster Moon ressemble à Woody Allen, et je pense que l'allusion n'est pas gratuite avec le croissant de lune d'"Accords et désaccords", il est petit, acharné, totalement investi et jongle avec les expédients financiers, c'est Patrick Bruel qui le double. Ensuite, la mère chargée de famille "Pig Power", à laquelle Reese Witherspoon prête sa voix dans la version originale et Jenifer dans la version française, la petite porc-épique punk Ash (Scarlett Johansson) ... l'éléphante timide Meena, la démente vieille secrétaire à l'oeil de verre sauteur, l'extraordinaire diva milliardaire et nonagénaire en brebis distinguée, Johnny le jeune gorille doté d'une voix d'ange mais qui veut se détrapper du gang familial, la banquière indomptable en lama à lunettes ...

Buster

Rosita

Le scénario rebondit à chaque minute, c'est plein de trouvailles visuelles et de musique entraînante : pas  moins de 65 chansons de Franck Sinatra à Kanye West ... On a envie de se lever pour danser en cadence. Bref, je recommande chaleureusement de fim qui fait du bien, et encore plus aux parents qu'à leurs enfants !

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16 février 2017

Mapuche, voyage en terre Lafkenche - exposition au musée de l'Homme

 

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Une exposition de photographies plus un cycle de conférences, rencontres, projections et échanges en musique pour découvrir la culture Mapuche. Celle des rudes paysans cantonnés aujourd’hui au sud du Chili et en Argentine, ceux qui prirent en charge Pablo Neruda en 1948 dans le beau film de Pablo Larrain, et lui permettent de traverser les montagnes pour fuir la dictature.

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On nous promet de nous éclairer sur la culture Mapuche et notamment sa cosmogonie, les pratiques rituelles et la connaissance des plantes qui se maintiennent, se transmettent et se transforment à travers la relation entre l’ancienne et la nouvelle génération. Le tout ramassé en une seule salle du musée de l’Homme, au premier étage … C’est un peu rapide… même si les clichés exposés, en très grand format, sont superbes. Il faut sans doute assister au cycle de conférences, c'est donc réservé aux spécialistes ...

 

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Le travail photographique sur les communautés amérindiennes « traditionnelles », mais aussi catholiques, évangéliques et les jeunes rappeurs de la banlieue de Santiago, a donné naissance à une magnifique galerie de portraits des acteurs des principaux rituels du peuple Mapuche. Les images ont été réalisées avec une technique photographique atypique  « le collodion humide », l’un des premiers procédés photographiques sur plaque de verre datant de 1851, tout le contraire de la démarche des anthropologues modernes que décrivait jadis  Gustave Le Bon.

 

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Ces images d’un peuple qui résiste et s’adapte tout en conservant sa spécificité séculaire sont belles, tout simplement. Ce sont de véritables œuvres d’art. Mais, encore une fois, j’aurais aimé en savoir davantage … Question de budget ?

Exposition photographique au Musée de l’Homme, 17 place du Trocadero, jusqu’au 23 avril.

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15 février 2017

Directs du droit, par Eric Dupont-Moretti et Stéphane Durand-Souffland

Quelques coups de poings, en effet, et aussi quelques pavés dans la mare de l’institution judiciaire.

 

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Pour Eric Dupond-Moretti, avocat cogneur surnommé « acquittator » dans les prétoires, la justice va mal, et plus particulièrement la magistrature, à quelques exceptions près. Selon lui, les citoyens ne voient pas le danger qu’il y a à abandonner une once des libertés conquises de haute lutte au fil des siècles. A ce titre, l’avocat – qui se doit de défendre même l’indéfendable – agace. Et EDM refuse de devenir un être transparent. Il donne ici, dans ce bref ouvrage à l’écriture ciselée au scalpel, comme ses plaidoiries et les analyses précises des pièces des dossiers qui lui ont permis de gagner bien des procès sur des détails ignorés ou négligés, quelques exemples où la justice est mise à mal par ceux-là même qui devraient la servir.

Un réquisitoire, donc, et surtout une réflexion nécessaire sur l’évolution dangereuse de la procédure pénale, la place des victimes et leur réparation légitime – y compris celle des acquittés après une longue incarcération préventive – sur la médiatisation des procédures et le tout relatif secret de l’instruction.

Comment le citoyen, justiciable en puissance, peut-il comprendre des jugements totalement contradictoires en première instance puis en appel (cf: le procès intenté au maire de La Faute sur mer après le désastre de la tempête Xintia) ? Comment ne pas s’étonner devant la description détaillée des pratiques sexuelles licites – même si elles sont moralement regrettables – des protagonistes de l’ « affaire » DSK au Carlton de Lille alors qu’au final, une relaxe a été prononcée ?

Les dommages collatéraux des personnes incriminées avant toute décision judiciaire sont dévastateurs. Malheur à celui qui se trouve confronté à la nécessité de témoigner : il sera mis à nu, examiné sous toutes les coutures par le seul fait d’avoir eu la malchance de croiser l’accusé.

Eric Dupont-Moretti souligne les faiblesses de la justice : les erreurs de procédure commises par certains juges, leur mode de sélection et d’avancement (un exemple : le troisième procès intenté à l’un des acquittés de l’affaire d’Outreau), le rôle de groupuscules d'activistes s’érigeant sur les réseaux sociaux en défenseurs de la morale bourgeoise, celui de pseudo psychologues ou de journalistes sonnant l’hallali sans connaître les dossiers, celui de lanceurs d’alertes autoproclamés (qu’on appelait autrefois « corbeaux »), la presse à sensation, la confusion entre ce que prescrit strictement la loi pénale et le sentiment partial de certains magistrats … sans parler du cas de ce chien auditionné par la justice ...

Un fameux coup de gueule, bien nécessaire ces jours-ci, justement !

Directs du droit, essai par Eric Dupont-Moretti et Stéphane Durand-Souffland, éditions Michel Lafon, 250 p., 17,95€.

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14 février 2017

Le lundi au soleil ... (vous souvenez-vous de Claude François ?)

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J'aime pas la pluie ! Enfin, hier lundi, un soleil radieux sur Paris. Un froid un peu vif, certes, mais un temps tellement plus agréable que lors des derniers jours. De quoi célébrer la Saint-Valentin en restant résolument optimistes.

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Mon quartier chéri s'anime : les jeunes piquent-niquent sur les banc de la petite place Bréa (Oh pardon, c'est à présent la place Laurent Terzieff et Pascale de Boysson !) et les ombres sont encore bien longues. Mais on tient le bon bout : l'hiver joue ses dernières semaines.

Une promenade s'imposait, histoire de voir si les touristes n'ont pas délaissé la capitale. Non, non, ils peuplent toujours aussi nombreux l'esplanade des Droits de l'Homme, avec leurs perches à selfies en batterie, assaillis par de grands Africains chargés de tours Eiffel miniatures cliquetant au bout de leurs puissants bras.

Rien de tel qu'une petite incursion au Musée de l'Homme pour se requinquer : il y a plein d'enfants avec leurs parents ou leurs grands-parents, qui regardent les superbes vitrines vantant l'univeralité de l'Homme dans sa diversité de cultures, de patrimoine génétique, de façons différentes d'appréhender le monde.

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Toujours scotchée par le diaporama qui décrit la progression de l'homme sur terre, du néolithique au 21ème siècle ... Avec aussi des régressions spéctaculaires comme la Grande peste noire venue du Chine ... puis la reprise de la marche en avant, surfant sur les communications intercontinentales.

Un hymne à la mondialisation et à la diversité. Cela met du baume au coeur !

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13 février 2017

Neruda, film chilien de Pablo Larrain

 

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Encore un biopic de Pablo Lorrain (Jackie) … qui choisit ici de raconter la traque menée par le président chilien Videla contre le diplomate, sénateur, écrivain et poète communiste Ricardo Reyes – nom de plume : Pablo Neruda.

Nous sommes en 1948, en pleine guerre froide. Pablo Neruda est déjà une gloire nationale – il obtiendra le prix Nobel de Littérature en 1971. Lorsqu’il était ambassadeur à Madrid, il a côtoyé Federico Garcia Lorca, il fréquente Picasso. Lorsque le parti communiste chilien est interdit, l’homme politique est menacé d'arrestation et d'internement dans un camp pour opposants communistes, comme l'un de ceux dirigés par le jeune capitaine Augusto Pinochet.

Il doit fuir, passant avec son épouse, artiste peintre (Mercedes Moran) de planque en planque. Mais il ne sait rester enfermé. Il va jouer avec son poursuivant, l’inspecteur Oscar Peluchonneau, un jeu de piste cruel en lui laissant çà et là, de petits cailloux : en fait des romans policiers dédicacés.

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C’est à la fois le syndrome de Stockholm à l’envers – car la poursuite de Neruda devient obsessionnelle pour le jeune policier – et la répétition de la traque de Javert. Cette poursuite devient en elle-même un roman et traitée par le réalisateur comme telle : des décors sordidement sublimes, une ambiance à la manière des bas-fonds de Los Angeles, une photographie utilisant sans cesse la surexposition … Le rôle-titre – la ressemblance de Luis Gnecco avec le poète Neruda est troublante – est campé sans aucune complaisance : parties fines, séances de beuveries dans les bordels de Santiago, humour dévastateur mais veine poétique irrésistible.

Le personnage principal n’est pas là : c’est le jeune policier, incarné par Gael Garcia Bernal, sublime ! Obsédé par sa quête, certes, mais aussi par ses origines incertaines. Il se voit en fils naturel du créateur de la police chilienne – dont il porte le même nom – mais se sait issu d’une mère prostituée. L'arrestation de Neruda est pour lui l’inaccessible apogée de sa carrière. D'autant plus qu'on se demande si, en réalité, la capture du fugitif est tellement souhaitée par le pouvoir ...

Pablo Neruda réussira à traverser la cordillère des Andes et à se réfugier en Europe, en particulier à Paris, pour y parfaire son œuvre littéraire. Il regrettera sans doute le sort réservé à son poursuivant.

C’est un film émouvant, un peu long à démarrer mais construit comme un polar des années 50 … La musique (Federico Jusid) est magnifique. Encore un beau morceau du réalisateur chilien (40 ans).

12 février 2017

Noix de Saint-Jacques aux petites échalotes

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Nous profitons encore de la belle saison des Saint-Jacques ...

Commencer par les parer en séparant le corail du muscle, enlever délicatement avec un couteau bien aiguisé toute trace brune et, bien entendu, le boyau ... Poser et éponger sur du papier absorbant, saler et poivrer, saupoudrer d'une belle pincée de piment d'Espelette.

Emincer finement une petite échalote par portion et les couper en rondelles. Dans la poêle destinée à cuire les noix de Saint-Jacques, mettre une généreuse quantité de beurre et un tout petit d'huile neutre - ici, de pépins de raisins - laisser mousser et y mettre à tomber les rondelles d'échalotes. Quand elles sont devenues juste blondes, ajouter les noix et les rouler dans la matière grasse bien chaude, les tourner sur toutes les faces pendant environ 3 minutes avant d'y ajouter le corail. Couper la source de chaleur.

Débarrasser les Saint-Jacques sur les assiettes de service. Déglacer la poêle avec quelques cuillerées à soupe de crème fleurette entière, donner un bouillon et verser sur les noix.

Ici, l'accompagnement est celui d'une endive braisée : coupée en deux dans le sens de la longueur, posée d'abord côté intérieur dans de l'huile chaude jusqu'à léger noircissement, retournée, mouillée d'un petit verre d'eau dans la poêle pour parfaire la cuisson. Saler et poivrer, retourner les demi-endives pour les cuire à coeur mais les laisser tout de même craquantes. Avec leur légère amertume, elles accompagneront parfaitement la sauce des Saint-Jacques.

 

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11 février 2017

La ville des tempêtes, roman historique de Jean Contrucci

 

Marseille

Ardente lectrice de Jean Contrucci, j’avais amèrement regretté la fin de la série des Nouveaux Mystères de Marseille. Je retrouve mon auteur marseillais préféré dans une fresque historique mêlant une intrigue digne des feuilletonistes du XIXème siècle à des personnages bien réels, dans un épisode des guerres de religion fort peu connu.

Nous sommes en 1595. Marseille, sous la férule du ligueur Carles de Casaulx, ne reconnaît pas la légitimité d’Henri IV, même après que sa dernière conversion au catholicisme ait été reconnue par le pape. La ville et son port de commerce florissant est convoitée à la fois par Philippe II d’Espagne, le duc de Savoie et le grand-duc de Toscane. Combien de temps peut-elle tenir ainsi assiégée, comme une cité-état indépendante tenue de main de fer par un dictateur, même approvisionnée grâce à l’habileté de Simon Raïs qui déleste de leur blé les navires de la Méditerranée ?

Le héros est un chevalier de trente ans, qui vient de passer 11 années d’esclavage à la Régence d’Alger. Comme Edmond Dantès, il revient dans sa ville natale pour se faire reconnaître et recouvrer son identité et ses biens. Mais il rencontre un obstacle de taille : son oncle s’en est emparé et a fait disparaître sa jeune sœur Claire. Thibault de Cervières va cependant trouver un appui tonitruant en la personne du corsaire Simon Danzer et se retrouver au cœur de la conspiration qui fera tomber le premier Consul et verra Marseille, la vraie héroïne centrale de cette histoire compliquée, revenir au sein du royaume de France.

A partir d’une trame historique très confuse, Jean Contrucci adopte un style volontairement suranné pour nous plonger dans une intrigue familiale telle qu’on les aimait autrefois : retour d’un homme dépossédé, découverte d’identités cachées, trahisons, spadassins, escarmouches, bottes secrètes … On est pris par le foisonnement des personnages et en plus, on en apprend sur cette ville merveilleuse si mal connue de la plupart des français. Avec une foule de précisions sur les lieux – merci pour la carte ! – et les termes provençaux qui peuvent susciter bien des interrogations chez les lecteurs septentrionaux.

Un seul bémol : plusieurs « cuirs » sur le nom du cheval fougueux du héros : Tibur ou Robur, il faudrait savoir !!!

La ville des tempêtes, roman historique de Jean Contrucci, éditions Hervé Chopin, 412 p., 19€

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