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16 février 2020

Le consentement, par Vanessa Springora.

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La réalité est pire que la fiction la plus atroce. Ce récit sans fard, bien écrit, d’une spontanéité et d’une objectivité confondantes, m’a remplie d’effroi.

J’avais pourtant un certain scrupule à acheter ce livre, au milieu d’une polémique médiatique d’une aussi grande ampleur. J’aurais eu tort car ce texte relate la mécanique d'un crime inexpiable – même s’il est prescrit – et une indulgence collective de plus de tente ans, non seulement de la part du milieu littéraire mais de toute la classe politique.

Comment accepter – quel que soit le talent d’un auteur dont je connaissais les penchants et que je ne lirai pour rien au monde – qu’un écrivain narre à la première personne, en précisant qu’il s’agit de son journal, ses ébats avec de jeunes adolescentes et des enfants étrangers, publie des lettres très personnelles sans l'autorisation de l'auteur, sans qu’il soit durant tout ce temps jamais poursuivi ? Et que penser de ses éditeurs ?

On évoque naturellement la fameuse controverse de Benvenuto Cellini : doit-on supprimer des livres d’art ses sculptures, mettre au pilon les livres de Lautréamont, brûler les tableaux du Caravage ou de Balthus, les films de Roman Polanski (que j'aime beaucoup ...) Je suis partagée. L’art et la morale ne vont pas de pair.

Sauf que là, il ne s’agit pas de morale mais d’actions pénales : on débat encore aujourd’hui de l’âge légal du consentement à l'acte sexuel, de toutes façons, la jeune V. ne l’avait pas atteint lorsqu’elle a été séduite par G. Toute la question est là.

Séduite par ce bel homme déjà célèbre, V. était amoureuse, elle n’a pas été violée … mais elle a été détruite. L’emprise d’un adulte conscient sur une personne vulnérable est inacceptable. Quel que soit le talent du prédateur et l’acceptation apparente de la victime.

La mise en lumière des agissements dévastateurs des pervers narcissiques est récente – voir les ouvrages de Marie-France Hirigoyen – mais ce livre décrit avec une terrible pertinence le point de vue de la victime, comment un homme se repaît des souffrances de jeunes proies, les poursuit des années durant, continue à les torturer …

L’histoire de l’auteure semble déboucher sur un message d’espoir. Elle a retrouvé l’équilibre de l’amour vrai, la fierté d’être mère, alors que son adolescence lui a été escamotée et sa vie de femme saccagée. Je n’ai qu’un souhait pour elle : qu’elle continue à écrire, car elle est douée !

 

Le consentement, témoignage de Vanessa Springora, édité chez Grasset – 208 p., 18€

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15 février 2020

Je mange donc je suis, exposition au musée de l'homme

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Je ne regarde jamais les critiques ou les avis avant d’aller voir une exposition ou lire un livre. Eh bien là, j’aurais dû !

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Le sujet de l’alimentation nous passionne, Claude et moi. L’exposition au Musée de l’Homme nous a donc naturellement attiré.

Passons sur le tarif prohibitif (12€) que rien ne justifie – ni la complexité de l’installation muséographique, ni la rareté des objets faisant partie des collections du musée ou de coûteuses primes d'assurance - mais j’attendais vraiment mieux.

En fait, je n’ai compris ni le propos ni la progression de l’exposition, ni le sens qu’il faut en tirer.

Les cartels sont à la fois complexes et superficiels, on ne perçoit pas la finalité de la démonstration. Bref, j’ai eu beau faire des efforts, je m'y suis ennuyée … Dommage car cette exposition semble destinée en priorité au jeune public. C’est peut-être là mon problème !

Certains thèmes sont justes effleurés (comme les tabous alimentaires), d’autres évoqués avec des objets de vitrine peu explicites : alors qu’il aurait été facile, pour évoquer les arts de la table et les « bonnes manières », de faire du spectaculaire en présentant une table dressée comme au XVIIIème siècle. Juste une présentation de sucreries sur une fontaine de chocolat était très prisée des enfants, naturellement. Quant aux enjeux environnementaux de la nourriture sur l’environnement, on a droit à l’habituelle « tarte à la crème ».

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Bref, j’ai appris à quoi ressemble une « mouvette » à compote de banane (ici à gauche), le rôle culturel de l’igname en Polynésie, retrouvé une vieille affiche vantant les mérites de la cocotte-minute, admiré une hostie espagnole « king size » …

Un maigre butin. Je suis restée sur ma faim, un comble ! On ne gagne pas à tous les coups !

 

Je mange donc je suis, exposition au Musée de l’Homme, Jusqu’au 7 juin. Au 2étage, 17 place du Trocadéro 75016 Paris – tous les jours sauf le mardi.

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14 février 2020

Le restaurant de l'amour retrouvé, roman de OGAWA Ito

Quelle meilleure date que la Saint Valentin pour parler d'Amour ?

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Rinco est une jeune femme de vingt-cinq ans qui a appris de sa grand-mère adorée l’art de cuisiner. A la mort de celle-ci, une dizaine d’années auparavant, elle a quitté sa mère avec laquelle elle ne s’est jamais entendue.

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En rentrant de son travail à la ville, un soir, elle trouve son appartement totalement vidé par son petit ami envolé, y compris ses économies et les ustensiles de cuisine qu’elle a mis des années à réunir dans le but d’ouvrir un jour son propre restaurant. Avec ses derniers sous, elle prend le bus de nuit et revient au village se réfugier chez sa mère … et s’aperçoit que le choc lui a totalement fait perdre la parole.

Ce court roman est une délicieuse parabole sur la résilience, la transmission, la tolérance, la solidarité sans espoir de retour, la solitude et finalement l’amour salvateur de cuisiner pour les gens qu’on aime.

Rinco va petit à petit, avec l’aide de Kuma qui l’a connue petite fille, construire le restaurant de ses rêves, utilisant des tas d’objets dépareillés récupérés ici et là et qui, entre ses mains habiles, deviennent des joyaux, en sublimant toutes les productions des cultivateurs locaux et les ressources de la forêt et de la nature toute proche.

Elle va enfin pouvoir exprimer son talent de cuisinière inventive, profiter de toutes les expériences qu’elle a vécues à la ville, reconstruire une relation avec sa mère et retrouver le bonheur dans le travail et la sérénité.

Une fable moderne, pleine de saveurs et d’herbes sauvages, de scènes d’anthologie et de discrète tendresse.

Merci à ma fille Florence de m’avoir passé ce petit livre si riche de sens …

 

Le restaurant de l’amour retrouvé, roman d’Ito OGAWA, traduit du jamponais Myriam Dartois-Ako, édité chez Philippe Piquier, 254 p., 8€

13 février 2020

Apaiser Hitler, par Tim Bouverie

 

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Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un ouvrage d’histoire qui se lise comme un thriller, et encore plus, lorsqu’on en connaît parfaitement la fin …

Bien entendu, comme toute personne intéressée par les guerres mondiales et leur processus de déclenchement, j’avais entendu parler de la politique d’apaisement largement pratiquée par les Britanniques et suivie par les Français vis-à-vis d’Hitler … Mais de là à entrer dans le détail des conversations, des échanges de courriers personnels des protagonistes, des comptes-rendus des émissaires et des conférences … C’est sidérant !

En Grande-Bretagne comme en France – les admirateurs anglais du nazisme sont plus nombreux, surtout dans la classe dirigeante – la grande majorité des peuples est pacifiste. La Grande guerre a laissé des traumatismes irréparables, et la crise économique des années 30 a saigné les économies.

Les dirigeants européens se bercent d’illusions : la Sécurité collective prônée par la Société des Nations, les accords de Locarno, le pacte Briand-Kellog qui condamne le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux. Pour les Allemands en revanche, le « Diktat » de Versailles est une souillure qu’il faut à tout prix anéantir. A partir de l’arrivée au pouvoir d’Hitler, l’Allemagne réarme …

Le principal tenant de la politique de négociation et d’indulgence vis-à-vis de l’Allemagne est le Premier ministre Neville Chamberlain, l'homme au parapluie. Il s’accroche à la chimère d’une Conférence de désarmement multilatéral car pour lui, l’idée d’une guerre préventive est inenvisageable.

Face à lui, au sein du parti conservateur largement majoritaire, Winston Churchill. Lui a lu "Mein Kampf". Ses mises en garde sur le thème de la production accélérée d’une aviation de guerre allemande bientôt plus performante que la RAF sont soupçonnées de cacher sa volonté de relancer sa carrière. En outre, face au bolchevisme, Hitler semble un moindre mal, surtout chez les possédants, sans parler du penchant pour le nazisme de l’éphémère roi Edouard 8.

Inlassablement, Neville Chamberlain qui remplace Baldwin après le couronnement de George 6, va tenter, jusqu’au dernier instant, de négocier avec Hitler en lui proposant des compensations coloniales, une non intervention après l’affaire des Sudètes, accepter d’abandonner les engagements pris auprès des Autrichiens, puis des Tchèques et des Polonais. Les Français, confiants en leur ligne Maginot, sont toujours à la remorque.

On note les divergences profondes au sein même du parti au pouvoir : Antony Eden est bientôt partisan de la fermeté envers les dictateurs et de l’accélération du réarmement. La fronde gagne du terrain mais personne n’accepte de « mourir pour Dantzig ».

Hitler ne respecte aucune de ses promesses. Chamberlain lui envoie de multiples émissaires occultes négocier des arrangements, tente de conclure un pacte avec l’Union soviétique qui, au dernier moment conclut un traité avec l’Allemagne pour s’emparer de la Pologne …Les ministres du Cabinet sont sur écoute .. 

La politique d’apaisement, décrite comme le fait de « gratter la tête d’un crocodile pour le faire ronronner » (Hugh Cecil) est une manifestation collective de l’aveuglement au désastre de Chamberlain qui sera, in fine, abandonné par les siens et laissera la place à Winston Churchill.

Les responsables du désastre sont hélas légion. Entre les députés travaillistes opposés au réarmement, les patrons de presse adents propagandistes de l’isolationnisme, l’entêtement naïf de Chamberlain … sans oublier la couardise de la France perpétuellement en période de crise ministérielle.

L’Empire britannique, les Etats-Unis et la France, s’ils avaient parlé d’une seule voix, auraient peut-être réussi à contrer Hitler. En tous cas, aucun de ces pays ne peut nier ou se soustraire à sa lourde responsabilité.

Un ouvrage à méditer face à certains dictateurs d’aujourd’hui …

 

Apaiser Hitler, par Tim Bouverie « Appeasing Hitler : Chamberlain, Churchill and the road to war », traduit par Séverine Weiss, édité par Flammarion, collection Au fil de l’histoire, 663 p., 29€

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12 février 2020

Adieu Agrippine

La Grande Dame de la bande dessinée a quitté ce monde …

 

Claire Bretecher

 

Claire Bretécher, née en 1940, vient de mourir et je suis particulièrement triste, elle va me manquer, je sens que je vais "prendre vapeur".

Pionnière de la BD destinée principalement aux adultes, elle a commencé en collaborant avec René Goscinny dans « L’Os à moelle », le périodique satirique de Pierre Dac.

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Nous avons en mémoire ses séries « Cellulite », « Les Frustrés » et surtout « Agrippine ». Un graphisme simple, efficace, plein d’humour percutant. J'apprécie particulièrement sa façon de graphier les bulles, une écriture reconnaissable entre mille.

 

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Belle, pas frustrée, ses dessins comme ses textes furent qualifiés d’ « époustouflants » par René Pétillon, pétris d’autodérision et de tendresse.

Sa cible favorite : les bobos intellectuels de gauche, cette classe dont elle était issue ; elle fut aussi sociologue que dessinatrice et peintre. Une critique sociale acérée, mais vue du côté « femme » sans être une militante féministe. L’œuvre de Claire Bretécher a été reconnue au niveau international.

Elle avait épousé en 1983 l’éminent expert en droit constitutionnel Guy Carcassonne, décédé prématurément en 2013.

Je pense à leur fils Martin et partage son chagrin.

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11 février 2020

New York sera toujours là en janvier, roman de Richard Price

 

Richard Price 

J’ai interrompu la lecture de ce livre à la page 323.

Sans doute, un jour où je n’aurai vraiment plus rien à me mettre sous les yeux, je reprendrai le fil de ce roman de jeunesse d’un auteur américain de ma génération, mieux connu comme dialoguiste et scénariste à grands succès (La Couleur de l’Argent de Martin Scorsese) …

Errances d’un jeune juif des quartiers populaires de New York (Le Bronx, Yonkers), premier de sa famille à décrocher un diplôme universitaire, mais qui hésite entre deux carrières : le droit et le stand up. En classe, il a joué le pitre devant ses condisciples et pense avoir le talent pour. Mais il n’est inscrit qu’en liste d’attente à Columbia … entre temps, il trimballe sa nostalgie en s’occupant à des petits boulots. C’est difficile de devenir adulte.

Une occasion de décrire par le mince menu la société quotidienne américaine des années 70 : job de nuit à La Poste, démarchage téléphonique, rencontre providentielle avec un de ses anciens professeurs qui l’embauche comme assistant …

Entre introspection et autodérision, multiples références à la contre-culture de la musique et des films de l’époque qui ne dit pas grand-chose au lecteur français d’aujourd’hui.

C’est long, ça tourne en rond, c’est nombriliste en diable, bref, déprimant. On n’a pas vraiment besoin d’une telle lecture en ce moment. Je regrette, car ce livre m’a été offert … Bon, je le garde pour des jours meilleurs, il me reste 261 p. Qui sait si une intrigue ne va pas commencer ? Et qui sait pourquoi l’éditeur a-t-il décidé de publier ce bouquin maintenant ?

 

New York sera toujours là en janvier « The Breaks », roman (1983) de Richard Price, traduit par Jacques Martinache, aux Presses de la Cité, 585 p., 23€. 

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10 février 2020

Délicieux déjeuner avec Florence

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Une dimanche comme les autres ?

Pas tout à fait !

Florence est venue partager notre déjeuner rituel au Sélect ...

Sa famille est au ski, et nous avons bavardé délicieusement avec elle en ces instants de connivence familiale.

Quel plaisir de deviser avec nos filles, aussi clairvoyantes que drôles !

Pourtant, nous avons parlé de sujets sérieux comme la tardive évolution de la condition des femmes, de leur valeur "patrimoniale", de la virginité dans les sociétés patriarcales à la libération de la fécondité à travers la loi Neuwirth de 1967, de l'enseignement de Saint Augustin (IVème siècle, qui ne reconnaît pas la perte de virginité en cas de viol), de la lutte actuelle à mener contre les discriminations, l'antisémitisme et l'islamophobie.

C'est une chance que d'avoir des enfants qui deviennent des personnes telles que nous ne les avons jamais imaginées ... Des adultes responsables, indépendantes, efficaces !

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09 février 2020

Méfiez-vous des adeptes de la savate !

 

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Samedi, visite impromptue de notre petite-fille Camille, au sortir de sa séance de boxe ...

Très paradoxal de voir combien cette jeune fille de dix-huit ans  - petit gabarit - suit avec assiduité des cours de boxe française, et y trouve équilibre, sureté de soi, assurance.

Et pour moi, une information passionnante sur les différences essentielles entre les sports de combat : Kik boxing, boxe Thaï, boxe anglaise, boxe française ... dite aussi « la savate ». Un exposé très intéressant.

C'est la boxe française qui a les faveurs de Camille et en voici les principes, tirés des définitions de la fédération. Deux spécificités :

L'ASSAUT

C’est une forme de rencontre à la « touche », où toute puissance des coups est exclue. Cette sorte de confrontation concerne la majorité de nos licenciés, notamment les femmes et les jeunes. L’assaut constitue la seule possibilité pour les moins de 18 ans de s’opposer à d’autres tireurs.

C'est une forme de rencontre qui oppose deux tireurs (de même sexe). L'assaut est jugé à l'aide d'une seule note qui tient compte, d'une part, de la maîtrise technique et du style démontré par le tireur et d'autre part de la précision des touches dont toute puissance est strictement exclue, la recherche du «Hors Combat» y est donc totalement proscrite.

 

LE COMBAT

C'est une forme de rencontre qui oppose deux tireurs(euses) et qui se juge sur la technique, la précision, l'efficacité des coups et la combativité des tireurs.

Cependant, les ports du protège-dents, de la coquille, du protège-poitrine et de la protection pubienne sont obligatoires. 

Forme de rencontre qui autorise la puissance des coups : la recherche du «Hors Combat».

Le sport, c’est bon pour la santé, et pour la puissance intellectuelle aussi. Et, comme nous le confirme Camille, une excellente manière de pratiquer aussi le « self defense » dans notre monde de brutes où il faut parfois s’accrocher à son sac à main !

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08 février 2020

Paupiettes de veau à la crème de poireaux

 

 

paupiette crème de poireaux

Commencer par émincer finement un oignon et une échalote, puis les faire revenir dans une petite cocotte en fonte, avec un peu de matière grasse : huile d'olive ou d'arachide. Ensuite, faire prendre couleur aux paupiettes sans chercher à les cuire en profondeur. Saler, poivrer, ajouter une pointe de couteau de piment d'Espelette.

Emincer des blancs de poireaux coupés en biseau (frais ou surgelés), les ajouter aux paupiettes, bien mélanger. Un verre de vin blanc sec et un peu d'eau, une demi cuillerée à café de fond de veau en poudre.

Couvrir la cocotte et baisser la source de chaleur pour laisser mijoter environ 30 minutes.

Verser ensuite deux ou trois cuillerées à soupe de crème fraîche liquide.

Enlever alors la viande et la maintenir au chaud, couper les ficelles et enlever les bardes de lard.

Hors du feu, passer la sauce au mixer plongeant. Verser la sauce sur les paupiettes et agrémenter d'un riz blanc ou, comme ici, des haricots verts pochés à l'eau salée. Agrémenter de quelques pluches de persil ou brisures de ciboulette ...

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07 février 2020

Lecture, lectures ...

des livres et des livres

Lecture, une activité devenue au fil des années irremplaçable, une addiction qui me fait flipper à la seconde où je tourne une dernière page en me demandant avec angoisse à quel nouvel ouvrage je vais m'attaquer ...

Rien que pour le plaisir, j’ai fait le compte des pages lues pendant les 12 derniers mois de février 2019 à fin Janvier 2020 …

J’avais bien perçu récemment un certain emballement … une frénésie se traduisant par des achats compulsifs – à la fois dans ma librairie préférée et sur Amazon (j'avoue tout, mais lorsqu'il s'agit d'une édition épuisée ou d'un ouvrage technique, c'est plus facile) – et par une plongée dans mes stocks de « classiques », parmi les rayonnages d'œuvres complètes que j’achetais "au mètre" quand j’étais jeune et que je me donnais l’excuse « je les lirai quand je serai à la retraite …"

Voici les scores :

76 livres (je ne compte pas les BD lues ou relues) représentant un total de près de 30000 pages (7% de plus que l'année dernière), soit une moyenne de 390 p. par ouvrage. Ou encore 2500 page par mois soit à peu plus de 80 p. par jour.

Dans ce total, je compte 43% de polars (y compris les polars historiques), 22% de littérature, 21% de livres d’histoire, 7% d’essais politiques et 7% de biographies.

Avec la découverte de nouveaux auteurs (vivants comme devenus classiques) : Philippe Grandcoing, Christian Chavagneux, Armand Lanoux, Michel Houellebecq, Marguerite Yourcenar, Fernand Pouillon ... et des confirmations lumineuses avec "L'été des quatre rois" de Camille Pascal, "Miroir de nos peines" de Pierre Lemaître, "L'histoire du monde se fait en Asie" de Pierre Grosser, la suite des aventures de Victor Dauterive de Jean-Christophe Portes. Des analyses politiques enrichissantes dans "L'archipel français" de Jérôme Fourquet.

Quelques déceptions avec Karine Guibel, Caryl Férey ou Vincent Musso ...

Sinon, j'achète toujours dès parution les livres de mes auteurs fétiches : Dona Leon, Jacques Saussez, Oliver Norek, Michael Connelly, Elizabeth George ... Bon, il va falloir que je me mette à Mary Higgins Clark aussi.

En attendant, je termine (ou peut-être pas ?) le dernier ouvrage qui m'a été offert à Noël. C'est toujours étrange de lire un livre que l'on a pas choisi !


 

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