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22 novembre 2014

Lasagnes aux poireaux

C'est LE légume de saison, et on peut le préparer à toutes les sauces.

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Pourquoi pas, pour le soir, en plat de lasagnes ? L'avantage des plaques de lasagnes, c'est qu'il n'est plus besoin, comme autrefois, de les précuire à l'eau et de les laisser sécher sur un linge, elles sont toute prêtes à être "montées" dans un plat à haut bord ...

Faire préchauffer le four à 210° (Th : 7)

Nettoyer le blanc et le vert tendre des poireaux, les émincer en fins petits rectangles. Verser un peu d'huile d'olive dans une casserole, y faire suer les poireaux émincés avec du sel et une pointe de piment d'Espelette. Verser un verre d'eau, couvrir et laisse cuire à feu très doux environ 15 minutes. Au bout de ce temps, égoutter d'un côté les poireaux en les presssant au maximum, et leur jus de cuisson d'un autre côté.

Reprendre la casserole et y faire fondre 40g de beurre pour réaliser la béchame! : ajouter autant de farine, bien incorporer au fouet et mouiller de lait froid plus du bouillon de cuisson des poireaux. Donner un bouillon, éliminer les grumeaux éventuels, finir avec quelques giclées de crème fraîche, sel et poivre. La base doit rester relativement liquide.

Beurrer largement le plat à gratin et y déposer une fine pellicule de béchamel puis les plaques de lasagnes en une couche (il faut parfois les casser pour en faire une couche régulière) ensuite une couche de poireaux et la béchamel, quelques pincées d'Emmental râpé. Et ainsi de suite en terminant par une couche de béchamel et du fromage.

Enfourner 25 minutes.

Variantes : pour "corser" le plat, on peut ajouter des lardons revenus à la poêle et égouttés, du saumon frais ou fumé, du jambon ... Mais franchement, seulement avec les poireaux, c'est doux et bien plus digeste.

Posté par mpbernet à 10:23 - Légumes - Commentaires [1]
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La patience du franc-tireur, roman d'Arturo Perez-Reverte

Il en est des auteurs à succès comme de tout, il y a des jours avec et des jours sans … Autant j'avais apprécié son dernier opus « Le Tango de la Vieille Garde », autant je me suis obligée à terminer celui-ci, sans grand plaisir.

Perez-Reverte

Le thème est pourtant cher à l'auteur : l'art et sa signification sociale. Une réflexion fouillée - et qui frise parfois l'ennui - sur ce que représente l'art contemporain, comme ces « installations » parfois absurdes qui sont pourtant hautement prisées des collectionneurs et des musées. Ici, il s'agit essentiellement d’art de la rue, des graffiti, des tags. Des artistes affirment et apposent leur super « moi », leur signature, sur les supports les plus divers, dans la ville : des murs ou des usines désaffectés, des parois totalement inaccessibles, des trains, des couloirs de métro, des œuvres d'art méprisées (par eux). Chacun recouvre l'ouvrage d'un autre, affirmant son passage en y apportant couleurs violentes et phrases assassines.

L'héroïne du roman, Lex, est une historienne d'art plutôt musclée, spécialisée dans ce style, cet univers des graffeurs. Elle est mandatée par un éditeur pour une mission particulièrement difficile et qui s'avère rapidement dangereuse : rencontrer l'un des génies du genre, surnommé Sniper, pour le convaincre de sortir de l'anonymat pour publier un recueil d’œuvres complètes, exposer au MoMa de New York, et mettre ses principales œuvres disponibles – des études, des pochoirs, des vidéos, des morceaux de murs - aux enchères. La quête de l'artiste, espagnol comme elle, la conduit à Lisbonne puis à Vérone et Naples. Mais elle n'est pas la seule à lui courir au train, car un industriel dont le fils s'est tué en relevant un défi proposé par Sniper, a juré la perte de l'artiste insaisissable.

La trame de l'histoire est donc un peu courte, et même si l'on pénètre dans un monde particulièrement opaque au non-initié, la progression du roman est trop linéaire selon mes critères personnels d'appréciation des polars.

C'est vite lu, ça vous laisse un arrière-sentiment de « trop peu », Perez-Reverte nous a habitué à plus de suspens, à les personnages plus foisonnants. Mais il est évident que les éditeurs de ces auteurs ultra-rentables demandent chaque année un ouvrage supplémentaire et il faut croire que les ventes se font sur la foi du nom de l'auteur.

Je crois avoir lu tous les romans d'Arturo Perez-Reverte traduits – toujours aussi élégamment par François Maspero – en français, sauf Le Hussard et Jour de colère que Claude a lu avant moi. Il me faudra attendre le prochain pour retrouver l'émotion de La Peau du tambour ou de La Neuvième Porte.

La Patience du franc-tireur, d'Arturo Pérez-Reverte, traduit de l'espagnol par François Maspero, Seuil, 259 p., 21 €.

Posté par mpbernet à 07:33 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0]
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21 novembre 2014

Matin de gloire

Dès ce petit jour, avant même le lever du soleil, on sentait venir la lumière dans sa gloire ...

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Orientée au sud-est, notre maison nous met aux premières loges pour ce miracle quotidien. Il va faire très beau et inhabituellement chaud pour un 21 novembre. Dans la vallée, on aperçoit encore en contrebas quelques écharpes de nuées, caractéristiques d'une journée agréable.

Nous nous réveillons après une journée de voyage facile : 620 km à une moyenne de 91 km par heure et une consommation de carburant (essence) de 5,88 litres aux 100.

Je me sens encore un peu "moulue" mais pas plus endolorie que d'habitude. J'ai vu mon chirurgien avant-hier qui avait l'air satisfait de ma convalescence. Il m'a tout de même confirmé que la fatigabilité accrue après une telle intervention durerait encore deux mois. Je soigne ça au magnésium et à la vitamine B.

Mais le changement de point de vue et d'air, ici dans le sud-ouest, va contribuer à l'accélération de la récupération !

Notre programme est chargé pour mettre la maison en état de passer l'hiver ... Mais pour l'instant, j'admire la montée de la lumière depuis mon grand lit !

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Posté par mpbernet à 08:53 - Journal de bord - Commentaires [3]
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20 novembre 2014

Revoir Paris, exposition à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine

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Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'une exposition que je n'ai pas encore visitée pour deux bonnes raisons : elle ouvre aujourd'hui et moi, je suis bien calée dans la voiture en route pour le Lot-et-Garonne, pour "mettre la maison en hivernage" et me (nous) ressourcer dans ce sud béni après deux mois d'absence.

En fait, Claude et moi sommes passionnés d'architecture, et moi encore plus de bandes dessinées. Claude a participé activement aux débats institutionnels autour du Grand Paris, donc nous ne manquerons en aucun cas cette exposition mi-technique mi-onirique, à partir des visions de François Schuiten et Benoît Peeters, qui se tient jusqu'au 9 mars à la Cité de l'Architecture, place du Trocadero.

Car ils sont les mieux placés pour imaginer, après les Cités obscures - cf : La fièvre d'Urbicande - les cités futures, confrontant allégrement les visions prémonitoires d'un Jules Verne ou d'un Albert Robida et les esquisses de grands architectes passés ou contemporains - Auguste Perret, Le Corbusier, Jean Nouvel.

Certes, la Ville de Paris ne construira sans doute pas la Tour Triangle, mais un jour viendra où d'autre projets plus audacieux encore verront le jour, conçus autour de nouveaux noeuds de communication, puisque c'est autour du mouvement que se crée la vie économique.

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En guise d'amuse-bouche, je vous offre quelques images issues du portfolio rassemblant les affiches conçues par François Schuiten pour l'exposition à venir et d'autres consacrées au Grand Paris. Publié en très grand format (30 x 42), sans aucun texte, c'est de la poésie pure ... que certains n'hésiterons pas à faire encadrer.

Des cités obscures à la ville lumière, de François Schuiten, publié chez Casterman, 36 p. 9,90€

Posté par mpbernet à 08:32 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0]

19 novembre 2014

Paupiettes de veau aux girolles

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Evidemment, il faut un boucher sérieux qui aime son métier auquel vous pourrez acheter les paupiettes toutes faites en toute confiance (comme Arnaud, rue Bréa !) ! Ici, elles sont généreuses et fournissent une belle portion pour chacun.

Commencer par faire préchauffer le four à 190° (Th : 6-7).

Préparer les girolles fraîches en retirant le maximum de brisures végétales sur le chapeau et autour des lamelles puis en coupant leur bout terreux sans les laisser séjourner dans l'eau. Peler et émincer finement deux échalotes, peler et couper en biseaux deux carottes.

Dans une cocotte à couvercle, faire prendre couleur les paupiettes dans un peu d'huile d'olive, saler, ajouter un peu de thym. Les retirer et les remplacer par les échalotes et les carottes. Bien tourner puis ajouter les champignons et les laisser suer quelques instants. Remettre les paupiettes sur les légumes, mouiller avec un verre d'eau et saupoudrer de 2 cuillerées à café de fond de veau en poudre. Couvrir et enfourner pour 55 minutes environ.

Mélanger une cuillerée de Maizéna avec 10cl de crème fraîche liquide froide. Sortir la cocotte du four et y verser la crème, donner un bouillon rapide pour homogénéïser la sauce. Rectifier l'assaisonnement et servir chaud.

Posté par mpbernet à 07:54 - Plats principaux - Commentaires [2]
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