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17 septembre 2019

Un club sandwich au Café de Flore

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Inconcevable : nous habitons le 6ème arrondissement depuis 1978, nous avons fait nos études au coin du boulevard saint-Germain et de la rue Saint Guillaume - entre autres - et nous n'avions jamais encore mis les pieds dans ce célébrissime café ...

Ce haut-lieu de la littérature a été créé en 1885 et fut hanté dès le début par les ténors de la droite radicale : Charles Maurras, Jacques Bainville, Maurice Barrès, puis Guillaume Apollinaire, André Salmon, André Breton, Louis Aragon et le mouvement Dada dans les années 30, sans oublier, bien entendu, le couple Simone de Beauvoir & Jean-Paul Sartre qui en firent leur "siège social" après la seconde guerre mondiale.

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Aujourd'hui, les touristes du monde entier se pressent pour disposer d'une table en terrasse. Mais à l'intérieur, beaucoup plus calme, le décor typiquement Art Déco semble immuable, tout de banquettes de moleskine rouge et de luminaires en verre dépoli, avec une nuée de garçons au longs tabliers blancs, très stylés, très attentifs, qui semblent jouer leur partie bien rodée dans ce décor.

Si j'ai la manie du challenge "Salade César", Claude teste sans relache les meilleurs des club-sandwichs des grandes brasseries parisiennes. Celui du Flore tient une bonne place dans le palmarès. En particulier, le pain bien toasté, est très goûteux. Mais le servir avec des chips n'est pas très original. On note l'apport immédiat de petites doses individuelles de moutarde et de ketchup. Très hygiénique, certes, mais boujour les emballages !

Un plat classique de brasserie, un large choix de vins au verre (à partir de 9€ pour 14 cl), une ambiance chaleureuse, un décor intact ... Nous n'avons pas regretté - malgré une addition élevée en rapport avec la célébrité du lieu - notre incursion dans ce haut-lieu germanopratin.

Café de Flore, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 PARIS - 01 45 48 55 26

 

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16 septembre 2019

Lecture : Caramba, j'ai encore craqué ...

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Je ne peux plus me passer de ma lecture du soir ... et bien souvent aussi, de l'après-midi. 

Samedi après-midi, il faisait si beau à Paris ... J'avais des emplettes à faire - pour une fois, pas de Gilets jaunes en vue - et nous sommes passés devant La Procure ...

C'était fatal. D'abord, j'adore rentrer dans une librairie et me repaître des piles de livres étalés sur les grandes tables, classés ici par grands thèmes. Je me sens toute fière de pouvoir balayer du regard toute cette production et me dire : celui-ci, et celui-là aussi, je les ai lus. C'est comme un "point-cadeau" silencieux ... Le même petit plaisir qui vous prend, fugace et stupide il est vrai, lorsque le terminal de carte bleue affiche : Code bon.

Malgré le fait que j'ai en commande imminente le dernier livre de Donna Leon, que Babelio doit m'envoyer un livre à commenter sur le peintre Balthus, que j'ai commencé le matin même un ouvrage de sociologie politique particulièrement ardu mais passionnant, j'ai encore craqué pour une nouvelle série policière qui se déroule au début du XXème siècle, et je me suis promise de continuer à lire les romans de Colette qui m'ont été offerts en recueil par mes filles.

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En fait, j'attends avec impatience le nouvel ouvrage de Jean-Christophe Portes et la nouvelle aventure de Victor Dauterive, je trépigne à l'idée qu'il faut attendre jusqu'au 3 octobre pour acheter la suite de "Falco" d'Arturo Perez-Reverte, je regrette l'arrêt des aventures de Victor Legris par Claude Izner, embarqué avec un héros auquel je m'attache moins.

La grande question va être : par quel livre commencer ?

Mais comment font les personnes qui ne lisent pas de romans ? Comme je les plains !

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15 septembre 2019

La Vagabonde, roman de Colette (1910)

 

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Il faut se remettre dans l’ambiance de ce début de vingtième siècle, complètement codifié et aux rituels sociaux immuables, pour se rendre compte à quel point l’œuvre de Colette est subversive … et toujours aussi actuelle.

La Vagabonde est le premier roman que Colette (1873 – 1954) écrit entièrement et sous son nom de Colette Willy. Elle vient de divorcer de son mari volage, qui l’a utilisée comme « nègre » pour ses multiples écrits et en particulier la série des « Claudine ». Elle l’avait follement aimé, elle est traumatisée par la fin de cette histoire mais recouvre avec la solitude, sa liberté. Elle a 34 ans, comme son héroïne, Renée Néré.

La vagabonde raconte en trois actes sa nouvelle vie de mime et de danseuse fort peu vêtue, en compagnie de son camarade Brague – en réalité le comédien et mime Georges Wague – dans les coulisses des cafés concerts, à Paris et en province.

Car il s’agit d’un roman largement autobiographique et à clés, publié en 1910. Elle y fait de son ex-mari – transformé sous le nom de Adolphe Taillandy – un portrait-charge de peintre mondain sans talent mais qui couche avec toutes ses clientes. Un Taillandy coureur, mais aussi « homme d’affaires, manieur et escamoteur d’argent cynique et brutal, plat et fuyant selon les besoins de l’affaire. » De ce point de vue, le récent film des premières années de Colette à Paris, par Wash Westmoreland, est intéressant.

Le peintre plein de talent, en réalité, c’est Colette. Ses descriptions de la nature, des couleurs et des sons, des brumes et de la pluie, de la mer éclatante comme des forêts giboyeuses ne sont jamais ennuyeuses. C’est un style absolument étincelant, profondément actuel …

 

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Renée vit la vie des artistes de music-hall, décrit les fatigues des tournées, les discussions sur les cachets, la course pour se faire engager, le pourcentage alloué à l’impresario, la camaraderie ... Elle doit gagner sa vie toute seule.

Elle fait la connaissance d’un jeune admirateur, bel homme oisif et riche, éperdument amoureux d’elle. Max est gentil, respectueux, très épris, il lui propose le mariage, une vie de rêve, un enfant peut-être … Elle commence à redevenir amoureuse, elle aussi, mais entre cette nouvelle vie et la liberté, elle choisit de rompre …

C’est le choix d’une femme libre, extraordinairement moderne, iconoclaste, volontiers provocatrice par ses liaisons homosexuelles, mais à la plume prolifique et toujours juste, merveilleuse interprète de la complexité féminine. Un monument de la littérature française, sa lecture donne un formidable coup de jeune !

 

La Vagabonde, roman de Colette, en Livre de Poche  251 p., 6,20€

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14 septembre 2019

Croquettes boeuf-jambon

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C'est de la cuisine de placard, une manière de démultiplier les pains et de faire plaisir à plusieurs convives avec peu de matière ... en un mot, de la cuisine de ma grand-mère qui ne roulait pas sur l'or. Et, pour moi, un souvenir d'enfance ...

En fait, ce sont des farcis provençaux, mais sans le légume autour ... et cuits plus rapidement à la poêle.

Pour trois portions, j'ai utilisé une tranche de boeuf maigre (130 g,) et deux tranches de jambon cuit sans la couenne mais avec tout son gras. une échalote et deux gousses d'ail, une grosse main de persil plat, une petite poignée bien égouttée de mie de pain trempée dans du lait, sel et poivre, un oeuf pour la liaison, un peu de farine.

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Commencer par hacher menu l'ail, l'échalote et le persil. Ensuite, à part, hacher ensemble le boeuf et le jambon, la mie de pain. Mélanger ensemble le tout, saler et poivrer et ajouter un oeuf entier.

Bien mélanger et former à la main des boulettes, allongées en forme de quenelles triangulaires, avec les mains. Les rouler dans la farine et les laisser reposer au réfrigérateur au moins une heure.

Faire cuire les croquettes dans l'huile neutre, à la poêle, sur leurs trois faces, environ 3 minutes de chaque côté pour obtenir une belle croûte dorée.

N.B. : à la place du boeuf, on peut aussi utiliser du filet de volaille ...

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13 septembre 2019

Assassins ! roman de Jean-Paul Delfino

 

 

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Voici l’histoire prestement imaginée – mais très plausible et parfaitement documentée – d’un complot ourdi au tout début du XXème siècle par les ligues d’extrême droite catholiques et surtout antisémites pour renverser la République – Emile Loubet et sa clique d’usurpateurs – afin de rendre au pays sa fierté et son honneur bafoués par l’affaire Dreyfus.

Le signal de ce coup de force est un crime symbolique, celui d’Emile Zola, honni, exécré et haï non seulement à cause de ses romans naturalistes jugés pornographiques par la France bien-pensante, mais bien plus encore depuis sa prise de position dans L’Aurore, son fameux « J’accuse ».

Nous sommes le 28 septembre 1902. L’Affaire qui a partagé le pays en deux clans irréconciliables est encore très fraîche : en septembre 1899, le président Loubet a gracié Alfred Dreyfus, en décembre 1900 une loi d’amnistie blanchit tous les auteurs civils et militaires du montage qui a conduit Dreyfus à l’île du diable.

Mais cela ne suffit pas à satisfaire cette foule violemment antisémite, dont le chef de file est Edouard Drumont, le patron du journal « La libre Parole », auteur de l’ouvrage à succès « La France juive » rééditée des centaines de fois. Drumont et ses amis : Barrès, Gyp, Léon Daudet, Déroulède … et ses nervis veulent en découdre, afin de sauver l’honneur de l’Armée.

L'ennemi absolu, c’est donc Zola. Il va servir de victime expiatoire … En fait, ce complot tramé par des hommes qui pataugent dans la boue idéologique de l’antisémitisme la plus crasse va aboutir à une immense foirade. Mais Emile Zola en aura fait les frais.

On dit qu’au moment de sa mort, on revoit défiler en accéléré toutes les étapes de sa vie. Zola, alors que l’asphyxie gagne progressivement ses membres, se remémore sa jeunesse pauvre, les malheurs de son père, les démêlés judiciaires de sa mère, son mariage avec une jeune femme qu’il a décidé de sauver du ruisseau, sa liaison avec une femme beaucoup plus jeune et qui lui a donné deux enfants, ses échecs répétés à l’Académie française …et son immense œuvre des Rougon-Macquart.

Finalement, la mort de Zola n’aura pas le résultat escompté par ses assassins, car tout le monde veut éviter d’en faire un martyr … Un coup pour rien en somme, mais raconté avec talent, humour et surtout la cruelle évocation de l’ambiance atrocement antisémite – et aussi anti franc-maçons et anti protestants - de cette France réactionnaire qui ne se relève pas de la perte de l’Alsace-Lorraine.

Des relents nauséabonds qui ressurgiront en 1940 avec la législation de Vichy, et qui sont toujours présents dans une part de la société française. Comme sont plus que jamais présents dans notre vie politique les montages de "chantiers" relayés par la Presse d'opinion, les "fake news" ...

 

Assassins !, roman de Jean-Paul Delfino, publié chez Héloïse d’Ormesson, 237 p., 18€

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12 septembre 2019

Musée de la Libération de Paris

 

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Après plus de deux ans de travaux, la réhabilitation du superbe pavillon d'octroi de Claude-Nicolas Ledoux, place Denfert-Rochereau, abrite désormais un musée consacré à la Libération de Paris, au général Leclerc et à Jean Moulin. 

 

Leclerc

 

Jean Moulin

En fait, il y a eu un transfert du précédent musée consacré à ces deux grandes figures de l'histoire de France jadis un peu isolées sur la dalle de la Gare Montparnasse. A présent, c'est un écrin superbe qui raconte aux jeunes générations les moments décisifs de la seconde guerre mondiale, l'occupation, les privations, les vagues de réfugiés déplacés des zone interdites du nord-est de la France ... Bref, un condensé des moments difficiles traversés par la France entre 1939 et 1944.

 

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Le propos est objectif : il est bien précisé que la libération de Paris ne fut pas un tournant stratégique dans la reconquête par les Alliés du territoire jusque là occupé par les Allemands. Mais la charge symbolique était forte et l'important fut de rétablir la légitimité républicaine grâce au général de Gaulle. La grande crainte était alors celle du basculement de la France dans le communisme ... ce que décrit fort bien Robert O. Paxton.

Le musée a été inauguré à l'occasion du 75ème anniversaire de la libération de la capitale le 25 août 2019. D'une manière simple, chronologique, à l'aide d'objets émouvants et de documents éclairants - comme cette lettre de dénonciation, ou l'ordre laconique de Von Choltitz de cesser le combat ou la robe tricolore portée le jour de la Libération - de vidéos, d'images originales, le parcours évoque la résistance, les combats et la liberté républicaine retrouvée.

L'élément le plus intéressant est sans aucun doute la visite du PC souterrain du Colonel Rol, creusé 100 marches plus bas, mais dont la visite est déconseillée aux personnes à mobilité réduite ou cardiaques. Nous avons donc été obligés de "sauter" cette étape ... mais je me souviens parfaitement de ce lieu décrit dans la BD d'Edgar P. Jacobs "L'affaire du collier " ! Passionnant aussi, la salle consacrée au chantier de rénovation de ce magnifique espace ...

 

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Ne pas manquer la partie consacrée aux coulisses du chantier, accessible par la librairie - encore faiblement dotée.

 

 

Musée de la LIbération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jeaan Moulin, 4 avenue du colonel Henri Rol-Tanguy, place Denfert-Rochereau, 74014 PARIS, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18 h, entrée gratuite.

11 septembre 2019

La vie de mon quartier ...

 

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Jour après jour, je reprends contact avec mon quartier ... et je préfère parler de ce lieu privilégié de Paris plutôt que me référer à un autre anniversaire ...

De retour après trois mois d'absence, je dois faire effort pour retrouver mes marques : mais dans ce quartier béni - le plus cher de Paris au m² ! - j'aurais du mal à me plaindre. J'aime particulièrement les mardis matins... c'est le jour de livraison des commerçants de bouche, qui sont d'excellente qualité ici. L'activité est frémissante.

On constate aussi les nouveaux investissements commerciaux. Ici, dans la rue Vavin, tout est dédié aux étudiants et, progressivement, les petites boutiques se transforment pour leur fournir un repas rapide, pas cher, et sans doute nourrissant. C'est une tendance lourde : les repas de plus en plus pris hors de chez soi ou tout prêts et livrés à domicile et surtout hors des collectivités (quand on a pratiqué les resto U, on peut comprendre). Dernière boutique en date : un petit Casino dédié à la "grignotte". Mais il y a aussi, en face, depuis l'année dernière, une boutique de burgers végétariens ... 

Mon boulanger principal, lui, a réorganisé son magasin pour donner la priorité au service de repas rapides ... Pour acheter du pain, il faut désormais aller tout au fond de la boutique et le circuit permet de sortir par le fond ... Pendant ce temps, la boulangerie "La Parisienne" du coin des rues Madame et Vaugirard propose un étrange pain de seigle feuilleté. Etonnant ... Il se mange comme un croissant, et contient du beurre !

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Ma librairie préférée, La Procure de la rue de Mézières, s'est dotée d'une superbe façade en carreaux de faïence bleu de Sèvres. Je n'ai pas encore eu le temps de refaire le plein de lectures ... mais la rentrée littéraire est pour bientôt et ma liste d'envies est déjà longue.

Alors, certes, le quartier reste encore anormalement calme puisque la rentrée universitaire se fait attendre. Mais ces investissements signifient des changements dans les habitudes de consommation, en particulier chez les jeunes. Moi-même cet été, je me suis astreinte à une plus grande attention au tri des déchets. Bien séparer les emballages plastiques du papier et du verre, sans les bouchons métalliques. Je ne suis pas encore prête à acheter en vrac mais j'imagine que si la possibilité m'en était offerte, je tenterai la procédure.

Pour mes petits-enfants, la cause est entendue, mais ils n'ont pas encore intégré la nécessité de diminuer les quantités de sucre. Mais ils sont convaincus de la nécessité de diminuer le volume de nos déchets. C'est encourageant pour la planète. Mais ce n'est pas gagné !

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10 septembre 2019

Un Franciscain chez les SS, récit de Géréon Goldmann

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Si je n’avais pas moi-même retranscrit le témoignage de mon propre père sur ses années de guerre, je pourrais penser que cette histoire est fantasmée, inventée … Ce récit est en effet haletant, plein de rebondissements a priori incroyables. Mais à la guerre, tout est possible, y compris le pire.

C’est un témoignage particulièrement émouvant que celui de ce jeune allemand, né dans une famille nombreuse en 1916 – donc de 6 ans plus jeune que mon père – qui reçoit la vocation religieuse dès ses huit ans, et plongé dès 1933 dans la tourmente du nazisme auquel il n’adhère à aucun moment.

C’est surtout un témoignage de la foi qui soulève les montagnes, de l’incomparable confiance du narrateur envers la providence divine et de la force de la prière.

La guerre racontée au jour le jour par un jeune sous-officier allemand, c’est déjà une rareté, mais ses tribulations sur les différents théâtres d’opérations – la Pologne, le front russe, la campagne d’Italie, Montecassino … est d’une cruelle réalité.

La partie du récit la plus passionnante est celle qui porte sur son parcours en tant que prisonnier de guerre à partir de 1944, en particulier comme aumônier catholique dans les camps de prisonniers allemands en Italie puis en Afrique du Nord. Entre l’Algérie et le Maroc, au même moment où mes parents étaient là eux aussi …

Extraordinaire chance – ou providence divine - de cet homme courageux qui n’hésite jamais à braver les balles des Alliés pour apporter l’hostie aux soldats mourants, extraordinaire énergie que ce jeune séminariste déploie pour brûler les étapes et se faire ordonner prêtre, même s’il n’a pas subi tous les examens nécessaires, fantastique soutien de la prière de ces moniales qui l’on pris en charge par la prière et le sacrifice.

Une image tellement rare d’une époque de bouleversements, de haine, de fureur et de mort. Ce livre se lit comme un polar, la vie d’un homme vivant sa foi pleinement … un instant de bonheur !

N.B. : Claude avait lu ce livre avant moi en 2016, et l'avait déjà commenté ici, mais il vaut bien une seconde lecture !

 

Un franciscain chez les SS, témoignage de Géréon Goldmann, « Tödliche Schatten – Tröstendes Licht », publié aux éditions de l’Emmanuel (2015), 425 p., 9,90€

09 septembre 2019

Aiguillettes de poulet grillé

C'était ma dernière recette réalisée dans ma campagne reculée, la veille de notre départ ...

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Comment cuisiner du poulet quand on est seulement 2 ? Avec des filets bio, faciles à trouver en supermarché ou chez son boucher, naturellement.

Je n'avais pas envie de les travailler en sauce. J'ai opté pour le grill.

Mais auparavant, il est impératif de les laisser mariner au moins une heure dans un mélange de jus de citron - jaune et vert - et d'huile d'olive, ail et feuilles de basilic frais, sel, poivre, piment d'Espelette.

Ensuite, rien de plus simple : faire chauffer au maximum le grill en fonte - ou la plancha - et poser les aiguillettes - je coupe chaque filet en deux ou trois selon leur grosseur - directement de la marinade sur le gril. Il faut les retourner trois ou quatre fois avec une pince pour ne pas les piquer, compter environ 4 minutes de chaque côté, avant qu'ils ne prennent une jolie coleur blonde ... et c'est tout.

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Cette fois, je les ai accompagnés d'une purée basque composée de poivron rouge et purée de tomate en guise de sauce ... 

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08 septembre 2019

Emilio Salgari (1862 - 1911), le maître italien de l'aventure exotique

 

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Depuis plusieurs années, je suis abonnée à une série d’albums de BD reprenant les grandes œuvres de la littérature du XIXème siècle. La qualité de ces ouvrages est soignée, le propos est pédagogique puisque la collection – que l’on peut acheter aussi en kiosque, est présentée par le journal Le Monde et le Cours privé Legendre, avec de très intéressants éléments biographiques en fin de volume.

Si j’avais espéré qu’au moins l’un de mes petits-enfants aient ainsi l’opportunité de lire un de ces chefs-d’œuvre aujourd’hui totalement oubliés – sauf exception comme Notre Dame de Paris de Victor Hugo, mon souhait a vite été déçu … Je n’ai jamais vu l’un de ces albums entre les mains de mes jeunes fanas de séries japonaises et de jeux vidéo. Pour moi en revanche, cette collection m’a mise en contact avec des textes dont j’avais entendu parler, mais que je n’avais jamais lus : grand moment avec Le Rouge et le Noir ou Le Tour du Monde en 80 jours

Dans la dernière livraison, je découvre un auteur italien dont je n’avais jamais entendu le nom : Emilio Salgari, extraordinaire et prolifique auteur de centaines d’histoires plus exotiques les unes que les autres, feuilletoniste italien maître du roman d’aventures, écrivain populaire de la fin du XIXème et du début du XXème siècle.

 

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Stakhanoviste des épisodes, il décrit avec un luxe de détails le Far-West comme la vie des pirates, les Philippines, l’Afrique, les Bermudes ou les mers de Malaisie autour de Sarawak et Borneo … sans avoir lui-même jamais franchi les limites de la mer Adriatique. En particulier, il est le père de Sandokan, pirate des mers de Malaisie, prince évincé de ses droits par la colonisation anglaise, qui se fait passer pour mort et immerger dans un sac qu’il va percer pour se libérer – une réminiscence d’Edmond Dantès ????, il est le redouté Tigre de Mompracem.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, Emilio Salgari abat un travail de Romain, écrivant simultanément plusieurs « séries » qui parfois se contredisent, où les personnages se croisent, invente des mots, trame des intrigues à suspens. Malgré le succès populaire qui lui sourit très rapidement, ses différents éditeurs ne le payent pas et il se tue littéralement au travail.

En proie à des difficultés financières, inconsolé après le placement de sa femme adorée en hôpital psychiatrique, incapable de faire face aux frais d’hospitalisation, il se suicide d’un coup de couteau en avril 1911, laissant à ses éditeurs cette lettre désespérée : « A vous qui vous êtes enrichis sur mon dos en nous maintenant, moi et ma femme, dans une quasi misère, je ne vous demande, en compensation de tout ce que je vous ai fait gagner, que de pourvoir à mon enterrement. Je vous salue en cassant ma plume. »

Sandokan et le Tigre de Monpracem, BD d’après Emilio Salgari, collection Les grands classiques de la Littérature en Bande dessinée, édité chez Glénat et Le Monde, par Stefano Enna et Nico Tamburo, Minte Studio pour la couleur.56 p., 8,99€

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