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19 janvier 2019

Guy Lefranc, deux nouvelles aventures

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Grand reporter, Guy Lefranc est l’alter ego moderne d’Alix. Il enquête dans un monde dominé par la science et la technique, dont ses adversaires, Axel Borg en tête, font parfois si dangereusement usage.

Voici les deux derniers opus de la série qui se déroulent dans le contexte précis de la Guerre froide. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître … comme disait la chanson bien oubliée elle aussi.

Ici n’apparaît pas l’ennemi récurrent Axel Borg mais un milliardaire mégalomane et devenu dingue – il ressemble terriblement à Howard Hughes de jadis (dans La stratégie du chaos).

Dans Le principe d’Heisengerg, il est question d’un ingénieur ayant découvert une solution miracle pour l’énergie, dézinguée par les services secrets français … bonjour le lobby nucléaire !

J’ai lu avec attention ces deux aventures du journaliste-avatar de mon héros préféré Alix mais je m’interroge sur l’intérêt que les lecteurs – hormis certains vieux fans de cette période totalement dépassée – peuvent trouver dans ces histoires totalement déconnectées du monde d’aujourd’hui.

Désolée, mais les continuateurs de Jacques Martin n’ont pas son talent narratif, même si le dessin et les décors, les couleurs sont correctement appliqués. C’est l’histoire qui ne me passionne pas, sans doute parce que j’ai vécu et me souviens très bien de cette période.
Alain Mimoun et les JO de Melbourne, je les ai suivis car l’un des amis de mon père les couvrait pour l’Agence France Presse …

Bref, pour une fois, j’exprime ma déception !

 

La stratégie du chaos – Le principe d’Eisenberg, BD de Régric, R. Seiter, C. Alvès, F ; Corteggiani. Chez Casterman, 48 p., 11,50€

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18 janvier 2019

Chausson des Rois ...

 

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C'est la première fois que je me lance dans la fabrication de la galette à la frangipane ... Mieux vaut tard que jamais !

Comme nous ne sommes que deux, j'ai choisi la forme d'un chausson en utilisant une pâte feuillettée toute faite .... simplement pliée en deux. Pour plus de couverts, il faut utiliser deux disques de pâte, encore plus simplement.

Commencer par mettre le four à préchauffer à 190°.

Poser la pâte feuillettée sur son papier de cuisson, directement sur la plaque à pâtisserie.

Préparer d'abord une crème pâtissière.

Avec 1 jaune d'oeuf, 20g de sucre, 15g de Maïzena et 130g de lait. Cuire jusqu'à épaississement sans cesser de remuer et laisser refroidir. S'il reste des grumeaux, passer un coup de mixer plongeant.

Ajouter ensuite 100g de poudre d'amandes, 60g de sucre, 25g de beurre mou en morceaux, un oeuf entier, une rasade de rhum blanc et mélanger si possible au mixer, avec la crème pâtissière. 

Placer la crème frangipane dans une poche ou l'étaler sur la moitié du disque de pâte à l'aide d'une maryse, enfoncer la fève (et oublier où pour ne pas tricher !), replier et coller les bords humidifiés de la pâte en les écrasant ensemble.

Mélanger un jaune d'oeuf et un peu de lait et en badigeonner la surface du chausson, inciser légèrement en traçant des dessins et en laissant des petits trous sur le dessus de la pâte feuillettée.

Glisser dans le four pour environ 35 minutes.

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17 janvier 2019

ALIX, L'art de Jacques Martin

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A partir du matériel réuni par l’exposition présentée au début de l’année 2018 à Angoulème, cet ouvrage de grand format se donne pour objectif de percer les secrets de création de Jacques Martin (1921 – 2010), le père d’Alix depuis 1948

C’est pour moi une plongée dans un univers qui a profondément marqué mon adolescence et qui m’émeut encore aujourd’hui puisque je continue à en acheter les nouveaux épisodes, sous la plume et les pinceaux des continuateurs, y compris le « spin-off » « Alix Senator » et la réincarnation du jeune éphèbe gallo-romain en un journaliste des années 50, Guy Lefranc.

Malheureusement, je n’ai pu me rendre à Angoulème … et me suis donc rabattue sur ce livre illustré de planches originales, avec ou sans mise à la couleur, en français ou en flamand … et des explications de textes.

Jacques Martin est considéré comme le créateur de la bande dessinée historique. Le moindre mérite de ce livre est de montrer à la fois les sources d’inspirations de l’auteur comme ses « erreurs » historiques – disons ses uchronies.

C’est redoutable pour moi car une grande partie de ma culture antique, je l’ai davantage puisée dans les aventures d’Alix que dans mes longues années de lycée où j’ai reçu un enseignement de latin et de grec, de la sixième à la première …

J’ai découvert dans cet beau livre une foule de choses, mais un peu dans le désordre. J’avoue ne pas avoir bien saisi le plan du livre qui n’est pas chronologique ... En vrac, donc,  et en allers et retours, les différents thèmes : les débuts comme dessinateur-phare des studios Hergé et du Journal de Tintin, la forte culture technique d’un élève ingénieur, l’évolution de l’esthétique des visages et des corps, l’influence forte d’Edgar Pierre Jacobs (et l’agacement explicite de ce dernier), l’influence des événements politiques de l’époque (la guerre froide, le mythe de la nation française et du caractère bénéfique de la conquête romaine).

Mais surtout une image fantasmée du monde antique, la présence progressive de figures féminines, la nudité, les débauches antiques et les relations sexuelles débridées qui sont plutôt à attribuer au monde grec …

Bref, une nouvelle grille de lecture qui va me permettre de relire – une nouvelle fois – la collection complète des albums dans leur ordre chronologique  - quand je serai revenue dans ma campagne - avec en mémoire ces références savantes et à présent évidentes.

Un travail de spécialistes réservé aux aficionados … un manuel irremplaçable !

 

Alix, l’art de Jacques Martin, ouvrage collectif par Gaëtan Akyüz, Stéphane Beaujean, Romain Brethes, Pauline Ducret, Didier Pasamonik, Yann Potin et la participation de Valérie Mangin et Blutch. 162 p., 35€

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16 janvier 2019

Bon anniversaire Jean-Baptiste !

 

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avec mon JB le 1er avril

De mon temps, il fallait attendre ses 21 ans pour obtenir la majorité civile ... Une époque pourtant où l'on entrait dans la vie active généralement plus tôt qu'en ce début de XXI ème siècle. Mais qui songerait à revenir en arrière ? 

En tous cas, c'est aujourd'hui l'anniversaire de l'aîné de nos petits-enfants et nous sommes particulièrement heureux de le lui souhaiter. 

Grand et fort, généreux, séduisant et enjôleur, ardent au travail, il vit à présent sa vie de jeune homme mais nous gratifie toujours de câlins délicieux ... 

Nous sommes très fiers d'être ses grands-parents !

Bon anniversaire Jean-Baptiste !

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15 janvier 2019

Soldes écologiques ...

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Impossible de sortir faire les soldes le samedi à Paris ?

Eh bien, par la magie d'une loi présentée jadis par un certain jeune ministre de l'économie, nous les avons faits dimanche !!!

Car il faut "faire marcher le commerce" et se faire plaisir quand on en a les moyens. L'investissement, c'est important. 

Et cela en vaut la peine. Chez Boulanger, nous avons bénéficié d'une remise de 30% sur notre nouveau sèche-linge. Une économie importante puisque nous avons économisé près de 300€ ! 

Et surtout, les constructeurs mettent désormais sur le marché des appareils plus performants et largement moins énergivores. Le truc : la chaleur recyclée ! Il y a donc une nette différence entre les appareils à simple condensation et la nouvelle génération qui comporte en plus une pompe à chaleur. Cela ne raccourcit cependant pas le temps de séchage. Mais présnte aussi un avantage : un programme spécial de séchage délicat de la laine ...

Mon sèche-linge consomme donc nettement moins d'électricité et donc rejette moins de CO². C'est super ...

On parle beaucoup d'obsolescence programmée ... Mais il faut aussi tenir compte des évolutions technologiques. L'appareil précédent fonctionnait encore et sera sans doute recyclé, désossé pour en récupérer les pièces détachées et former des apprentis réparateurs ... Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ...

J'ajoute que, par la qualité de l'accueil, la compétence des vendeurs et la politesse des livreurs-installateurs, Boulanger assure un service tout à fait remarquable. Achat le dimanche à 11 heures, livraison le lundi à 13h 30 ... Je recommande !

P.S. : j'ai bien reçu ce matin, l'acompte sur le crédit d'impôt accordé pour l'emploi de salarié à domicile !

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14 janvier 2019

Les premières aventures d'Arsène Lupin

Arsène Lupin

Un joli livre d'art, qui m'a été offert pour Noël, et que je déguste à petites lampées ....

Maurice Leblanc (1864 – 1941), romancier qui n’a pas - encore - connu le succès, publie à partir de 1905, dans la revue créée par Pierre Lafitte « Je sais tout », une série de nouvelles dont le héros aujourd’hui universellement connu est censé concurrencer le mythique personnage omniscient créé par Sir Arthur Conan Doyle.

Ainsi naît Arsène Lupin, gentilhomme cambrioleur, qui a pour références le Dupin d’Edgar Poe et le Lecoq de Gaboriau. Dans ce recueil de belle facture, illustré des gravures d’époque, qui les réédite dans l’ordre chronologique entre 1905 et 1913, j’ai le bonheur de lire ces aventures depuis le début …

Arsène Lupin est en tous points séduisant : il se transforme à volonté, apparaît et disparaît dans des tunnels secrets dévoilés par des mécanismes aussi ingénieux qu’invisibles, se ménage d’innombrables planques situées dans des immeubles haussmanniens équipés de parquets-moulures-cheminées, vient narguer ouvertement et avec bonhommie ceux qui se lencent à ses trousses, communique par messages cryptés, pratique tous les sports, fait montre d’une haute éducation quand bien même on apprend, dans l’épisode  « Le collier de la reine » qu’il fut le fils d’une veuve morte prématurément …

Sa marque de fabrique : il ne tue jamais. S’il y a crime, ce n’est pas de son fait. Et puis, il adore et est adoré des jolies femmes. Il les protège, mais aussi les manipule, sauve leur honneur, leur restitue les diamants volés …

Insaisissable car aussitôt capturé, Arsène Lupin s’évanouit non sans laisser un message pour narguer le pauvre inspecteur Ganimard, prévient ses futures victimes avant son passage, ayant à son service une équipe de gaillards parfaitement dévoués, mais que l’on ne voit jamais.

Tout Lupin est présent dès le premier épisode : le décor est un transatlantique, en première classe naturellement. Quiproquos, énigmes, complicité, séduction … Arsène Lupin ne peut s’empêcher de flamboyer, il a le triomphe immodeste. Surtout lorsqu’il se retrouve confronté à un expert de l’investigation comme Herlock Sholmès … L’anagramme ne trompe personne et il semble que Conan Doyle n’ait pas du tout apprécié la mise en situation pas très avantageuse de son héros récurrent … 

Mais dans "L'Aiguille creuse" (publié à partir de novembre 1907) apparaît un très jeune rival déterminé à déjouer ses intrigues : Isidore Beautrelet, élève de rhétorique au lycée Jeanson de Sailly, un surdoué qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Joseph Rouletablille (qui apparaît en 1908 dans l'oeuvre de Gaston Leroux) ou à un héros de série américaine comme "Numbers" en la personne du professeur Charles Eppes ...  

C’est une lecture délicieusement divertissante, pas du tout démodée, virevoltante, un style enlevé, des descriptions réalistes pleines de saveur … Je me régale de ces courtes aventures où Arsène Lupin joue le plus beau rôle ...Merveilleux retour aux sources des séries policières !

 

Les premières aventures d’Arsène Lupin, par Maurice Leblanc, édition illustrée des publications de juillet 1905 à février 1913 (dont « L’aiguille creuse »), Editions Omnibus, 638 p. 39€

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13 janvier 2019

Edmond, film d'Alexis Michalick d'après sa pièce de théâtre

Cyrano

avec Christian

 

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Ecouter ou découvrir un texte classique, rire, pleurer, avoir peur, ressentir l’émotion … que demander de plus au cinéma ?

S’il est un film à aller voir cette année, c’est Edmond, adapté par l’auteur lui-même, Alexis Michalick, de la pièce qui a remporté une moisson de récompenses depuis 2016 …

La dramaturgie du film dans le film ou du théâtre dans le théâtre est classique : souvenons-nous de « Chantons sous la pluie » ! Ici, c’est le processus de la création qui est mis en valeur, sous la pression, l’urgence. Edmond Rostand, jeune auteur qui s’escrime à écrire des pièces en vers alors qu’on lui réclame des comédies comme sait si bien les tourner Georges Feydeau (joué ici avec malice par Alexis Michalick lui, même, il a tous les talents !) ou Eugène Labiche, est néanmoins choyé par la divine Sarah Bernhardt qui le présente au grand acteur Constant Coquelin … Il lui faut écrire une pièce en quelques jours, et la monter avec des acteurs imposés, des costumes rapiécés, des financiers véreux, des décors inexistants, des tracasseries administratives …. Tout le monde prévoit un énième four de ce qui sera finalement la pièce française la plus jouée au monde : Cyrano de Bergerac.

On ne rate pas une minute de ce film trépidant, tendre, drôle, joué avec maestria par une troupe de choc : Edmond, c’est Thomas Oliviérès, timide, inventif, aimant, fidèle à son épouse Rose (Alice de Lencquesaing) malgré son attirance pour la jeune habilleuse incarnée par Lucie Bougenah (la nièce de Michel). Il va servir de truchement à Léo, je jeune premier beau comme un dieu (Tom Leeb, fils de Michel) mais incapable d’aligner trois mots et c’est ce qui lui donne la trame de la tragédie entre Cyrano (un rôle en or pour Olivier Gourmet), le laid, et Roxane, pour le compte de Christian …

Bien entendu, il vaut mieux connaître l’œuvre d’Edmond Rostand, mais on la saisit assez vite. La mise en scène est tourbillonnante, les personnages secondaires superbement interprétés (Clémentine Célarié en Sarah plus vraie que nature, Mathilde Seigner en diva emmerdeuse, Dominique Pinon en régisseur omniprésent, Raymond Abkarian en financier mafieux, et une apparition de Nicolas Briançon en administrateur bougon de la Comédie Française Jules Claretie … J’en oublie.

Les décors du Paris en 1897 sont magnifiques, la scène finale a été tournée dans le cloître de Moissac, que de plaisir à voir un film français – même si certaines scènes ont été tournées en Tchèquie pour le décor « Sécession » du café d’Honoré (Jean-Michel Martial).

Une occasion rêvée d’emmener les jeunes spectateurs, histoire de leur montrer que tout n’est pas si facile dans la création artistique … mais que la persévérance et le sens de l’effort paient.

Un dernier conseil : ne quittez pas la séance avant la fin du générique pour voir un florilège des grands interprètes du rôle : de Daniel Sorano à Jean Marais en passant par Gérard Depardieu, Jacques Weber et Michel Wuillermoz ...

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12 janvier 2019

Paul Guillaume, galériste et collectionneur visionnaire

Paul Guillaume et l'art nègre

 

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Paul Guillaume

 

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Cet automne fut largement consacré à l'art moderne. 

Deux expositions majeures l'ont illustré : Picasso bleu et rose, le cubisme ... et j'ai beaucoup apprécié la lecture du livre-guide sur les lieux de légende de Montparnasse. Une raison de plus de revenir aux fondamentaux et de se pencher sur le destin météorique de Paul Guillaume (1891 - 1934), celui qui eut la préscience des transformations radicales que le XXème siècle allait apporter à la peinture. Le destin étincelant d'un collectionneur foudroyé en plein vol ... sans doute à cause de sa femme ...

La collection Jean Walter-Paul Guillaume est l'une des plus belles collections européennes de peintures. Elle rassemble 146 œuvres, des années 1860 aux années 1930. Elle fut initiée et principalement formée par Paul Guillaume, jeune marchand d'art visionnaire, puis continuée par sa veuve, remariée à Jean Walter, célèbre architecte et entrepreneur.

De 1914 à sa mort à 42 ans d’une crise d’appendicite mal soignée, Paul Guillaume rassembla une collection extraordinaire de plusieurs centaines de peintures, de l'impressionnisme à l'art moderne, alliée à des pièces d'art africain quil est est le premier à faire connaître et qui bouleverse le regard et lart du XXème siècle.

Un hasard : jeune employé dans un garage, il expose dès 1911 quelques figurines gabonaises reçues dans les cargaisons du caoutchouc destiné à la fabrication de pneus. C’est alors qu’il rencontre Guillaume Apollinaire, passionné par cet art "primitif". Rédacteur en chef de la revue « Les soirées de Paris », Apollinaire le fait entrer dans son cercle d’artistes.

Paul Guillaume devient très rapidement l’un des acteurs les plus influents dans ce domaine. Devenu le courtier d’Apollinaire, il se constitue son propre fonds en poursuivant son activité avec ses premiers fournisseurs et en passant des annonces dans les publications destinées aux "coloniaux".

En 1912 se crée la Société d’art d’archéologie nègre dont il se présente comme le délégué puis, l’année suivante la Société des Mélanophiles. En 1914, par l’intermédiaire de Marius de Zayas, il envoie un lot de sculptures à Alfred Stieglitz à New York pour l’exposition "Statuary in Wood : the Roots of Modern Art".

En 1914, échappant à la conscription à cause de sa santé fragile, Paul Guillaume développe ses activités. Il frappe les esprits en exposant la peinture métaphysique de Chirico sur la scène du Vieux Colombier. Il devient le marchand attitré d’Amadeo Modigliani et de Chaïm Soutine dans sa galerie de la rue de Miromesnil, expose Derain, Picasso, Matisse, Van Dongen.

En 1920, il épouse la belle ambitieuse Juliette Lacaze (1878-1977) qu’il rebaptise Domenica. Albert Barnes, richissime pharmacien américain passionné par la peinture européenne impressionniste et post-impressionniste fait de Paul Guillaume son conseiller et fournisseur de 1922 à 1929.

Tout au long de sa carrière il s’efforce de conjuguer dans ses galeries et ses intérieurs la présentation de sculptures et peintures contemporaines et d’art africain en mettant en valeur l’aspect esthétique de ces objets qui étaient alors seulement considérés comme des objets ethnographiques.

Après 1929, Paul Guillaume déclare vouloir se séparer de sa collection. Néanmoins en 1935, après son décès, cinquante numéros lui ayant appartenu figurent à une grande exposition du Metropolitan Museum de New York.

Devenu riche et célèbre de l'Europe jusqu'aux États-Unis, il meurt en pleine gloire, en songeant à fonder un musée.

Sa veuve Domenica, remariée à l'architecte Jean Walter, et dont le destin ultérieur est étonnant, transforma et réduisit la collection, tout en faisant de nouvelles acquisitions dans un style plus conventionnel, en particulier de nombreuses oeuvres impressionnistes.

La collection, cédée à lEtat comporte actuellement pour la période impressionniste 25 Renoir, 15 Cézanne, 1 Gauguin, Monet, Sisley, et pour la période moderne 12 Picasso, 10 Matisse, 5 Modigliani, 5 Marie Laurencin, 9 Douanier Rousseau, 29 Derain, 10 Utrillo, 22 Soutine et 1 Van Dongen.

Elle a depuis 1984 son écrin au musée de lOrangerie, place de la Concorde, et mérite une visite dont on sort ébloui. Et rien n'empêche non plus d'aller admirer les salles consacrées aux Nymphéas de Claude Monet ...

Collection Walter-Guillaume, en permanence au musée de l'Orangerie, ouvert à partir de 9 h. sauf le mardi.

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11 janvier 2019

Filets de bar pochés au beurre blanc

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Un classique de la cuisine de l'Ouest, dont la recette m'a été enseignée par ma belle-mère Jacqueline Briot, la meilleure cuisinière de Noirmoutier !

Et en plus, c'est super-facile à faire ...

Certes, il faut trouver le bar. Là, c'est une pièce convenable pour deux belles portions, pêché à la ligne, acheté à la Poissonnerie du Dôme, la meilleure de Paris.

Il est juste poché dans un court bouillon (en sachet tout prêt) dissout dans deux litres d'eau froide. Avant de le coucher dans une cocotte longue - j'ai dû lui couper la queue aux ciseaux - je l'ai posé sur un berceau fait d'une feuille de papier d'aluminium, qui permet non seulement de retourner le poisson en cours de cuisson mais surtout de le sortir de son bain sans le casser à la fin.

Commencer par lancer la cuisson à l'eau froide puis, dès qu'arrive le frémissement, baisser la flamme et compter 15 minutes. Sortir le poisson et le dépouiller soigneusement, enlever les grosses arêtes et garder les filets au chaud.

Pour le beurre blanc, peler et hâcher très finement une belle échalote.

La placer dans une casserole à fond épais avec un jus de citron et un verre de vin blanc sec. Mon secret : je n'ai pas toujours à disposition une bouteille de vin blanc et je remplace donc ce liquide par un verre de Noilly Prat. Saler et poivrer. Faire bouillir jusqu'à presque complète évaporation puis monter la sauce au fouet en incorporant petit à petit des morceaux de beurre bien froids, jusqu'à la quantité souhaitée.

Pour la décoration, quelques brisures de ciboulette ...

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10 janvier 2019

Les contes cruels de Paula Rego au musée de l'Orangerie

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Il ne reste que quelques jours pour découvrir l’œuvre inquiétante et dérangeante de Paula Rego (née en 1935), artiste portugaise de l‘école de Londres, présentée au musée de l’Orangerie.

Une artiste contemporaine dont je pourrais qualifier le style de « figuratif féroce ». Plus sérieusement, les experts la situent dans la ligne des figuratifs modernes : Matisse, Modigliani, Picasso, Soutine, Marie-Laurencin … Rien de moins. Tout à fait le style des peintures qu’affectionnent Florence et Nicolas !

S’y ajoute une approche narrative et politique des « histoires » ou « contes » renouant avec la tradition illustrative du XIXème siècle : Goya, Gustave Doré, mais aussi Benjamin Rabier, Granville … Les références sont explicites. Ce qui produit une œuvre qualifiée de « baroque, catholique, sensuelle, hispanique … »

A partir de 1975, grâce à une bourse de la Fondation Calouste-Gubelkian, Paula Rego relit les contes populaires et étudie leur signification psychologique profonde. Elle applique à l’enfance un regard ambivalent, cruel, trivial, manipulateur, violent, animal …

Une relecture sans indulgence des mythes de l’enfance comme Peter Pan, le pillowman, Pinocchio. Elle déclare : « Je veux travailler sur des histoires qui se dévoilent au fur et à mesure. » et « Tout en aimant les histoires, je veux les malmener, comme lorsqu’on l’on recherche à faire du mal à la personne que l’on aime. »

Des histoires à générer des cauchemars et un bestiaire fantastique - mais pour moi, la découverte d’une artiste européenne dont je n’avais jamais entendu parler, au détour d’une re-visite aux Nymphéas de Claude Monet.

 

Les contes cruels de Paula Rego, exposition au musée de l’Orangerie jusqu’au 14 janvier.

 

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