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23 mai 2017

Veste à double motif de torsades en taille 8 ans

 

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Cette fois, je me suis efforcée de tricoter la bonne taille pour Apolline, aidée en cela par le motif torsadé qui a tendance à rétrécir le tricot.

 

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La veste est réalisée en fil « Sibérie» de Bergère de France, coloris « Cerf» – 40% laine, 40% acrylique et 20% polyamide – dans une forme classique, pour lequel 8 pelotes ont été nécessaires. Echantillon aux aiguilles n°4 : 19 mailles et 22 rangs pour 10cm. Matériel utilisé : aiguilles n°3,5 (pour toutes les bordures de côtes 2/2) et n°4, une aiguille spéciale à deux pointes pour les torsades.

La partie centrale du corps est réalisée avec le point torsadé décrit ici. Cette zone est encadrée de deux torsades sur 16 mailles avec 12 mailles croisées à gauche encadrées par deux mailles envers, trois fois tous les 8 rangs, puis un grand espace de 24 rangs. Ce rythme de 8 rangs permet de se caler avec le motif torsadé central, les torsades latérales étant toujours au même niveau que des mailles croisées à droite pour le motif central.

 

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Dos : monter 96 mailles et faire la bordure de côtes 2/2 sur 10 rangs, en commençant par 3 m. endroit. Continuer tout droit en initiant le motif de torsades : 2 m. endroit, première torsade : 2 m. envers, 12 m. endroit, 2 m. envers, 60 mailles endroit (point torsadé), 2 m. envers, 12 m. endroit, 2 m. envers (seconde torsade plate), 2 m. endroit. Creuser l’emmanchure au 76ème rang (29 cm de hauteur totale) en rabattant de chaque côté 2 mailles et continuer droit. A 46 cm de hauteur totale biaiser les épaules  en rabattant de chaque côté 4 fois 8 mailles. En même temps, rabattre les 22 mailles centrales puis 3 mailles de chaque côté de l’encolure.

Devant gauche : monter 41 mailles et commencer par la bordure de côtes 2/2 en commençant par 2 mailles endroit. Placer les motifs torsadés comme suit : 2 m. endroit, 2 m. envers, 12 m. endroit, 2 m. envers, 20 m. endroit pour le point torsadé, 3 mailles envers. Rabattre les emmanchures comme pour le dos. Creuser l’encolure 18 rangs après la fin de la dernière large torsade. Rabattre successivement 7 m., 3 m., 2 m. Simultanément, rabattre les épaules : 3 fois 8 mailles et 3 mailles.

 

Devant droit : à tricoter en vis-à-vis.

Manches : monter 44 mailles et réaliser la bordure de côtes 2/2 comme précédemment, exclusivement en point torsadé encadré de 2 mailles endroit. Augmenter d’1 maille tous les 8 rangs à deux mailles des bords, 9 fois. On a 62 mailles. A 32 cm de hauteur totale, initier la tête de manche : rabattre de chaque côté tous les 2 rangs : 1 fois 2 m., 1 x 3 m. et 1 x 4 mailles puis les 38 m. restantes. Tricoter la manche droite de façon symétrique.

 

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Assemblage : repasser à la vapeur les 5 pièces du tricot (essentiellement les parties jersey où se trouveront les coutures) et bien les laisser sécher.

Ici, à droite, les deux dorsades plates côte à côte sous les bras.

Coudre les épaules maille à maille de façon à obtenir des coutures plates. Reprendre les demi-devants pour les bordures de boutonnage. Relever de chaque côté 92 mailles avec les aiguilles fines, tricoter 1 rang à l’endroit sur l’endroit ou à l’envers sur l’envers puis 9 rangs de côtes 2/2. Ne pas oublier les boutonnières du côté droit pour les filles : A partir de la base, 4 mailles puis 1 jeté et deux mailles ensemble, 18 mailles entre chacun des 5 trous. La 6ème boutonnière sera réalisée à l’extrémité du col. Rabattre les mailles comme elles se présentent au 10ème rang.

Col : relever 90 mailles le long de l’encolure. Tricoter le col comme les bordures en pratiquant la dernière boutonnière au rang 4. Coudre les manches le long des emmanchures puis les coutures de bas de manches et des côtés en continu, maille à maille. Faufiler les bouts de laine et coudre les boutons.

Dimension de la veste finie : largeur 38 cm, Hauteur 56 cm, longueur des manches : 38 cm.

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22 mai 2017

Ne vous résignez pas ! Essai politique de Bruno Le Maire

Il est des livres qui atterrissent sur ma PAL « à l’insu de mon plein gré » …

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Comme tout le monde connaît ma fringale de lecture et aussi mon addiction aux sujets politiques, celui-ci y a trouvé subrepticement une place. Car je n’achète pratiquement jamais ces livres-programmes-plaidoyers pro domo à validité très limitée, aussitôt démonétisés dès le scrutin passé.

J’ai tout de même ouvert cet ouvrage ces jours-ci, pourtant publié dans la perspective de la Primaire de la Droite et du Centre, essentiellement par respect pour Bruno Le Maire, dont j’ai déjà apprécié la pureté de style et parce que je voulais comprendre, dans la nouvelle géographie politique d’aujourd’hui, comment cet homme ancré à droite avait pu rallier le nouveau gouvernement.

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Voici donc un pendant au coup de gueule de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! ». Dans une écriture subtilement ciselée, et pourtant simple, malgré de nombreuses références littéraires – l’auteur n’est pas un ancien élève de Normale Sup’ pour rien – Bruno Le Maire dresse un constat sans complaisance des carences politiques de notre pays. Des politiques auxquelles il a cependant participé. C’est donc un peu aussi une sorte d’autocritique, totalement assumée.

N’oublions pas que ce livre a été terminé en février 2016, donc bien avant l’annonce du renoncement de François Hollande à un second mandat. A une époque où chacun s’attendait au retour de la droite au pouvoir. Avant l’extraordinaire bouleversement de l’échiquier politique de ces dernières semaines. Et la lecture rapide de ce pamphlet m’a donné les réponses à la question que je me posais. L’analyse de la situation française est sans concession, je n’ai cependant pas décelé des propositions de solutions fracassantes.

Quelques citations : « La caste politique a trop longtemps échoué pour prétendre à rester identique, sûre de son fait et de ses privilèges. » « En 1940, une incapacité de décision a entraîné notre défaite. Depuis le début des années 80, une incapacité de décision des chefs politiques a conduit à notre effacement. » « La politique parle de tout et ne décide plus rien. »

Plus loin, la vision est claire : « 2017 doit marquer le grand tournant dans les pratiques politiques de notre nation. ». Nous y sommes !

J’ai donc cherché à comparer les propositions du projet présidentiel et les idées de Bruno Le Maire. Et je comprends pourquoi ces deux hommes exceptionnels sont tombés d’accord – avec d’autres - pour s’atteler à cette redoutable tâche de relever les défis de bousculer nos carences séculaires.

Parmi les points de convergence : la négociation au niveau des entreprises, un code du travail lisible et raccourci, les ordonnances, la réorientation des fonds de la formation professionnelle, la refondation de l’école, la retraite par points, la sanction immédiate des incivilités, le renforcement du gouvernement de la zone Euro.

Alors, ce petit livre de circonstance, conçu pour soutenir un candidat à la Primaire – et avec le piètre résultat que l’on sait – juste bon à jeter ?

Eh bien non ! Gardons le moral, ne nous résignons pas. Espérons que les obstacles rituels à toute tentative de réforme de nos mécanismes politiques – je pense aux grèves qui ne manqueront pas de perturber les timides progrès de la croissance économique mais aussi aux querelles d’égos qui surgiront naturellement aussi entre les acteurs – ne feront pas obstacle à l’énergie refondatrice de notre nouvelle équipe gouvernementale.

 

Ne vous résignez pas ! Essai politique de Bruno Le Maire, édité chez Albin Michel – 205 p., 10€.

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21 mai 2017

Les fantômes d'Ismaël, film d'Arnaud Desplechin

 

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C’est un film construit selon la technique des poupées russes : multiples allers et retours, le film dans le film … avec des thèmes chers au réalisateur (la folie, Roubaix …), une référence appuyée à Alfred Hitchcock (le prénom de l’épouse revenue et son portrait évoquent naturellement « Vertigo ») et un acteur-fétiche : Mathieu Amalric. Un scénario complexe servi par une distribution éblouissante, où chaque acteur joue une partition individuelle et collective exceptionnelles.

 

girardot et amalric

Tandis qu’Ismaël, réalisateur alcoolique et shooté aux médicaments, en proie à des cauchemars récurrents, peine à terminer l’écriture d’un film, son couple formé avec Sylvia – qui parvient avec peine depuis deux ans à calmer ses démons – risque l’explosion face au retour dans sa vie de sa première épouse, absente depuis plus de vingt et une années. Elle a fugué, trop jeune mariée depuis 3 ans, et a complètement disparu de la surface de la terre. Elle s’imagine reprendre sa place auprès de son mari qui a tant souffert, comme aussi son vieux père, de sa supposée mort.

à Noirmoutiers

Résurgence du passé et de ses redoutables conséquences. C’est Sylvia qui souffre le plus, son nouveau bonheur bouleversé par cette femme si belle encore et qu’Ismaël n’a jamais oubliée. Pourtant, ces deux femmes s’apprécient, mais veulent combattre pour conquérir cet homme fantasque, en proie à ses délires créatifs et prêt à sombrer dans la folie alcoolique.

 

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Ismaël va cependant sublimer son tourment dans un film d’espionnage … et le spectateur est conduit dans les méandres d’un scénario tournant autour de la disparition d’un diplomate nommé Dédalus ... un patronyme déjà utilisé chez un personnage d'Arnaud Desplechin ... C’est foisonnant, baroque, filmé dans une lumière filtrée et les superbes paysages de Noirmoutier, émouvant, on attend un dénouement heureux, qui finit par arriver. On respire …

Avec Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg, Louis Garrel, Hippolyte Girardot, Laszlo Szabo, Alba Rohrwacher …

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20 mai 2017

Filets de rougets aux herbes fraîches

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Encore une utilisation du mini-hachoir à tirette dont je ne saurais désormais me passer ...

Et rien de plus facile que d'obtenir, en quelques coups de fil et sans énergie électrique, un mélange homogène de fines herbes pleines de parfum et de saveurs ...

Ici, j'ai mélangé une échalote grise, une gousse d'ail, une "main" de feuilles de persil plat et à peu près la même quantité de feuilles de basilic frais.

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Les filets de rouget barbet, bien épongés et revenus à température ambiante, ont été légèrement farinés, ce qui protège leur chair tendre et fragile, puis salés et poivrés.

Les poser délicatement d'abord côté peau en dessous dans une mélange mousseux de beurre et d'huile d'olive. Les laisser cuire deux minutes puis les retourner. Verser alors dans la poêle antiadhésive le hâchis d'herbes et terminer la cuisson sur le côté chair ,encore deux minutes. Arroser les filets de la matière grasse de cuisson. Juste avant la fin de cuisson, verser un jus de citron jaune.

Et c'est tout !

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19 mai 2017

La blonde en béton, thriller de Michael Connelly (1994)

 

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C’est le troisième épisode de la saga des aventures de l’inspecteur Harry Bosch, publié en 1994 après Les égouts de Los Angeles et La glace noire. On retrouve le héros à l’âge de 42 ans, attrait devant le tribunal pour avoir abattu quatre ans plus tôt, en légitime défense – et c’est là tout l’enjeu du débat – un homme lourdement soupçonné d’être un tueur en série, qui avait la manie de maquiller ses victimes avant de les abandonner sur la voie publique. Un homme que la presse a rapidement baptisé « le Dollmaker ».

A la suite de cette histoire, et même s’il a été blanchi par ses supérieurs, Bosch a été muté et doit faire face aux conséquences civiles de son geste. Il est défendu par un avocat peu habile, fourni par la municipalité. Et, face à lui, la partie civile est représentée par une avocate particulièrement chevronnée, Honey Chandler …

La construction minutieuse de ce polar haletant suit les différentes phases du procès, en détaille ses règles (nous y sommes bien accoutumés depuis le succès mondial de la série « Law and Order »), les mécanismes des plaidoiries, le rôle de la Presse, les incidences financières inévitables. Nous retrouvons certains personnages qui réapparaîtront plus tard dans les aventures de Bosch : Jerry Edgar, son co-équipier noir qui arrondit ses fins de mois avec une activité annexe d’agent immobilier, le chef Irvin Irving pour une fois bienveillant à son égard, mais pas encore la femme qu’il épousera plus tard. Sa bonne amie, la blonde Sylvia, est la veuve du policier Cal Moore, personnage-clé de La glace Noire, est professeur de littérature dans un lycée. Il en est très amoureux …

Pendant que se déroule le procès, une énigme survient : une nouvelle victime du Dollmaker a été retrouvée enterrée dans une dalle de béton. Il s’avère que sa mort est postérieure à l’élimination du serial killer … Existerait-il un imitateur ? L’homme abattu par Harry Bosch était-il innocent ? Le doute s’instille, y compris chez Harry Bosch. Une nouvelle enquête s’ouvre. Elle va conduire à explorer de nombreuses pistes, à partir des éléments du mode opératoire connus ou non divulgués par le LAPD à l’époque de l’affaire initiale.

Au-delà de la progression dramatique des événements, ponctuée de rebondissements, l’étude psychologique des protagonistes est passionnante. Les références à l’œuvre de Raymond Chandler aussi : comme dans Fais pas ta rosière, il y est question d’une moumoute, l’avocate a pour patronyme « Chandler », l’un des collègues d’Harry se prénomme Ray et il est question du livre fondateur de la littérature policière contemporaine Le Grand Sommeil

En résumé, c’est l’un des meilleurs des douze romans que j’ai lus jusqu’ici … Mais je n’ai pas encore terminé mon exploration de l’œuvre fabuleuse de Michael Connelly …

 

La blonde en béton (The concrete blonde), thriller judiciaire de Michael Connelly traduit de l’anglais par Jean Esch (1996 en France), aux éditions Calmann-Lévy (Poche) 590 p., 8,30€

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18 mai 2017

Joyaux - des grands Moghols aux Maharajahs au Grand Palais

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Avalanches de perles, énormes diamants brillant de mille feux, rubis aux formes baroques, émeraudes gravées, objets d’or sertis d’émaux – souvent des boîtes pour conserver le pan -  jades d’une finesse arachnéenne, parures royales et tenues somptueuses de mariage … l’art de la joaillerie et la possession de pierres précieuses font partie intégrante de la culture indienne depuis la nuit des temps. Signe de faste et de puissance, le bijou y est bien plus qu’une simple parure.

 

émeraude gravée

 

aigrette Paul Iribe

 

paon Mellerio

Toute gemme recèle un sens, reflète une dimension cosmique, invoque la faveur des astres. Il devient le marqueur d’un rang, d’une caste, d’une origine géographique et d’un statut matrimonial. N’est-ce pas la même chose en occident ?

Notre privilège est d’admirer dans ce salon d’honneur du Grand Palais et pour encore quelques jours la collection de Sheikh Hamad bin Abdullah Al Thani, complétée par des prêts de prestigieux musées français et étrangers. Une escapade dans la caverne d’Ali Baba … dans une mise en scène subtilement ésotérique …

Il faut dire que l’Inde recèle dans ses montagnes les plus beaux gisements de gemmes : diamants du Dekkan, saphirs du Kashmir, spinelles du Badakshan, rubis de Ceylan et du Myanmar, perles du golfe Persique. Les émeraudes, fruit du commerce intercontinental, proviennent de Colombie.

L’incroyable technique indienne de sertissage des pierres, le kundan qui veut dire "or" en Hindi, est une technique d'incrustation propre aux Moghols, un « serti clos » qui consiste à utiliser un or extrêmement pur (24 carats), en feuilles de quelques microns repliées sur elles-mêmes et amalgamées pour sertir les pierres. Le matériau d'incrustation est tellement malléable qu'il peut épouser tout type de surfaces et ainsi accueillir des pierres de formes variées.

jeu d'échecs

oiseau

 

l'oeil du tigre

 

maharadjah d'Indore

 

mise en scène

 

bague d'archer2

De fait, l'or employé pour le kundan présente la singulière propriété de former avec lui-même des liaisons moléculaires à température ambiante. Le chauffage de l'objet, indispensable dans les techniques plus classiques, n'est donc pas nécessaire pour réaliser des sertissages en kundan très élaborés.

Néanmoins, au fil des siècles, les pierres les plus belles furent reserties, en particulier en substituant le platine à l’or, réutilisées et remises à la mode par les plus grands joailliers européens comme Cartier et Mellerio, en particulier dans les années 30. La création contemporaine perpétue ce style avec des maisons comme JAR à Paris et Baghat à Mumbaï.

La surprise : constater l’unité du style des ateliers moghols entre les joyaux du début du XVIIème siècle et ceux de l’époque actuelle. Autre remarque : les joyaux ne sont pas spécifiquement, par leur forme, réservés aux hommes – même si les plus belles pierres leur sont destinées - ou aux femmes. On admire les extraordinaires plastrons de diamants ornant la poitrine des maharadjahs … ou au contraire, la grande simplicité de ce portrait du Maharadjah d’Indore en costume de cour, peint en 1929 par Bernard Boutet de Monvel, portant un collier sublime arborant deux énormes diamants en forme de poire.

Une mention spéciale pour l’ornement de turban « Œil de tigre » formé d’un énorme diamant brun doré, découvert en 1913 et monté en 1937 avec un entourage de diamants baguette, l’aigrette en forme de paon de Mellerio, celle très graphique d’émeraude gravée et de saphirs de Paul Iribe, le collier contemporain de perles et diamants de Cartier. On en oublie totalement la « valeur » de chaque objet pour ne considérer que leur pure beauté …

 

 

 

 

Joyaux – Des grands Moghols aux Maharajahs - collection Al Thani au Grand Palais, jusqu’au 5 juin. Tous les jours sauf le mardi, à partir de 10 heures. 13€

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17 mai 2017

Darnes de colin aux herbes fraîches

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Eponger les tranches de poisson à l'aide de papier absorbant et les laisser revenir une heure à température ambiante.

Pendant ce temps, préparer le hâchis d'herbes : ciboulette, persil, basilic, une petite gousse d'ail nouveau.

Faire mousser une noisette de beurre dans une cuillerée à soupe d'huile, dans une poêle antiadhésive.

Saler et poivrer les darnes sur leurs deux faces et les poser dans la matère grasse bien chaude, pour les saisir des deux côtés (3 minutes au moins sur chaque face). Le temps de cuisson devra être adapté à l'épaisseur des tranches : il n'y a pas pire que du poisson pas cuit, qui n'a rien à voir avec le poisson cru ! Arroser le poisson avec la graisse de cuisson.

En fin de cuisson, déposer le hâchis d'herbes crues sur le dessus et terminer par une giclée de jus de citron. Difficile de faire plus simple, n'est-ce pas ???

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16 mai 2017

Déclaration annuelle des revenus ... la galère !

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Encore un exercice aussi difficile que douloureux : la déclaration annuelle de revenus.

Nous n’avons pas à nous plaindre de notre situation économique relativement privilégiée : après plus de 40 années d'une d’activité professionnelle à des niveaux de responsabilité élevés et pas une seule période de chômage – une situation totalement inimaginable pour nos enfants d'aujourd’hui -  nous bénéficions (pour l'instant) de deux excellentes retraites.

Nous n’avons pas divorcé – un désastre pour les patrimoines – et hérité de parents très économes. Nos enfants sont élevés et actifs, et il y a bien longtemps que nous avons terminé de rembourser les crédits qui nous ont permis d’acheter notre logement. Depuis dix ans que nous sommes en retraite cependant, ni notre patrimoine, ni nos revenus n’ont augmenté … Mais nos impôts, si, et oh combien !

Et ces sommes prélevées au titre de la solidarité nationale, c’est autant de moins qui ne sont pas investies dans la consommation.

Ce que je trouve dramatique, c’est la complexité de la déclaration annuelle, via internet, et l'obligation d'en passer bientôt exclusivement par là ...

Claude est diplômé de l’ENA (une école hier vilipendée et tout à coup redevenue à la mode parmi les nouveaux golden boys qui entourent notre jeune Président), et moi seulement de Sciences Pô, mais même à deux, nous avons eu beaucoup de mal à remplir toutes les rubriques.

C’est une logique particulièrement complexe à laquelle nous ne sommes pas accoutumés. Même avec la meilleure volonté du monde, avec une foultitude de rubriques, trahissant les « niches fiscales » successives qui s’empilent année après année, ministre après ministre. Simplification, où es-tu ????

On butte ainsi sur des cases qui refusent de se remplir, et au final, après signature et bien des tourments, on peut enfin consulter la facture finale : encore plus élevée que celle de l’an dernier !

Je demeure perplexe sur les possibilités aussi bien techniques qu’intellectuelles des contribuables âgés ou non reliés à l’internet de pouvoir satisfaire à l’obligation de déclaration des revenus par ce moyen. A moins que la solution ne soit de faire appel à un expert-comptable ? Ou une façon de mettre à contribution les agents de La Poste dans le souci de diversification vers les services de proximité ?

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Bref, notre devoir est accompli, dans l’angoisse et la douleur. Nous mesurons à quel point nous sommes solidaires et combien l’an prochain sera encore plus difficile avec la hausse prévue de CSG de 1,7%.

Il est bien normal que les retraités aisés participent au redressement des finances publiques et soient mis à contribution dans la mesure de leurs moyens. Nous sommes bien d’accord. C’est logique, nous l’acceptons, tout en sachant que cela ne va pas s'améliorer ... 

Alors, à vous qui n’avez pas encore terminé le pensum annuel de la déclaration des revenus, je vous souhaite bien du courage !

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15 mai 2017

Brassière top-down au point mousse, taille 3 mois

 

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Bienvenue à la petite Jeanne, nouvelle venue dans ce monde désormais voué à la jeunesse !

Pour elle, un modèle traditionnel tricoté en un seul morceau, au point mousse, dans le fil "Caline" de Bergère de France, coloris "Nono" avec des aiguilles n°3 pour l'essentiel, sauf le col et les poignets au point de riz en aiguilles n°2,5.

Echantillon : 22 mailles et 40 rangs au point mousse. Hauteur du raglan : 10 cm, hauteur sous l'aisselle : 15cm, hauteur totale du dos : 25 cm, longueur totale de la manche : 25 cm, largeur : 28 cm.

L'ouvrage se commence par le col.

Monter 52 mailles avec les aiguilles fines et tricoter 6 rangs au point de riz en commençant par une maille endroit. Réserver jusqu'à la fin du travail les 6 premières et les 6 dernières mailles au point de riz pour les bordures. Prévoir les boutonnières du côté choisi à trois mailles des bords, à partir du 6ème rang et en les espaçant de 14 rangs (tricoter 3 mailles, 1 jeté, deux mailles ensemble à l'envers).

A partir du 7 ème rang, répartir le travail en 5 parties : 14 mailles (dont 6 au point de riz), 1 jeté, 3 mailles endroit, 1 jeté, 6 mailles, 1 jeté, 3 mailles, 1 jeté, 12 mailles, 1 jeté, 3 mailles, 1 jeté, 6 mailles, 1 jeté, 3 mailles, 1 jeté, 8 mailles endroit, 6 mailles au point de riz.

Tous les rangs retour sont tricotés à l'endroit sur toutes les mailles.

Au 9ème rang, de part et d'autre du trou-trou qui se forme à chaque rang, on augmente à chaque rang endroit de 8 mailles, de façon à obtenir le raglan, en pratiquant 1 jeté de part et d'autre de chaque séquence 1 jeté, 3 mailles, 1 jeté. Répéter 20 fois jusqu'à obtenir sur l'aiguille en tout 224 mailles.

 

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Au niveau de l'aisselle, tricoter le rang endroit jusqu'à la fin de la première manche (qui représente 48 mailles) et retourner le travail. Continuer uniquement sur la manche en laissant en attente le premier demi-devant d'une part, le reste du travail (dos, seconde manche et second demi-devant) d'autre part. Tricoter la manche sur 48 rangs puis changer d'aiguilles et resserrer le poignet au point de riz sur 6 rangs en pratiquant au premier rang 8 diminutions. On obtient 40 mailles qu'on arrête en tricotant les mailles comme elles se présentent. Couper le fil.

Reprendre, avec ce fil, le rang laissé en attente au niveau de l'aisselle au niveau du dos et continuer le rang endroit jusqu'à l'aisselle suivante, tricoter la seconde manche comme la première. Bien compter le nombre de rangs.

 

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Reprendre enfin, au niveau de l'aisselle, le second demi-devant et terminer le rang.

Ensuite, tricoter le corps de la brassière en reprenant sur la même aiguille les deux demi-devants et le dos pour la hauteur souhaitée, terminer par une bordure de 6 rangs de point de riz.

Coudre les coutures de dessous de bras, faufiler les fils superflus, coudre les boutons au droit des boutonnières.

Bon, je me suis un peu trompée de côté pour les boutonnières, mais je gage que sa maman Agathe, que je connais de puis l'enfance et que je félicite chalereusement, ne m'en voudra pas !

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14 mai 2017

Requiem pour mon vieux lycée ...

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Je suis une enfant du babyboom.

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Quand j’ai atteint l’âge d’entrer en 6ème en 1957, aucune infrastructure d’enseignement secondaire n’était prête à recevoir cet afflux de nouveaux enfants nés après le retour des prisonniers … On a donc installé des classes provisoires, là où il y avait de la place, c’est-à-dire pour Paris, sur les terrains des anciennes fortifications de Thiers. Ensuite, on a bâti des lycées – à l’époque, on n’avait pas encore scindé le collège du lycée, aujourd’hui l’un financé par la Ville, l’autre par la Région) en « dur », enfin, en poutrelles d’acier et en béton avec des façades en mosaïque de pâte de verre (auto-lavante) … Il fallait construire vite.

Bref, ce lycée gigantesque sortit de terre en 1960 dans une forme d’une simplicité désarmante : une barre de 200 mètres de long parallèle au boulevard Soult … C’était tout neuf, un peu bruyant, dans le style des constructions de l’époque (Architectes : J-C Dondel et R. Dhuit). Cet établissement scolaire reçut plusieurs noms : Annexe du Lycée Jean-Baptiste Say, Lycée Mixte du Boulevard Soult puis, sur la proposition de mon vénéré professeur de lettres (français-Latin-grec) Pierre Fortassier, le lycée Paul Valéry. J’y ai effectué avec bonheur toute ma scolarité de septembre 1957 à juin 1964. Ce ne fut jamais un lycée d’excellence, ses performances à la sortie des classes préparatoires sont un peu faiblardes, mais c’était un lycée sympathique, où les professeurs s’occupaient bien de nous. Aujourd’hui, il regroupe environ 1370 élèves dont 920 pour le lycée.

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Sauf que, soixante ans après, la construction s’est dégradée et ne correspond plus aux nécessités pédagogiques du moment. Il a donc été décidé de le démolir et de reconstruire sur place une cité scolaire nouvelle, qui sépare plus radicalement la partie collège de la partie lycée (en l’attente d’une énième réforme de l’enseignement ??). L’idée est de concentrer davantage les nouveaux bâtiments afin de dégager de l’espace pour ajouter des circulations et des équipements de proximité : des logements de fonction, des logemets sociaux, une crèche (60 berceaux), un internat d’excellence de 150 lits, tout en accroissant la capacité d’accueil des élèves du lycée (+400), une école. L’architecture est confiée aux cabinets SA Quintet et Alain Gignoux/ Mizrahi/Eléments.

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Hier, il y avait donc une manifestation des anciens élèves pour célébrer une dernière fois cette bâtisse vieillie avant l’heure. J’ai surtout admiré les beaux arbres qui ont poussé et j’espère que les nouvelles constructions les épargneront. Un moment d’émotion en retrouvant les photos de classes … Ce sera un chantier gigantesque, cadencé en plusieurs opérations-tiroirs si j’ai bien compris, mais j’ai regretté qu’on ne nous installe pas des panneaux un peu plus explicites sur le devenir de cet espace immense (plus de 8 hectares avec la partie stade).

Pas de nostalgie, il faut vivre avec son temps. Vive donc le nouveau Paul Valéry … en espérant que le chantier tiendra les délais. Mais on aura toujours la solution de mettre les élèves dans des bâtiments provisoires en cas de retard … et la boucle sera ainsi bouclée !

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