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20 novembre 2018

Pull à motif norvégien sur les manches et encolure tunisienne (10 ans)

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Un pull pour les grands froids - et c'est le moment ! -en 100% laine réalisé avec le fil Berlaine de Bergère de France dans les coloris Acier (9 pelotes) et Griotte (1 pelote).

L’échantillon mesure 19 mailles et 25 rangs, tricoté en aiguilles n°3,5 – les bords côtes et le col sont tricotés en aiguilles n°3, en côtes 1/1. Le motif de jacquard est un dessin traditionnel norvégien « Marius ».

Dos : monter 91 mailles en côtes 1/1. Tricoter 18 rangs en côtes 1/1 puis changer d’aiguilles et réaliser la bande de jacquard sur 3 rangs. Après 78 rangs, creuser les emmanchures en rabattant de chaque côté 1 x 3 m., 2 x 2 m., 4 x 1 m (à 2 mailles du bord). Continuer droit sur les 71 mailles restantes jusqu’à une hauteur d’emmanchure de 46 rangs puis biaiser les épaules (4 fois 5 mailles) à partir du 125ème rang, tout en creusant simultanément l’encolure en rabattant les 21 m. centrales puis 3 m. et 2 m. de chaque côté.

Devant : même travail que pour le dos jusqu’au creusement de l’encolure. Rabattre les 7 mailles centrales et diviser le travail en 2, continuer sur le côté droit (qui est à gauche de votre travail !!!) en ajoutant, côté encolure, 7 mailles qui seront tricotées au point de riz. Sur ce côté, pas de boutonnières. Pour le creusement de l’encolure, rabattre 12 mailles puis 1x 3m, 2x2m., 2 x 1m. Tricoter le côté gauche en vis-à-vis mais prévoir une boutonnière d’1 maille à 4 m. du bord. La seconde boutonnière sera réalisée dans le col.

Manches : monter 49 m. et tricoter les poignets sur 18 rangs. Augmenter d’1 m. avant de continuer au point jersey puis augmenter de chaque côté tous les 10 rangs 1 maille (9 fois en tout). Le motif jacquard commence au 43ème rang, le creusement de la tête de manche au 79ème rang. Initier la tête de manche en rabattant de chaque côté tous les 2 rangs : 1 x 3 m., 2 x 2 m., 11 x 1 m. (à 2 mailles des bords), 2 x 2 m., 1 x 3 m., et rabattre les 18 mailles restantes.

Col : coudre les épaules à points arrière. Relever le long de l’encolure environ 98 mailles avec les aiguilles fines, faire un rang à l’endroit sur l’endroit ou à l’envers sur l’envers et 7 rangs de côtes 1/1 en réservant une boutonnière d’1 m. au droit de la première boutonnière et rabattre les mailles comme elles se présentent.

Montage : Poser le devant plus dos sur l’endroit et poser dessus les manches endroit contre endroit. Coudre les manches aux emmanchures en se basant sur les bords les plus rectilignes des devant/dos et en égalisant les « marches » des têtes de manches, puis les coutures de bas de manches et de côté en continu. Coudre les boutons. Rentrer les fils.

Dimensions du pull terminé : hauteur totale : 55 cm, largeur 38 cm, longueur des manches : 53 cm.

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19 novembre 2018

C'est la faute à Chalandon !

 

La roche

Et si tout ce bololo était la faute d'Albin Chalandon ?

Souvenons-nous : ce grand ministre de l’équipement et du logement de 1969 à 1972, né en 1920, qui avait initié une évolution majeure dans la politique du logement … pour en finir avec les grands ensembles collectifs et développer la propriété individuelle du logement rendue accessible – via des grands lotissements groupés – aux ménages à revenus modestes.

A cette fin, il avait lancé en 1969 un grand concours pour inciter les spécialistes de la construction de maisons individuelles – comme les Maisons Phénix ou le Groupe Maison Familiale – à adopter des techniques normalisées afin de faire baisser de moitié le prix de revient des maisons dont le financement était parallèlement rendu plus facile (avec le 1% logement par exemple) … quitte aussi à construire parfois sur des terrains non constructibles, et/ou très éloignés des réseaux publics. Parfois en zones inondables ... mais les maires ont toujours le souci d'accueillir de nouvelles familles pour maintenir leur école ....

Ainsi pouvait-on combiner l’aspiration viscérale de nombreuses familles d’accéder à la propriété qui confère un nouveau statut social pour le prix d’un loyer et avec l’assurance de se constituer un patrimoine à léguer à ses enfants et l’espoir secret des politiques d’avoir créé une couche de Français peu enclins à protester ou à faire grève car il y avait toujours les traites à honorer …

Résultats : le succès initial des « Chalandonnettes » a bénéficié à environ 85000 propriétaires pour environ 100000 Francs. Mais au prix d’une qualité architecturale très modeste et sur des terrains de plus en plus éloignés des transports publics. Une des composantes de ces maisons étant bien entendu le garage car la voiture est indispensable pour se rendre au travail.

Ces maisons ont aujourd’hui bientôt 50 ans. Ce sont le plus souvent des passoires thermiques car personne au moment de la construction ne pouvait imaginer l’envolée du prix de l’énergie – le premier choc pétrolier intervient en 1974 – et on parle de supprimer les chaudières à fioul d’ici peu. Leur valeur vénale n’est pas à la hauteur de ce que leurs propriétaires espéraient, même après avoir fini de payer le crédit hypothécaire.

Leurs propriétaires sont aujourd’hui à la retraite mais les charges d’entretien de ces logements sont de plus en plus élevées. Comme les trajets trop longs devenaient de plus en plus coûteux et fatigants, madame a arrêté de travailler et puis il fallait bien convoyer les enfants à l’école. Elle ne reçoit donc qu’une maigre pension … La réduction de 30% de la taxe d’habitation – parfois compensée négativement par une hausse soudaine initiée subrepticement par certaines municipalités – ne compense pas la hausse d’1,7% de la CSG … Certains petits malins ont même susurré que les pensions de réversion allaient être supprimées …

Alors voilà pourquoi, entre dépenses contraintes et abonnements auxquels on ne saurait plus se passer, le coût de la vie qui s’envole, les normes environnementales qui s’accumulent sans que personne ne nous informe de leur utilité, l’impérative obligation de réduire les déficits publics en l’attente d’une hausse probable des taux d’intérêts au niveau mondial qui mettra la dette de la France en très mauvaise posture, la révolte gronde.

Que réclament les protestataires ? Suspendre la hausse des taxes sur le diesel inscrite dans la loi de programmation votée sous Hollande ? … Pas certaine que cela apaise les esprits !

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18 novembre 2018

Gâteau léger à l'orange ...

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Un accompagnement idéal pour une petite pause thé ... et qu'on peut aussi agrémenter d'une crème pour le rendre plus riche, car il ne contient pas de beurre.

En voici les porportions pour un moule de 24 cm de diamètre, avec une charnière pour un démoulage facile.

Commencer par faire préchauffer le four à 180° (Th : 6).

Rincer une belle orange, en enlever le petit opercule et la couper en gros dés avec sa peau. Placer les morceaux avec 200g. de sucre en poudre et broyer (au Thermomix : 30 sec. Vitesse 10). 

Dans le même bol de mixer, ajouter 300 g. de farine et 3 oeufs et 100 g. d'huile de tournesol. Broyer à nouveau (45 sec. Vitesse 6).

Ajouter enfin le contenu d'un sachet de levure chimique et mélanger de nouveau (30 sec. Vitesse 5).

Graisser légèrement le moule et y verser le contenu du mixer.

Cuire 40 à 45 minutes puis défourner et laisser 10 minutes refroidir avant de démouler ...

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17 novembre 2018

Mais pourquoi le jaune ????

 

Gilets jaunes

Mais pourquoi ces opposants ont-ils choisi cette couleur maudite ?

Je ne mets pas en cause la colère des manifestants - pour certains parfaitement légitime - mais je constate tout simplement que le rejet des corps intermédiaires – partis politiques et syndicats discrédités par leur manque d'efficacité depuis des années – n’est pas de nature à régler les conflits. Nous avons pourtant plus que jamais besoin de dialogue, et pour ce faire, il faut avoir des interlocuteurs reconnus et responsables. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

C’était facile : chaque automobiliste a son gilet jaune dans sa boîte à gants (c’est une obligation introduite pour la sécurité des automobilistes en situation d’arrêt d’urgence sur le bas-côté de la route), et c’est un signe de reconnaissance à portée de main … Mais c’est méconnaître, dans le tréfonds de notre inconscient, la signification symbolique de cette couleur, depuis le haut moyen-âge. Le jaune est en effet considéré comme une couleur funeste … Et, dès le début de la matinée, on déplore déjà un mort et un blessé en urgence absolue ….

Une couleur associée depuis toujours aux traitres, à l’adultère, au mensonge, à la maladie, à la jalousie, à l’infamie. Il suffit de lire les ouvrages passionnants de Michel Pastoureau. Autrefois, le jaune était la couleur dont on habillait les bagnards et les prostituées, les enluminures représentaient Judas ou le chevalier félon Ganelon vêtus de jaune … sans parler plus récemment des briseurs de grèves, ni de la mortifère étoile jaune imposée par les nazis aux Juifs … J’ajoute le pavillon jaune, hissé au mât des navires en quarantaine, au symbole des émotions surjouées comme  « rire jaune », ou l’avertissement sportif « Carton jaune » …

Il n’y a qu’en Chine où le jaune était une couleur réservée à l’empereur.

A la mi-journée, on décomptait 125 000 participants à ce mouvement de protestation, près du double à 20 heures : significatif, mais pas un raz-de-marée. Un signal à considérer mais la politique ne se fait ni à la corbeille (comme disait le Général), ni sur les ronds-points. On verra si toutes ces personnes qui souhaitent que le gouvernement cède, obtiennent gain de cause ... mais sur quoi exactement ?

Depuis le 15 novembre, l’Etat – donc nous – n’a plus un sou en caisse et vit à crédit : une manière de reporter notre désir commun de plus de prestations pour moins de taxes … sur les générations futures puisque notre déficit accumulé depuis plus de 30 années de budget en déséquilibre sera payé par les générations futures.

C'est consternant !

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Renoir, père et fils au musée d'Orsay

 

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L’un des films qui m’a le plus marquée dans ma jeunesse est « La Grande Illusion » de Jean Renoir … sorti en 1937 avec un casting éblouissant : Pierre Fresnay qui ressemblait tant à mon père, y joue le rôle du capitaine de Boiëldieu, confronté à l’ouvrier Maréchal – Jean Gabin – prisonniers d’une forteresse de montagne avec Marcel Dalio – un fils de banquier juif, Julien Carette, un acteur, sous la surveillance d’un officier allemand blessé au combat – Erich von Stroheim …

Un scénario impeccable, une lumière inoubliable. Un des plus grands films français de tous les temps.

Le musée d’Orsay dont le fonds recèle les plus belles toiles impressionnistes et en particulier celles de Pierre-Auguste Renoir, explore le dialogue fécond entre Renoir père (1841 – 1919) et son fils Jean (1894 – 1979), entre peinture et cinéma.

Tout se passe comme si c'est en interrogeant la peinture de Renoir et de ses contemporains et, plus généralement, le XIXe siècle finissant, que Jean forge sa personnalité artistique et établit son autonomie de cinéaste. Difficile popurtant d'être le fils d'un génie ...

L'exposition revient aussi sur le rôle de Jean dans la diffusion de l'œuvre de son père, ses relations avec le milieu artistique et sa pratique de céramiste (Pierre-Auguste a commencé comme peintre sur porcelaine) qu'il met en parallèle avec celle du cinéma, un art qui anime aussi Claude Renoir (1901 – 1969), le frère aîné, alors que le cinéaste fait tourner également son autre frère Pierre (1885 – 1952). Une famille d’artistes exceptionnels.

Les relations entre Pierre-Auguste et Jean sont jalonnées de portraits croisés, entre ce fils qui a posé pour son père sans jamais l'avoir filmé, mais qui prépare pendant près de vingt ans sa biographie, qui finance sa production cinématographique par la vente des tableaux hérités de son père.

A travers des peintures, des extraits de films, des photographies, des costumes, des affiches, des dessins, cette exposition explore le rôle du modèle féminin (Jean Renoir épouse la très belle Andrée Heuschling, modèle de son père en 1920), les paysages : la Seine, Montmartre, la Côte d’Azur.

Il n’a pas été difficile de regrouper les œuvres détenues par le musée d’Orsay comme ces grandes baigneuses, peintes la dernière année de sa vie, les portraits de Jean enfant ou en chasseur. L’intérêt de l’exposition est avant tout de mettre en parallèle l’activité créatrice de Jean (il tourne son premier long métrage en 1924 « La fille de l’eau » avec Andrée devenue Catherine Hessling, elle jouera aussi dans Nana) et les correspondances évidentes entre les deux artistes. 

Jean puise son inspiration dans ses expériences personnelles et sa connaissance du milieu de la peinture, la guerre où il a été cruellement blessé. Son capitaine Louis Bossut serait le modèle du Boieldieu. Les canotiers des tableaux du père se retrouvent dans les films du fils « Nana », « French Cancan » "Le déjeuner sur l'herbe" "Partie de campagneé … Plus tard, sous l’influence de sa nouvelle compagne, il se rapprochera de la condition ouvrière "la vie est à nous", "La Bête humaine".

Une découverte : un quasi documentaire  « Le Fleuve », tourné en Inde en 1951 …

 

Renoir père et fils, peinture et cinéma, exposition au Musée d’Orsay jusqu’au 27 janvier au deuxième étage, à partir de 9h 30, fermé le lundi.


16 novembre 2018

La tresse, roman de Laetitia Colombani

 

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En règle générale, j’évite les best-sellers : ces livres encensés par toute la Presse, qui font les piles des rayons « culture » des supermarchés.

Celui-ci a fait l’objet en son temps d’un battage phénoménal. Mais, comme il est paru récemment en livre de poche, je me suis dit que je n’avais pas grand-chose à perdre …

C’est ce que l’on peut appeler un « feel good book », un livre émouvant qui fait du bien, qui utilise tous les trucs pour susciter l’émotion, et qui vous apporte une lueur d’espérance.

Trois destins de femmes qui ne vivent pas dans le même pays, ne parlent pas la même langue, ne pratiquent pas la même religion, et dont les vies vont se retrouver liées, emmêlées sans qu’aucune d’elles ne le sache, une idée tirée par les cheveux … mais qui fonctionne.

Une jeune indienne intouchable qui refuse que sa fille de 6 ans ne subisse la malédiction ancestrale des parias, une jeune sicilienne embarquée malgré elle dans une aventure industrielle, une femme d’affaire dynamique et super occupée fauchée par le cancer … Ce sont des battantes, des femmes résilientes, et elles vont faire face à la malédiction : la condition des femmes – et en particulier les femmes intouchables – dans une civilisation bloquée par le système des castes, l’évolution technologique qui rend certaines activités obsolètes, l’ostracisme que doivent affronter les victimes d’une grave maladie dans un monde où règne la religion de la performance.

J’ai personnellement été touchée par l’histoire de Sarah, l’avocate canadienne. Certains détails sont plus que vrais dans ce qui lui arrive, et je sais de quoi je parle* … par exemple l’attaque des gencives après les séances de chimiothérapie, le traumatisme de perdre sa chevelure et sa dignité d’être humain avec, la mise à l’écart des malades dans une entreprise …

C’est un livre écrit par et pour les femmes, court et dense, plein d’humanité et de pudeur, qui fait voyager et réfléchir, donne espoir … Son succès populaire est parfaitement justifié.

La tresse, roman de Laetitia Colombani, en livre de poche, 239p., 7,20€

* à celles et ceux que la question du cancer et des différentes façons d'y faire face intéresse, je recommande la page FaceBook intitulée "C My new Me" qui publie des témoignages d'ex victimes du cancer et de leurs mille manières d'en sortir, de changer de vie, d'en acquérir  plus de forces ...

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15 novembre 2018

Hickies : la nouvelle manière de lacer ses chaussures ...

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On n'arrête pas le progrès ... même dans un secteur aussi traditionnel que la manière d'enfiler ses chausssures !

Fini l'obligation de lacer et délacer les chaussures, surtout celles de sport, de faire des doubles noeuds, de s'arrêter dans la rue pour renouer un lacet détaché au risque de se casser la figure.

Ce système, venu de Suisse, permet toutes les combinaisons : serré, lâche, fantaisie avec plusieurs couleurs ...

Une occasion pour remettre dans le circuit des chaussures qu'on oubliait dans le placard parce qu'elles étaient trop longues à enfiler ...

Je teste des bandelettes en caoutchouc ... Un peu difficile à installer pour la première fois si les trous de la chaussure sont fins, mais après, on n'en parle plus ... C'est souple, discret, on a autant de couleurs qu'on veut ...

Un peu cher, certes ... 15€ les 10 pièces. Généreusement, on vous offre des frais de port réduits si vous en prenez 2 jeux !

 

Hickies.com

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14 novembre 2018

Un rêve d'Italie, la collection Campana au Louvre

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Giampietro Campana, directeur du mont-de-piété – l’institution financière centrale du Vatican depuis 1833 - a constitué entre 1830 et 1850 la plus grande collection privée du 19e siècle qui rassemblait aussi bien des objets archéologiques que des peintures, des sculptures et des objets de la Renaissance.

Plus de 10 000 pièces d'une incroyable qualité, puisqu’elle inclut de nombreux chefs-d’œuvre.

À travers cette collection à nulle autre pareille, Campana mettait en lumière le patrimoine culturel italien, au moment même où émergeait l'Italie comme nation.

En 1851, Giampietro Campana épouse Emily Rowles, qui lui ouvre les portes de la meilleure société anglaise et l’introduit aussi auprès de Louis-Napoléon Bonaparte dont on suppose même que le couple aurait financé le coup d’Etat du 2 décembre 1851.

Collectionneur compulsif, après son père et son grand-père, il procède lui-même à des fouilles archéologiques, devient le principal client du marché romain, achète partout en Italie, dépense des sommes folles et finit par confondre ses fonds propres avec ceux de la banque qu’il dirige …

En 1857, après différents contrôles, il est arrêté et sa collection saisie puis mise en vente par les Etats Pontificaux.

La collection sera ainsi dispersée entre le tsar Alexandre II qui acquiert des marbres et des vases, les Britanniques des sculptures de la Renaissance et Napoléon III qui achète tout le reste. Le noyau central sera attribué au Louvre et beaucoup de pièces seront dispersées dans les musées de province, malgré les avis négatifs de Ingres et de Delacroix.

Campana voulait rassembler un concentré de l’art italien dans cette période de construction de l’Italie, celle du Risorgimento, pour faire admirer la culture italienne à toute l’Europe.

Présentée aujourd’hui de façon éclatante au Louvre, nous y retrouvons des pièces maîtresses comme La bataille de San Romano de Paolo Uccello d'une incroyable modernité, la grande croix de Giotto, la vierge et l’enfant de Botticelli, La Vierge et l’enfant avec le jeune Saint Jean Baptiste et trois anges de Ghirlandaio, l’Aphrodite du Capitole, les terres cuites émaillées de l’atelier des Della Robbia, les merveilleuses majoliques, les bijoux, les vases grecs, la série des hommes illustres du studiolo d’Urbino et … mon préféré : le Sarcophage des Epoux étrusques que Campana gardé caché…

Cet ensemble d'oeuvres est représentatif du "collectionnisme", phénomène économique et culturel majeur au XIXème siècle. Rome, chantier ininterrompu de fouilles depuis la fin du Moyen-Âge et vaste marché de l'art enclenché par la Révolution, y joue un rôle fondamental. On assiste ainsi à une évolution du statut de l'oeuvre d'art ainsi que de celui du patrimoine artistique : enjeu autant culturel que politique, mission d'éducation et de diffusion des savoirs.

 

Quelle chance de découvrir toutes ces merveilles ....

 

 

Un rêve d’Italie, la collection du marquis Campana au Louvre jusqu’au 12 février, hall Napoléon, tous les jours sauf le mardi.

13 novembre 2018

Aiguillettes de poulet sauce moutarde

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Une recette légère et pleine de saveurs, idéale pour deux ou trois ...

A la base, deux filets de poulet sans peau, bio naturellement.

Poser les filets, poivrés et salés sur les deux faces, sur une feuille de film alimentaire, ajouter une giclée de jus de citron et envelopper en papillote. Poser dans le panier d'un cuit-vapeur et laisser cuire 15 minutes. Retirer le film et laisser refroidir avant de tailler en aiguillettes.

Gratter deux carottes et rincer une courgette longue. Les tailler en bâtonnets. Les faire cuire à la vapeur, 15 minutes pour les carottes et 5 seulement pour la courgette.

Dans une poêle ou un wok, laisser fondre une noisette de beurre et un peu d'huile et y placer les aiguillettes de poulet pour leur faire prendre couleur.

Ajouter les légumes égouttés et bien mélanger. Vérifier l'assaisonnement. Verser un filet de crème fraîche liquide (environ 3 cuillerées à soupe) puis une cuillerée à café de moutarde forte. Bien mélanger, ajouter des fines herbes selon le goût. Donner juste un bouillon et servir bien chaud.

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12 novembre 2018

Enfermé.e, thriller de Jacques Saussez

 

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Hélas, je n’ai pas retrouvé le couple vedette Magne/Heslin dans ce dernier roman de Jacques Saussez qui traite, toujours sous forme de thriller, d’un tout autre sujet.

Cependant, on retrouve ici des thèmes récurrents chez l’auteur : la vengeance, la séquestration, l’enfance martyrisée, les maisons de retraite … souvent évoqués dans ses précédents ouvrages « De sinistre mémoire », « Colère noire » ou « Ne prononcez jamais leurs noms ».

Ici, il est question des immenses souffrances d’un être qui naît non souhaité, dans une famille qui se déchire et se sent, dès sa plus tendre enfance, complètement fille alors qu’il est doté d’un corps de garçon. Devant la réaction violente de son père, Virginie adolescente s'enfuit, et commence une descente aux enfers - drogue, prostitution ....

Comme Edmond Dantès, Virginie sera accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis et passe la première partie de sa jeunesse en prison où sa transidentité génère d’abominables brimades, tant de la part des autres détenus que des matons, dans l'indifférence totale de tout le monde.

Rendue à la liberté au bout de douze ans terrifiants, grâce à l’aide d’un homme dont la fille était l'une de ses codétenues, elle va s’engager dans une maison de retraite d’où on ne sort que les pieds devant et, comme Monte Cristo, ourdir une terrible vengeance.

C’est terriblement cruel, réaliste, émouvant, cru, parfois difficile à supporter. Mais cela permet au lecteur de prendre conscience de la détresse de ces personnes nées entre deux genres, vouées à l’intolérance, à toutes les abominables violences qu’elles subissent de la part de leurs camarades d’école, leurs collègues de travail, l’administration … un phénomène qui, selon l’auteur, touche environ 134000 personnes en France.

Un roman âpre, violent, à ne pas mettre entre toutes les mains, noir, très noir …

 

Enfermé.e, thriller de Jacques Saussez publié chez French Pulp, 383 p., 18€.

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