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17 février 2018

Dans l'ombre, thriller politique d'Edouard Philippe et Gilles Boyer

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C’est un thriller de politique-fiction, co-écrit par deux des hommes les plus proches d’un de nos plus prestigieux ex-premier-ministre. Il décrit la dernière ligne droite d’une élection présidentielle, racontée par l’apparatchik le plus intime, celui en qui le Patron a une confiance absolue, celui qui donne les derniers conseils, qui ose parfois ne pas être d’accord … mais pas souvent. C'est le portrait de Gilles Boyer, dont il y a peu nous faisions la connaissance dans "Lapins et merveilles" de Gaël Tchakaloff. Mais ça, c'était avant ...

Inutile de chercher les clés de ce roman car les personnages sont le résultat de collages. On en retrouve toutefois quelques-unes, mais là n’est pas l’intérêt de cette fiction plus vraie que nature. Car le plus étonnant est que ce gros pavé a été écrit en 2010, donc avant les primaires de la droite et du centre, avant les affaires de trucage de l‘élection à la présidence du parti gaulliste, avant les révélations qui ont mis en pièces un candidat victorieux à une primaire et qui ne pouvait que gagner la présidentielle, dézingué vraisemblablement par des hommes – ou des femmes – de son propre camp.

C’est une plongée en apnée dans le premier cercle des ténors de la politique, au milieu de ceux qui forment l’entourage, les parasites, les petites mains, les barons encombrants, les hommes de la sécurité … Une règle immuable : plus l’élu devient important, plus ceux qui l’entourent se divisent.

L’intrigue tourne autour d’une rumeur, qui éclot au lendemain du résultat serré de la primaire : le scrutin électronique aurait été truqué. Cette rumeur est-elle fondée, et si oui, qui a intérêt à la répandre : l’homme du parti adverse ou la candidate arrivée seconde à la primaire ? Le narrateur va s’efforcer de remonter de bien minces pistes, aidé en cela par un jeune militant, fils hyperdoué d’un parlementaire disparu depuis de nombreuses années.

Au-delà des personnages croqués à l’acide, tous gratifiés de pseudonymes, on mesure combien, dans une campagne présidentielle, il est plus difficile de manœuvrer les Barons que de contrer les arguments des adversaires. « Ceux qu’il vaut mieux avoir dedans à pisser dehors que dehors à pisser dedans ». Comment concocter les investitures qui seront gagnantes aux législatives qui suivent la présidentielle, comment organiser un meeting monstre à la veille du second tour …

Le rôle de l’homme de l’ombre ne consiste pas seulement à acquiescer d’un sourire aux idées du chef mais plutôt à les discuter sérieusement. Ce roman, c’est la complainte désabusée de l’apparatchik, rouage indispensable à une campagne électorale majeure, et qui ne le devient plus dès l’instant où son patron est devenu Président.

Un roman noir, prémonitoire, superbement documenté, au style élégant et percutant … haletant. Savoir qu’il a été écrit en grande partie par notre actuel Premier ministre en souligne tout l’intérêt.

 

Dans l’ombre, thriller politique d’Edouard Philippe et Gilles Boyer, édité par JC Lattès, 567 p., 22€

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16 février 2018

Mon pull inca du Pérou (taille 42)

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J’ai craqué au salon « L’aiguille en fête » pour un fil importé du Pérou et teint de façon artisanale – et donc totalement aléatoire. Impossible d’être certaine de retrouver des motifs constants d’un écheveau à l’autre, même lorsqu’ils appartiennent au même bain de teinture.

La boutique « Lil Weasel » nichée au début d'un des plus jolis passages du quartier des halles, prévient clairement de ces caractéristiques un peu déconcertantes. Et il faut commencer par mettre en pelote les écheveaux de ce fil 100% mérinos « Malabrigo » de type Arroyo. Ici la couleur (ou plutôt les couleurs) sont baptisées « Camaleon ». Le modèle réalisé correspond à la taille 42, style près du corps, et m’a demandé moins de 4 écheveaux de 100 g.

Echantillon : pour 10 cm, une fois repassé : 22 mailles et 30 rangs aux aiguilles n°3,5.

Dos : monter 102 mailles et tricoter 20 rangs en côtes 2/2 avec les aiguilles n°3 puis continuer droit en jersey avec les aiguilles n°3,5. Le creusement des emmanchures intervient à partir du 85ème rang de jersey (35 cm environ de hauteur totale). Rabattre de chaque côté 3 mailles puis diminuer 2 fois 2 m. et 3 fois 1m. Je préfère les diminutions à 2 mailles du bord. Continuer droit jusqu’au 105ème rang puis rabattre de chaque côté 4 fois 6 mailles pour les épaules. Simultanément avec le premier niveau de rabat d’épaule, rabattre les 32 mailles centrales et séparer le travail en 2. Diminuer encore d’une maille de chaque côté de l’encolure.

Devant : même travail que pour le dos jusqu’au creusement des emmanchures. Pour l’encolure, séparer le travail en 2 au niveau de la seconde diminution double de l’emmanchure et continuer chaque côté de façon symétrique. Après 4 rangs, diminuer d’une maille de chaque côté de l’ouverture centrale à 4 mailles du bord (2 m. ensemble à droite, 1 surjet simple à gauche). Ces diminutions surviennent tous les 4 rangs 4 fois puis tous les 2 rangs 12 fois, continuer droit jusqu’au 104ème rang (il doit rester 24 mailles pour l’épaule) et biaiser les épaules comme pour le dos. Faire les deux côtés en vis-à-vis.

Manches : monter 50 mailles et tricoter le poignet sur 30 rangs de côtes 2/2 avec les aiguilles fines puis continuer en jersey avec les aiguilles n°3,5 en augmentant de chaque côté d’1 maille au dernier rang de côtes. Augmenter ensuite de chaque côté à 2 m. des bords 4 fois 1 m. tous les 10 rangs puis 7 fois 1 m. tous les 8 rangs. Former la tête de manche en rabattant de chaque côté 3 m., puis tous les 2 rangs 3 fois 2 m., 2 rangs droits, puis à 2 m. des bords 9 fois 2 m. tous les 2 rangs, encore une fois 2 rangs droits et enfin 4 fois une diminution double et enfin rabattre 2 mailles et en une fois les 18 m. restantes.

Montage et col : repasser les 4 parties du tricot. Coudre l’une des épaules à points arrière. Avec une aiguille fine, relever le maximum de mailles le long de l’encolure : 30 pour le dos et 56 de chaque côté du V. Tricoter un rang à l’endroit sur l’endroit ou à l’envers sur l’envers et 7 rangs de côtes 2/2 en pratiquant une double diminution au niveau de la maille centrale, à chaque rang, et aussi une double diminution 2 fois au niveau de la couture d’épaule puis au 8ème rang, rabattre les mailles. Coudre la seconde épaule, puis les manches au corps et les coutures de bas de manches et de côté en continu.

L'ouvrage terminé mesure 50 cm de large, 55 cm de hauteur et 57 cm de longueur de manches.

Lil Weasel 1 et 4 passage du Grand Cerf - 75002 PARIS - 01 73 71 70 48.

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15 février 2018

Le retour du héros, film de Laurent Tirard

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Capitaine Neuville

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Une comédie bien française, dans de superbes costumes et décors parfaitement reconstitués. Un casting splendide avec une grande vedette qui en fait des tonnes – et c’est ce qu’on attend de Jean Dujardin – une belle héroïne à contre-emploi de garce pleine de grâce – et des seconds rôles bien choisis. La sœur cadette nymphomane – Noémie Merlant – le gendre évanescent - Christophe Montenez (de la Comédie française), Evelyne Buyle en belle-mère attentive aux bonnes manières bourgeoises, le beau-père dépassé – Christian Bujeau a souvent joué ce rôle, sans oublier l’apparition fugitive de Feodor Atkine en général des dernières batailles napoléoniennes mais qui arrive à point avec sa cavalerie.

Les dialogues crépitent, farcis d’allusions à l’actualité, l’intrigue est bien troussée, le rythme rapide et la musique agréable. Un bon moment de cinéma, sans autre prétention qu’une réflexion sur les apparences mensongères, la réinsertion difficile des soldats (on pense au retour du Colonel Chabert), le comédien qui se prend à son propre jeu, les fausses lettres comme celles de Cyrano, le courage et la couardise.

Et notre héros de comédie-né – qui devrait tout de même essayer de faire un régime car à 45 ans, Dujardin s’empâte – se montre comme toujours aussi lâche, soudard, escroc, séduisant, impertinent, réactif, et donc tout à fait irrésistible. Il trouve ici une partenaire à sa démesure : Mélanie Laurent nous enchante avec ses jolies robes de style Empire – nous sommes en 1812 -  et nous nous amusons franchement car « c’est notre combat ! »

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14 février 2018

Oeufs cocotte à la florentine

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Une variante à peine plus compliquée que les traditionnels oeufs au plat ...

Faire préchauffer le four à 240° (Th : 8) le temps nécessaire.

Laver soigneusement 100g. de jeunes feuilles d'épinards après leur avoir enlevé les queues. Egoutter dans un torchon et couper en lanières. Emincer un demi oignon.

Dans une poêle allant au four, faire tomber l'oignon dans un peu d'huile d'olive, puis les épinards dont le volume va dégonfler rapidement. Bien mélanger, saler et poivrer.

Ajouter quelques petits dés de fromage de chèvre frais ou sec.

Dégager des petits "nids" au milieu des épinards et y placer autant de cuillerées à soupe de crème fraîche épaisse. Laisser réchauffer deux minutes avant de casser délicatement les oeufs parfaitement frais dans chaque alvéole et laisser prendre une minute ou deux le blanc sur le gaz.

Glisser ensuite au four chaud pendant 3 minutes. 

Et passez une joyeuse Saint Valentin avec votre chéri(e) préféré(e). Moi, j'ai déjà reçu dès hier matin un très joli bouquet de fleurs !

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13 février 2018

Une seule grille, 2 interprétations

 

une grille 2 interprétations

Traduire des explications de tricot n'est pas toujours tâche aisée...

J'ai "piqué" cette grille de torsade à "La Maille de Marica" en italien et j'ai eu quelques difficultés à en saisir les symboles.

Un double essai m'a fait remarquer les différences de tension entre deux types de torsades. J'ai en effet tricoté deux échantillons dans le même fil (Sport de Bergère de France) en deux couleurs différentes (Kraft et Savane). Même nombre de mailles, même nombre de rangs, même diamètre d'aiguilles (n°4). Mais une variante au niveau de la torsade.

Grille n°1 beige :

Rang 1 : 1 m. envers, un surjet double (glisser 1 m. sur l'aiguille droite sans la tricoter, tricoter les 2 m. suivantes à l'endroit, passer la maille non tricoté par dessus la maille obtenue, 1 m. envers ;

Rang 2 : 1 m. endroit, 1 m. envers tricotée dans le fil intermédiaire, 1 m. envers, 1 m. envers dans le fil intermédiaire, 1 m. endroit ;

Rang 3 et 4 : les mailles comme elles se présentent ;

Rang 5 : reprendre au rang 1.

 

Grille n°2 vert :

Rang 1 : 1 m. envers, glisser une maille sur l'aiguille droite sans la tricoter puis tricoter deux mailles endroit et passer la maille glissée par dessus, 1 m. envers ;

Rang 2 : 1 m. endroit, 1 m. envers, 1 m. envers tricotée dans le fil intermédiaire, 1 m. envers, 1 m. endroit ;

Rang 3 et 4 : les mailles comme elles se présentent ;

Rang 5 : reprendre au rang 1.

Dans le premier cas, on obtient un motif à deux trous, dans le second, un seul trou central et une torsade nettement plus resserrée en largeur mais qui "monte" davantage.

D'où l'importance de commencer tout ouvrage par un échantillon, en particulier pour les torsades qui resserrent plus ou moins la largeur du tricot. 

Dans un prochain billet, je vous montrerai les différences de motifs obtenus avec un fil teint à la main en différentes couleurs, selon la largeur de la pièce à tricoter, et même avec des pelotes choisies dans le même bain de teinture, les différences de nuances  .... J'en apprends tous les jours !

 

 

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12 février 2018

Médaillons de filet mignon à la moutarde

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Couper le filet mignon de porc en rondelles d'épaisseur régulière (1,5 à 2 cm). Les saler et poivrer sur leurs deux faces.

Faire prendre couleur dans moitié huile neutre moitié beurre dans une poêle antiadhésive.

Déglacer avec un mélange 1 cuillerée à soupe de moutarde forte classique (ou à l'ancienne avec les grains de sénevé) pour 2 cuillerées à soupe de crème fraîche.

Saupoudrer de feuilles d'estragon (frais ou séché).

Ajouter un petit verre d'eau et une cuillerée à café de fond de veau en poudre. Laisser cuire à frémissements pendant environ 15 minutes.

Au moment de servir avec du riz blanc (basmati) nature, saupoudrer de quelques feuilles de persil plat concassées.

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11 février 2018

Les Hollandais à Paris, exposition au Petit Palais

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affiche

Van Gogh autoportrait

à la Galette

Breitnet Kmono rouge

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jongkind

kaemmerer à scheveningue

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Toujours un plaisir de visiter une exposition au Petit Palais qui a pour principe de présenter de façon didactique et très claire les œuvres, judicieusement accrochées dans des « alvéoles » dédiées, bien séparées. Ici, chaque peintre est introduit par un de ses portraits et les cartels sont très intéressants.

Le propos est de montrer l’influence de Paris sur les peintres hollandais, de la fin du XVIIIème au début du XXème siècle.

Car durant cette période, plus d’un millier d’artistes sont venus des régions du nord dans la capitale, attirés par son rayonnement, l’enseignement, les opportunités de carrière, la richesse des musées, un marché de l’art florissant.

Avec les artistes français se nouèrent donc de nombreux liens, tissées des influences réciproques, des amitiés artistiques, établis des contacts avec des galeristes dynamiques (tel Adolphe Goupil). Certains de ces peintres s’installèrent définitivement en France.

A travers la confrontation avec les peintres français de leur temps, on perçoit ces influences et surtout les différences. Les comparaisons avec les toiles de Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso sont éclairantes.

Avec à la clé la découverte de noms inconnus, ou ultra-célèbres : Gérard van Spaendonck (1746 – 1822) virtuose des fleurs, Ary Scheffer (1795 – 1858) le romantique, Jacob Maris, Frederick Kaemmerer et Johan-Barthold Jongkind (1819 – 1891), George-Hendrik Breitner qui importe la manière de Degas ou Manet dans son pays, Vincent Van Gogh qui ne vend presque rien à la différence de Kees Van Dongen qui profite de ses réseaux et devient un peintre à la mode, Piet Mondrian enfin, et ses tableaux abstraits en camaïeu de gris et de brun.

 

Les Hollandais à Paris, au musée du Petit Palais, tous les jours sauf le lundi de 10h à 18 h., jusqu’au 13 mai – 13€.

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10 février 2018

Filet de dorade en papillote

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Le poissonnier se fera un plaisir de vous détailler une belle dorade en filets sans la peau et, selon sa grosseur, vous pourrez la retailler en portions de 130g par personne environ.

Pendant que vous laissez les filets de dorade revenir à température ambiante en les salant et poivrant des deux côtés, plus quelques feuilles de thym, mettre le four à préchauffer à 180° (Th : 6).

Sortir la lèche-frite du four et l'huiler très légèrement. Couper de grandes feuilles de papier sulfurisé et les plier par le milieu dans la largeur. Les placer côte à côte sur la plaque du four. 

Eplucher puis émincer (par papillote) : une carotte nouvelle en bâtonnets, une demi courgette en lanières, un quart d'oignon en lamelles, une demi tomate, un quart de citron avec sa peau mais sans ses pépins. Placer le tout dans un panier vapeur et précuire 15 minutes.

Placer la moitié des légumes précuits sur la papillote, déposer le filet de daurade dessus puis recouvrir du reste des légumes. On peut rajouter quelques pluches de persil plat. Verser un filet d'huile d'olive et surmonter d'une cuillerée à soupe de crème fraîche épaisse. Saler et poivrer, éventuellement, saupoudrer d'une pincée de piment d'Espelette.

Refermer les trois côtés de la papillote le plus hérmétiquement possible. Enfourner pour 10 minutes.

Servir en crevant la papillote et en glissant son contenu dans les assiettes.

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09 février 2018

Aiguille en fête, le salon des fanas de la couture et du tricot

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Je m'étais promise de ne pas y participer cette année ... et puis j'ai craqué.

Toujours autant de monde dans les allées, toujours autant de fouillis avec des stands de petite surface rangés de façon aléatoire - il y a plus de 200 exposants, mine de rien !

L'enjeu financier pour les exposants étant important, il y a tout de même beaucoup de conseillères compétentes et accueillantes. C'est donc sympathique, quand on arrive à percer la foule, de les rencontrer et on se sent "entre soi" et non vues comme des ringardes. La couture, le tricot, la broderie redeviennent furieusement à la mode, du fait de l'individualisme croissant, de l'allongement de la vie, de la recherche d'economies de frais et des vertus apaisantes de ces activités créatives.

J'avais bien noté sur le plan la situation des stands qui m'intéressaient : Modes & Travaux (mais je n'y ai pas vu ma nièce), Lil Weasel où j'ai acheté des écheveaux d'une incroyable laine mérinos imprimée de toutes les couleurs et venant du Pérou, L'Atelier de la rue des plantes et, bien entendu, le stand Bergère de France, histoire de palper en taille réelle des fils et des matières non encore testées et d'avoir une petite causette avec une des "Bergères" fort sympathique.

C'est un peu oppressant, mais on en prend plein les yeux. Et il faut attacher bien serré sa carte bleue. Ne pas manquer non plus, à gauche de l'entrée, les belles pièces de boutis et de dentelles blanches  - Blanc, Tradition, Passion - qui font l'objet d'une belle exposition dans un calme relatif.

Une frustration toutefois : j'ai interrogé plusieurs stands vendant des livres de modèles pour savoir s'il existe un manuel sur la technique du  top-down. Personne ne connaît, il faudrait l'écrire. Avis aux éditeurs !

 

Salon l'aiguille en fête, du 8 au 11 février à la Porte de Versailles - Hall 5 au premier étage - à partir de 9:30, plein tarif : 14€.

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08 février 2018

L'honneur du samouraï, roman de David Kirk

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Fanatique de tout ce qui touche à l’histoire et à la civilisation nippone, je me suis ruée sur ce roman d’un jeune auteur américain. Tout en éprouvant rapidement une désagréable impression de « déjà lu ». Car ce livre raconte l’histoire d’un guerrier devenu légendaire, l’escrimeur Musashi Miyamoto (1584 – 1645) … dont les exploits furent retranscrits de façon magistrale en 1935 par Eiji Yoshikawa (le Victor Hugo japonais !), dans son célèbre ouvrage « La pierre et le sabre ».

Cet épisode de la vie mouvementée d’un jeune ronin vagabond se situe au lendemain de la bataille de Sekigahara à l’automne 1600, qui a vu la victoire du clan Tokugawa et de ses alliés sur la coalition menée par le clan Toyotomi. Faisant partie des vaincus, Musashi devrait, pour suivre le code de l’honneur ancestral, se suicider par seppuku. Mais il refuse cette logique qu’il juge absurde et choisit de vivre, et donc fuir, la rage au cœur, totalement opposé à cette tradition. En outre, il est pourchassé par l’école d’escrime Yoshioka de Kyoto, qui a envoyé à ses trousses un tueur car il aurait manqué de respect à l’un de ses membres.

Poursuites sur les toits, escarmouches, affrontements, membres sectionnés, lieux de culte violés … Mushashi est un solitaire qui n’aspire qu’à semer un chaos à travers lequel il se forge une philosophie personnelle et surtout découvre une technique de combat terriblement efficace. Totalement opposé à la doctrine qui impose de se suicider en cas d’échec, il va affronter seul les membres de la confrérie qu’il va vaincre l’un après l’autre, tel Horace, tuant sans remords ceux qui ne savent que suivre d’éternelles manœuvres promises à l’échec et pourtant reproduites mécaniquement, chacun d’eux courant à la mort, incapable de changer de tactique.

Ce faisant, le jeune Musashi ne se rend pas compte qu’il est manipulé par le représentant du clan Tokugawa, attentif à se débarrasser d’une secte opposée à la puissance du nouveau shogun.

La traduction n'est pas des meilleures mais le style est d’une grande simplicité, calibré pour être à la portée du jeune public. Si l’on fait abstraction des longues digressions philosophiques sur les états d’âme du héros, on suit avec intérêt les descriptions imagées des combats au sabre. On se croirait devant un film d’action, ou mieux un anime d’une violence inouïe. La scène finale est d’une cruauté fantastique. Bien entendu, le héros et ses acolytes sortent indemnes de cet épisode … Musashi Miyamoto a encore une longue carrière devant lui, qui donnera l’occasion à son auteur de plusieurs autres romans. Quant à moi, je préfère rester sur les impressions inoubliables des livres de Dale Furutani (La promesse du Samouraï) ou même de la saga de Lian Hearn (le clan des Otori).

 

L’honneur du samouraï (Sword of Honour), roman de David Kirk traduit de l’anglais par Marina Boraso, édité chez Albin Michel – 522 p., 22,90€

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