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08 décembre 2016

Tunique à emmanchures raglan torsadées (taille 42)

C'est le moment de sortir les pulls bien chauds ! Et ils se tricotent vite. Celui-ci est pour Victoire !

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Voici un long pull-over alliant côtes 3/3 et torsades le long des dos et devant. Tricoté avec 11 pelotes laine Karisma de DROPS – 100% laine -  avec des aiguilles n°3,5 (base, col et poignets) et 4. Echantillon : 21 m. et 28 rangs.

Dos : monter  105 mailles et réaliser la bordure de côtes 3/3 en commençant par 3 mailles endroit, avec les aiguilles fines, pendant 20 rangs, puis continuer droit avec les aiguilles n°4 en plaçant à chaque extrémité 18 mailles en côtes 3/3 en réalisant 2 diminutions sur le 1er rang de la partie laissée en jersey.

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A partir du 7ème rang et tous les 6 rangs (6 fois), faire une diminution de chaque côté à 21 m. du bord, en tricotant 2 mailles ensemble à droite et 1 surjet simple à gauche, à chaque fois à égale distance de la partie tricotée en côtes. Ensuite, augmenter de chaque côté, à 21 mailles du bord : 6 fois 1 maille tous les 8 rangs. On retrouve 103 mailles avant d’initier le raglan. Rabattre de chaque côté 2 m. puis réserver les 15 mailles de part et d’autre pour faire le motif de torsades et diminuer sur la partie jersey à 3 mailles de la limite des mailles réservées à la torsade : 8 fois1 m., alternativement tous les 4 rangs et tous les 2 rangs, puis 15 fois 1 maille tous les 2 rangs. Rabattre en une fois les 43 mailles restantes.

Devant : même travail que pour le dos mais ne pas faire les 9 dernières diminutions du raglan et initier le creusement d’encolure 14 rangs avant la fin du travail : rabattre les 23 mailles centrales puis de chaque côté 6 m., 2 fois 3 m., 2 fois 2 m., 3 mailles.

 

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Manches : elles sont symétriques, et il faut veiller à ce que les côtés qui correspondent au dos (plus long) et au devant comportent le même nombre de rangs que les parties principales du pull. Monter 55 mailles et tricoter le poignet sur 20 rangs en côtes 3/3 en commençant par 2 mailles endroit. Augmenter de chaque côté 3 fois 1 m., tous les 12 rangs puis 5 fois 1 m., tous les 10 rangs. Rabattre 2 m. de chaque côté puis faire le raglan en diminuant à 4 m. du bord 9 fois 1 m. tous les 2 rangs puis 16 fois 1 m., en alternant tous les 4 et tous les 2 rangs. A gauche et à droite, ne pas faire les 3 dernières diminutions mais rabattre successivement 7 m., 4 m., 3 fois 3 mailles.

Col : Monter les manches au dos et devant  des raglans en laissant une partie de la couture de la manche au dos. Relever le maximum de mailles possibles au niveau de l’encolure (168) et tricoter le col avec les aiguilles 3,5 sur 45 à 50 rangs, rabattre les mailles souplement comme elles se présentent. Terminer la couture du dos-manche et du col. Coudre les bas de manches et de côtés en continu et faufiler les bouts de fils.

 

Motif de torsades (devant et dos) : pour les rangs pairs, les mailles se tricotent comme elles viennent.

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1er au 10ème rang : côtes 3/3 en commençant par 3 mailles envers.

11ème rang : 3 m. envers, 3 mailles croisées à gauche sur 1 m. envers (glisser 3 m. sur une aiguille auxiliaire devant, tricoter la maille suivante à l’envers puis les 3 mailles de l’aiguille aux. à  l’endroit), 1 maille envers, 3 mailles croisées à droite sur 1 m. envers (glisser 1 m. sur l’aiguille auxiliaire derrière puis les 3 m. suivantes à l’endroit, puis la maille de l’aiguille aux. à l’envers), 3 m. envers.

13ème rang : 4 m. envers, 7 m. croisées à gauche (glisser 3 m. sur une première aiguille aux. devant, puis glisser 1 maille sur une seconde aiguille aux. derrière, tricoter les 3 mailles suivantes à l’endroit puis la maille de la seconde aiguille aux. à l’envers et enfin les 3 mailles de la première aiguille aux. à l’endroit), 4 m. envers.

15ème rang : 3 m. envers, 3 m. croisées à droite sur 1 m. envers, 1 m. envers, 3 m. croisées à gauche sur 1 m. envers, 3 m. envers.

17 et 19ème rangs : comme les mailles se présentent,

21ème rang : reprendre au 11ème rang.

 

N.B. : il s'agit d'un modèle Bergère de France (modifié au niveau du col) datant de 2005 et le fil a été acheté à l'Atelier de la rue des Plantes.

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07 décembre 2016

Joyeux anniversaire Apolline !

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C'est le dernier anniversaire de l'année, et j'ai beaucoup de mal à me figurer que notre dernière petite-fille atteint l'âge de raison ! Comme le temps passe ...

Eh oui, Apolline célèbre ses 7 ans aujourd'hui.

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J'ai essayé de lui expliquer dimanche ce que signifie ce degré de responsabilité d'un enfant, auquel finalement je ne sais pas très bien à quoi il correspond, si ce n'est à une tradition séculaire. Pour Apolline, spontanément, ce fut de me dire "Alors, je pourrai rester toute seule à la maison maintenant ?"

Bref, elle aussi, grandit, et pas seulement en taille ... Elle a toujours de solides réparties et se montre plus indépendante que sa douceur ne le laisse apparaître. Je suis fière de savoir que mes trois petites-filles ne s'en laissent pas conter.

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Mais il évident que 7 ans constitue un palier d'évolution : elle lit très bien, et depuis cet été sait nager. C'est notre petite dernière, nous craquons ...

Bon anniversaire Apolline !

 

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06 décembre 2016

Ainsi, Dieu choisit la France, essai par Camille Pascal

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« Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse » écrivait Grégoire IX à Saint Louis en 1239, faisant référence à la conversion de Clovis au Vème siècle …

Camille Pascal raconte quelques-unes des grandes étapes d’une histoire de France que la République a souvent voulu occulter, au nom d’une « cécité délibérée à l’égard de tout ce qui s’apparenterait à un mouvement spirituel » (Jacques Juillard dans Le Figaro du 5 décembre).

Ce livre a été imprimé en novembre dernier, donc écrit bien avant la spectaculaire élection de François Fillon à la primaire de la Droite et du Centre et explicite ainsi - mais sans tentative de prosélytisme - une affirmation nouvelle et sans complexe d’idées jugées le plus souvent conservatrices, donc incongrues. Un signe que la foi, ou plus simplement la référence à une tradition religieuse, qui semblait totalement ringarde depuis des décennies, refait surface et s’affirme à nouveau comme licite.

Cet ouvrage rappelle de façon factuelle que la foi en Dieu a été, pendant 15 siècles, le vrai moteur et la seule justification de ceux qui gouvernaient la France. Qu’on le veuille ou non, certaines étapes cruciales de l’histoire de France passent par un rapport étroit avec le catholicisme : et c’est ce que Camille Pascal nous narre avec un talent imagé de conteur et un style alerte qui nous transporte sous les tesselles d’or du baptême de Clovis, auprès des reliques de la crucifixion achetées par Saint Louis au jeune empereur désargenté de Constantinople, dans le sillage de Jeanne à la cour de Charles VII mais aussi dans le sang du massacre des dirigeants protestants lors de la nuit de la Saint Barthélémy, les hésitations de Louis XIII et sa passion platonique pour une moniale visionnaire, au coeur du bras de fer entre les envoyés du pape Pie VII et Bonaparte avant la signature du Concordat, au temps de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

L’auteur, haut fonctionnaire, connaît bien les arcanes du pouvoir. J’avais aimé son précédent livre « Scènes de la vie quotidienne à L’Elysée ». Il explique vouloir rétablir une histoire de la croyance, mainte fois réécrite par les positivistes, les marxistes puis les structuralistes. Il nous en livre une version vivante comme une bande dessinée ou un film à la « Braveheart » mais bien documentée, colorée, ciselée, pleine d’un humour massacrant. Un récit national longtemps mis sous le boisseau et qui, aujourd’hui, ose ressortir à l’air libre …

Ainsi, Dieu choisit la France, la véritable histoire de la fille aînée de l’Eglise, essai de Camille Pascal publié aux Presses de la Renaissance, 348 p., 18€

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05 décembre 2016

Echarpe en queue de dragon, suite et fin

Mon stock de pelotes entamées a bien diminué, et j'ai bien chaud autour du cou !

Deux soirées de travail auront été nécessaires, en sélectionnant des couleurs qui se marient bien ensemble : gris clair et moyen, rose, beige ... Naturellement, on voit sur l'envers les raccords, mais c'est un ouvrage agréable à tricoter et qui "monte" relativement vite avec les aiguilles n°4 et malgré le point mousse.

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Quand j'ai commencé, je ne savais pas exactement ce que cela donnerait. Et j'ai trouvé sur internet comment terminer de façon élégante ... avec une bordure en dents, comme le bord extérieur de cette écharpe en forme de queue de dragon.

Reprenons depuis le début : on commence par un nœud coulant dans lequel on tricote 2 fois une maille puis, au retour, 2 fois chaque maille : on a donc 4 mailles.

Pour qu'il n'y ait pas de trou, on tricote la première maille double à l'endroit sans la lacher, puis on glisse l'aiguille droite dans le brin derrière la maille et on la tricote une seconde fois, également à l'endroit. Tous les rangs pairs (rangs retour) sont tricotés sur toutes les mailles. A chaque rang impair suivant, tricoter 1 maille puis les deux mailles suivantes, deux fois chacune, les autres mailles du rang étant terminées normalement.

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Tous les 10èmes rangs (sur l’envers, on compte 5 crêtes), rabattre à droite en début de rang retour : 6 mailles.

Et ça repart pour une autre petite « dent ».Tricoter cette séquence autant de fois que désiré et avec autant de fil qu'on en a ... Il arrive qu'on ait une centaine de mailles sur l'aiguille.

Ici, j'ai arrêté l'écharpe au bout de 260 rangs mousse.

Rabattre 6 mailles à droite (rang retour). *Tricoter 3 mailles (en fait 2 puisqu'on a déjà la dernière maille de celles que l'on vient de rabattre). Retourner le travail et tricoter 3 m., retourner le travail et tricoter 4 m., tourner et tricoter 4 mailles, tourner et tricoter 5 mailles, tourner et tricoter 5 mailles, tourner et tricoter 6 mailles, tourner et tricoter 6 mailles, tourner et tricoter 7 mailles, tourner et tricoter 7 mailles, tourner et rabattre 6 mailles. Tricoter 2 mailles (ce qui donne 3 avec celle qui reste sur l'aiguille) et reprendre la séquence à *, jusqu'à épuisement des mailles sur l'aiguille.

Glisser les fils de début et de fin au milieu des mailles.

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04 décembre 2016

Esprit de Noël ... mais n'oublions pas le corps !!!

 

le cerf au pullover

Ma mère avait coutume de dire qu'elle aimait beaucoup cette période de l'année où l'on voyait les gens courir dans la nuit et se presser dans les rues mouillées de pluie, chargés de paquets ... J'éprouve le même enthousiasme ... tout en préparant activement les fêtes.

Pour ma part, j'ai presque terminé les achats de Noël et je bénis les facilités données par internet pour certaines "commandes" bien précises. Il ne me reste qu'un ou deux cadeaux à trouver ... J'ai encore tout mon temps.

J'ai même déjà tout emballé ! Et j'ai aussi acheté l'incontournable foie-gras de Noël, ramené directement du Périgord.

A ce propos, je voudrais insister sur la détresse des producteurs de foie-gras du Sud-Ouest. Il ont déjà dû subir un vide sanitaire de plusieurs mois, ce qui signifie que toutes les bêtes ont été abattues au printemps dans toute la région. Alors qu'on venait d'autoriser le repeuplement en nouveaux poussins, et que la production commence juste à être commercialisable pour les fêtes, voici que des foyers de grippe aviaire surviennent à nouveau, propagés par des volatiles migrateurs. Tout ça pour aboutir à une nouvelle catastrophe économique dont les producteurs, qui ont entrepris des investissements colossaux, vont nécessairement pâtir.

L'exportation de foie-gras qui devait recommencer aujourd'hui à l'extérieur de l'Union Européenne, est interdite à nouveau. Mais nul ne nous empêche de consommer du foie-gras produit en France dans des élevages présentant toutes les garanties sanitaires contrôlées.

 

Barbe

Nous sommes allés la semaine dernière chez notre fournisseur habituel en Dordogne, dont nous apprécions la qualité depuis 25 ans. Nous avions rencontré le patron qui nous faisait part de sa préoccupation, bien qu'aucun cas d'apparition du virus n'ait été décelé dans son exploitation.

Je souhaite lui témoigner aujourd'hui tout notre confiance et notre soutien. Il faut savoir en effet que l'incidence du virus H1N8 est nulle pour les consommateurs et sur la qualité gustative des foie-gras ... car le virus ne supporte pas la chaleur. Vous ne pourrez donc jamais tomber malade en mangeant de la volaille, des œufs ou du foie gras si ces produits sont cuits, une cuisson à 70° détruisant totalement le virus en question.

Soyons solidaires tout en nous faisant plaisir, achetons leurs produits !

Domaine de Barbe : Foie gras Kuster, à 24150 Badefols sur Dordogne - 05 53 73 42 20 et contact@domainedebarbe.com

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03 décembre 2016

L'écharpe en queue de dragon

 

C’est l’écharpe sans fin …

 

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Une façon d’utiliser une grande part des pelotes surnuméraires ou des parties de pelotes entamées, à la condition qu’elles soient d’épaisseur et de composition compatibles. Ici, Pure mérinos français dans deux tons différents et Sport de Bergère de France, et peut-être terminerai-je avec d’autres matières. J’alterne les couleurs en fonction des longueurs différentes. Ce sera une écharpe chaude et mousseuse. Mais je n'en suis qu'à son début !

La technique est répétitive, mais simple. Tout est au point mousse. On commence par un nœud coulant dans lequel on tricote 2 fois une maille puis, au retour, 2 fois chaque maille : on a donc 4 mailles.

Pour qu'il n'y ait pas de trou, on tricote la première maille double sans la lacher, puis on glisse l'aiguille droite dans le brin derrière la maille et on la tricote une seconde fois. Tous les rangs pairs (rangs retour) sont tricotés sur toutes les mailles. A chaque rang impair suivant, tricoter 1 maille puis les deux mailles suivantes sont tricotées deux fois, les autres mailles du rang terminées normalement.

Tous les 10èmes rangs (sur l’envers, on compte 5 crêtes), rabattre à droite en début de rang retour 6 mailles. Et ça repart pour une autre petite « dent ».

Je vais continuer comme ça le plus longtemps possible en me demandant si, à un certain moment, on peut « renverser la vapeur » en pratiquant en début de rang impair, deux diminutions successives à la place des mailles tricotées en double … pour obtenir un ouvrage symétrique … Que mes lectrices expérimentées me délivrent leur conseil !

Et c’est ainsi que je travaille en écoutant les chaînes d’information en continu qui nous délivrent depuis une semaine une actualité politique aussi surprenante que passionnante – enfin, pour ceux que cela intéresse !

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02 décembre 2016

Sully, film de Clint Eastwood

 

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Quel film magistral !

On connaît la fin, on sait que tout s’est bien passé lors de ce miracle qui voit un pilote chevronné poser son Airbus A320 sur l’Hudson en ce 15 janvier 2009, alors qu’il a subi une avarie majeure de ses deux moteurs juste après le décollage. Sully – Chesley Sullenberger – a préféré faire amerrir son zinc sur la rivière avec ses 155 personnes à bord plutôt que l’écraser sur les immeubles de Manhattan … et il a réussi, c’est inimaginable. Bravo à sa maîtrise, et à la réactivité des services de secours de New York. Mais – comme après toute catastrophe aérienne, et alors que toute la Presse le traite en héros – il doit passer devant une commission d’enquête qui cherche à prouver, simulations informatiques à l’appui, qu’il aurait pu poser son appareil sur une piste de secours …

 

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C’est donc le combat d’un homme contre les structures : l’avionneur, les assurances … qui se joue. Lui-même, en toute honnêteté, doute … A quelques mois de la retraite, toute sa brillante carrière se résumerait donc en ces 240 secondes ? Il risque d’y perdre son honneur, sa retraite, ses moyens d’existence.

C’est ce drame de la responsabilité que nous donne à voir le réalisateur Clint Eastwood. Un film sans aucun répit, monté au scalpel, haletant. Un scénario précis, fondé sur les faits réels (bravo au scénariste Todd Kormanicki), qui réussit à maintenir le suspens d’un bout à l’autre alors que nous connaissons la fin. Un héros américain comme nous les aimons, et si bien incarné par Tom Hanks. Avec une mention spéciale pour le co-pilote Aaron Eckhart, l’épouse angoissée Laura Linney et Jamey Sheridan, qui jouait jadis un patron de la police de Manhattan …

Merci Monsieur Eastwood, ça, c'est du cinéma et vous en avez encore sous le capot !

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01 décembre 2016

Frédéric Bazille, la jeunesse de l'impressionnisme au musée d'Orsay

 

la réunion de famille

 

Jeune fils de la bourgeoisie protestante de Montpellier, Frédéric Bazille (1841 – 1870) aurait dû devenir médecin. Il a convaincu sa famille d’abandonner ses études de médecine et de le laisser suivre sa vocation : la peinture. Inscrit dans l’atelier de Charles Gleyre, il y rencontre Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley. Il se consacre pleinement à la peinture à partir de 1864, et quitte l’atelier pour suivre sa propre voie. Il travaille sur le motif près de Fontainebleau, à Honfleur avec Claude Monet, profite de ses conseils.

 

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robe rose

 

jeunesse

 

Aigues mortes

A Paris, il occupe successivement 6 ateliers, les partageant avec ses jeunes confrères. Ses parents lui versent une rente, dont il fait profiter ses camarades. Quand les peintres sont trop fauchés pour se payer des modèles professionnels, ils se portraiturent mutuellement, ou peignent des natures mortes, très en vogue, comme le magnifique héron aux ailes déployées.

Mais Frédéric Bazille excelle dans l’exaltation de la lumière du Languedoc : les remparts d’Aigues Mortes, ou cet extraordinaire tableau de la Réunion de famille inondée de taches de lumière. Des vues de villages avec une figure féminine en premier plan comme « La robe rose » ou la vue de Castelnaud. Selon la mode du temps, Bazille pratique également le nu comme cette scène d’été qui présente un groupe d’hommes au bain ou pratiquant la lutte, dans une nature stylisée … une version masculine des grandes baigneuses.

C’est une peinture pleine de senteurs et de lumière, la marque d’un talent plein d’avenir, un coup de cœur soufflant un vent de modernité … Et l’exposition regroupe 45 des 52 peintures connues de ce précurseur, hélas fauché en pleine maturité : engagé volontaire dans un régiment de zouaves en 1870, Frédéric Bazille meurt dès son premier engagement, à Beaune La Rolande.

Le musée d’Orsay célèbre ses 30 ans : après la première étape au musée Fabre - régional de l'étape oblige - c’est vraiment pour les parisiens un festival à ne pas manquer pour découvrir ou redécouvrir, mois après mois, ces peintres qui ont révolutionné l’art de leur temps et ouvert les pistes de l’art contemporain.

 

nature morte

 

Renoir_by_Bazille

 

scène d'été

« Bazille était le mieux doué, le plus aimable dans tous les sens du mot. » disait de lui son ami Edmond Maître au lendemain de sa mort … Il est juste de le célébrer aujourd’hui.

Frédéric Bazille, la jeunesse de l’impressionnisme, exposition au musée d’Orsay jusqu’au 5 mars 2017, tous les jours sauf le lundi (au 5ème étage), 12€, gratuit le premier dimanche de chaque mois.

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30 novembre 2016

Le testament de William S., 24 ème tome des aventures de Blake et Mortimer

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Je m'étais interdit de regarder la parution en feuilleton cet été, pour savourer l'aventure dans sa globalité ... et j'ai dû attendre cette semaine pour aller me l'acheter.

C'est l'équipe Yves Sente et André Juillard qui poursuit ici l'oeuvre d'Edgar P. Jacobs. Un scénario très culturel : une histoire de querelle entre tenants de l'authenticité du personnage de William Shakespeare - la société stratfordienne - et des contestataires - regroupés autour du comte d'Oxford - qui prétendent que le plus emblématique écrivain de la culture britannique n'était pas celui que l'on croit. Une opinion révisionniste née au XIXème siècle, de la même façon que certains prétendent que c'est Pierre Corneille qui, en réalité, a écrit les pièces de Molière ...

Une intrigue mise en scène avec brio, entre Londres et Venise, où nos deux acolytes enquêtent chacun de leur côté afin de découvrir une pièce posthume et déjouer un complot sordide autour d'un vieillard désargenté.

L'avantage est de nous éclairer sur la vie et l'oeuvre du célèbre dramaturge, dans une course au "trésor" menée au pas de charge, en compagnie de jolies et intelligentes femmes. On y voit Olrik, emprisonné à Londres mais continuant à communiquer avec ses sbires, dont le sinistre Starkey, et une bande de jeunes blousons dorés détroussant les promeneurs qui se risquent dans les parcs londoniens à la nuit tombée.

Un peu touffue, l'histoire, dénuée de tout aspect "science-fiction" cette fois, et où l'on apprend plein de choses sur le théâtre élisabéthain. Cependant, il me faudra bien une seconde lecture pour m'y retrouver. Et, toujours,  le plaisir désuet de retrouver cette époque de mon enfance, celle de mes héros de BD préférés, plaisir qui reste entier.

Le testament de William S., BD de Yves Sente et André Juillard d'après l'oeuvre de Edgar P. Jacobs, mise à la couleur de Madeleine De Mille, éditions Blake et Mortimer, 64 p.

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29 novembre 2016

Mini-manteau de bébé garçon taille 3 mois

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Un manteau croisé pour les premières sorties de bébé, tout au point mousse. Il est destiné à un petit garçon qui vient de naître ...

Tricoté en fil « Sport » de Bergère de France (5 pelotes) avec des aiguilles n°3,5 (2 jeux). Echantillon : 18 mailles et 38 rangs.

Demi-devant droit et demi-manche : monter 30 mailles et tricoter droit pendant 19 cm (environ 70 rangs) et augmenter pour la manche droite au bout du 71ème rang : 34 mailles. Continuer droit pendant 10 cm (environ 40 rangs) puis rabattre pour l‘encolure 20 mailles tout droit en une fois, terminer le rang. Au rang retour suivant augmenter côté encolure au bout de l’aiguille, pour le dos, 26 mailles. Revenir sur le rang, prendre le second jeu d’aiguilles, tricoter les 70 mailles et les laisser en attente.

Demi-devant gauche et demi-manche : monter de façon symétrique 30 mailles et tricoter droit pendant 44 rangs (22 crêtes). Sur le rang retour, faire les boutonnières : tricoter 2 mailles puis 2 mailles ensemble et 1 jeté, 8 mailles, 2 mailles endroit et 1 jeté. On laisse 16 crêtes entre chaque groupe de 2 boutonnières (32 rangs). Au même niveau que pour le demi-devant droit, augmenter pour la demi-manche 26 mailles et tricoter jusqu’au niveau de l’encolure (après le troisième niveau de boutonnières) et rabattre 20 mailles côté encolure. Revenir sur le rang suivant jusqu’au niveau de l’encolure et reprendre les mailles laissées en attente pour un total de 114 mailles. Tricoter droit pour terminer les manches et le haut du dos sur le même nombre de rangs (40) que pour la partie droite.

Dos : rabattre 34 mailles de part et d’autre de la partie centrale pour terminer les manches puis terminer le dos sur le même nombre de rangs que pour les 2 devants (19 cm).

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Col : relever, le long de l’encolure, 58 mailles en commençant et en finissant au niveau de la maille qui se trouve entre les 2 boutonnières. Tricoter 24 rangs et rabattre toutes les mailles à l’endroit.

Montage : coudre les manches puis les côtés à point de surjet, maille à maille, en commençant par les revers de manches envers sur envers, puis inverser la couture endroit sur endroit. Coudre les boutons en regard des boutonnières. Rentrer les bouts de fil en les glissant entre les mailles.

Le même petit manteau peut être tricoté pour un bébé-fille : dans ce cas, les boutonnières seront pratiquées sur le demi-devant droit.

Les 6 boutons ont été achetés à l'Atelier de la rue des Plantes.

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