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18 décembre 2014

Alix senator, La conjuration des rapaces, BD de V. Mangin et Th. Démarez

 

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Troisième épisode des nouvelles aventures d'Alix, qui a maintenant 56 ans et siège au Sénat. Quelques repères historiques sont sans doute nécessaires pour ceux et celles qui ont, comme moi, un peu zappé l'histoire de Rome depuis leur Cinquième : au moment où commence cette histoire (-12 avant J-C), Césarion, fils de César et de Cléopâtre, serait âgé de 32 ans puisqu'il serait né juste un mois après l'assassinat de son père en -44 …

Il est donc le seul fils biologique de César dont le sage Octave-Auguste n'est que le fils adoptif. A ce titre, il constitue un danger pour l'Empereur qui apporte à Rome depuis son accession au pouvoir en -39 une période de stabilité politique.

L'histoire est celle d'un complot destiné à supprimer Auguste et à le remplacer par Césarion pour redonner tous pouvoirs aux sénateurs. Alix, tombé en disgrâce, est enrôlé dans cette conjuration ... mais c'est pour mieux la déjouer.

Une rareté dans cette bande dessinée au graphisme subtil et aux couleurs superbes : le rôle important des femmes : Lidia, la sœur de l'empereur et surtout son épouse Livia qui est aussi la mère de Tibère qu’elle a eu de son premier mariage.

 

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Nous retrouvons aussi Enak - toujours la même coupe de cheveux mais tout blancs -  et son fils Kephren (voir : Le dernier Pharaon), en révolte ouverte contre son père qui a choisi de servir Cléopâtre et donc est retourné vivre en Egypte, laissant son fils à la garde d'Alix. L'histoire n'est donc pas terminée avec ces nouveaux personnages adolescents.

Une suggestion de cadeau de Noël pour les jeunes et moins jeunes : un coffret des trois épisodes !

Le prochain épisode s'intitule : Les démons de Sparte ..... 

Alix Senator, la conjuration des rapaces, BD de Valérie Mangin (scénario), Thierry Demarez (dessin et couleur), d'après les personnages de Jacques Martin. 48 p., chez Casterman.

 

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17 décembre 2014

Timbuktu, film d'Abderrahmane Sissako

 

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Loin des images rémanentes des livres d'Amadou Hampâté Bâ, de Maryse Condé ou des contes mettant en scène Kirikou (encore qu'il y ait ici un personnage ressemblant beaucoup à la Sorcière), voici un superbe film poétique et violent, tendre et désespéré.

Nous sommes dans un village sahélien pris en otage par des « djihadistes », armés de kalachnikovs, venus tout droit de Libye et montés sur des pick-ups 4x4, terrorisant les villageois au nom d'une charia de convenance. Un contraste violent entre la paisible existence difficile de ces familles africaines et ces hommes venus d'ailleurs, ne parlant même pas correctement les langues du pays : le tamaschek, le bambara ou l'arabe. Il faut des traducteurs sans nuances pour passer des messages le plus souvent dénués de sens. Les fondamentalistes interdisent la musique, le foot, imposent aux femmes le mariage sans consentement, le port du voile et de gants pour ne pas laisser voir leurs mains. L'imam local (Adel Mohammed Cherif) essaie sans grand succès une forme de médiation, mais les sanctions sont terribles : la lapidation à mort ou 80 coups de fouet pour avoir écouté de la musique dans la même pièce qu'un homme.

 

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Entre nomadisme ancestral et téléphones portables, nous suivons le destin de la famille de Kidane, éleveur, de sa femme Satima (sublime Toulou Kiki) convoitée par le sombre Abel Jafir et de leur fille Toya. Le drame est en marche, à la suite d'un banal conflit avec un pêcheur. L'engrenage est implacable et il n'y aura pas de happy end.

 

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C'est un film superbement filmé – la scène du match de foot sans ballon fera date – merveilleusement interprêté - malheureusement aussi intemporel car on ne voit pas comment et quand ces populations seront débarrassées de leurs bourreaux.

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16 décembre 2014

Portnoy et son complexe, roman de Philip Roth

La critique de Claude :

Reparlons de Philip Roth, ce grand auteur américain qui sera peut être un jour Prix Nobel. Il a 36 ans en 1969, quand paraît, sinon sa première œuvre, du moins son premier grand roman, Portnoy et son complexe.

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C’est une longue plainte d’un jeune et brillant avocat new yorkais : si Alexandre Portnoy, très bon élève d’un petit College du New Jersey, a été comblé d’attentions par ses parents juifs comme par le système éducatif, il s’est senti étouffé par les innombrables recommandations et avertissements qui lui ont été dispensés.

Une sexualité très « dynamique » vient compliquer la vie de Portnoy durant son adolescence, puis devient une source d’aventures où notre personnage démontre son innocente muflerie à ces demoiselles.

Comme beaucoup de jeunes universitaires américains, il fera le voyage en Europe (Grèce, Italie, France) et le séjour en Israël, plus précisément en kibboutz sur le Golan. Les femmes n’y seront pas mieux traitées.

Autant dire que la perception de ce roman ne sera pas identique pour les lectrices et les lecteurs. Reste que le l’écriture de Roth est étincelante : vous tournerez chaque nouvelle page en vous demandant quelle surprise heureuse elle vous réserve. Et beaucoup plus si affinités.

 

Portnoy et son complexe, roman de Philip ROTH (1969), Traduit par Henri Robillot, éditions Folio, 375 p. 7,90€

 

 

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Fricassée de veau aux poivrons

Un essai concluant pour cuisiner autre chose que des frites dans l'appareil SEB "Actifry".

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Avantages : pas de manipulation compliquée (sauf la découpe des ingrédients), pas d'odeur ou presque, pas de sauce et très peu de gras.

Découper en lanières un gros oignon, un poivron rouge et un poivron vert débarrassés de leurs pépins. Couper deux tranches de lard fumé en fins lardons et la viande de veau (du sauté sans gras) en cubes (300g pour 2). Saler la viande.

Verser une cuillerée à soupe d'huile d'olive et l'oignon émincé dans l'appareil et cuire 3 minutes. Ajouter les lardons et cuire à nouveau 3 minutes. Ajouter ensuite les poivrons plus une grosse pincée d'herbes de Prpovence et cuire encore 5 minutes.

Ajouter enfin les cubes de veau en les saupoudrant d'une pointe de piment d'Espelette et cuire 8 minutes. On peut alors laisser attendre jusqu'au moment de servir et réchauffer pendant encore 2 minutes.

Attention en manipulant l'engin : le couvercle transparent est brûlant !

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15 décembre 2014

Mon cadeau de Noël : un nouveau lave-vaisselle

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Cela ne fait pas de mal de se remémorer comment on faisait avant - c'est à dire il y a très longtemps - pour laver la vaisselle à la main... Mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps. Objectivement, quand on n'est que deux, c'est assez vite fait, et on utilise peu d'eau, instantanément chaude au robinet ... et encore moins de liquide vaisselle. Après, je laisse sécher à l'air ... c'est finalement plus écologique que deux heures de ronronnement électrique !

En fait, ce ne sera que jusqu'à demain matin, car nous sommes allés samedi chez Darty pour en acheter un neuf, le même que celui que nous avons à la campagne, et qu'ils ont prévu de le livrer ce mardi. Il y a des services qui "marchent" bien ...

Le précédent avait connu déjà quelques alertes et son programmateur a planté ...

Donc, cette dépense non planifiée sera mon "gros" cadeau. Et pour les fêtes, il sera le bienvenu !

Posté par mpbernet à 16:26 - Journal de bord - Commentaires [6]
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