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19 septembre 2017

"Farmagnac", flan parisien...

Ces dessserts de grand-mère à déguster en famille ...

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Celui-ci est cuit dans un moule profond, avec peu de matière, principalement 300g. de beaux pruneaux dénoyautés.

Faire préchauffer le four à 180° (Th : 6).

Dans une jatte, mélanger 110g. de farine, 70g. de sucre, un sachet de sucre vanillé, 35 cl de lait, un morceau de beurre à faire fondre au micro-ondes, 4 oeufs, un petit verre d'Armagnac.

Utiliser une partie du beurre fondu pour graisser le fond et les parois du moule, et verser le reste dans la préparation. Passer un coup de mixer plongeant pour fluidifier la pâte. Poser les pruneaux dans le fond, puis verser l'appareil par dessus.

Enfourner pour une petite heure. Déguster tiède ou froid.

 

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Pour le flan parisien, une petite précision : après avoir abaissé la pâte brisée dans le moule à clip bien graissé, et percé le fond et les bords avec une fourchette pour ne laisser aucune bulle d'air, stocker le moule dans le frigo un quart d'heure ou mieux au congélateur.

Pendant ce temps, préparer l'appareil aux oeufs et dès qu'il épaissit grâce à la Maïzena, le verser dans le moule bien froid.

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18 septembre 2017

Dimanche en familles

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Nous avions les 2/3 de notre progéniture à la maison ...

Merveille : les plus jeunes s'entendent bien, les soeurs et les beaux-frères aussi.

Un repas de famille dans la tradition, que demander de plus ?

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J'ai livré mon dernier pull à sa destinataire finale, elle a semblé apprécier. J'attends une livraison de laines pour confectionner un blouson destiné à Dorian ...

Tous semblent satisfaits de ces premières semaines d'école dans un nouvel établissement : Hugo à l'ecole Alsacienne où ses parents jadis se sont rencontrés, Romane au collège Stanislas où elle doit s'accrocher et où le rythme de travail est soutenu ...

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Dorian et Apolline sont encore à l'école communale et semblent s'y plaire ... Que demander de plus ?

 

ma comande de laines

Simplement que ma commande arrive rapidement : juste aujourd'hui, c'est super *! je vais commencer à mettre au point mon prochain tricot : une veste à col chale pour Dorial dans ce coloris fagot (un vert un peu éteint.

* commande passée par téléphone le 12, arrivée le 18 avec un week-end entre les deux, c'est vraiment rapide !!!!

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17 septembre 2017

Le Redoutable, film de Michel Hazanavicius

Garrel et Martin

Remarquable !  Ce film est superbement interprété, d’une reconstitution historique très exacte, respectueux d'un personnage emblématique de son époque encore vivant et pourtant un film si ... irrévérencieux …

Nous pouvons en juger car nous aussi, nous avions 21 ans en 1967, quand le film commence, justement dans ce restaurant chinois où nous avions – et avons encore de temps en temps – nos habitudes : Au pays du Sourire, rue de Bièvre.

Mais, me direz-vous, qu’évoque aujourd’hui, pour la jeune génération, le personnage de Jean-Luc Godard ? Qui d’entre ces jeunes a vu « A bout de souffle », « Le mépris" ou " Pierrot le fou » ? Est à même de'apprécier ce qu'il a apporté de novation dans la façon de filmer les événements de son temps ?

Louis Garrel

Pour nous en revanche, cette extraordinaire explosion de pagaille de mai 68, ces manifestations dans le quartier latin, la grève générale avec l’absence d’essence, de transports, les prises de paroles spontanées et foutraques dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, l’interruption du Festival de Cannes : nous avons vécu tout cela en temps réel, en attendant que cette « chienlit » s’apaise avec la reprise en mains toute provisoire du vieux général et les Accords de Grenelle accordés par Georges Pompidou.

Jean-Luc Godard a révolutionné la manière de faire du cinéma, c’est admis. Mais en privé, c’est un personnage insupportable. Il épouse la petite-fille de François Mauriac, rencontrée sur le tournage de « La Chinoise ». Elle est jolie, cultivée, bourgeoise, bien plus jeune que lui. Il est amoureux, elle aussi, et l’admire. Mais il se montre odieux, égocentrique, jaloux, psychorigide, insupportable. Louis Garrel, grimé avec lunettes fumées et calvitie embroussaillée, a même réussi à capter le défaut de prononciation du réalisateur suisse. C’est proprement époustouflant. Et on retrouve avec bonheur à la fois la reconstitution méticuleuse des décors et costumes de cette époque propre à Hazanavicius (souvenons-nous des OSS 117 et de The Artist), et le comique de répétition (le bris régulier des lunettes du réalisateur, sans lesquelles il ne voit rien). Mais peut-être aussi avec, car ses conceptions philosophiques sont bien confuses …

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Plein de contradictions et de morgue, Godard est vraiment un redoutable cuistre et montre que vivre aux côtés d’un génie n’est pas de tout repos. Mais le film, tiré du livre d’Anne Wiazemsky « Un an après » est drôle, même s’il est plein de moments de malaise.

Une réflexion aussi sur les thèses maoïstes, situationnistes et révolutionnaires de ceux qui étaient jeunes il y a 50 ans ... comme nous qui n'avons jamais cédé à ces idées subversives, agitées par de jeunes bourgeois, devenus aujourd'hui des retraités bien tranquilles ...

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16 septembre 2017

Deception Point, thriller technologique de Dan Brown (2001)

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Un livre saisi dans ma bibliothèque campagnarde, sur la foi de la réputation de son auteur : Dan Brown, mais que je n’ai pas acheté moi-même.

Car c’est un ouvrage « daté ». Il a été publié en novembre 2001, donc écrit avant les événements tragiques du 11 septembre, et précède, dans l’œuvre de l’auteur à succès, le Da Vinci Code. On y retrouve un savant, sorte de « Cousteau » vedette d’une émission télévisée mettant en scène les merveilles océanographiques – une préfiguration de la figure du Professeur Langdon mais en moins charismatique - et une héroïne aussi courageuse que belle et intelligente, qui risque sa vie pour la sécurité de son pays et, naturellement, tombe amoureuse du bel animateur de télévision.

C’est aussi une histoire digne d’un scénario de bande dessinée, qui emprunte à Tintin (le trésor de Rackham le Rouge) ou à un film comme le James Bond  de Meurs un autre jour (à moins que ce ne soit le film qui lui a emprunté le cadre glaciaire ?), le tout dans le cours d’une campagne de réélection d’un Président des Etats-Unis (vraisemblablement démocrate) très menacé par un sénateur populiste prêt à toutes les corruptions, fustigeant les dépassements de budget et les fiascos successifs de la NASA - là, on entre dans le domaine de la préscience ....

L’action se déroule donc simultanément sur deux terrains : l’arctique où une énorme météorite vient opportunément d’être découverte grâce à un satellite de la NASA, et les couloirs de la Maison Blanche où s’affairent les assistants du Président comme les hauts responsables des services secrets.

Pour corser l’aventure et donner un petit côté « tragédie classique » à l’intrigue, l’héroïne Rachel Sexton, est la fille du challenger du Président, mais ne partage pas du tout les options politiques de son père. Elle travaille dans les services secrets et reçoit pour mission de vérifier l’authenticité de la découverte des scientifiques et y apporter sa caution morale : on aurait trouvé, au cœur de la météorite, une trace de vie extra-terrestre. Entre le moment où elle prend contact avec la mission scientifique menée par la NASA et le dénouement, il ne se passe que quelques heures, mais ô combien dramatiques. Car il s’avère que cette découverte n’est qu’une monumentale mystification. Mais tous ceux qui ont découvert la supercherie sont aussitôt menacés de mort violente.

Alors, même si on ne croit pas un instant à cette histoire où se mêlent une avalanche de notions scientifiques, les imbroglios politiques (style « The West Wing ») et des combats sans merci à coups d’armes technologiques avancées, on continue à lire cette littérature invraisemblable, mais bien troussée, jusqu’à l’apothéose finale où le bel océanographe sauve d’une mort atroce la jolie spécialiste du renseignement, tandis que les traitres reçoivent un juste châtiment. La morale est sauve, comme toujours aux Etats-Unis …

Deception Point, thriller technologique de Dan Brown (2001), publié chez Jean-Claude Lattès en 2006, 575 p., 22€ et en Livre de Poche.

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15 septembre 2017

Motif de galon à deux torsades

Une double torsade très simple et relativement plate, facile à réaliser. J'attends une commande de laine pour la mettre en pratique, pour un blouson destiné à Dorian ...

 

double torsade en Sport

Le motif se déroule sur 18 mailles et 8 rangs. Il utilise deux types de mailles croises : à droite, l'aiguille auxiliaire est passée derrière le travail, à gauche, l'aiguille auxiliaire (à 2 pointes) est passée devant le travail.

Rang 1 et 3 : 2 m. envers, 6 m. endroit, 2 m. envers, 6 m. endroit, 2 m. envers.

Rang 2 et tous les rangs pairs : tricoter les mailles comme elles se présentent.

Rang 5 : 2 m. envers, 3 m. endroit, 2 mailles croisées à droite sur 1 m. endroit (glisser 1 m. sur une aiguille à torsades placée derrière le travail, tricoter 2 m. endroit puis la maille de la torsade à l'endroit), 2 m. envers, 2 m. croisées à gauche sur 1 m. endroit (glisser 2 m. sur l'aiguille à torsade placée devant le travail, tricoter 1 m. à l'endroit puis les 2 m. de l'aiguille auxiliaire à l'endroit), 3 m. à l'endroit, 2 m. envers.

 

IMG_1327grille double torsade

Rang 7 : 2 m. envers, 2 m. endroit, 2 m. croisées à droite sur 1 m. endroit, 1 m. endroit, 2 m. envers, 1 m. endroit, 2 m. croisées à gauche sur 1 m. endroit, 2 m. endroit, 2 m. envers.

Rang 9 : 2 m. envers, 1 m. endroit, 2 m. croisées à droite sur 1 m. endroit, 2 m. endroit, 2 m. envers, 2 m. endroit, 2 m. croisées à gauche sur 1 m. endroit, 1 m. endroit, 2 m. envers.

Rang 11 : 2 m. envers, 2 m. croisées à droite sur 1 m. endroit, 3 m. endroit, 2 m. envers,  3 m. endroit, 2 m. croisées à gauche sur 1 m. endroit, 2 m. envers.

Rang 13 : reprendre au rang 5.

Le motif est ici réalisé en fil "Sport" de Bergère de France, avec des aiguilles n°4. L'échantillon au point de jersey (non repassé) représente 20 mailles et 26 rangs.

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14 septembre 2017

Volte-face, thriller judiciaire de Michael Connelly

Quand je vous dis que je suis accro !

 

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Je ne peux plus me passer des polars de Michael Connelly. Ici, le plaisir est complet car l’histoire réunit Harry Bosch et son demi-frère Mickey Haller. Elle se situe quelques mois après l’épisode des Neuf Dragons. Mickey Haller en est le personnage principal mais laisse un rôle à sa mesure à Bosch. Il parle à la première personne. Il vient d’accepter de passer de l’autre côté de l’allée du prétoire, c’est-à-dire de plaider pour l’accusation alors qu’il est essentiellement et par toutes les fibres de son corps un avocat de la défense. C’est une demande pressante du district attorney, car l’affaire est délicate.

Accusé de l’enlèvement suivi du meurtre d’une fillette de 12 ans, Jason Jessup a purgé 24 années de prison quand l’analyse d’une trace de sperme retrouvée sur la robe de la victime identifie un autre ADN que le sien. Lors du premier procès en 1986 en effet, Jessup avait été condamné avant qu’on ait recours aux tests ADN. Au vu de ce nouvel élément, la Cour suprême a cassé le verdict et l’homme va être rejugé, une affaire a priori perdue d’avance pour le ministère public et, en cas de reconnaissance de l’innocence du suspect, un fort dédommagement dû par la ville de Los Angeles. C’est sans compter sur Mickey Haller et son équipe composée de Maggie McPherson, procureur chevronné – et son ex-épouse -  et son enquêteur Harry Bosch. Car Mickey Haller sait très bien comment fonctionne l’avocat de la défense, l’astucieux Clive Royce, et anticipe ses manigances …

A travers la procédure judiciaire minutieusement reconstituée, c’est toute la mécanique opposant l’accusation – avec ses faiblesses car bien des témoins ne sont plus en mesure de venir à la barre – et la défense, menée par un ténor du Barreau qui a pris ce cas pour se faire de la publicité, qui est décortiquée jour par jour. Le rôle du juge Breitmann – une femme très équitable -  celui des témoins-clés que la partie adverse s’attache à discréditer, la psychologie du suspect analysée par l’amie du FBI de Harry, Rachel Walling … Tout s’emboîte jusqu’à la scène violente finale – un rituel chez Connelly, jamais avare de rebondissements spectaculaires.

C’est aussi une réflexion sur le traumatisme infini d’une famille brisée par l’horreur de ce crime, alors même que nous suivons aujourd’hui une affaire d’enlèvement d’enfant très similaire.

Mais mon angoisse est ailleurs : je n'ai plus que 3 livres à découvrir dans la bibliographie de Michael Connelly disponible en français ...

Volte-face (The Reversal - 2012), thriller de Michael Connelly traduit par Robert Pépin, édité chez Calmann-Lévy et en livre de poche, 520 p., 8,10€

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13 septembre 2017

Emincé de volaille à la tomate et sa petite crème de persil plat

Comment cuisiner du poulet lorsqu'on est seulement deux, et au régime peu gras et peu salé ?

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Couper un filet de poulet dépouillé de sa peau en tranches. Saler très légèrement et poivrer.

Emincer deux ou trois petits oignons nouveaux et une petite échalote.

Les faire tomber à l'huile neutre dans une sauteuse à couvercle quelques minutes puis les débarrasser aux 4/5 et les mettre à refroidir dans un bol à bords hauts.

A la place, ajouter dans la sauteuse une noisette de beurre pour y faire colorer les morceaux de poulet. Ajouter alors une grosse tomate coupée en petits dés (pour 2 personnes), un peu d'eau et un cube de bouillon de volaille concentré.

Faire prendre un bouillon et couvrir puis laisser mijoter un quart d'heure.

Choisir une petite botte de persil plat. La blanchir quelques instants dans un casserole d'eau bouillante salée puis la plonger dans de l'eau glacée. Bien l'essorer et la hâcher finement. La mettre dans le même bol que les oignons cuits, ajouter une grosse cuillerée à soupe de crême fraîche et le jus qu'un demi citron. Mixer à la girafe (mixer plongeant). Poivrer et relever d'une pincée de piment d'Espelette.

Egoutter l'émincé de poulet avec les dés de tomates car la "sauce" est restée très liquide. Servir avec la crème froide de persil qui fait un contraste chaud-froid, un peu acide ...

Dans une même assiette, si on accompagne de haricots verts cuits 25 minutes à la vapeur, on réunit déjà quatre des cinq légumes recommandés pour la journée ... et le tout pratiquement sans sel !

 

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12 septembre 2017

Surprises de rentrée ...

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Rentrer en deux étapes, avec une nuit dans un lit étranger, n'était peut-être pas la meilleure idée : nous sommes deux fois plus fatigués. Avec le gain d'une heure sur le trajet TGV entre Paris et Bordeaux, nous allons éventuellement réfléchir à une autre solution pour franchir les 600 kilomètres qui nous séparent de notre campagne ...

La journée de lundi a été consacrée à l'ouverture du courrier et au paiement des factures en souffrance. Avec les habituelles surprises fiscales. Nous avions déjà anticipé le solde de l'impôt sur le revenu, mais naturellement, nous avons aussi trouvé les avis de taxes foncières. Celle de notre maison de Lot-et-Garonne a bondi, en une seule fois, de 27% ! Une hausse principalement imputable au département. J'attends donc avec impatience la note de la taxe d'habitation ... sans aucun espoir d'exonération, il faut bien financer l'Etat-providence. Car les services publics ont un prix, la santé aussi. Nous venons d'en faire l'expérience avec l'intervention chirurgicale de Claude et son hospitalisation : ne nous plaignons pas.

C'est égal, réinvestir sa maison parisienne a son charme aussi ... même si j'ai un peu de mal à retrouver mes marques, comme les ustensiles de cuisine. Par exemple, je ne me souvenais plus où j'avais rangé la clé d'un secrétaire ...Alzheimer où es-tu ??

Ce temps frisquet nous plonge soudainement dans l'automne. Mes douleurs se réveillent. J'ai dressé une "To Do List" pour les rendez-vous à prendre chez les médecins, j'ai besoin de refaire les stocks de fonctionnement de la maison,  la voiture doit être révisée. L'agenda se remplit soudainement.

J'ai aussi une furieuse envie de me remettre à un tricot, mon meilleur déstressant,  il me faut de la laine, vite ... Un coup de fil à la Bergère de Bar le Duc et hop ....j'attends ma commande. Mais ce n'est pas aujourd'hui en effet que je vais me lancer dans un trajet dans Paris ...

Une nouvelle année scolaire commence aussi pour les grands-parents !

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11 septembre 2017

Ordonnances : ce qui change et ce qui ne change pas dans le Code du Travail

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Avant d’aller manifester contre les ordonnances, en avez-vous étudié ou au moins lu le contenu ?

Pour ma part, je me suis astreinte à en imprimer les 160 pages et à les parcourir un surligneur à la main, pour noter ce qu’elles recèlent de fracassant ou de révolutionnaire. Ma conclusion : une évolution mais pas de révolution.

Il faut déjà noter ce qui ne change pas : on ne touche pas à la durée légale du travail (35 heures) et donc au seuil de déclenchement des heures supplémentaires, ni aux seuils (11, 50 ou 300) de nombre de salariés pour les élections professionnelles, ni aux modalités de départ à la retraite.

Ce que j’ai remarqué, c’est la sémantique … L’ordonnance la plus longue (87 pages) porte sur la « Nouvelle organisation du dialogue social et économique favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales. » C’est la partie qui fusionne les institutions représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en une seule instance : le Comité économique et social qui sera élu tous les 4 ans et devra se réunir au minimum tous les deux mois. J’en profite pour évoquer mon expérience déjà ancienne de DRH (19 ans, tout de même !) d’une entreprise de services de 250 salariés. Je ne comptais pas le nombre d’heures (si, quand même, pour les mentionner au Bilan social) passées chaque mois avec les délégués du personnel, le comité d’entreprise, le CHSCT … Bien des fois, nous n’avions pas grand sujet à débattre. On consultait les PV des réunions de l’année antérieure pour se donner des idées …

ordonnances dévoilées

Autre remarque : l’entreprise où je travaillais ne relevait d’aucune branche particulière – une sacrée chance ! Nous étions donc libres, les représentants syndicaux et la Direction, d’adapter en continu notre accord d’entreprise selon les nécessités du moment : ajuster la grille des minima salariaux, modifier les définitions des postes, mettre au point une procédure conventionnelle d’évaluation du personnel, négocier des congés exceptionnels, les modalités de passage aux 35 heures. Je me souviens à ce propos de la grande qualité des échanges avec les représentants syndicaux, toujours disponibles, constructifs, proposants et compétents … Pratiquement chaque année, nous apportions, après négociation, des améliorations. En revanche, je confesse un échec : la difficulté de trouver un moyen de compenser le différentiel salarial entre hommes et femmes.

 

code du travail

Cette fusion des IRP va donc avoir deux conséquences : un gain de temps sur les heures de réunions, et un resserrement du nombre de salariés protégés. Dans mon entreprise, nous en comptions plus de 20, soit près de 10% de l’effectif. Et certains – très minoritaires - avaient choisi cet état pour d’autres raisons que la défense des intérêts de leurs collègues.

Une autre ordonnance (24 pages) porte sur le renforcement de la négociation collective. C’est celle qui prévoit que les dispositions de l’accord d’entreprise prévalent sur celles ayant le même objet sur l’accord de branche. Sauf dans 11 domaines : les salaires minium, les classifications, les fonds de mutualisation professionnelle et paritaire, la définition des temps partiels, les heures d’équivalence, les modalités de recours aux CDD (durée maximale, nombre de renouvellements possibles, délai de carence entre deux contrats), les CDI d’opérations ou contrats de mission (autre nouveauté très encadrée), la durée des périodes d’essai.

La nouveauté est ici la possibilité, pour les PME dépourvues de délégué syndical, de conclure des accords collectifs, avant ratification par la majorité des salariés, donc de négocier avec un employé non mandaté par un syndicat. Mais on n’exige toujours pas que le délégué syndical, lorsqu'il existe, soit élu … Et on permet l’organisation, par l’employeur, d’un référendum parmi les salariés. C'est sans oute là que ça a coincer avec les syndicats ...

 

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Une autre ordonnance qui a fait couler beaucoup d’encre : celle qui concerne « la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail » (33 pages). C’est celle qui fixe un barème (minimum et maximum) de réparation d’un licenciement sans cause réelle ou sérieuse (sauf en cas de discrimination ou de harcèlement). Désormais, le maximum sera donc de 20 mois de salaire brut.

D’autre part, l’indemnité légale de licenciement, que j’ai toujours trouvée ridiculement basse, est légèrement revalorisée : elle sera désormais d’au minimum ¼ de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5ème ..). On précise également que le non-respect formel de la lettre de licenciement ne prive pas celui-ci de toute cause réelle et sérieuse. La bonne foi de l’employeur est donc a priori présumée, ce qui ne dispense pas le juge d'examiner la réalité de la cause de licenciement, même si la forme de la notification n'est pas formellement correcte.

En ce qui concerne le maximum du barême, je me rappelle tout de même que, dans la pratique, les transactions portant sur des licenciements conflictuels dépassaient rarement 24 mois dans la mesure où au-delà de ce montant, les sommes allouées étaient soumises aux charges sociales et imposables …

La novation est plutôt à rechercher dans la possibilité de conclure des accords collectifs de départ volontaire, étroitement encadrés par l’Administration, certes, mais bien plus souples que la mise en place d’un PSE (plan de sauvegarde de l’Emploi, nouvelle dénomination du plan social). Une procédure plus simple, fondée sur un accord collectif majoritaire et la volonté individuelle des salariés et prévoyant des mesures de reclassement.

Autre amélioration des ordonnances : la reconnaissance (enfin !) et la facilitation de mise en place du télétravail.

Bref, cinq ordonnances dont quatre doivent entrer en vigueur avant la fin septembre et une à la fin de l’année (celle, très technique, qui porte sur le compte pénibilité), un travail de bénédictin pour balayer tous les articles du Code qui doivent être modifiés. Des évolutions bien tardives, qui ne vont pas révolutionner les relations de travail mais donneront un peu plus de sécurité aux petits patrons et inciteront peut-être les salariés à se grouper pour négocier leurs conditions de travail : une façon d’accroître l’efficacité dans les entreprises.

Pas de quoi, selon moi, sortir les piques ! Mais on verra bien dans les prochains jours …

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10 septembre 2017

Clafoutis aux légumes du sud

  

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Pas facile de préparer des repas variés et légers chaque soir pour 10 personnes ...

Là, c'est Florence qui s'y était attelée.

Nous avions à disposition de belles courgettes jaunes et des tomates super bio, offertes par notre ami Etienne G.

Le four est préchauffé à 180° (Th : 6).

Après avoir découpé les légumes et les avoir fait dégorger au sel pendant une heure, il faut légèrement graisser à l'huile d'olive un grand plat à gratin.

Découper 3 boules de Mozzarella en petites tranches, hâcher 2 gousses d'ail finement. Préparer des herbes de Provence.

Disposer les tranches de courgettes et de tomates en couches, alterner avec la Mozzarella, saler légèrement, répartir l'ail et les herbes.

Battre 6 oeufs et une briquette de crème fraîche semi-liquide (allégée), verser sur les légumes juste avant d'enfourner.

Terminer avec du Parmesan en poudre et glisser au four pour une heure au moins. Surveiller le gratinage !

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