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18 août 2017

Histoire mondiale de la France, ouvrage collectif sous la direction de Patrick Boucheron

histoire mondiale

Lorsque cet ouvrage est sorti au début de l’année 2017, il a bénéficié pour sa promotion d’une extraordinaire polémique et d’une diffusion exceptionnelle pour un livre d’histoire … J’ai préféré attendre que les éructations des uns et des autres se calment pour le lire tranquillement, dans le calme de ma campagne. Férue de livres et d’histoire, je collectionne les anciennes et les modernes Histoires de France … depuis Ernest Lavisse jusqu’à Mac Ferro, et suis une admiratrice sans borne de Fernand Braudel …

Donc, j’ai beaucoup apprécié cet énorme bouquin avec ses chapitres ultra-courts – pas toujours de la même qualité, il est vrai – mais sans notes de bas de page, faciles à lire à petites doses ou, comme moi, dans l’ordre chronologique, pour y découvrir plein de notations laissées sous silence la plupart du temps sur quelques dates-clés de notre histoire. Une brillante démonstration de l’influence de la France dans le monde de son temps et de la perméabilité des mouvements du monde dans notre histoire politique. Un discours qui permet un dynamitage parfaitement documenté de certains mythes nationalistes, forgés après coup  pour des raisons de politique intérieure – en particulier à la suite de la défaite de 1870 – par les historiens révérés de la Troisième République.

Des notations decoiffantes : les héros de la France sont souvent d’origine étrangère, comme par exemple Saint Martin de Tours, révéré dans toute l’Europe … Paradoxe : les auteurs – que certains polémistes qualifient « de gauche » - insistent sur les fondements chrétiens de l’identité française (exemple : la fondation de l’abbaye de Cluny en 910 par le duc d’Aquitaine et son épouse, symbole de l’alliance de deux familles dont les domaines étaient contiguës, sans oublier toutefois que les célébrations du millénaire de cette fondation servirent de symbole à une partie antidreyfusarde, catholique et se considérant victime de la persécution laïque de 1905).

Le choix des dates est naturellement contestable, car il s’agit parfois de non-événements (comme 987). En revanche, des événements passés inaperçus, sauf des chercheurs, émergent : l’ordonnance de 1357 qui pose la question des Etats Généraux dans l’équilibre des pouvoirs, symbole de la réforme de l’Etat et de la mise en place d’une fiscalité moderne puisque le roi n’a plus la possibilité de financer la guerre avec les seuls revenus seigneuriaux.

On y découvre aussi des perles : la loi instituant le 8 mai comme fête nationale est datée du 10 juillet 1920 en référence à la levée du siège d’Orléans par Jeanne d’Arc, le compilateur-auteur des « Mille et une Nuits », Antoine Galland (1646 – 1715), s’était largement inspiré d’un maronite d’Alep, Hanna Dijâb … J’ai aimé les visions transversales sur l’évolution de la Côte d’Azur, les loisirs, et beaucoup appris sur des événements des années d’après-guerre, dont enfant, j’avais entendu des éclats comme le barouf littéraire lors de la parution du livre de Simone de Beauvoir « Le Deuxième Sexe », été étonnée de l’excellent article de Marc Lazar sur la mort de Staline et des éclaircissements de Jean-Pierre Bat sur la décolonisation gaullienne et l’affaire des diamants de Bokassa.

Un propos salutaire, celui de montrer tout ce que la France d’aujourd’hui doit au monde pour son rayonnement international, au-delà de toute manipulation et concurrence de mémoire, une méthode accessible à tous pour mieux connaitre notre histoire insérée dans celle des nations et combattre certains fétichismes du « Roman national ».

Histoire mondiale de la France, ouvrage collectif sous la direction de Patrick Boucheron, édité au Seuil, 800 p., 29€


 

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17 août 2017

Le guacathon de Tim

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Une délicieuse entrée pour ces jours d'été ...

Pour 6 portions, avoir sous la main 3 avocats mûrs à point, une boîte moyenne de thon au naturel, un oignon blanc nouveau et un citron vert.

Couper les avocats par l'équateur et enlever le noyau, les retrer soigneusement de leur peau à l'aide d'une cuillerée à soupe, bien râcler l'intérieur.

Emietter le thon dans un grand bol et ajouter les avocats coupés en morceaux, mixer le tout à la fourchette pour obtenir une sorte de rillette. Ajouter le jus de citron vert, malaxer. 

On peut ajouter quelques gouttes de sauce Tabasco ou une pincée de piment d'Espelette.

Remplir les demi-coques des avocats et décorer de quelques tranches de radis pour donner une touche de couleur.

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L'oiseau des ténèbres, thriller de Michael Connelly

 

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Tout commence par le procès d’un arrogant metteur en scène, accusé d’avoir étranglé une jeune actrice, et dans lequel l’inspecteur Harry Bosch est un témoin capital : en effet, le suspect lui a déclaré, par bravade, qu’il ne se ferait jamais prendre ...

On retrouve ici tout l’art de la description des débats par l’ancien chroniqueur judiciaire au Los Angeles Times : ambiance « New York Police Judiciaire » garantie … Un autre des personnages récurrents de l’auteur, sorte d’alter ego de Michael Connelly, Jack McEvoy, qui fut le principal protagoniste du roman « Le Poète », déjà rencontré dans « L’épouvantail » apporte aussi son bref concours. Mais le principal acteur de cette très ténébreuse affaire est l’ancien profileur du FBI, Terry McCaleb - lui aussi présent dans "Le Poète" et dans "Los Angeles River", qui vit sur l’île de Catalina en rade de la cité des Anges, à la retraite depuis qu’il a subi une greffe du cœur après un violent infarctus. La belle inspectrice Jaye Winston, bloquée sur l’affaire du meurtre d’un petit malfrat le soir de la Saint Sylvestre vient lui demander de tracer le profil du tueur … Et, malgré les réticences de son épouse, Terry ne demande qu’à replonger dans le bain.

Un roman à la construction impeccable, où deux intrigues s'entrecroisent, un suspens haletant, où les situations se renversent alors qu’on s’y attend le moins. Une incursion dans l’œuvre du peintre flamand de la Renaissance Hieronymus Bosch, de ses scènes d’apocalypse et de ses images pleines de cruauté où apparaît régulièrement l’oiseau du malheur et de la sagesse : la chouette. Une coïncidence avec le nom de l’inspecteur-vedette de la série ? Pas tout à fait … Mais pour le lecteur assidu qui sait comment le père éphémère d’Harry Bosch lui a donné ce prénom difficilement portable, on comprend vite que les soupçons qui tournent au-dessus de sa tête ne sont qu’une construction destinée à lui nuire. Mais ce n’est pas le cas des hommes du FBI qui enquêtent … sur son éventuelle culpabilité car la victime est un des criminels qu’il n’a pas pu faire condamner.

Encore un thriller passionnant …

 

L’oiseau des ténèbres (A Darkness More That Night - 2001), thriller de Michael Connelly traduit par Robert Pépin, Chez Calmann-Lévy et en livre de poche, 437 p., 8,60€

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16 août 2017

Mon gloubi-boulga aux blettes

C'est exactement la garniture des petits légumes farcis, mais sans les légumes !

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A la base, une botte de blettes, dont on utilise seulement le vert. Enlever le maximum des nervures et blanchir les feuilles dans une grande casserole d'eau bouillante salée une à deux minutes. Egoutter et presser pour exprimer le maximum d'eau. Couper en lanières puis en dés.

Eplucher un oignon et une échalote et les émincer finement. Faire revenir l'oignon, l'échalote et les lanières de blettes dans un peu d'huile d'olive dans une large poêle. Ajouter 350 g. de chair à saucisse finement hâchée et la faire revenir aussi.

Préparer un bol de chapelure "maison" en passant au mixer des croutes de pain rassis.

Ajouter la chapelure puis trois oeufs. Bien malaxer le tout, vérifier l'assaisonnement, ajouter une à deux gousses d'ail hâchée, tasser le farci dans un grand plat à gratin légèrement graissé. Terminer par une couche de fromage râpé.

Passer au four préchauffé à 200° pendant environ 45 minutes

 

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15 août 2017

Repasser des souvenirs

Les vacances, c'est l'occasion de faire des trucs qu'on ne fait pas en temps ordinaire.

 

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Pour moi, c'est par exemple assurer le repassage, puisqu'à Paris, j'ai une fée du logis qui s'en charge. Et c'est souvent un plaisir ici.

Par temps de chaleur étouffante, je travaille dans une pièce semi-enterrée, toujours fraîche, pleine de livres et de jouets d'enfants. Et c'est là qu'on se rend compte que les hommes et les femmes, du strict point de vue du linge, ce n'est pas pareil : pour nous les femmes, beaucoup moins de linge à repasser : des tops qui sèchent tout seuls, des leggins qui n'ont pas besoin de coup de fer. Pour ces messieurs, c'est autre chose : au moins un mouchoir et une chemise chaque jour, un pyjama tous les 3 jours ...

J'aime surtout repasser le linge plat : avec une centrale à vapeur, cela va très vite. Et je retrouve les éléments de mon trousseau de jeune fille : dans cette maison, bien des objets vivent leur dernière vie. Pas seulement les livres qui s'entassent, mais les parures de draps dont les couleurs ont pâli, les nappes brodées dont je ne me sers jamais - il y a longtemps que j'ai adopté une nappe cirée de chez Jean Vier -  les serviettes assorties à des services de table dont on n'utilise jamais la nappe, les torchons - des gros pour les casseroles, des ultra-fins pour les verres.

Des souvenirs s'attachent à ces banales pièces de tissu. Chacune me parle. De Pologne, du temps du rideau de fer, mon père rapportait des métrages de lin destinés à confectionner des torchons, que ma mère transformait en serviettes de table. Elles sont si finement ourlées que l'on a de la peine à discerner l'endroit de l'envers ... et d'une solidité à toute épreuve. Il y a aussi les serviettes de coton éfrangées, fabriquées à Abidjan, apportées ici par Jacqueline et Pierre Briot. Les torchons "Fleur Bleue" achetés juste avant notre mariage, pleins de trous aujourd'hui mais auxquels je tiens énormément. En les pliant, je m'efforce de maintenir ces blessures à l'intérieur.

Une corvée pour certaines, mais pour moi, des souvenirs  à toute vapeur... Un temps de tranquillité dans la fournaise de la sièste ... Des petits bonheurs utiles. 

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14 août 2017

Une maison, des parents, des enfants, des chats ..

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Ce week-end du 15 août, la maison enregistre de nouveaux départs ...

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Hier Florence et Camille, demain, Anne-Christine, Laurent et Benjamin.

Restent Victoire, Timothée, Hugo et Apolline ... et Grizou. 

L'été continue donc, et toujours en famille. Pour notre plus grand bonheur de parents et de grands-parents. Cependant, la rentrée se profile à grands pas. Nous posons pour la photo traditionnelle, le papa avec ses

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trois filles, moi-même avec elles. 

Des images que je conserve toute l'année.

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Les chats, eux, poursuivent leur travail de chats ....

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13 août 2017

Les portes et les sons qu'elles font, roman par Jean-François Dion

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J’ai acquis cet ouvrage un peu par hasard. J’allais comme chaque jeudi acheter la presse chez le marchand de journaux de Monsempron-Libos où je remarquai un homme devant une petite table : un auteur présentant ses romans. Pensant à un littérateur régional et l’auteur me paraissant sympathique, j’ai choisi celui qui, en bandeau, indiquait qu’il avait récemment reçu un prix, de quelle académie, j’ai oublié …

Eh bien, il y a encore des romanciers qui savent écrire. Ce roman, bref mais dense, m’a tenue en haleine une grande journée … et m’a profondément émue. J’espère en tous cas qu’il n’est en aucune manière autobiographique.

Le narrateur – je n’ai pas trouvé son prénom mais Jean-Paul, son jumeau, le nomme Loulou – est un homme simple. Après s’être essayé dans le théâtre, il a repris avec son frère une fabrique d’abat-jour qu’ils ont développée. Ses deux parents sont morts et toute sa famille, tout son amour sont concentrés entre son épouse Françoise, et leur fils Julien, 16 ans, passionné de géographie. Et puis, un jour funeste, alors que Françoise accompagne Julien dans leur Twingo comme « tuteur » de conduite accompagnée, bien que Julien ait suivi toutes les procédures d’usage avant de tourner à gauche à un croisement, un chauffard ivre et sous psychotropes surgit à 140 à l’heure, dépasse la bétaillère qui suivait leur véhicule et se rabat sur la Twingo, écrabouillant les deux passagers.

Pour le père et mari orphelin de famille commence l’enfer : « On m’a volé ma vie en me prenant la leur. Je me suis emmené, j’ai fui, j’ai disparu, j’ai été seul. » Enfermé en lui-même, comme entre de hauts murs d’une solitude qu’il recherche dans un monastère où il écoute tous les sons, où, incroyant, il s’applique à suive tous les rites. C’est cette lente descente en lui même, où nul ne peut rien pour apaiser son chagrin, pas même sa réaction face au salopard qui s’est tiré de l’accident sans grand dommage …

J’ai apprécié le style, épuré mais non dénué d'un humour froid, la succession d’adjectifs qui précisent les images, les notations  évocatrices de sons et de la qualité du silence, l’écriture riche de réminiscences cinématographiques qui « parlent » aux lecteurs de ma génération – la bétaillère évoque naturellement « Les choses de la vie » de Claude Sautet, les références philosophiques bien choisies, les portraits des personnages secondaires tellement drôles, cruels, justes.

Car la vie ne l’est pas, elle, juste. Que peut-il arriver de pire que perdre la femme de sa vie et son enfant ?

L’homme choisit de s’enfermer pour se souvenir. Dans le silence des portes après qu’elles se sont refermées. On se dit qu’il est trop tard pour que la résilience l’atteigne, mais on l’espère très fort. Car il assume sa totale responsabilité et même sa vengeance ne l’a pas totalement apaisé. L’oubli est impossible, lui seul peut décider de la fin.

Jean-François_Dion

Jean-François Dion est un cinéaste, qui fut scénariste et réalisateur, directeur à Canal+, un professionnel de l’image. Depuis qu’il a pris sa retraite à Penne d’Agenais, à une portée de fusil d’ici, il a trois romans à son actif. J’espère qu’il va continuer. J’ai un immense respect pour ceux qui savent écrire des histoires, faire vivre des personnages, avec leurs problèmes et leurs bonheurs. A quand une suite ?

 

Les portes et les sons qu’elles font, roman de Jean-François Dion édité par az’art atelier éditions à Toulouse (une mention spéciale pour le graphisme élégant de leurs couvertures), 276 p., 20€

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12 août 2017

Les trois soeurs

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Enfin réunies, nos trois filles hyper occupées, dont l'une revenue d'Asie, avec pour nous les parents, un évident bonheur de les accueillir dans cette maison qui leur est dédiée.

Les uns s'en vont, les autres arrivent ... Les petits cousins se retrouvent et on ne les entend plus. Nous, nous jouons les passagers.

Le temps d'Aquitaine est toujours égal à lui-même : changeant en cette mi-Août.

 

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Vive les vacances en famille ... Que dire de plus ?

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11 août 2017

Quiche courgettes et ricotta

L'été est la grande saison des cucurbitacées : melons, concombres, et surtout courgettes !Quiche courgette et ricotta

Ne pas peler les courgettes, mais les couper en fines rondelles.

Emincer une ou deux échalotes et les faire "tomber" à l'huile d'olive dans une grande poêle. Dès qu'elles sont transparentes, y ajouter les rondelles de courgettes et les faire revenir jusqu'à ce qu'elles prennent légèrement couleur.

Faire préchauffer le four à 180° (Th : 6).

Dans un moule à tarte légèrement graissé, étaler la pâte choisie (feuillettée ou brisée) en ôtant le papier sulfurisé.

Piquer à la fourchette le fond et les bords.

Dans une jatte, mélanger au fouet un pot de ricotta, quatre à cinq oeufs et une belle rasade de crème fraîche liquide (adapter les quantités à la taille de la tourtière !). Poivrer, inutile de saler.

Poser les courgettes tièdes sur le fond de tarte, recouvrir de l'appareil à quiche et saupoudrer le tout de Parmesan râpé finement.

Enfourner pour une grosse demi-heure.

La quiche se déguste tiède avec une salade verte ou de tomates.

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10 août 2017

Le grand va-et-vient des vacances ...

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Le séjour de Romane, Dorian et Nicolas est terminé. Ils sont repartis à Nice chez leur autre grand-mère. Mais ils ont laissé leur maman Florence qui profite ses derniers jours de vacances avec nous. 

Et bientôt nous accueillerons la famille de Victoire. Nous aurons donc pour quelques jours nos trois filles ensemble.

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C'est le moment des grande discussions, des câlins et des fous-rires, des jeux de cartes endiablés sur la terrasse, des soirées sans fin, des grandes tablées, des essais culinaires ...

Le temps n'est pas au top : hier après-midi, il est tombé des hallebardes et la température a nettement baissé ...

Mais il est vrai que nous sommes déjà tard dans une saison qui a commencé très en avance.

 

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Pas grâve : les roses remontent !

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