Bigmammy en ligne

16 juillet 2019

Lasagnes chèvre-épinards

 

IMG_4248

IMG_4247

Un plat familial pour régaler les petits et les grands et dont tous les ingrédients se trouvent le plus souvent dans le placard ou dans le congélateur.

Il faut de quoi faire une béchamel (beurre, farine, lait, un peu de noix de muscade râpée, sel), des pavés d'épinards en branches surgelés + de la crème ou du fromage Philadelphie, une grosse buche de fromage de chèvre coupée en rondelles, un sachet de fromage râpé, et, bien naturellement, des lasagnes en plaques, sèches.

Faire préchauffer le four à 180° (Th : 6).

Préparer (pour 6 portions) un litre de béchamel pas trop épaisse.

Faire décongeler les épinards avec une boîte de Philadelphia. Bien mélanger.

Beurrer un grand plat à gratin, le fond et les bords.

Commencer par verser une fine couche de béchamel, couvrir avec des plaques de lasagnes. Alterner ensuite : une couche d'épinards, des rondelles de fromage de chèvre, plaques de pâtes, béchamel, épinards, et ainsi de suite jusqu'à une dernière couche de lasagnes et une belle couche de béchamel.

Saupoudrer d'Emmental râpé.

Glisser au four pour 35 minutes environ.

Posté par mpbernet à 07:33 - Plats uniques - Commentaires [5]
Tags :

15 juillet 2019

Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie ...

 

R

 

baudis

J’emprunte au site Hérodote.net les paragraphes suivants :

Maire de Lille et député socialiste du Nord, Roger Salengro (en haut à gauche) devient en 1936, à 46 ans, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum issu du Front Populaire aux élections législatives. Il participe activement à la conclusion des accords de Matignon.

Mais à l'été 1936, l’Action française de Charles Maurras et l'hebdomadaire de droite Gringoire et son directeur Henri Béraud (un ancien journaliste du Canard Enchaîné) l'accusent d'avoir déserté pendant la Grande Guerre. Il avait été en fait capturé en allant chercher le corps de l'un de ses compagnons de tranchée, avec l'accord de son chef. C'est ce qu'établira une enquête conduite par un tribunal de guerre peu après sa capture, en 1916.

Disculpé mais affecté par la campagne de calomnies et, qui plus est, déprimé par la mort de sa femme, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936 dans sa cuisine de Lille. « Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie », lance Léon Blum à ses funérailles, cinq jours plus tard.

Je me souviens aussi de l’intervention télévisée particulièrement émouvante de Dominique Baudis, Maire de Toulouse, accusé d’agressions sexuelles, voire de meurtres de prostituées, défendant son honneur, la sueur perlant au front …

Les discours de haine se sont considérablement développés depuis, à la lumière des réseaux sociaux, porteurs de  liberté d’expression mais aussi d’une foule de contre-vérités et de propos subversifs. N’importe quoi fait polémique, on « gonfle » à dessein des faits mal ou pas vérifiés du tout. Qu’importe car, comme dit l’adage : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! ». Il est vrai que certains responsables politiques ont menti effrontément « les yeux dans les yeux » au public crédule, réduisant à néant le respect public dû aux institutions.

Essayons de rester lucides et limitons-nous aux faits. Je n’ai aucune tendresse particulière pour l’actuel ministre de la transition écologique, mais j’espère qu’il teindra le coup face à ces odieuses accusations destinées, à travers lui, à saper l’autorité publique. Il s’agit en effet d’une technique bien rôdée de déstabilisation des autorités en place, qu’elles quelles soient. Combien de responsables politiques ont dû renoncer à leurs fonctions pour des histoires montées de toutes pièces et qui se sont terminées par un non-lieu ?

C’est une dérive qui ne nuit qu’à la démocratie et profite exclusivement aux extrêmes. Qui nous porte donc directement préjudice. La question demeure : qui a intérêt à déstabiliser la République ? et pour la remplacer par quoi ?

Posté par mpbernet à 08:00 - Coup de gueule - Commentaires [4]
Tags : , ,

14 juillet 2019

Cocardière, moi ? Plutôt deux fois qu'une !

IMG_4242

 

 

IMG_4240

 

IMG_4241

14-juillet-2018

Pour moi, le 14 juillet est vraiment une fête. 

Je me carre devant la télévision et je ne perds pas une miette du défilé des troupes. Pas question d'aller faire des courses, j'ai pris mes précautions dès hier ...

C'est comme ça depuis que je suis toute petite. J'ai une excuse : mon père était un héros de guerre, décoré de la Légion d'honneur dès 1950 du fait de son action en 1940, avant d'être capturé et emmené en captivité, puis s'être évadé depuis son stalag de Poméranie en plein hiver 1942, puis réengagé dès son retout au Maroc.

Je n'y suis pour rien, j'ai été élevée dans le respect des institutions et de l'Armée. Je vibre à l'écoute de la Marseillaise, je suis admirative devant ces jeunes qui s'engagent et risquent leur vie dans les théâtres d'opérations extérieures pour combattre les terrorristes. Je suis enthousiaste devant les réalisations technologiques de l'armement. Je trouve émouvants les élèves des grandes écoles. Bref, pas fana mili mais pas loin.

Donc, pas la peine d'essayer de me joindre ce matin ... 

Posté par mpbernet à 08:00 - Actualité - Commentaires [6]
Tags :

13 juillet 2019

Je hais le rangement !


IMG_4232

C'est un paradoxe ...

J'ai horreur de ranger et pourtant je ne supporte pas que les choses ne trouvent pas à leur place habituelle.

Et s'occuper d'une grande maison implique naturellement de ranger tout, tout le temps, surtout avec les enfants. Mon père disait que les petits, quand ils jouent, lâchent les objets comme si l'influx nerveux était interrompu dès qu'ils pensent à faire autre chose. Et leurs jouets jonchent le sol un peu partout.

Mais cette tendance persiste aussi au-delà de 10 ans ... L'oubli des consignes répétées chaque jour aussi. Ils sont si mignons qu'on ne peut le leur reprocher, car il ne s'en rendent même pas compte.

Alors, je surmonte mon aversion du rangement et ainsi, je fais du sport : je ramasse, je mets à la poubelle, je rince les verres où je retrouve toujours un fond de grenadine et des glaçons à demi fondus, je range la vaisselle sale dans le lave-vaisselle, je sors la vaisselle propre et je la range dans les placards, je crise lorsque je ne retrouve pas mon petit couteau d'office ...

Bon, je deviens de jour en jour une grand-mère chiante ... 

Hier, l'un de mes petits m'a demandé si j'allais cuisiner quelque chose de spécial pour le 14 juillet ... Je lui ai répondu que je n'en avais aucune idée, car je manage au jour le jour !

Il me vient l'idée d'avoir recours à "Comme j'aime" pour recevoir 7 fois quatre repas tout prêts pour la semaine, gratuitement et pour moi toute seule !

Qu'importe : je n'ai qu'à regarder par la fenêtre la luxuriance de mon jardin sauvage pour me sentir pleine d'énergie !

Posté par mpbernet à 07:33 - Coup de gueule - Commentaires [10]

12 juillet 2019

Mémoires d'Hadrien, roman de Marguerite Yourcenar

mémoires Yourcenar

Hadrien

Entre deux polars, je me plonge dans un monument de la langue française … Car dans ma bibliothèque d’été, il y a aussi des chefs d’œuvres. Ce n’est pas par hasard que Marguerite Yourcenar fut la première femme à être élue à l’Académie française en 1960 …

Pour moi qui, malgré sept années d’études classiques de latin et de grec, n’ai retenu de l’histoire romaine que les aventures d’Alix l’intrépide, voici une autobiographie romancée qui nous fait vivre dans les fastes de l’Empire romain à son apogée. Hadrien (76 – 138), fils adoptif de Trajan, général d’élite, désigné empereur en 117, fin lettré, admirateur de la culture grecque, mauvais mari mais amant transi du jeune éphèbe Antinoüs qu’il va diviniser, lucide philosophe, bâtisseur et pacificateur, sent sa mort prochaine.

A l’attention de ses successeurs, par lui désignés et adoptés selon la coutume romaine – Antonin le Pieux puis surtout Marc-Aurèle -  il retrace les grandes étapes de son règne, les vicissitudes de la défense de l’empire – souvenons-nous du mur qu’il fit construire entre l’Ecosse et l’Angleterre – les luttes incessantes au long du limès, la révolte des Zélotes et sa méfiance envers les Juifs, l’abandon des conquêtes que Rome n’est plus en mesure de défendre. Son amour de la littérature, son  penchant pour les beaux jeunes hommes, qui n’est en aucun cas un scandale dans cette civilisation antique, sa détresse à la mort d’Antinoüs, nous touchent.

Mais avant tout, c’est la richesse de la narration, ce style éblouissant fait d’élégance et de fluidité qui fait oublier l’érudition du propos. On s’attache à suivre la réflexion honnête de cet homme de pouvoir qui demeure cependant si proche de nous. Savoir que l’ouvrage a été écrit entre 1924 et 1951 en est d’autant plus étonnant.

Une réflexion unique sur l’ambition, l’amour, la vieillesse, le suicide, la difficulté de déclencher des guerres sanglantes pour la sauvegarde de l’honneur et de l’intégrité de l’empire, la souffrance et la solitude du pouvoir. Une lecture pleine de sens. Un classique.

 

Mémoires d’Hadrien, roman par Marguerite Yourcenar, édité dans la collection blanche de Gallimard, 358 p., 24,50€

Posté par mpbernet à 07:24 - Lu et vu pour vous - Commentaires [5]
Tags : , ,

11 juillet 2019

Nature et poésie

marché

IMG_4231

IMG_4222

IMG_4225 (2)

IMG_4224

IMG_4223

Depuis que la Maison de la Presse de la rue de la République de Fumel a sombré, c'est la débandade dans cette petite ville qui m'est si proche.

Et donc, pour se procurer chaque jour la Presse, il n'y a que deux solutions alternatives : la librairie du Centre commercial Leclerc ou le buraliste - charmant - de la place du marché à Monsempron - Libos.

C'est là ou chaque jeudi matin, depuis le haut Moyen-âge, se tient un superbe marché, qui cette année a été élu le plus beau marché de Nouvelle Aquitaine. Nous ne manquons pas de nous y rendre chaque jeudi matin avec rituellement le même circuit ...

En dehors de cette journée d'intense activité commerciale, la petite ville est d'un calme olympien. Mais pas sans poésie. Sur les troncs des vénérables platanes, on peut lire des maximes calligraphiées par les enfants de l'école toute proche. C'est mignon tout plein.

 

Et puis, en cet été de fortes chaleurs, nous sommes envahis d'insectes volants : une foule de taons aux yeux verts qui viennent mourir contre les faces internes des vitres, désespérant de sortir.

Cette fois, c'était une magistrale sauterelle verte qui m'a fait penser aux sept plaies d'Egypte. Elle est rentrée par la porte-fenêtre, a bondi entre les meubles, et est venue périr sur le tapis. Elle avait dû endommager son gyroscope interne ... En tous cas, depuis que l'on nous parle de la disparition des espèces, je ne regarde plus les insectes comme des nuisibles - enfin pas tous !

Posté par mpbernet à 07:41 - Journal de bord - Commentaires [0]
Tags :

10 juillet 2019

Fous-rires de vacances ...

P1240581

P1240583

P1240574

P1240571

Il a fallu longuement négocier pour obtenir ces clichés, croyez-moi !

Car c'était moi qui avais le plus envie d'extraire de mes armoires ces saris rémenés du sud de l'Inde, à la fin du siècle dernier ...

Pas même le temps de repasser ces longues bandes d'étoffes chatoyantes, encore dans leurs plis d'origine. Difficile aussi d'agrafer les "cholis", ces brassières imposées par la puissance britannique pour sauvegarder la pudeur des femmes.

J'avais à  peu près encore en mémoire la façon de draper les 5 plis qui permettent d'apporter l'aisance à la marche, sauf que j'ai placé le dernier pan à l'envers.

Ce fut un sacré challenge d'habiller Romane, alors qu'elle a la magnifique chevelure brune des dames du Tamil Nadu.

Souvenirs de voyages que nous n'entreprendrons plus, des visites de temples où nous avons offert la puja traditionnelle, des marchés nocturnes aux senteurs épicées, des rues grouillantes de pétaradantes machines à deux ou trois roues surchargées de toute une famille ...

Benjamin et Dorian ont dû aussi sacrifier au rituel du déguisement. Pour Benjamin, il m'a suffi d'un dhoti de fine cotonnade écrue pour le tranformer en jeune brahmane, sauf qu'il lui manquait le cordon à trois brins. Pour Dorian, l'idée était d'en faire un prince mongol. Et aussitôt cette vanne, sa spécialité : Je suis un mongol fier !

Et voilà, quelques images d'une après-midi au temps mitigé, sans soleil mais avec une température très indienne.

Posté par mpbernet à 07:43 - Journal de bord - Commentaires [3]
Tags :

09 juillet 2019

Les mamans sont parties ...

IMG_4217

IMG_4218

IMG_4214

Fini les séances de bronzage pour les mamans qui ont abandonné ici leur progéniture.

Un calme tout relatif s'est installé en régime de croisière : nous ne sommes plus que cinq avec le duo de choc Dorian et Benjamin, et la grande soeur Romane.

Fous-rires, parties de Monopoly effrénées, jeux vidéo mais pas trop. 

J'essaie, sans trop de succès, de les convertir à la lecture, et il y a ici de quoi faire. Mais la piscine me fait une concurrence éhontée.

En revanche, Romane profite des heures calmes pour travailler sa géométrie.

Car après-tout, ce sont les vacances !

Posté par mpbernet à 08:00 - Journal de bord - Commentaires [3]
Tags : ,

08 juillet 2019

Rugby, palombes, cercles, l'art de créer du lien : essai de Bernard Traimond

Rugby Palombes Cercles

Bernard Traimond, anthropologue né à Soustons en 1944, réédite ici quelques éléments d’une thèse de troisième cycle soutenue à L’EHESS en 1983, qui porte sur la société rurale landaise et ses formes spécifiques de sociabilité dans un terroir pauvre, isolé, difficile.

Des matériaux scientifiques, fondés sur des archives, avec tout ce qui caractérise ces éléments : la réalité historique, certes, mais aussi l’intérêt biaisé de ceux qui relatent ces événements (rapports de police, jugements …).

Trois types de liaisons sociales spécifiques aux Landes : les assurances de bétail, qui ne servent pas seulement à assurer le bétail, la création des cercles avec leur évolution sociologique et la suspicion qu’ils suscitent de la part de l’administration, la création des équipes de rugby … dérivé non pas de la soule, mais du jeu de la barette.

On note que les clubs de rugby se forment autour d’intérêts communs auxquels la politique n’est pas totalement étrangère. L’accord entre certains radicaux et propriétaires en faveur de la paix sociale après les vagues de grèves des résiniers par exemple. Cependant, les curés, plus favorables au football, s’opposent au rugby pour éviter que les enfants ne « se touchent » … Ainsi, rugby et baignade sont bannis des séminaires.

Toutes ces formes de réunions ont des points communs : les agriculteurs comme les femmes y sont sous ou pas du tout représentés. Car le statut des femmes s’aggrave entre le XVIIIème et le XIXème siècle. Auparavant, elles partageaient une grande partie des activités des hommes (récoltes, corvées, cabaret …), puis elles sont renfermées avec leurs enfants à partir de 1850.

Autre institution emblématique de la région, exclusivement réservée aux hommes : la chasse à la palombe. La grande chasse commence à la Saint Michel (29 septembre) et dure plus d’un mois. Les appeaux, soigneusement élevés depuis l’année précédente, nourris à la becquée soir et matin, encapuchonnés, placés en haut des pins étêtés, appellent leurs congénères. Mais la récolte est maigre. La palombière, c’est une mythologie, une symbolique, un rituel d’une évidente inefficacité … et pas du tout un massacre !

Dernier chapitre qui résonne avec les mouvements de protestation récents sur les ronds-points : les révoltes du XIXème siècle, qui ont toutes pour objectif d’obtenir une meilleure répartition des récoltes entre propriétaires et métayers ou la lutte contre  les agents de la répression de la contrebande de tabac. Les modes d’intervention ressemblent à ceux d’aujourd’hui : rassemblement en masse, envahissement des bourgs – où demeurent les propriétaires – blocage des accès : dans la manifestation, hommes et femmes unis, tous ensemble, expriment la force dans sa forme la plus accomplie.

Une analyse de modes d’intervention qui constituent autant d’expression de la sociabilité d’une région qui m’est chère, en complément de l’ouvrage magistral de Jacques Sardos « Histoire de la forêt landaise », du désert à l’âge d’or, dont je recommande aussi la lecture.

 

Rugby, palombes, cercles, l’art de créer du lien, la sociabilité rurale landaise, par Bernard Traimond, éditions Cairn, 212 p., 20€

 

Posté par mpbernet à 07:34 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0]
Tags : , ,

07 juillet 2019

Activités de vacances


P1240567

L'été est la saison des rituels.

Depuis hier, les après-midis sont égayés par le Tour de France. De temps immémorial, je me souviens de mon père, passionné devant le poste de télévision. Claude a pris le relais.

Pour ma part, mes moments de calme, car la chaleur est toujours pesante, sont consacrés à la lecture - avec prise de notes, toujours -  et de nouveau au tricot. J'ai fait une commande car les fils étaient en solde. Un peu surprise par une qualité de fil inconnue ... Je vais chercher un modèle qui corresponde. 

Les boutiques de laines ont disparu depuis longtemps dans notre environnement immédiat, mais les commandes arrivent très vite : livres, ustensiles de ménage, mercerie ... Nos habitudes de consommation et nos comportements ont irrémédiablement condamné les commerces de proximité. C'est particulièrement vrai ici, où une très importante usine métallurgique a définitivement fermé après une agonie de plus de trente années. Aujourd'hui, on parle de transformer le site en ferme solaire.

Pour me remettre en "jambes", je commence un pull en laine et coton pour Benjamin. Question lancinante : aurai-je assez de pelotes ???

Le tricot est une activité qui détend, mais nécessite de bien calculer pour convertir les modèles en fonction des mensurations des destinataires et de la qualité de la laine. Une activité intellectuelle qui ne souffre pas d'erreur. J'aime !

 

Posté par mpbernet à 08:00 - Journal de bord - Commentaires [2]
Tags :