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24 juin 2017

Plein de bonnes nouvelles

Claude

Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui se sont préoccupées de la santé Claude et nous ont témoigné leur sympathie. Et surtout, celles qui m'ont communiqué des informations fiables sur l'évolution des journées post-opératoires relatives à cette intervention particulièrement lourde mais bien maîtrisée.

Le chef de clan va bien - autant que faire se peut. Il a l'impression d'avoir pris un autobus en pleine poitrine mais ses constantes sont bonnes et il a bonne mine.

Il prend son mal en patience, privé pour l'instant de sa montre et de son téléphone. Il en a encore pour quelques jours en clinique et il enchaînera par une semaine en rééducation dans une aute clinique.

Ambroise Paré

C'est la première fois de ma vie que je le vois avec une barbe de 4 jours ... et je trouve que cela ne lui va pas si mal. J'ai hâte de le retrouver à la maison et en forme. Je traverse tout Paris pour aller le visiter quelques minutes afin de ne pas le fatiguer ...

Je me rends compte que visiter un malade n'est peut-être pas très positif pour le malade lui-même mais contribue grandement à rassurer sa famille.

Et, cerise sur le gâteau, nous avons reçu une autre bonne nouvelle : Florence commence son nouveau job le 21 août. Son dernier passage à Paris a été décisif. Tout s'emboïte. Je m'en réjouis très fort.

Quand je pense que nous nous réjouissions de participer au mariage de notre neveu Jean-François aujourd'hui même près de Montpellier .. La vie vous réserve de ces surprises ...

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23 juin 2017

Le tour du monde du roi Zibeline, roman de Jean-Christophe Rufin

 

roi Zibeline

Le "Tour du Monde du Roi Zibeline" est un récit fait à Benjamin Franklin par un séduisant couple d’aventuriers, le Comte Auguste BENJOWSKI et la belle APHANASIE, deux personnages historiques – du moins le Comte qui a laissé des mémoires très détaillés – au destin extraordinaire, dont Jean-Christophe Rufin s’est efforcé de réécrire les aventures dans le style fleuri du XVIIIème siècle.

Tous deux  - lui est hongrois et elle russe - ont commencé leur vie dans la souffrance par la faute de leurs pères, aristocrates cruels et violents. Seule une longue série d’épreuves – comme dans les contes de fées - leur permettra de connaître le bonheur ensemble. Leur périple les conduit depuis la Sibérie et le Kamtchatka jusqu’à Madagascar, en passant par l’Europe, le Pacifique et l’Amérique. C’est un roman d’apprentissage en même temps qu’une relation de voyage, où les héros rencontrent Bougainville, Cook, Kerguelen, et aussi les Hommes des Lumières à Paris et à Philadelphie.

C’est aussi une occasion pour l’auteur de développer des concepts sur les principes de la conduite des peuples, l’absurdité de la colonisation,  l’égalité entre hommes et femmes, la relativité des différentes religions, toute philosophie qui fonde encore nos principes républicains, même si parfois nous les avons souvent oubliés. Même si les pérégrinations d’Auguste Benjowski ont été enjolivées dans ses mémoires, leur récit, orné du talent de Rufin, est particulièrement mouvementé et d‘un suspens inouï. Il est ainsi des personnages dont la vie est un roman d’aventures et pour lesquels la réalité est plus forte que l’imagination. Car la malveillance est présente : afin de s’en débarrasser radicalement, l’hypocrite et paresseuse administration coloniale française de Louis XVI les dirigera vers Madagascar, où elle est sure que le malentendu prévaudra. 

Un superbe récit plein de paysages lointains et de combats sanglants, à donner à lire à tous ceux qui apprécient les exercices de style, même si au début, ce retour dans le siècle des Lumières – fort à la mode avec le dernier roman d’Arturo Perez-Reverte – peut surprendre.

 

Le tour du monde du roi Zibeline, roman de Jean-Christophe Rufin, Gallimard, 372 p. 20€

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22 juin 2017

Le temps du thé glacé ...

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Je me souviens de l'été 1976 ... 

La chaleur étouffante de cette fin du mois de juin lui ressemble fort. Elle est funeste aux personnes fragiles : les bébés, les malades, les personnes âgées ... Ma mère avait souffert d'un sévère malaise cardiaque après avoir traversé la France pour venir à Paris.

Et je comprends pourquoi on a du mal à s'hydrater. J'ai bien des difficultés à conserver un semblant de fraîcheur dans l'appartement où je tiens fermées toutes les ouvertures, surtout les rideaux du côté ouest où le soleil darde ses rayons dès midi passé.

Mais c'est exact, je n'ai pas tellement soif ...J'ai donc trouvé la parade pour m'obliger à boire régulièrement : le thé glacé.

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Pour un litre de boisson, j'ai utilisé trois sachets de thé à la bergamote, cinq morceaux de sucre, quelques rondelles de citron et dux plaques de glaçons.

Il faut porter l'eau à ébullition, ne pas laisser trop de temps infuser le thé sous peine d'avoir des insomnies, verser le thé bouillant sur les glaçons puis mettre le thé au frigo pour le maintenir bien frais. Légèrement sucré, cette boisson est bien plus agréable que de l'eau ...

Et je pense à Claude, dans sa chambre de clinique, vissé à ses capteurs de constantes. Je sais qu'il est en de bonnes mains et j'irai le voir cet après-midi.

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21 juin 2017

Renouvellement et responsabilité

Assemblée nationale

On vit une époque étonnante. En quelques semaines, notre logiciel politique a totalement été bouleversé et personne n’aurait imaginé le scénario qui vient de se dérouler à la suite des élections législatives. Même le Président n’avait pas prévu de disposer d’une telle majorité à l’Assemblée Nationale et déclarait à ses troupes qu’il ne considérait pas cette situation comme souhaitable …

Les résultats sont là : d’abord, un extraordinaire taux d’abstention, du jamais vu. Il y a ceux que cette session de votes à répétition a lassés – pour ceux qui ont voté aux primaires, c’était dimanche la sixième fois en moins de 6 mois – ceux qui depuis longtemps estiment que la politique ne les concerne pas et sont las des promesses non tenues, ceux qui ne se sont jamais inscrits et n’ont jamais vu de leur vie une carte électorale, ceux qui ont préféré aller à la plage parce que les jeux étaient faits. Résultat : seuls 40% du corps électoral s’est déplacé au second tour, et, parmi eux, beaucoup ont voté blanc ou nul.

Doit-on pour autant considérer que les élus ne sont pas légitimes ? Ce serait une grave erreur. Ne pas aller voter est un acte conscient, volontaire, responsable. En soi, c’est un message de colère, de ras-le-bol. C’est un symptôme du malaise qui étreint nos concitoyens après des décennies d’immobilisme et d’échecs de toute tentative de réforme.
Mais c’est sans doute ce qui nous permet d’obtenir une Assemblée nationale aussi largement chamboulée, élue par ceux que la chose publique intéresse, aussi bien ceux qui ont voté pour la nouvelle majorité que ceux qui veulent s’y opposer avec détermination. Des électeurs que je salue, qui se sentent responsables. Eux sont éminemment légitimes.

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430 députés novices sur 577, 224 femmes, un fort taux d’hommes et de femmes d’entreprise et moins de fonctionnaires, bien plus de jeunes, plus diplômés, des représentants des « minorités » nettement plus visibles, des personnes qui ne s’étaient jamais engagées en politique jusque-là et qui ont considéré que la situation de notre vie politique méritait un tel saut dans l’inconnu, des nouveaux députés pour qui la politique n’est pas tout dans leur vie, qui apporteront leur expérience de spécialistes aux débats et ne pensent pas nécessairement cette élection en termes de construction de carrière.

Et ils ont renversé la table, explosé les formations politiques traditionnelles – et l’ébranlement n’est pas encore terminé – fait émerger des mouvements nouveaux, et même une opposition qui se fera entendre à travers des leaders reconnus !

Cette nouvelle donne parlementaire a une obligation de réussite, une terrible responsabilité. Car si ce renouvellement profond du personnel ne débouche pas sur des mesures concrètes et judicieuses, permettant de casser certaines des adhérences qui corsettent notre économie, la réaction du pays réel sera terrible. Il faut que l’expérience inédite réussisse. Il n’y aura pas de plan B !

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20 juin 2017

Bon anniversaire Florence !

florence et moi

C'est le selfie du saut du lit, Florence toute fraîchement débarquée de l'avion de Singapour est en visite flash à Paris pour finaliser son retour en France ...

C'est elle qui fête son anniversaire, et c'est moi qui ai le cadeau de retrouver mes enfants et petits-enfants bientôt. Que lui souhaiter de plus ? Une installation sans accrocs.

Et pendant ce temps, j'évite d'angoisser en pensant à Claude sur sa table d'opération ...

Dernière minute à 12 h : Claude est sorti de la salle d'opération, son triple pontage s'est bien passé, il est actuellement en salle de réveil. Son cardiologue et son chirurgien m'ont donné ces bonnes nouvelles; Je suis soulagée ....

 

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Le verdict du plomb, thriller de Michael Connelly

 

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Dans l’œuvre de Michael Connelly, je « descends » la série des enquêtes de Mickey Haller, l’avocat qui travaille dans sa voiture, rencontré dans « La défense Lincoln ». Et l'auteur nous donne à lire un "crossover" magistral !

Beau gosse, quarante-deux ans, l'avocat vient de se sortir d’une difficile addiction aux antalgiques après la balle qu’il a prise dans le ventre lors de cette première affaire, et reprend son activité professionnelle après une année sabbatique. Coup de chance, il vient d’être désigné comme repreneur du cabinet et des clients de son ami Jerry Vincent, qui vient d’être assassiné. Et dans le lot, il y a l’affaire du siècle : celle d’un richissime producteur de cinéma, Walter Eliott, accusé d’avoir révolvérisé son épouse et l’amant de celle-ci, surpris en flagrant délit d’adultère. Le procès approche, et il n’a que temps de se plonger dans le dossier.

Dans ce genre de thriller judiciaire, c’est la mécanique des plaidoiries qui est disséquée : l’importance du choix des jurés, les rôles respectifs du procureur pour la carrière duquel il importe de ne perdre aucun procès et de l’avocat de la défense, celui du juge, de la Presse … Mickey Haller parle à la première personne, commente chaque stade de la procédure, en une terrible partie de ping-pong où se joue la liberté ou la mort d’un accusé. Et on comprend aussi ses rapports, nécessairement difficiles avec la police, en l’espèce un certain inspecteur Harry Bosch et son obligation de loyauté et de silence vis-à-vis de son client, quelle que soit sa culpabilité réelle ou niée … l’inspecteur du LAPD auquel a été confiée l’affaire du meurtre de Jerry Vincent, qu’i rencontre pour la première fois et qui lui fait penser à quelqu’un …

Ce que l’on constate, c’est que tout le monde ment. Les flics. Les avocats. Les clients. Même les jurés. Et dans cette affaire, le client n’est en effet pas tout blanc avec son acharnement à respecter la date prévue du procès, malgré le changement d’avocat de la défense. Mickey Haller est toutefois sur le point d’obtenir brillamment un acquittement. Mais le verdict sera différent : ce sera celui du plomb.

Encore une construction particulièrement touffue et superbement agencée, avec une montée des périls progressive, un paroxysme final où tout se dénoue dans la violence lors des dernières pages, comme dans tous les romans de Michael Connelly. Le lecteur est embarqué dans la quête de la vérité avec deux protagonistes sympathiques et aux compétences complémentaires … et qui vont se trouver un point commun inouï. On les retrouvera plus tard encore plus proches, dans « Jusqu’à l’impensable » où Harry Bosch travaillera comme enquêteur privé pour le compte de Mickey Haller.

Un polar judiciaire qui se dévore, en se remémorant les décors de la série américaine « Law an Order » dont, naturellement, je suis fan, mais sans la présence du procureur Jack McCoy (Sam Waterston à l'écran) puisque nous somes à Los Angelès et non à Manhattan !

Le verdict du plomb, thriller de Michael Connelly, traduit par Robert Pépin, au Seuil, collection Points, 526 p., 8,50€

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19 juin 2017

Le rosbif du dimanche ...

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Le grand classique des déjeuners du dimanche ... Sauf que je l'avais mis au menu de samedi !

Quand je pense que pendant des années, je n'ai fait cuire le rôti familial que dans une cocotte en fonte.

C'est un procédé sûr, certes, mais il faut rester pendant 25 minutes au-dessus de la vapeur d'huile en tournant le morceau toutes les 5 minutes, et on se parfume les cheveux  en même temps.

Autre façon de faire : plus simple : au four.

Pour 10 personnes, j'ai acheté un rôti d'1,750 kg taillé dans le rumpstek ("le steak de la croupe"), légèrement bardé dans sa partie inférieure et bien ficelé. Je l'ai laissé revenir à température ambiante et posé dans un plat de porcelaine avec un filet d'huile neutre, quelques éclats de beurre mou et une tomate non pelée coupée en plusieurs quartiers plus quelques gousses d'ail en chemise (dans leur peau).

Le four était préchauffé au maximum soit 260° (Th : 9). 

Enfourner pour 7-8 minutes, puis baisser le four à 220° (Th : 7) et laisser rôtir pendant 25 minutes pour obtenir une viande saignante.

Retirer le rôti de son pat de cuisson et le laisser reposer 10 minutes sur la planche à découper en le recouvrant d'une double feuille d'aluminium et plusieurs torchons, avant de couper les portions.

Normalement, la sauce se sera faite toute seule dans le plat de cuisson.

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18 juin 2017

Un samedi comme un dimanche ...

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Juste avant que Claude entre en clinique, ce soir, nous avons célébré hier la fête des pères, à effectif incomplet cependant ... Il nous manquait Timothée, retenu par son travail et Camille, qui avait un engagement.

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Il y avait longtemps que nos petits ne s'étaient pas retrouvés. Et les nouvelles sont bonnes. Pour ceux qui vont nous rejoindre aussi.

 

 

En ce qui concerne Romane et Hugo par exemple, leur candidature aux collèges respectifs auxquels il avaient postulé ont reçu une réponse favorable, Leurs parents seront tranquilles pour l'été qui vient.

Camille intègre la Première S, Jean-Baptiste est sur la bonne voie. 

Florence fait un saut en début de semaine pour finaliser sa prochaine installation à Paris avant de retourner à Singapour terminer les multiples tâches de son déménagement ...

 

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Tout un tas d'obstacles se dissipent mais le plus gros est encore devant Claude ... Nous serons au clair mercredi.

 

 

 

Nous profitons donc d'autant plus de ces moments délicieux en famille.

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17 juin 2017

Apocalypse jadis et maintenant, une révélation ...

 

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Je suis catholique mais ma formation religieuse s’est limitée à mes trois années de catéchisme. Il m’aura fallu attendre 70 ans passés pour entrevoir ce que signifie réellement l’apocalypse de Jean. Je ne connaissais jusqu’ici que les rudiments des Evangiles. Longtemps donc, je suis passée devant des représentations romanes et gothiques, comme le tympan de l’abbatiale de Moissac, j’ai entendu des titres de livres ou de films célèbres comme « Le Cinquième cavalier », « Le Septième sceau » … sans savoir à quoi ces expressions faisaient référence.

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Puis, j’ai reçu le choc de la tenture d’Angers … et, surtout j'ai approfondi le livre fantastique des éditions du Patrimoine, où chaque tapisserie, telle une case d’une gigantesque bande dessinée, est placée en regard des versets de la prophétie. Au sens propre, pour moi, ce fut une Révélation.

 L’Apocalypse de Jean fut écrite vers l’an 95, en cette fin de premier siècle qui voit fleurir de nombreuses « révélations » visant à expliquer le pourquoi des malheurs des hommes et le dessein de Dieu, les grandes catastrophes et le combat que mènent contre l’Eglise ceux qui veulent la détruire, et qui annonce le monde de paix que Dieu prépare au-delà des épreuves. L’Apocalypse, c’est donc une suite de visions …

 Jean, exilé dans l’île de Patmos, est inspiré par l’Esprit. Il entend une voix puissante qui lui enjoint d’écrire ce qu’il voit aux 7 églises d’Asie mineure.

Les images ou visions se succèdent : Christ à la tunique ceinturée d’or et les 7 chandeliers, puis l’Agneau immolé, acclamé par toutes les créatures, 24 trônes et 24 vieillards couronnés en tuniques blanches, 4 animaux pleins d’yeux devant et derrière : un lion, un veau, un animal à visage d’homme, un aigle …

Dans la main droite du Christ en majesté, un livre scellé de 7 sceaux, 4 anges aux 4 coins de la terre, retenant 4 vents, et puis 7 anges sonnant de 7 trompettes qui chaque fois sonnent un fléau : grêle, feu, sang, arbres et herbe brûlée, eaux changées en absinthe, étoile tombant du ciel sur la terre ouvrant le puits de l’abîme d’où s’échappe de la fumée, sauterelles …

Il y a aussi des chevaux à têtes de lion, des cuirasses de feu, l’ange qui donne le livre à manger à Jean afin qu’il se pénètre de la prophétie avant d’aller la répandre aux Nations … L’archange Saint Michel qui combat le dragon Satan, la Femme enceinte attaquée par le Dragon, à laquelle on donne des ailes pour s’échapper au désert alors que son fils est enlevé auprès de Dieu, des bêtes fantasmagoriques dotées de 7 têtes et de 10 cornes, qui se font adorer des hommes et les dominent, des justes endormis, encore des châtiments – les 7 plaies – renfermées dans 7 flacons ou coupes de la colère de Dieu, le symbole de la Grande prostituée (la Rome païenne, puissance persécutrice) et, enfin, Jean transporté auprès de Jérusalem, la Cité de Dieu, aux douze portes ornées de perles, 12 fondements ornés de pierres précieuses, le fleuve d’eau vive coulant du trône de Dieu, l’arbre de vie et ses 12 fruits …

 

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Une lecture pleine de bruits et de fureur, des images retranscrites de façon époustouflante par l’immense artiste qu’était Hennequin dit Jean de Bruges, peintre attaché à la personne du roi Charles V, répondant à la commande de cartons pour l’immense tapisserie de Louis 1er d’Anjou, autour de 1378.

 

 

 

 

 

 

 

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Apocalypse, la tenture de Louis d’Anjou, ouvrage sous la direction de Jacques Cailleteau et Francis Muel, aux éditions du Patrimoine – Centre des monuments nationaux, 274 p., 49€.

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16 juin 2017

Plaisir et souffrance de la lecture ...

 

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Le plaisir, tous les lecteurs assidus l'éprouvent ...

La souffrance, c'est d'abandonner un livre qui vous a accompagné pendant des jours et souvent des nuits.

Je termine aujourd'hui le dernier roman passionnant d'Arturo Perez-Reverte, que Claude avait lu - et critiqué - juste avant moi. Un superbe objet littéraire qui allie le cadre historique des romans de cape et d'épée, l'érudition littéraire (comme dans "Le club Dumas ou l'ombre de Richelieu"), le questionnement philosophique, avec un personnage particulièrement intéressant , Don Pedro, qui me rappelle le héros de "La peau du tambour" ...

Claude et moi avons rarement les mêmes inclinations littéraires, sauf par exemple et, entre autres, pour cet auteur espagnol et Jean-Christophe Rufin. Les auteurs préférés de Claude - à part Molière - sont John Irving, David Lodge, Philip Roth, alors que pour ma part, j'ai une passion pour les auteurs contemporains de romans policiers - Donna Leon, Philip Kerr, Fred Vargas, Michel Bussi, Jean Contrucci, Michael Connelly ... Mais là, il m'a fallu attendre que Claude termine le livre avant moi et, maintenant, j'ai bien du mal à me séparer de cet excellent roman.

Du mal à m'astreindre à ne pas en tourner trop vite les 100 dernières pages, l'angoisse d'avoir à le refermer à jamais ... et pourtant, il y a le suspens final .... Nos "Deux hommes de bien" rempliront-ils leur mission ?

C'est pourquoi j'achète les livres en rafales, pour toujours en avoir au moins un en réserve. C'est le nom de leur auteur qui m'attire et me décide, parfois sans même en lire la quatrième de couverture.

Nous nous étions pourvus d'une première fournée de futures lectures dans la perspective d'un départ imminent à la campagne ... Las, un sérieux problème de santé nous impose un séjour à Paris prolongé. Sur ma provision, j'ai donc encore deux bouquins en réserve ... Combien de temps me va-t-il falloir pour passer de l'univers du siècle des Lumières aux arcanes juridiques américaines ? 

Et puis, j'imagine que je vais me précipiter à nouveau dans les rayons de ma librairie préférée, La Procure de la rue de Mézières ...

Et vous, comment achetez-vous vos livres ?

Posté par mpbernet à 07:43 - Journal de bord - Commentaires [14]
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