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25 octobre 2020

Une histoire inédite de la France en 100 cartes, par Jean Sévillia, J-F Ségard et N. Poussin

 

histoire inédite

Il y a des années que je collectionne les « Histoire de France », depuis le vénérable Ernest Lavisse jusqu’à cet ouvrage abondamment illustré qui va de la préhistoire aux ravages de la Covid.

De l’auteur, j’ai déjà lu plusieurs ouvrages, et je sais qu’il est un historien catholique, royaliste, donc plutôt marqué à droite. C’est nanti de cette précaution que je me suis plongée dans ce livre qui résume en 100 courts chapitres toute l’épopée de notre patrie, des grandes réussites aux désastres pitoyables, en passant par des redressements spectaculaires et les revirements de l’opinion publique les plus récents.

L’apport majeur de ce livre de grand format (26 x 32, relié en dur) est la succession de cartes qui nous montrent immédiatement comment a évolué la géographie politique du pays, avec des légendes très claires et des couleurs parfaitement rendues. Sur la couverture, on "voit" par exemple l'avancée des incursions vikings ...

Particulièrement « visible » est aussi la conquête progressive du territoire vers l’est au cours des siècles. Nous avons du mal aujourd’hui à imaginer notre pays en dehors de ses frontières actuelles. C’est oublier qu’à l’origine, la France – et c’est encore plus vrai du domaine royal au moyen-âge – était « coincée » entre Bretagne et Saint Empire et Bourgogne … C’est l’incessante activité guerrière de Louis XIV qui, avant de ruiner les finances du royaume, a assuré les frontières fortifiées du Nord et de l’Est – merci à l’inlassable Vauban !

 

carte

On note que la Guerre de Cent Ans a constitué une phase cruciale de l’édification de l’Etat en France puisque la royauté a triomphé des partis princiers et des factions populaires (Armagnacs, Bourguignons, révolte de Jacques Cœur …). La France se dote alors d’un début d’armée permanente et d’un système efficace de collecte de l’impôt.

Luttes incessantes, fronde des parlementaires et des princes, conspirations des frères cadets du roi, guerres de religions, recours à l’aide étrangère : la France, pays de divisions, ce n’est pas une nouveauté. La centralisation du gouvernement selon l’esprit des Lumières et parachevée par Naloléon à l’échelle de l’Europe non plus.

Mais la résilience est forte : après les plus terribles défaites, les envahissements et occupations d’un territoire ou d’un roi tenu en otage, le pays a toujours été capable de reconstruire et de s’acquitter des fortes pénalités infligées par les vainqueurs bien avant le délai qui lui était imparti.

Autre intérêt de l’ouvrage : le rappel des cinquante dernières années de vicissitudes politiques, avec les cartes des scrutins successifs et des phénomènes de mutations les plus récents : désindustrialisation, Gilets jaunes, attentats islamistes, déclin du catholicisme … On retrouve ici les thèses les plus récentes présentées entre autres par Jérôme Fourquet.

C’est à la fois un livre d’histoire ramassé et un atlas très « parlant » que j’offrirai volontiers à mes petits-enfants qui s’intéressent à l’histoire et pourquoi pas, déjà, à la politique, bon sang ne saurait nentir … Et, en définitive, très objectif – selon moi – ce qui n’est pas si fréquent chez les historiens !

 

Une histoire inédite de la France en 100 cartes, par Jean Sévillia (texte), Jean-François Ségard et Nicolas Poussin (cartographie), édité chez Perrin, 237 p., 27€.

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24 octobre 2020

Les mêmes, jour pour jour 53 ans après !

L'ambiance actuelle n'est pas tellement à la célébration de l'anniversaire de notre mariage ...

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Cependant, il ne faut en aucun cas se priver de se souvenir de tant d'années de bonheur. Cela aide à supporter les contraintes d'aujourdhui.

Finalement, nous n'avons pas tellement changé - je parle surtout pour moi.

Le temps était ce jour là moins clément - bien plus frais car le réchauffement climatique n'avait pas encore frappé - et lourd de nuages menaçants. C'est pourquoi je portais une robe très stricte, ceinturée sous la poitrine, et surtout un manteau taillé dans la même soie sauvage mais ouatiné, pour ne pas prendre froid.

L'église de l'Immaculée Conception - rue du Rendez-vous, ça ne s'invente pas pour une église ... - était en plein chantier : on tournait l'autel vers les fidèles à la suite de Vatican II, je me souviens de grandes draperies ... de polyane, qui descendaient du plafond.

Notre réception de mariage fut marquée d'un sérieux tout à fait "coincé" : un cocktail, certes, mais pas de soirée dansante. Enfin, nous partîmes avec notre 4L vers le sud pour embarquer pour la Corse, vide de tout touristes en cette saison creuse !

Un très beau jour de notre vie, tous comptes faits !!!!

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23 octobre 2020

Sus aux mites textiles !

mite textile

En suivant le conseil d’une de mes lectrices, j’ai testé un dispositif écologique destiné à lutter contre ce fléau tueur de pulls de laine. Et il me semble que cela fonctionne. En tous cas, j’en ai profité pour apprendre de nouvelles notions entomologiques sur ces si jolis animaux malfaisants …

La mite textile (TINEOLA BISELLIELLA) est un petit papillon qui atteint une taille de 4 à 9 mm pour une envergure de 4 mm environ. Elle appartient aux insectes kératophages capables de dégrader la kératine, une protéine présente dans les poils, plumes et cuticules de nombreux animaux (donc la laine, mais pas que !). Ses ailes antérieures sont jaune d’or. Ne pas la confondre avec la mite alimentaire qui hante les placards où sont stockés les légumes secs le plus souvent.

 

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piège à mites

Les femelles (les tueuses de laine) pondent 100 à 200 œufs disposés directement sur les textiles en petits groupes ou isolément.

Les larves éclosent 2 semaines plus tard et atteignent la taille adulte 3 mois après. Ce sont les larves qui détruisent les lainages en s’attaquant en particulier aux textiles rarement utilisés où elles peuvent se nicher en toute tranquillité.

Les mites sont photophobes et ce sont surtout les mâles qui volent car les femelles sont alourdies par les œufs. Elles meurent dès qu’elles ont pondu.

Le système des pièges à mites ARIES (fabriqué en Allemagne) est constitué d’une bande adhésive contenant une substance sexuelle attractive collante émettant des phéromones, inoffensives pour l’homme et les animaux. Cet appât attire les mites mâles qui cherchent à s’accoupler. Ils y restent collés sur le piège, censé fonctionner 10 à 12 semaines.

J’ai posé un premier piège depuis environ 3 semaines, et j’ai déjà attrapé plusieurs mites … espérons qu’il est encore temps de sauver les pulls qui peuvent encore l’être. J’ai en réserve un autre piège, que je conserve dans mon frigo.

Documentation disponible sur www.aries-france.com qui déclare : Afin de respecter au mieux l’Homme et son environnement, ARIES exclut de ses formulations des ingrédients tels que le PBO, les actifs de synthèse ou encore le DEET.
Pour assurer une performance optimale de tous les produits de la gamme, la marque utilise de fortes concentrations d’actif d’origine végétale pour apporter l’efficacité attendue par les clients.

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22 octobre 2020

Joyeux anniversaire Camille !

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Le mois d'octobre est celui des anniversaires les plus nombreux dans notre famille.

Camille y occupe la place centrale et nous lui souhaitons tout le bonheur possible en ces temps si périlleux pour les jeunes de sa génération.

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C'est ma petite-fille aînée et j'ai bien de la chance d'avoir avec alle une relation si proche. Si douce et en même temps si combative, si maternelle avec son jeune frère Benjamin ...

Nous partageons des moments très intenses en visitant des expositions (entre autres), elle vient nous voir souvent puisqu'elle poursuit ses études juridiques dans notre quartier, on se rencontre de temps en temps dans la rue ...

Camille aux yeux si bleus ...

Profite bien de ta jeunesse et continue à nous enchanter !

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Quand un fils nous est donné, polar de Donna Leon

 

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Voici le trente et unième roman mettant en scène le commissaire Guido Brunetti, ses équipiers, sa noble famille et Venise. Et j’ai toujours autant de plaisir à le regarder vieillir … et se bonifier avec le temps.

Donna Leon décrit ici avec tendresse les affres du vieillissement, les vicissitudes des conflits de succession et les querelles d’héritage qui font ressurgir les haines recuites des héritiers présomptifs, les surprises des testaments. Des mobiles ultra classiques de crimes … Elle nous parle aussi de la valeur de l’amitié. Celle qui relie les êtres depuis la tendre enfance jusqu’à la décrépitude, les brouilles aussi, et les manipulations.

Le beau-père de Guido, le comte Falier, fait appel à lui pour se renseigner discrètement sur un homme qu’il suspecte vouloir abuser de la faiblesse de son meilleur ami, le galériste d’origine espagnole Gonzalo, richissime homosexuel assumé, qui a le projet d’adopter son jeune amant.

C’est une procédure parfaitement licite, mais est-ce seulement pour transmettre ses collections et sa fortune ou pour spolier ses neveux ? Le jeune homme, séduisant sous bien des rapports, en vaut-il la peine ? Pas l’ombre d’un crime là-dessous … sauf que Gonzalo est une sorte d’oncle de la famille, il est le parrain de Paola, que tout le monde l’aime … jusques et y compris l’un de ses anciens compagnons, Rudy, qui s’inquiète aussi pour lui, ainsi qu’Alberta, cette grande amie qu’il a jadis sauvée des griffes de Pinochet au Chili.

A contre cœur, Brunetti va démêler de cette affaire de famille, malgré l’absence de sa collaboratrice hyperdouée en informatique, la signorina Elettra, partie en congés. Mais il s’appuie sur la ressource infinie de l’attention aux imperceptibles variations de la physionomie et de la parole de ses interlocuteurs, son expérience de la nature humaine confortée par la lecture assidue des classiques de la littérature antique.

Une nouvelle fois, un roman d’atmosphère passionnant, qui permet aussi de pénétrer dans l’univers des personnages de Donna Leon sans avoir lu tous les autres épisodes. Mais tout lecteur qui aura commencé ce premier contact avec l’œuvre de Donna Leon n’aura de cesse de lire les précédents romans.

 

Quand un fils nous est donné, (Into Us A son is Given), polar de Donna Leon, traduit de l’américain par Gabriella Zimmermann, édité chez Calmann-Lévy Noir, 322 p., 21,50€

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21 octobre 2020

Pull tout doux à godrons et larges torsades (taille 42)

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Une interprétation du modèle n°M1232 de Bergère de France, mais dans un autre fil.

Pour passer d'une explication à l'autre, j'utilise un coefficient de conversion en fonction de la valeur de mon échantillon. Ici, entre le fil préconisé par le fournisseur du fil (Bergère de France), et mon échantillon pour la même taille, le coefficient est de 0,76. Donc, si le magazine indique qu'il faut monter 130 mailles, je vais monter 98,8 m. arrondi à 100.

J'ai utilisé de la Barisienne, une "laine" 100% acrylique, donc tout à fait hors du risque des ravages des mites.

Mon échantillon représente 19 mailles et 28 rangs avec des aigulles n°4 pour 10 cm. Les côtes du poignet et de la base sont tricotées avec les aiguilles n°3,5. Huit pelotes ont été nécessaires, ce qui donne un prix de revient à 21 €.

Les points fantaisie sont décrits ICI.

Dos : monter 100 mailles et tricoter en côtes 2/2 pendant 8 cm (20 rangs). Changer d'aiguilles et continuer tout droit pendant 46 cm. Au premier rang de jersey, répartir 14 augmentations. Dans cette configuration, commencer par *2 m. envers puis une maille glissée torse* à répéter 2 fois, 6 mailles endroit (base des godrons), *1 m. glissée torse, 2 m. envers* 5 fois, 12 m. endroit (base de la première torsade large), *2 m. envers, 1 m. glissée torse* 5 fois, 6 m. endroit (base des godrons au centre) et symétriquement pour la seconde moitié de l'ouvrage, la maille centrale étant la troisième maille du godron central.

 

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A 56 cm de hauteur totale (126 rangs), biaiser les épaules et simultanément creuser l'encolure du dos : tous les deux rangs, rabattre de chaque côté 1 x 9 m. et 3 x 8 m., et au centre rabattre 40 m. puis de chaque côté 2 x 2 m. et 2 x 1 m.

Devant : même travail que pour le dos mais on commence le creusement de l'encolure un peu plus tôt (ici, au 113ème rang) en rabattant tous les 2 rangs au centre 32 m. puis de chaque côté 3 m. 2 x 2 m., 4 x 1 m. et les épaules au 127 ème rang.

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Manches : identiques, on peut les tricoter simultanément sur la même aiguille.

Monter 46 mailles et tricoter le poignet sur 20 cm en côtes 2/2.

Changer d'aiguilles et répartir 14 augmentations (toutes les 3 mailles) pour obtenir 60 mailles. Continuer le motif (voir ci-dessus la grille) en plaçant la grande torsade au centre. On commence donc par 2 m. envers et 1 m. glissée. Continuer ensuite en augmentant 1 m. de chaque côté tous les 4 rangs, 16 fois pour obtenir 92 mailles, en respectant le motif. Rabattre sur l'endroit à l'envers les manches au 85ème rang de motif (49 cm. de hauteur totale).

Montage et col : coudre au point arrière une des deux épaules. Relever sur l'encolure, avec les aiguilles 3,5 environ 140 mailles et tricoter en côtes 2/2 sur 3,5 cm et rabattre les mailles comme elles se présentent. Coudre la seconde épaule.

Poser le corps du pull endroit sur endroit sur les manches, épingler en repérant précisément - facile en comptant les godrons ! - les endroits de début et de fin d'emmanchure avec des anneaux marqueurs, et coudre sur l'endroit à point de surjet, en masquant la bordure de la manche. Ensuite, on coud les coutures de bas de manches et des côtés en continu au point de surjet.

 

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20 octobre 2020

Crénom, Beaudelaire - roman de Jean Teulé

Beaudelaire

Je ne sais s’il convient d’attribuer cette citation à l’auteur ou au sujet de ce livre : « Une imagination bizarre jusqu’à l’incohérence. »

Difficile de rester objective sur cet ouvrage que j’ai lu jusqu’au bout parce qu’il m’a été offert mais que je n’ai pas tellement apprécié.

Sans doute en raison de ma folle admiration pour « Les fleurs du mal » que j’ai lues et relues, déclamées dès mon adolescence … Ainsi suis-je effarée du portrait que fait Jean Teulé du poète le plus violent, certes, mais sans doute le plus novateur du XIXème siècle.

Une piste éventuelle : « Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé une seconde l’infini de la jouissance. »

Bref, l’apport majeur du livre est la description du lent suicide conscient d’un enfant vraisemblablement surdoué mais complètement inféodé à sa mère, qui ne supporte pas que celle-ci se remarie avec un homme important qui ne fera aucun effort – mais cela aurait-il abouti ? – pour comprendre le génie précoce de Charles.

Autre remise en contexte : à la lecture des pièces les plus hardies – celles qui valurent à l’auteur et à son éditeur les foudres de la justice du Second Empire comme fut condamné Gustave Flaubert pour son roman Madame Bovary – on peut imaginer les hauts-le-cœur des bourgeois de l’époque.

Il s’agit donc ici d’une biographie romancée, qui retrace avec délectation la lente agonie, dans le stupre, les stupéfiants, la violence d’une sexualité perverse, le goût de la provocation, l’éternelle impécuniosité, la mauvaise foi, le plaisir de la destruction d’un génie de la littérature. Opération de déboulonnage de statue parfaitement menée. Docteur Freud, où êtes-vous …

L’auteur aura sans doute lu avec attention la notice du poète dans Wikipedia … et utilise les plus beaux poèmes pour leur inventer des décors à sa sauce, pour les transformer en scènes de genre … mauvais genre !

Victor Hugo aurait déclaré « Défense de déposer de la musique le long de mes vers. ». Charles Beaudelaire aurait pu exprimer cette même défense d’entrelarder ses poèmes d’une pseudo biographie brossée de manière aussi crue.

 

Crénom Beaudelaire, roman de Jean Teulé, édité chez Mialet-Barrault, 427 p., 21€

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19 octobre 2020

Joseph Bara, trop jeune héros de la République

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C'était à la fois émouvant et réconfortant de voir toute cette foule hier après-midi place de la République. Une foule pour une fois unanime, qui a soif de symboles ...malgré l'horreur de ce geste d'exécration insensé. J'ai eu aussi un autre souvenir ...

Tout près de chez moi, donnant juste dans ma rue, il est une petite voie à laquelle on a donné le nom de Joseph Bara. Pour les personnes de mon âge qui furent éduquées à l’école publique, ce nom évoque un événement précis, largement commenté dans nos petites classes.

 

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La célébration du courage de ce jeune tambour de quatorze ans tué en 1793 en Vendée, tombé sous les balles d’un groupe de royalistes – qualifiés de brigands – en criant « Vive la République » fut un épisode récupéré par les conventionnels (Robespierre, entre autres) pour exalter l’héroïsme d'un enfant face à une patrie alors en danger d’être submergée par les troupes coalisées se pressant aux frontières.

Un héros érigé en mythe révolutionnaire, encore commenté dans les années cinquante dans les écoles de la République. Qui s’en souvient aujourd’hui ? En fait, nous n’en saisissions pas alors la portée politique – la lutte des Bleus contre le « séparatisme » des Blancs - mais simplement un symbole de la résistance à l’ennemi, l’héroïsme d’un enfant du même âge que nous.

Que de similitudes avec les événements tragiques d’aujourd’hui !

 

Paty

Le martyre de Samuel Paty est aujourd'hui à son tour érigé en symbole de la liberté d’expression. Et c'est légitime.

Un enseignant sacrifié pour avoir tenté d’inculquer la nécessité du libre arbitre et le respect de la laïcité auprès de jeunes parfois manipulés par de sombres barbares, sans compter certains parents qui "élèvent" leurs enfants avec ces idées mortifères et que je tiens pour responsables.

Samuel Paty est le symbole de la passion d’enseigner l’esprit critique, dans le droit fil de l’esprit des lumières. Un enseignement absolument nécessaire devant la vague de fausses nouvelles et thèses complotistes qui inondent les écrans, le manque cruel de débat d’idées et de dialogue entre les cultures.

Des collèges et des écoles devraient lui être dédiés - et pas seulement à Conflans Sainte Honorine - , des rues devaient rappeler son souvenir. Je m’associerai à l’hommage national qui lui sera rendu mercredi. En lui, chaque enseignant sera honoré.

foule républicaine

 

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18 octobre 2020

Noix de Saint Jacques aux cèpes

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Deux premières pour cette nouvelle saison et pour un plat de fête !

Pour nous, les premières Saint Jacques de la nouvelle saison de pèche et les premiers cèpes en direct de Normandie. J'en ai profité pour choisir une assiette de luxe. Je le concède, c'est un menu un peu cher, mais c'est dimanche, non ?

Commencer par nettoyer les cèpes. Il ne faut pas les laver mais les brosser pour enlever toutes les brisures de terre et de feuilles.

Couper le bout du pied terreux puis les tailler en lamelles fines, en laissant attaché le pied au chapeau.

Faire chauffer un large poêle avec un filet d'huile d'olive et y déposer les lamelles de champignons. Attendre qu'ils aient rendu leur eau de végétation (une petite dizaine de minutes), saler et poivrer et ajouter un mélange de feuilles de persil plat et gousses d'ail explosées au hachoir.

 

cèpe de Bordeaux

Ne pas trop cuire au-delà de quelques minutes. Les lamelles de cèpes doivent rester croquantes.

Nettoyer les noix de Saint Jacques en séparant les parties coraillées des noix. Les couper en deux si elles sont trop épaisses. Les sauter rapidement (3 - 4 minutes) à feu vif dans moitié beurre et moitié huile d'olive. Joindre les parties coraillées au dernier moment, elles ne cuisent qu'une minute.

Disposer les noix de Sint-Jacques sur le lit de cèpes sautés. Vérifier l'assaisonnement.

P.S. Voilà à quoi ressemblaient mes cèpes  ...

 

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17 octobre 2020

Meurtres à Sandhamn, la nouvelle série estivale qui vient du froid

meurtres à Snadhamn

Pour meubler les après-midis, les chaînes de télévision, et en particulier le Groupe TF1, utiilsent les vieilles méthodes : rediffuser ad nauseam les séries policières américaines : toutes les variations sur les thèmes des experts en scènes de crime, les spin-offs de "Law and order" y compris la version anglaise que j'aime bien avec Ben Daniels ... et ça marche !

Quand je m'ennuie devant un programme languissant, je le rabats volontiers sur un de ces épisodes où je retrouve avec plaisir Horatio Caine, Mac Taylor, Gil Grissom et leurs équipiers si malins et si jolis ... Dès les premières images de chaque épisode, je sais à 90% que je l'ai déjà vu - sinon, c'est une véritable aubaine. Mais la plupart du temps, j'en ai oublié la conclusion ... et c'et surtout le processus déductif qui m'intéresse.

Cependant, certaines chaînes prospectent de nouveaux horizons : ainsi en est-il d'ARTE, qui diffuse les jeudis après-midi à 13h 35, juste après le JT de 13 heures une nouvelle série suédoise prometteuse. Et à chaque fois, on nous diffuse trois épisodes de cette série suédoise : Meurtres à Sandhamn. Un bijou !

Comment une si jolie petite île, à quelques encablures de Stockholm, avec ses plages désertes et ses maisons de bois multicolores et qui jouit d'une luminosité exceptionnelle, peut-elle devenir le théâtre de crimes sordides, de vengeance, de cupidité, de violences conjugales ? On dirait pourtant une publicité vivante pour l'office de tourisme suédois.

Sandhamn

Cette série est une adaptaption du roman de Viveca Sten : la Reine de la Baltique. On compte neuf saisons de chacune 3 épisodes et je vais faire en sorte de n'en manquer aucune. Les personnages principaux sont attachants. Au premier plan, Thomas (Jakob Cedergren), le jeune officier de police dépressif divorcé après avoir perdu un bébé victime de la mort subite du nourrisson. Sur cette petite île de Sandhamn, il retrouve Nora, avec laquelle il a fréquenté la même école. Nora (Alexandra Rapaport), une si jolie mère de famille mariée à Henrik, play-boy ultra scandinave (athlétique, cheveux blonds, yeux bleus) jaloux, violent, infidèle, mal embouché et flanqué de parents intrusifs. Naturellement, ce trio va faire des étincelles, tandis que Nora va apporter sa connaissance intime de tous les habitants de l'île aux investigations de Thomas, parfois au péril de sa propre vie.

C'est bien réalisé, cela donne furieusement envie de séjourner sur ce confetti de la Baltique où, pour l'instant, je n'ai vu aucune pluie ...

Donc, je recommande cette série, à voir et à revoir sur le site de replay d'ARTE, en commençant par la saison 1 !

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