Bigmammy en ligne

19 avril 2014

Loisirs du matin

Avant, les petits se disputaient pour avoir leur programme télé ... mais ça, c'était avant !

P1130100

Maintenant, oh!  tranquillité des grands-parents, chacun a son programme interactif avec sa tablette.

Délices de la technologie. Et vive les Applis !

P1130101

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont déjà bonne mine car, événement exceptionnel de cette Semaine Sainte, le soleil brille et ils jouent dans le jardin toute la journée.

Le matin, en revanche, il fait encore trop frisquet pour les lacher dans la nature. D'ailleurs, la grande Camille éponge encore sa dette de sommeil d'adolescente !

Posté par mpbernet à 09:14 - Actualité - Commentaires [0]
Tags :

Au revoir là-haut, roman de Pierre Lemaitre

Lemaitre

J’ai tourné la dernière page de ce gros roman voici plusieurs jours, mais je n’ai pu me mettre à en parler qu’aujourd’hui. Il faut du temps, en effet, pour sortir du traumatisme de cette lecture pourtant captivante du début à la fin. Je ne l’ai pas lu parce que c’était le Prix Goncourt 2013, mais en référence à son auteur, découvert récemment à travers ses romans policiers, justement à cause de la publicité faite autour de ce « vrai » roman-là … Je ne dirai plus que l’attribution du Goncourt est uniquement une affaire entre éditeurs.

D’abord, il y a l’écriture, fluide et précise, soyeuse, tellement évocatrice. La trame de cette histoire totalement romanesque et invraisemblable, même si elle est ancrée au coeur de la réalité la plus cruelle, est celle d’une revanche. Acquise à prix d’or, certes, pour l’un des protagonistes, mais jouissive, jubilatoire.

Le roman commence le 2 novembre 1918, jour des Morts, tout près de la fin des combats. Mourir juste avant l’Armistice, à quoi bon ? Tout le monde sent que la fin des hostilités approche. Justement, cela n’arrange pas le lieutenant d’Aulnay-Pradelle, il lui faut encore un peu de temps pour devenir un héros … une dernière offensive pour reprendre la cote 113, quel qu’en soit le prix. Cet homme, c’est le salopard intégral. Son machiavélisme, sa veulerie, son manque total d’humanité et son avidité stupéfient. C’est lui qui va causer le malheur des deux pauvres héros de cet immense et dernier carnage : Albert et Edouard. Deux êtres aussi dissemblables que possible, mais que le sort lie à jamais.

Je ne vais pas en dire plus car Claude vient de commencer et il ne faut en aucun cas lui dévoiler la suite ...

Pierre Lemaitre campe ici (encore !) des personnages inoubliables, empêtrés dans une aventure folle, où les destins s’entremêlent comme dans les fresques sociales de Zola. Jusqu’au bout, on se demande comment l’intrigue va aboutir … un véritable thriller. Depuis « Le Comte de Monte-Cristo », je n’avais pas connu semblable plaisir. Les situations les plus terribles jalonnent le récit cependant : l’horreur de la guerre, les ravages de la morphine sur les grands blessés de la face, la corruption régnant partout dans le désordre de l’immédiat après-guerre, la misère des estropiés, la peine des veuves et des mères, la culpabilité, toute une génération de jeunes hommes anéantie, des officiers complètement traumatisés qui, quarante ans plus tard, revivront le cauchemar. Et là-dessus, d’incroyables arnaques (l’une est imaginaire, l’autre pas).

Pierre Lemaitre est un écrivain qui travaille. Ses sources sont historiques et littéraires … Pour moi qui suis, depuis l’enfance, passionnée par l’histoire en général et celle de la Grande Guerre en particulier, cet ouvrage figure désormais parmi ceux qui m’auront marquée à jamais.

 

Au revoir là-haut, roman de Pierre Lemaitre, chez Albin Michel, 567 p. 22,50€

 

Posté par mpbernet à 07:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2]
Tags : , ,

18 avril 2014

Vendredi, c'est aïoli !

Dans notre famille, le seul jour où nous faisons « maîgre » est le Vendredi Saint. Une occasion toutefois, non pas de faire pénitence, mais de se régaler d’un aïoli …

P1130096

L’Aïoli ? C’est  une mayonnaise sans moutarde (ou avec un petit peu …) faite à partir d'huile d'olive et d'ail pilé cru. Avec l’arrivée de l’aïl nouveau en ce moment, c’est un délice qui incarne la force et l’allégresse. A la demande de papa, ma mère devait le faire très fort, il fallait que l’on en pleure. Le mien est dans le frigo, filmé … il est bien costaud !

Aïoli, Aiolli, Aioli ?  On retrouve le mot sous différentes orthographes, je ne sais jamais laquelle choisir … Ailloli en 1704 chez Gillart ; Aioli (un " l " en moins) apparaît en 1842, confirmé par l'Académie. Le mot est tiré du provençal: ai = ail; oli = huile. En provençal ou en occitan, l'ail s'écrit " aï "; en catalan (langue qui devient très à la mode, en ce moment !), il s'écrit " all ".

Avec quels ingrédients l’accompagner ? De la morue (dessalée depuis la veille et pochée) ou du cabillaud poêlé ou cuit à la vapeur, des escargots de mer, des légumes pochés ou cuits à la vapeur : au minimum des haricots verts, des pommes de terre, des carottes, des fleurettes de chou-fleur, des fenouils, des asperges , etc ….

L’indispensable outil est le mortier et son pilon. Le mien est taillé dans du bois d’olivier et je peux le présenter à table – ce qui n’est pas si facile avec un mortier en marbre … Ensuite, il faut penser à sortir l’œuf du réfrigérateur assez longtemps à l’avance afin que tous les ingrédients soient à la même température.

P1130094

P1130092

P1130093

Pour 6 personnes, j’ai dépiauté 5 petites gousses d’une tête d’ail nouveau, qu’il n’est pas besoin de dégermer. Les poser dans le fond du mortier avec une pincée de gros sel de mer. Ecraser avec le pilon pour obtenir une pommade bien homogène. Poser le mortier sur un torchon plié afin de lui éviter de glisser.

J’ajoute une petite cuillerée à café de moutarde forte, puis le jaune d’œuf. Je commence à mélanger avec le pilon en un mouvement circulaire régulier. On peut aussi remplacer le pilon par un fouet qui incorpore plus d’air à chaque tour. Laisser tomber un filet d’huile sur le côté, très doucement, tout en tournant, jusqu’à obtenir la quantité désirée. En fin de processus, mélanger un demi  jus de citron jaune pour que la préparation « tienne », mais les puristes contestent.

En ce qui concerne l’huile, je mélange huile d’olive et huile de tournesol. C’est moins fort et plus avantageux.

Si l'aïoli ne « prend » pas et devient liquide, transvaser dans un autre grand bol et attendre quelques minutes pour le laisser reposer. Travailler un jaune d'oeuf au fond du mortier avec une cuillère de vinaigre, recommencer le processus en incorporant petit à petit l'aïoli tombé.

Traditionnellement on propose aussi des oeufs durs ... Cependant, je ferai pour ce soir des oeufs mimosa avec une salade verte. Pour le coup, nous aurons bien respecté le principe des cinq fruits et légumes par jour !

Posté par mpbernet à 11:20 - Légumes - Commentaires [1]
Tags : ,

Vendredi Saint pour les chrétiens du monde

Qu’est-ce que cela signifie au juste ?

Crucifixion

C’est la journée où Jésus, arrêté après la trahison de Judas, est ligoté, jugé, humilié et enfin supplicié.

Restons sur le strict plan de l’événement historique, raconté quarante ans plus tard par un témoin, Mathieu.

Théoriquement, nous sommes en avril 30. Sauf que celui qui a fixé le point de départ de notre ère – le moine Denys le Petit – fit coïncider la naissance de Jésus avec l’année 754 de l’ère romaine. Et il se trompa … En fait, la naissance du Christ serait intervenue en 748 de l’ère romaine.

Donc, ce vendredi avant la Pâque, Jésus est amené devant le Grand Prêtre Ananie. Celui-ci avait été grand prêtre de l’an 6 à l’an 15. Déposé par le procurateur Valerius Gratius, il continuait à jouir d’un grand prestige, comme s’il avait encore été en charge, alors que son gendre Caïphe, animateur de la lutte contre Jésus, avait pris sa place. C’est donc lui qui interroge d’abord Jésus sur la nature de son enseignement et ses disciples.

Jésus lui répond « Si j’ai mal parlé, montre où est le mal, mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ». Toujours ligoté, Jésus est ensuite conduit devant Caïphe et le Sanhédrin, tribunal juif suprême, formé de 71 juges, chefs de familles sacerdotales plus des juristes. On cherche des motifs pour le coincer, de faux témoins se présentent et déposent contre lui. Accusé de blasphème, Jésus est condamné à mort.

Comme l’autorité romaine avait enlevé au Sanhédrin le droit de faire exécuter les sentences capitales, on emmena Jésus devant Pilate qui, apprenant que Jésus est originaire de la juridiction de Galilée, l’envoie à Hérode qui le renvoie à Pilate. Celui-ci, convaincu de l’innocence de Jésus, fait plusieurs tentatives pour le faire acquitter, proposant à la foule de le libérer plutôt que Barabbas, un détenu célèbre.

 

La foule crie à l’encontre de Jésus : « Qu’il soit crucifié ! ». Jésus est définitivement condamné à mort.

crucufixion par Dali

Alors commence la flagellation, le couronnement d’épines, le chemin de croix puis la crucifixion et la mort de Jésus sur le mont Golgotha (distant d’environ 600 mètres), à trois heures de l’après-midi.

C’est de cette journée que les chrétiens se souviennent aujourd’hui …

Source : l’évangile de Jésus, édition de 1975 de l’apostolat des éditions, editions paulines, Institut St Gaetan, qui fut le livre de catéchisme d’Anne-Christine alors en 5ème 3, retrouvé ici et bourré de références géographiques et historiques ….

Posté par mpbernet à 07:07 - Actualité - Commentaires [3]
Tags :

17 avril 2014

Le temps des secrets

En tant que maman, jamais je n'ai eu à m'occuper de quatre enfants et surtout des deux derniers, rapprochés de 11 mois seulement. C'est prenant et passionnant.

P1130087

Avec Camille (12 ans et demi, presqu'une adulte), Hugo (7 ans, qui "roule un peu des mécaniques" et a de l'énergie à revendre, sauf quand il suit les matchs de foot sur sa tablette), Benjamin (5 ans) et Apolline (4 ans), nous vivons des moments rares.

Quatre repas à assurer, les douches, les crèmes pour la peau et les médicaments anti-allergiques (les pollens pullulent en ce moment), les histoires du soir, les doudous à retrouver, les câlins (ça, c'est un délice !), pas de quoi voir le temps passer.

P1130089Que les mamans se rassurent : pour l'instant, pas un nuage en vue, ni au propre ni au figuré.

Plusieurs équipes sont possibles : dans les chambres, c'est frère-soeur. A table, il y a les grands et les petits auxquels il faut encore couper la viande. Mais dans le jardin, il y a les grands - qui sont les seuls à braver la température fraîche de la piscine et jouent dans l'eau comme des gamins qu'ils sont - et les deux derniers, qu'un interminable discours attache.

Main dans la main, le plus grand très protecteur vis-à-vis de sa cousine - ils s'inventent des scénarii étonnants, comparent leur expérience de l'école - ça tombe bien, il s sont dans la même classe, parlent de leurs grands parents et même arrière-grands parents. Quand on peut avoir l'oreille assez fine pour les écouter, c'est merveille. Par exemple, la manière très précise dont Apolline raconte les différentes phases du film "Minuscule" - il est vrai qu'elle l'a vu deux fois - sous le contrôle de Benjamin.

C'est super drôle, on a même droit aux bruitages.

Posté par mpbernet à 11:12 - Journal de bord - Commentaires [0]
Tags :


Fin »