Bigmammy en ligne

15 décembre 2018

Tartiflette express

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Juste pour les soirs d'hiver bien froids ... et pour deux amoureux frigorifiés.

Même si c'est pitié d'utiliser le Reblochon de Savoie comme ça ... mais c'est une tuerie.

Pour ma part, je n'ajoute pas de crème fraîche ni d'oignons pour aller plus vite, mais après avoir mis le four à préchauffer à 200°, je mets à cuire à la vapeur deux grosses pommes de terre à chair ferme sans leur peau pour environ 15 minutes.

Les couper en rondelles d'épaisseur régulière - avant ou après cuisson - les glisser dans un plat légèrement beurré.

Faire roussir à sec, dans une poêle anti adhésive, une barquette de lardons "allumettes" nature ou fumés. Les verser avec leur graisse de cuisson sur les pommes de terre.

Couper le Reblochon en lamelles sans enlever la peau et en couvrir les pommes de terre et les lardons. Ajouter un petit verre de vin blanc sec. Bien poivrer.

Passer au four une vingtaine de minutes (Th : 6-7)jusqu'à complet gratinage.

On peut naturellement adapter la recette à un nombre plus important de convives ....

 

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14 décembre 2018

L'enfant aux yeux d'émeraude, thriller de Jacques Saussey

 

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C’est la chronique d’une traque, une chasse à l’homme qui aurait "pété les plombs" et, dans sa folie meurtrière, tué sa femme, une vieille dame et son voisin, plusieurs automobilistes afin de leur prendre leur voiture sur l’autoroute, un prêtre dans son confessionnal … Ce criminel qui parle à la première personne, curieusement, n’utilise pas d’arme à feu et épargne systématiquement les enfants …

Une fois encore le thème de l’enfance massacrée par un père alcoolique et violent envers sa femme et son fils émerge dans l’œuvre de Jacques Saussey. On le trouve de façon évidente dans son dernier roman « Enfermé(e)» mais aussi dans « Ne prononcez jamais leurs noms ».

Ce livre serait donc le premier en date (c'est le quatrième roman de l'auteur) qui traite de façon particulièrement violente les traumatismes chez les enfants et leur impact sur tout le reste de leur vie. La trajectoire du malheureux héros, David, est terriblement cruelle. Petit à petit, lui-même se remémore ce jour maudit de son sixième anniversaire.

On retrouve à la tâche le couple de policier Daniel Magne et Lisa Heslin en compagnie d’Herri Walczack, leur bienveillant et efficace collègue mais pour une fois, ils ne sont pas réellement en danger immédiat … encore qu’une sueur froide va étreindre le Capitaine au début de l’histoire …

Dans ce thriller bien plus que noir, ce qui touche le lecteur, c’est avant tout la précision des situations, la mécanique des mouvements, les bruits, les odeurs, la justesse extrême de scènes de violence décrites au scalpel.

Une fois embarqué dans cette quête d’un fugitif mais surtout de la vie de cet homme, on ne peut plus lâcher le livre. La traque, encore un thème cher à l’auteur … mais ici, pas de vengeance, juste un crime crapuleux, finalement.

Une explication du titre : une allusion au livre de Mira Rothenberg « Des enfants au regard de pierre », publié en 1979.

 

L’enfant aux yeux d’émeraude, thriller de Jacques Saussey, en livre de poche chez « Les Nouveaux Auteurs », 400 p., 7,90€

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13 décembre 2018

Victor, de la brigade mondaine, polar de Maurice Leblanc

 

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Victor

Dans ma prime jeunesse, j'avais adoré "L'Aiguille creuse" du prolifique créateur du personnage d'Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur. Mais je ne me souviens pas d'avoir poussé plus loin ses aventures ... Comme j'avais tort !

Plus tard, j'avais suivi avec délectation la série TV (26 épisodes de 55 minutes diffusés entre 1971 et 1977) où le héros de ces dames était magistralement incarné par Georges Descrières.

Rien de tout cela aujourd'hui.

C'est le prénom de Victor qui m'a attirée dans ce nouveau titre ... et me voilà replongée dans une nouvelle ambiance.

Cet épisode a été publié en 1933. C'est l'époque de la jeunesse de mes parents. Le décor est donc bien campé : le cinéma, les automobiles, les trains qui permettent aux habitants de la banlieue cossue de venir travailler à Paris, les palaces des Champs-Elysées.

Le rôle titre, Victor Hautin, est présenté comme un vieux policier habile, retors, hargneux, insupportable, néanmoins très attiré par les jolies femmes, mais qui exerce ses talents "quand ça lui chante", quitte à s'attirer la colère de ses supérieurs. Cependant, on le tolère car il est très efficace. Dans cette enquête, il doit élucider un vol de Bons de la Défense nationale - neuf cent mille Francs.

Ce vol a déjà causé deux meurtres ... ce qui est troublant car Arsène Lupin, celui qui semble responsable de cette action criminelle, n'a pas l'habitude de tuer ...

Victor, de la brigade mondaine, suit à la trace une princesse russe qui aime à se faire peur. Il la soupçonne d'être la maîtresse de Lupin et il va s'infiltrer dans l'équipe du cambrioleur ... travailler "sous couverture" comme on dit aux USA.

Sans recherche d'ADN, sans traçage de téléphonie, les déductions de la police ne font appel qu'à la perspicacité des inspecteurs et à leur ténacité, à leur courage physique aussi.

Mais je ne veux en aucun cas dévoiler un seul indice de cette aventure, car le coup de théâtre final est complètement inattendu. Bien entendu, Arsène Lupin s'en tire encore avec panache ... et nous avons passé un excellent moment de lecture. Et je comprends a posteriori l'enthousiasme de Michel Bussi et toutes ses références à Maurice Leblanc dans ses best-sellers d'aujourd'hui.

 

Victor, de la brigade mondaine, polar de Maurice Leblanc (1933), en format poche - je l'ai acheté d'occasion - 317 p.

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12 décembre 2018

Un dîner en amoureux à La Coupole

 

la coupole terrasse Rien n'a changé et pourtant tout est neuf ....

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Nous avions récemment un événement familial à fêter et j’avais envie de retrouver cette brasserie historique après les importants travaux de rénovation qu’elle a connu cette année…

Nous n’avions pas réservé, mais il était encore tôt pour dîner … On nous conduisit très aimablement à une jolie table. Effectivement, le cadre n’a pas changé, mais tout est bien plus propre : le tissu des fauteuils redevenu d’un vert céladon appuyé, les meubles de citronnier, les piliers décorés par les artistes qui se firent jadis – dit-on – payer en consommations, les magnifiques luminaires de Jean Perzel …

Ce dîner fut des plus agréables. Nous sommes restés dans le classique : une choucroute maison pour Claude, une choucroute de la mer pour moi, accompagnées d’un délicieux Sancerre rouge – l’équivalent d’un troisième convive – mais au final, une note infiniment moins salée que les restaurants évoqués récemment par l’un de nos jeunes ministres …

Et cela m’a donné envie de me replonger dans l’histoire de cette maison emblématique de mon quartier, haut lieu de l’art des années 30.

J’ai retrouvé mon livre fétiche, celui que je transporte depuis toujours dans ma plus proche bibliothèque : « Montparnasse vivant » de Jean-Paul Crespelle, paru en 1962, un temps où je n’imaginais pas habiter dans ce quartier …

René Lafon et son beau-frère Ernest Fraux étaient les gérants très efficaces du café Le Dôme que son propriétaire leur avait promis de leur céder. Reprenant sa parole, il les dédommage et, avec le dédit, Lafon et Fraux achètent le terrain situé à moins de 50 mètres de là où se tenait un chantier de bois et charbons. Le nouvel établissement convre 800 m² au sol (architectes Le Bouc et Barillet) ouvre le 20 décembre 1927 par une soirée monstre. On a lancé 3000 invitations … La maison Mumm a fourni 1500 bouteilles de Cordon Rouge, tout est bu dès minuit, il faut aller au dépôt se réapprovisionner …

On admire le décor d’Alexandre Auffray, les murs des piliers revêtus de Lap (L’Art antique des Lapidaires) : une matière qui imite le marbre où sont mêlés de feuilles de cuivre, d’argent et d’or qui donne ce subtil scintillement). Anecdote : la couleur verte d’origine fut considérée, après la seconde guerre mondiale,  trop proche de celle des uniformes allemands, on fit donc recouvrir les murs de rouge sombre … Le joli vert est revenu aujourd’hui. Les 32 piliers sont décorés par, entre autres, Latapie, Othon Friesz, Marie Vassilieff …

Dès le lancement, c’est un énorme succès. Générations après générations, les artistes viennent y passer la journée, y faire la fête : Foujita, Kisling, Giacometti, Zadkine, Joséphine Baker, Man Ray et Kiki, Braque, Brassaï, Aragon et Elsa, plus tard Picasso, Beauvoir et Sartre, Sonia Delaunay , Malraux, Prévert, Mc Orlan, Chagall, Piaf … Hemingway, Dietrich, Y. Klein.

A l’ouverture, la brasserie comptait 88 employés. En 1930, ils sont 400 qui servent chaque jour 1000 repas. La crise économique ne perturbe pas la clientèle, de plus en plus étrangère …

Voilà comment il est agréable de dîner une fois de temps en temps dans un cadre si chargé d’histoire, doté à présent d’une superbe terrasse chauffée accueillante aux fumeurs, où est servie une cuisine traditionnelle et relativement abordable (environ 40€ par personne).

Depuis 1988, les piliers sont inscrits à l’inventaire supplémentaires des Monuments historiques, et, même si on peut ne pas apprécier la sculpture de Louis Debré qui trône sous la coupole depuis 1994, le cadre est époustouflant …

Un seul bémol : c'est très bruyant ...Bref, une très jolie soirée en amoureux … à quelques mètres de chez nous. Et la conscience aussi de pouvoir vivre un moment privilégié dans cette période si angoissante.

La Coupole, 102 boulevard du Montparnasse 75014 Paris - 01 43 20 14 20

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11 décembre 2018

Noix de Saint-Jacques à l'indienne

Saint jacques à l'indienne

Commencer par faire cuire un verre de lentilles roses bio. Les placer dans une casserole avec 3 fois leur volume d'eau froide et laisser frémir 15 minutes en les salant dans la dernière minute de cuisson.

Pendant ce temps, nettoyer les noix de Saint-Jacques en séparant la partie corail et en retirant toute trace noire. Les laisser revenir à température ambiante. Les saler et les poivrer.

Dans une tasse de crème fleurette, mélanger une cuillerée à café de pâte de curry rouoge (le pot bien refermé se conserve 6 mois au réfrigérateur) en le passant quelques secondes au micro ondes.

Faire cuire rapidement (3-4 minutes maximum) les noix dans le beurre mousseux et ne mettre le corail qu'une fois le feu éteint.

Egoutter les lentilles, les saler légèrement si besoin et les dresser sur l'assiette. Poser les noix de Saint-Jacques et leur corail au milieu.

Mélanger la crème au curry avec le beurre de cuisson, donner un bouillon et verser sur les Saint-Jacques. Parsemer de petites pluches de persil.

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10 décembre 2018

Jack Ryan de Tom Clancy, série TV

 

Jack Ryan

 

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Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant régalée avec une série américaine depuis que mes flics scientifiques préférés ont pris leur retraite et de nombreux kilos ...

Jack Ryan, cet analyste de la CIA qui va sur le terrain traquer les terrorristes me plait énormément, avec son regard plein de douceur, son dos lardé de cicatrices et ses lèvres gercées.

Incarné par John Krasinski, il se hausse au niveau d'Harrisson Ford, entrevu jadis dans l'une des précédentes versions cinéma du personnage créé par Tom Clancy.

Ryan a pour supérieur hiérarchique John Greer (Wendell Pierce), aussi rond que décidé et vif lui aussi sur le terrain, et pour adversaire un cheik islamiste d'origine libanaise joué par Ali Suleman, que sa belle épouse - Dina Shibahi - ne va pas tarder à quitter. Plusieurs épisodes s'inspirent directement des attentats de 2015 à Paris et dans le 9-3 ...

Les showrunners de la série - Carlton Cuse et Graham Roland - ont disposé de moyens importants et les scènes d'action sont particulièrement soignées, très près des réalités actuelles.

Pistage des mouvements de fonds, accointances avec des scientifiques russes qui fournissent des armes chimiques et biologiques, le combat contre le mal absolu est partout.

Cliente régulière d'Amazon depuis de nombreuses années, en particulier pour dégotter d'occasion des livres difficiles à trouver en librairie ou des commandes précises de mes petits-enfants, je ne savais pas que je pouvais bénéficier du service Prime video. Car je ne suis abonnée ni à Canal, ni à Netflix ... et là, j'accède directement, sur mes genoux, à un spectacle de grande qualité, en version originale ... C'est génial !

Par ces temps de violence où les pavés volent bas et où la pluie tambourine, autant rester chez soi ... Pour moi, un bon livre, un tricot et une série haletante ... cela me suffit !

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09 décembre 2018

Le théâtre juridique, essai de Jacques Krynen

 

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Je préviens tout de suite, cet ouvrage savant n’est pas vraiment rigolo.

J’ai eu bien du mal à m’y plonger car je ne suis pas juriste … et il fera certainement le miel des magistrats, notaires et avocats. Il devrait devenir le livre de chevet de nos députés.

Cette fresque passionnante retrace l’histoire des normes qui régissent les relations humaines et sociales aujourd’hui. Avec ses origines, ses influences et ses évolutions, ses dérives aussi.

Car si le droit oblige, tout autant il protège et, sans règles juridiques, il n’y a ni ordre, ni justice ni la paix dont nous avons tous tellement besoin en ces temps troublés.

Revenons aux sources !

L’auteur insiste sur la genèse du droit moderne et ses racines remontant à l’antiquité. Passionnante explication des systèmes politiques de l’Athènes de Périclès où la démocratie est fondée sur la loi qui n’a ni origine ni finalité religieuse. La loi n’est pas "révélée", elle est faite par les hommes qui en sont les seules sources. Elle est écrite et donc mise à la connaissance de tous.

A Rome, c’est la loi des XII Tables gravées dans le bronze et affichées sur le forum, elle se substitue au droit coutumier des ancêtres, favorisant les privilèges de l’aristocratie.

A l’inverse, à l’époque féodale, c’est le règne de l’oralité du droit coutumier infiniment variable selon le statut des personnes et dans l’espace. Une longue éclipse du droit commence.

La redécouverte de la loi comme norme écrite à portée générale intervient au XIIème siècle avec la redécouverte du code justinien et son idéal d’une société pacifiée par l’action législative plus solidement que par les armes.

Au XVIIIème siècle des Lumières, Nature et Raison deviennent les maîtres-mots. Les Droits de l’Homme proclamés le 26 août 1789 proclament la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l’oppression comme inscrits dans la nature humaine et qui préexistent à l’Etat et doivent lui rester supérieurs. Le droit naturel est plus puissant que le pouvoir suprême. La loi doit, selon Rousseau, être « l’expression de la volonté générale ».

Puis vient le temps de la codification et l’œuvre immense du Code civil de 1804, avec comme acteurs Tronchet, Bigot de Préameneu, Maleville et Portalis, sans oublier Napoléon lui-même. Le code, copié dans toute l’Europe, proscrit tout droit antérieur (coutume, droit romain, ordonnances royales).

La fièvre législative reprend avec la IIIème République laïque, libérale et sociale. C’est aussi le cas aujourd’hui avec l’inflation législative … De nouvelles pathologies affaiblissent le droit : hypertechnicité, illisibilité, faiblesse normative, inapplicabilité.

Et en plus, la loi n’est plus la norme souveraine puisqu’elle est soumise aux traités internationaux, à la réglementation européenne et bien entendu au contrôle de constitutionnalité. Une notion nouvelle : les PFRLR ou Principes Fondamentaux Reconnus par les Lois de la République introduits dans la Constitution de 1958 … sans compter le rôle très important de la jurisprudence, elle aussi créatrice de droit. On en apprend tous les jours …

Un ouvrage qui se veut fondamental pour tous les étudiants et praticiens du droit, qui explique les tendances actuelles du maquis juridique dans lequel la société et l’économie moderne évoluent. Difficile parfois à suivre, mais éclairant.

 

Le théâtre juridique, Une histoire de la construction du droit, essai de Jacques Krynen, publié chez Gallimard dans la bibliothèque des histoires, 377 p., 25€

08 décembre 2018

Un pull classique à bordures de côtes torsadées (10 ans)

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Non à la violence, oui au tricot !

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C'est ma petite contribution comme cadeau d'anniversaire d'Apolline ... et elle l'a adopté illico !

Un pull classique à encolure ronde en fil « Idéal » de Bergère de France, ici dans le coloris « Brouilly » pour ma petite Apolline.

Fournitures ; 6 pelotes et deux jeux d’aiguilles : 3 et 3,5 plus une aiguille auxiliaire pour les torsades.

Les côtes torsadées se développent sur une séquence de 18 mailles et 4 rangs.

Rang 1 : 3 m. endroit, 3 m. envers, 3 m. endroit, 2 m. envers, 5 m. endroit, 2 m. envers ;

Rang 2 et tous les rangs pairs ; tricoter les mailles comme elles viennent ;

Rang 3 : 3 m. endroit, 3 m. envers, 3 m. endroit, 2 m. envers, 5 m. croisées à gauche (glisser 2 m. sur une aiguille auxiliaire placée devant, tricoter les 3 m. suivantes puis les 2 m. de l’aiguille auxiliaire toutes à l'endroit, 2 m. envers).

Rang 4 : comme le rang 2.

Echantillon : pour 10 cm (aiguilles 3,5), repassé : 21 mailles et 26 rangs. 

Dos : monter 95 mailles et tricoter 14 rangs en côtes torsadées puis continuer droit avec les aiguilles n°3,5 sur 76 rangs de jersey (31/31 cm de hauteur totale)

Pour le raglan, rabattre de chaque côté 3 mailles. Diminuer ensuite à 2 mailles des bords *2 x 1 maille  tous les 2 rangs et 1 fois 1 m. tous les 4 rangs (tricoter 2 mailles ensemble à droite à 2 m. du bord et faire un surjet simple à gauche quand il ne reste plus que 4 m. sur l’aiguille)* 2 fois. Et ensuite, 1 maille de chaque côté tous les rangs impairs (21 fois)  jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 39 mailles (ou moins) et rabattre en une fois.

Devant : même travail que pour le dos jusqu’au raglan (à 76 rangs de jersey et 31 cm de hauteur totale) qui s’arrête après la 18ème diminution. Dans le même temps, creuser l’encolure en rabattant les 17 m. centrales puis de chaque côté 2x 2 m., 1 x 1 m. et les mailles restantes de chaque côté.

Manches : monter 49 mailles et tricoter la bordure de 20 rangs en côtes torsadées avec les aiguilles fines en commençant par 2 m. envers pour centrer une torsade du milieu de manche. Prendre les aiguilles 3,5 et continuer en jersey sauf la torsade centrale encadrée par 2 m. envers. Continuer en augmentant de chaque côté 1 maille tous les 8 rangs, 10 fois. On obtient 69 mailles. Commencer les diminutions du raglan (plus nombreuses pour le dos que pour le devant). Côté encolure pour se raccorder avec le devant qui est plus court, rabattre de chaque côté : 7 m., 1 x 2 m, 1 m. et les mailles restantes (tout en continuant les diminutions du côté « dos »). Réaliser le haut de l'autre manche de façon symétrique.

Montage et col : coudre (voir conseils ici) les coutures des bas de manches et des côtés et du raglan (sauf la dernière couture du dos). Avec une aiguille fine, relever 116 mailles le long de l’encolure et tricoter une bordure en côtes torsadées en centrant la torsade au milieu du devant. Tricoter un rang à l’endroit sur l’endroit ou à l’envers sur l’envers et rabattre les mailles comme elles viennent au 10ème rang. Terminer la couture du col en ligne avec celle du raglan dos laissée en attente. Faufiler dans les coutures les bouts de fils.

Dimensions du pull terminé : hauteur 51 cm, largeur 43 cm, hauteur du raglan 18 cm, longueur de manche 51 cm. A suivre : le bonnet assorti pour terminer les bouts de pelotes en beauté !!!

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07 décembre 2018

Bon anniversaire Apolline !

 

 

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Notre troisième petite-fille Apolline, la plus jeune de nos petits-enfants, est la dernière de l'année à célébrer son anniversaire.

Elle a aujourd'hui 9 ans et elle est en CM1, a un jugement très réfléchi, une vision très mâture du monde dans lequel elle vit.

C'est un plaisir de discuter avec elle. Elle respire la sérénité et fait montre d'un calme olympien. En ces temps troublés qui nous inquiètent tous, passer une journée avec elle est un vrai bonheur, un remède à toutes les angoisses.

Car hier, jour d'école, elle était un peu patraque et ses parents nous l'avaient confiée. Une occasion unique de pouvoir échanger avec cette petite fille résolue, inventive, pleine d'imagination.

L'après-midi a été consacré à la mise en place de la crèche avec l'examen de chaque figurine et l'explication des petits métiers d'un village provençal au XIXème siècle.

Quel bonheur d'être grands parents !

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06 décembre 2018

Assembler les emmanchures raglan

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Je lis souvent dans les forums, de la part de tricoteuses chevronnées, qu'il ne faut pas repasser les morceaux de l'ouvrage avant de les assembler ... et je ne suis par d'accord.

D'une part, un léger coup de fer à vapeur sur l'envers permet de régulariser les points, et surtout, lorsqu'il s'agit du point de jersey dont les bords roulent, cela devient indispensable. 

Il convient de noter aussi que le repassage élargit le tricot et donc qu'il convient de repasser également l'échantillon pour ajuster les calculs indispensables avant de choisir la bonne taille.

Naturellement, il faut attendre que les pièces soient totalement sèches avant de commencer le montage.

Et c'est particulièrement vrai pour l'assemblage d'un raglan.

Première règle : il faut que les diminutions soient identiques sur les deux pièces à assembler, réalisées selon le même rythme et avec le même nombre de rangs.

Généralement, je pratique ainsi : après 2 mailles endroit, je tricote 2 mailles ensemble à l'endroit en début de rang impair, et en fin de rang, lorsqu'il ne reste que 4 mailles sur l'aiguille, je fais un surjet simple (glisser la maille sans la tricoter puis tricoter la suivante et passer la maille glissée par dessus), enfin les 2 mailles restantes.

Ensuite, épingler soigneusement les deux parties endroit contre endroit en pinçant les "lèvres" de la couture entre le pouce et l'index. On commence par le début et la fin et on progresse vers le milieu pour éviter toute bulle.

Enfin, j'utilise un des brins laissé long à dessein en début ou en fin de travail et je commence la couture maille à maille en glissant l'aiguille alternativement dans la boucle extérieure de chaque maille d'un côté puis de l'autre, sans en omettre aucune (soit un demi V de chaque côté). On obtient ainsi à l'endroit une couture plate, régulière, quasiment invisible.

Pour un pull à encolure ronde, laisser la quatrième couture (dos) ouverte sur une grande partie de sa longueur afin de relever les mailles pour la bordure du col plus facilement ...

Bon, j'espère que Lord Raglan et le général Kitchener (inventeur de la technique du grafting) ne se retournent pas dans leur tombe en écoutant mes conseils !

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