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10 décembre 2017

Chipolatas parmentier

 

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Une recette très prisée des petits, et bien confortable pour les grands quand il fait froid. Une des premières recettes de ma vie de jeune mariée : facile, pas cher, nourrissant.

Commencer par faire chauffer le four à 200°.

Fendre les chipolatas en deux dans le sens de la longueur - ça marche aussi avec des saucisses de Toulouse - et les faire rissoler rapidement dans une poêle anti-adhésive et sans matière grasse d'abord côté peau, puis côté chair jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes.

Préparer l'écrasée de pommes de terre : faire bouillir - départ à froid - deux pommes de terre pelées par personne avec un peu de sel jusqu'à ce qu'elles deviennent tendres. Evacuer toute l'eau de cuisson et écraser directement dans la casserole avec un presse-purée. Ajouter de la crème fraïche épaisse (1 cuilerée à soupe), une poignée de fromage râpé et un jaune d'oeuf. Saupoudrer de ciboulette coupée très finement, ou de persil.

Poser la couche de purée dans un plat à gratin légèrement graissé, poser les chipolatas et recouvrir légèrement de fromage râpé, et laisser gratiner le tout (tout est déjà cuit) au four, juste le temps du gratinage.

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09 décembre 2017

Crèche ou pas crèche ? Chiche ou pas chiche ?

 

 

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N'allez pas croire que j'apporte mon soutien à tel ou tel candidat à un parti politique en miettes. Mon attachement politique est ailleurs. Mais la polémique récurrente sur la licéïté d'installer des crèches dans l'espace public pendant la période de l'Avent me gonfle.

Justement, comment se fait-il que nos distingués et énervés laïcards ne se rebellent pas contre cette pratique qui se généralise actuellement de vendre - puisque c'est un filon commercial - des calendriers de l'Avent de toutes sortes : avec des chocolats, des mini-flacons de parfum, et même des bières !!!

Certes, la mise en scène de la Nativité est un emblème de la religion catholique. Une tradition européenne développée depuis le XIIIème siècle. Mais c'est surtout chez nous un jalon culturel, en particulier dans le sud où les santons représentent les petits métiers et la vie quotidienne des villageois. Un hommage à l'universalité du christianisme, un théâtre en miniature, mis à la portée de chacun qui s'y retrouve comme transporté à Bethléem, dans un mouvement de foule comme les gens simple aiment à communier ... Aujourd'hui, c'est pour Johhny ... comprenne qui pourra l'instinct grégaire de l'homme, son côté sympathique en somme.

Et c'est bien à la mise en scène, au moyen-âge, de crèches vivantes que nous devons le théâtre. Quoi de plus culturel ?

Bref. Pour moi, installer la crèche c'est avant tout revenir aux sources de mon enfance et me sentir redevenir une petite fille émerveillée de découvrir tel ou tel nouveau détail d'un personnage de ce peuple de terre cuite, si artistement décoré. C'est une tradition, un retrour de la foi du cordonnier : par exemple, j'installe dès le départ l'enfant Jésus et les rois mages ... Et j'aimerais bien savoir, à l'appui un sondage réalisé de façon scientifique, si cette vue choque ou non les Français pratiquant une religion différente, ou pas de religion du tout. Se privent-ils de visiter nos somptueuses églises où figurent des scènes similaires - il me vient à l'esprit la somptueuse voûte à fresques de Saint Savin sur Gartempe ...

Car cela ne m'empêche pas d'admirer bouche bée les extraordinaires calligraphies des décorations intérieures des mosquées ouvertes au public, en Turquie notamment, pays laïc ...

Dieu merci - encore qu'il n'ait pas grand chose à voir dans cette stérile controverse juste bonne à faire du papier pour les journalistes en mal de sujets, personne ne m'empêche d'installer chaque année sur ma cheminée, mes petit santons de Provence ... et de me souvenir de mes plus jeunes années.

Je vous souhaite à tous et à toutes de joyeuses fêtes de Noël.

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L'hôtel LUTETIA sort enfin de sa coquille

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Lutetia

Bientôt dégagé de sa gangue d'échafaudages, l'hôtel Lutétia ne sera vraisemblablement pas ouvert à la fin de cette année comme prévu à son planning initial, mais il renaît de ses cendres. Trois ans de travaux pharaoniques vont trouver leur aboutissement, et le boulevard Raspail enfin sa trajectoire habituelle.

Cette rénovation de fond en combles représente un véritable défi technique et financier car l'espace de circulation des engins est particulièrement malpratique, il a été prévu de creuser un troisième sous-sol pour y loger des espaces techniques et une piscine, plusieurs salons sont classés. Ce chantier est supervisé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

C'est surtout un édifice qui a une longue histoire. Pratiquement le seul palace de la rive gauche, il a été voulu et commandé par Madame Boucicaut pour héberger les "peoples" qui venaient au Bon Marché faire leurs emplettes. Son architecture reflète l'évolution de la mode : elle commence dans le style Art Nouveau et finit en Art Déco.

Il a été construit en 1910 - l'année de naissance de mon père ! - par l'architecte Louis-Hippolyte Boileau, héritier d'une longue lignée de maîtres d'ouvrage, et Henri Tauzin. Sa façade est ornée, comme le voulait l'air du temps, de sculptures de Léon Binet ainsi que Paul Belmondo. L'aménagement du restaurant est Ard Déco, déjà plus moderne.

Il fut le rendez-vous de maints écrivains et célébrités de l'entre-deux-guerres. Albert Cohen y rédigea "Belle du Seigneur", 'un des livres qui m'ont le plus marqués. Plus près de nous, Pierre Lemaître y situe la dernière scène de son roman "Au revoir là-haut".

Le Lutétia fut aussi le lieu de plus sombres épisodes. Les Allemands y logèrent leurs services de renseignements (l'Abwehr) pendant l'Occupation. A la libération, on y accueillit les rescapés rapatriés des camps de concentration, les familles venaient scruter les panneaux affichant les photos de leurs disparus. C'est le thème du roman "Lutétia" de Pierre Assouline (2005).

L'hôtel est aujourd'hui la propriété du groupe israëlien Alrov.

J'en attends avec impatience la réouverture pour aller y jeter un coup d'oeil ou dîner à la brasserie ... Sera-t-elle toujours aussi chère qu'avant la fermeture ?

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08 décembre 2017

Trousseau de poupée #1

  

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Pour ma dernière petite-fille, comme je l’avais fait aussi pour les deux premières – comme le temps passe ! - je tricote un trousseau destiné à habiller une poupée Petitcollin en commande pour Noël.

Je me fie à mes ouvrages passés et à un livre spécialement dédié à ce type d’ouvrages miniature.  Je commence avec un cardigan à manches montées et un paletot en rangs raccourcis … pour la taille 40 centimètres. Après, je m’attaquerai à des robes, mais je crois que je vais attendre d’avoir le modèle sous la main !

 

Cardigan « Girolle »

Réalisé en laine Bergère de France « Idéal », avec des aiguilles n°2,5 et 3.

Dos : monter 34 m. et faire 6 rangs de point mousse avec les aiguilles fines. Changer d’aiguilles et continuer droit en jersey sur 26 rangs. Faire 5 diminutions au début et à la fin du 27ème rang de jersey, en tricotant 2 m. ensemble à 2 m. de chaque bord. Continuer sur 12 rgs. Fermer les 12 m., centrales et continuer chaque épaule séparément sur 4 rangs.

Devants : monter 20 m. et faire comme pour le dos en réservant au point mousse les 4 premières mailles côté ouverture. Ne pas oublier les boutonnières (1 m.) sur le demi-devant droit. Après les 5 diminutions tricoter 6 rangs et arrêter 4 mailles côté encolure puis tricoter 2 mailles ensemble 5 fois de suite pour arrondir l’encolure. Il reste 14 m. pour les épaules.

Manches : monter 26 m. et faire la bordure de 6 r. mousse. Continuer en jersey sur 16 rangs en augmentant d’1 m. de chaque côté tous les 3 rangs, à 2 m. des bords. Diminuer ensuite de chaque côté tous les 2 rangs d’1 m. 5 fois et rabattre les 26 m. restantes.

Coudre les épaules. Relever autour de l’encolure avec les aiguilles fines 48 m. et faire une bordure de 6 rangs de mousse. Coudre les manches aux emmanchures et les coutures de bas de manches et des côtés, puis enfin les boutons (ici, des boutons récupérés sur des chemises d'homme !).

 

Paletot blanc

Cette brassière en rangs raccourcis est réalisée en « Barisienne » de BdF.

 

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Monter 28 m. avec les aiguilles fines et tricoter droit sur 3 rangs puis changer pour les aiguilles n°3. La séquence de rangs raccourcis est : *18 m., retourner le travail, 24 m., et retourner le travail, 28 m. et on tricote en retour toutes les mailles*. Pour éviter les trous à chaque retournement de travail, commencer chaque rang retour par un jeté qui sera tricoté avec la maille du groupe de mailles suivant. Compter 15 crêtes de point mousse.

Pour la 1ère manche, tricoter 15 m. et les laisser en attente sur une aiguille auxiliaire. Continuer les 3 mailles suivantes et retourner le travail, tricoter 3 m. en retour et monter sur l’aiguille 13 mailles. Continuer la manche selon les mêmes séquences jusqu’à obtenir 23 crêtes et rabattre les 13 m. de bas de manche. Au rang retour suivant, reprendre les m. en attente et tricoter le dos sur 25 crêtes. Faire la seconde manche comme la première puis le second demi-devant, en ménageant les boutonnières 3 rangs avant le dernier rang.

Coudre juste les bas de manches et les boutons.

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07 décembre 2017

Bon anniversaire Apolline !

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On sait combien le passage d'une année supplémentaire compte pour une petite fllle comme Apolline !

Et je suis contente de te souhaiter ce matin un très heureux 8 ème anniversaire.

Continue à nous charmer de ton sourire et de ton regard noir malicieux ... Un regard qui remarque et retient tout.

Je me souviens entre autres de notre dernière conversation sur les découvertes de la Révolution industrielle : le fardier de Cugnot et la pile de Volta. J'étais aussi étonnée de tes connaissances qu'admirative devant l'initiative de tes enseignants qui vous avaient conduits au musée des arts et métiers.

Ma jolie Apolline, tu est la plus jeune de nos petit-enfants mais pas la plus petite dans nos coeurs. Heureux anniversaire ...

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Paysages français, une aventure photographique 1984 - 2017 à la BnF

Holger Trülzsch

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sabine Delcourt

 

 

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Gabriele Basilico

La photographie, si j’avais pu choisir, aurait été mon métier … C’est toujours pour moi une passion. Et des images comme celles que la Bibliothèque Nationale de France nous les offre, c’est un trésor. Plus de 160 auteurs, 1000 tirages issus de 40 ans de travail collectif avec pour thème les paysages français.

Une œuvre pour la postérité, une réflexion sur les mutations en France, les beautés naturelles et les abandons, l’identité, la valorisation du territoire, les changements sociologiques. Les paysages à travers l’objectif – le plus souvent subjectif – des plus grands photographes professionnels qui bousculent la représentation traditionnelle : Gabriele Basilico, Raymond Depardon (immédiatement reconnaissable au hiératisme de la couleur), Sophie Riestelhüber … entre autres.

Abraxas

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Dès 1984, la Mission photographique de la DATAR a envoyé partout en France, des photographes – célèbres ou inconnus – pour représenter le paysage français. A l’époque, Claude était justement chargé de mission dans cet organisme si original et son domaine spécifique était l’aménagement du littoral. A ce titre, il en avait expliqué les enjeux à Gabriele Basilico. Et les images saisissantes en noir et blanc des rivages de la Manche me hantent encore aujourd’hui.

Cette mission de la DATAR a été la première d’une longue série de commandes financées par l’Etat ou les collectivités locales, ou portées par des groupes de photographes qui se sont succédés pour livrer une multitude d’images de notre pays. Pour ma part, j’avais beaucoup apprécié les belles images d’architecture de Sophie Riestelhüber à l’occasion d’un travail sur l’immeuble du CCF aux Champs Elysées.

Nous voyageons ainsi devant plusieurs séries de fenêtres ouvertes sur la France : « Delta de la Leyre » de Sabine Delcour, « Souvenir d’un futur » de Laurent Kronental, « 12 ans après » de Elina Brotherus, « Nulle part » de Patrick Tombeboeuf, « Entre-deux-lieux » de Marion Gambin, les étranges coloriages de clichés noir et blancs de Fred Delangle et sa série « Paris-Delhi », la vision cruelle de Marseille par Holger Trülzsch « Phototopographie d’une ville ». Et il y a aussi les portraits d’hommes et de femmes au travail – encore une commande de la DATAR – tellement vrais et émouvants. En fond musical, la lancinante musique d’Heitor Villa-Lobos accompagnant une vidéo située presque à la sortie : elle vous envoûte …

Bref, une exposition à ne pas manquer, même si le cadre de la BnF n’attire pas toute ma sympathie : Dieu que le cheminement sur les planches en plein vent est pénible !

Paysages français, une aventure photographique, 1984 – 2017 à la Bibliothèque Nationale de France – François Mitterrand, entrée rue Emile Dürkheim – Paris 13 ème – à partir de 10 h, jusqu’au 4 février.

06 décembre 2017

Sale temps pour les génies

 

Cocteau

Piaf

Jean_d'Ormesson

Johnny

Hier : Jean d'Ormesson, aujourd'hui Johnny Halliday ...

Et pourquoi pas Line Renaud et Charles Aznavour, qui montent d'un cran sur la liste ? C'est la mauvaise saison pour les malades, les fragiles, ceux qui se battent et finissent par baissser les bras. Nous sommes tous si tristes de voir disparaître ceux qui faisaient partie de notre environnement mental, même si nous ne partagions pas tout leur univers.

Johnny, c'était naturellement une icône de ma jeunesse. Même si j'ai toujours préféré Eddy Mitchell, dont la voix de crooner et le vrai talent de comédien m'ont toujours accompagnée, depuis mes 13 ans et mon écoute addictive d'Europe numéro 1 - comme on disait à l'époque - et l'émission-culte de Daniel Filipacchi "Salut des Copains". Il n'empêche, nul ne peut nier l'extraordinaire aura de cet artiste attachant, devenu si jeune une  partie intégrante de notre culture.

Et je me souviens aussi de ce mois d'octobre 1963 où, à trois jours d'intervalle et de ce fait enterrés le même matin, nous quittèrent Edith Piaf et Jean Cocteau - pris d'un étouffement mortel à l'annonce de la mort de son amie - une bête de scène et un géant de la littérature.

Le brouillard et le froid ne sont décidément pas propices aux personnes arrivées au bout de leur vie.

R.I.P. Johnny !

 

 

 

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Tous ces chemins que nous n'avons pas pris, nouvelles de William Boyd

La critique de Claude :

Boyd

Le plus récent opus de William Boyd, grand écrivain britannique et, le plus souvent possible, citoyen de la Dordogne, est un recueil de nouvelles. On les lit avec délices, tant le style est franc et souple – comme on le dit d’un vin.

On sent que l’auteur fait provision de personnages pour ses futurs romans, et qu’il griffonne sur une feuille les traits essentiels de ses créatures, comme le faisait, par exemple Degas (qui fait l’objet d’une belle exposition de à Paris).

Personnages attendrissants, comme Bethany Mellmoth, « intermittente du spectacle », toujours enthousiaste, mais souvent déçue, ou Yves, ce vieux poète qui hante un jardin public de Londres, ou personnages imbus d’eux-mêmes jusqu’au  ridicule, comme tous ces adultes qui ne se soucient de leurs enfants que pour se vanter de leurs  exploits.

La situation de l’emploi à Londres multiplie le nombre des artistes au chômage, jongleurs,  acrobates, mimes, figurants payés « au lance-pierres », tandis que quelques négociants en arts doublent allègrement le prix des tableaux en millions de Livres.

William Boyd est aussi à l’aise avec les paysages qu’avec les personnages, comme le montre, à la fin du recueil, la fantasmatique poursuite de nuit en Ecosse.

Donc une œuvre à savourer pour Noël, notamment pour apprécier les noms propres placés dans le texte comme autant de clins d’œil (Calder, Aldous Huxley). Et pour encourager l’auteur à explorer peut être, encore d’autres chemins.

 

Tous ces chemins que nous n'avons pas pris, The Dreams of Bethany Mellmoth, nouvelles de William Boyd traduites par Isabelle Perrin, aux éditions du Seuil, 294 p., 21€

 

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05 décembre 2017

Ma folle matinée avec Thermomix !

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Avec la livraison du Thermomix, on vous offre la prestation d’une démonstratrice professionnelle chargée de vous montrer les mille et une fonctionnalités de ce bijou de robot cuisinier …

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En échange, on vous demande seulement d'inviter trois consommateurs (trices) - cibles, susceptibles d’entrer dans le fichier des prospects de la firme Vorwerk.

Anne-Christine, Eglantine et Victoire - sans oublier Dorian - nous ont donc rejoints samedi matin pour accueillir et écouter l'efficace Claudine, qui nous a fait un show fantastique en cuisinant un délicieux repas pour 6 personnes.

Au menu : apéritif fruité sans alcool, pain au lait brioché tressé, velouté de potimarron, filets de cabillaud à la vapeur aux tagliatelle de carottes et courgettes nappé d'une sauce à la moutarde et à la coriandre fraîche, sorbet à la poire …

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Pour ma part, je n’ai eu qu’à fournir les ingrédients et, la veille, préparer les poires Conférence – peler, enlever le trognon, couper en petits dés et les faire surgeler à plat sur une feuille de papier sulfurisé.

Et ce fut un festival.

L’appareil a en mémoire une foultitude de recettes classiques, basées sur des principes très « protestants » qui permettent d’utiliser à fond tous les ingrédients. On ne jette rien, jusqu’aux coquilles d’œufs qui sont broyées et servent à nettoyer à fond le bol.

Bref, il faut et il suffit de se laisser conduire pas à pas par l’écran – donc oublier tous ses réflexes de cuisinière traditionnelle -  qui vous précise chaque étape de façon claire. La première phase est donc de bien intégrer les différentes fonctionnalités de l'appareil. 

J’ai apprécié la fonction « balance » avec la tare, la possibilité de moduler les temps de broyage-mixage-moulinage en fonction de la quantité souhaitée (on reste maîtresse du processus).

Quatre fonctions principales : le temps – à calibrer à la seconde – la température au degré près, la pesée des ingrédients, la vitesse de malaxage ou broyage, la fonction de mélange/pétrissage avec possibilité d’inverser le sens.

Les recettes sont stockées en mémoire mais le système est aussi connecté au WiFi et permet d’enrichir la bibliothèque des possibles.

Bref, c’est un joujou de luxe qui donne envie de tester des tas de trucs, permet d’utiliser les ingrédients que l’on a dans ses placards, donc de faire des économies – on n’a moins envie d’aller au restaurant – et de découvrir des saveurs insoupçonnées car les légumes sont taillés très fin et cuits juste ce qu’il faut afin de préserver les nutriments, et on privilégie la cuisson à la vapeur, ce qui est bon pour la santé.

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Donc, j’ai remisé ma balance de ménage, mon cuit-vapeur, le mixeur Kenwood et le moulin à café, le batteur plongeant …

Finalement, c’est un investissement rentable, dont l’expérience remonte à plus de 30 ans, fabriqué en France avec des éléments métalliques de qualité allemande  … un fantastique présent collectif dont je ne cesse de remercier tous les gentils participants à ce cadeau de 50ème anniversaire de mariage.

 

 

J'ai déjà réalisé toute seule comme une grande plusieurs plats tout à fait réussis : un velouté de courgettes au cabécou, une crème de champignons, une terrine de cabillaud à la carotte, une sauce bordelaise. On s'y fait vite car cuisiner devient une activité ludique ...

Je sais que les principales marques françaises de petit électro-ménager - SEB, Moulinex - ont aussi ce type de robot à leur catalogue car ce sera le must de Noël selon les statistiques des professionnels de la consommaton : c’est certainement aussi bien et peut-être moins cher.

Mais offrent-ils aussi la démonstration de Claudine ????

 

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04 décembre 2017

Danse Degas Dessin, exposition hommage à Degas au musée d'Orsay

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A l’occasion du centenaire de la mort du peintre des danseuses et des cavaliers, le musée d’Orsay rend hommage à Degas à travers l’ouvrage que l’écrivain Paul Valéry, son ami, lui a consacré en 1937. Et la confrontation entre le court texte de pensées et les dessins d’Edgar Degas (1834 – 1917) est particulièrement fructueuse.

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D’abord, on peut admirer avec émotion les cahiers de l’écrivain. L’écriture de Paul Valéry est fine, harmonieuse, régulière, nerveuse, précise … et ses cahiers sont jalonnés de superbes dessins à la plume, souvent rehaussés de couleurs … des mains jointes, des vues de la ville …

Paul Valéry, immense écrivain reconnu et célébré par la IIIème République, dissèque l’art de Degas, ses travers, son charme bougon, ses saillies assassines … L’exposition montre surtout l’immense travail préparatoire aux tableaux, en particulier cet études avant le premier grand portrait de la famille Bellelli, grande toile ambitieuse mais sans concessions.

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L’étude du mouvement, fascination de cette fin de siècle technologique : les sublimes vues du cinéma naissant, depuis les méduses jusqu’aux exhibitions de Loïe Fuller et ses voiles colorisés. Avec les danseuses de l’Opéra, la fameuse petite ballerine de 14 ans et son jupon de vrai tulle et son ruban de queue de cheval, son minois provocateur.

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Mais pour Degas, l’éclairage de scène est capital, et il peint avec grâce les attitudes de repos de ces jeunes filles en tutus, soudain relâchées, en attente. A la fin de sa vie, devenant progressivement aveugle, il utilise plutôt le pastel et les costumes de ses danseuses flamboient de bleu et de vert profond.

 

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Degas montre les attitudes et les mimiques, la tendresse des femmes à leur toilette,  l’effort comme ces repasseuses appuyant à deux mains sur le fer, mais aussi des scènes de genre qui sont comme autant de portraits comme le bureau d coton à La Nouvelle Orléans. Son réalisme est parfois critiqué …

 

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A ne pas manquer non plus, la série de petits sujets initialement modelés par l’artiste en terre cuite, retrouvés dans l’atelier du peintre collectionneur, puis fondus en bronze qui nous font percevoir en 3 dimensions le sens du mouvement d’une danseuse ou d’un cheval.

Pour Paul Valéry, qui approche l’œuvre de Degas avec un œil d’artiste, c’est l’occasion, vingt ans après la disparition de son ami, de lui dédier un ouvrage concis qui parle de l’art de façon universelle, et nous donne les clés de ce qu’est réellement le dessin …

 

 

 

 

Danse Degas Dessin, exposition au musée d’Orsay – 5ème étage - jusqu’au 25 février, tous les jours sauf le lundi à partir de 9h 30.