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25 mai 2020

Darnes de saumon à l'espagnole et purée de courgettes

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Commencer par bien éponger les tranches de poisson en retirant - si on les voit - les arêtes qui subsistent au niveau de l'arête centrale.

Préparer dans une assiette un oeuf entier battu, salé et poivré.

Passer les darnes dans la farine puis l'oeuf battu.

Cuire à la poêle anti-adhésive à l'huile d'olive, 3 minutes sur chaque face, ou plus selon l'épaisseur des tranches.

Ici, les darnes sont servies sur un lit de purée de courgettes : laisser cuire 3 courgettes longues non pelées avec une grosse pomme de terre dans un peu de bouillon de volaille concentré pendant 15 à 20 minutes. Ajouter une pincée de piment de Cayenne - ou d'Espelette.

Terminer par un filet de crème fraîche entière liquide. Vérifier l'assaisonnement.

Passer au mixer plongeant. La purée est assez liquide, elle se congèle très bien.

 

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24 mai 2020

George de Mestral, un Suisse très inventif !

G de Mestral

Dans la série des destins hors norme, je célèbre aujourd'hui un bienfaiteur du confort. L’homme qui découvrit, par sérendipité (comme jadis Sir Alexander Fleming et la pénicilline ) un système révolutionnaire de fermeture textile : le Velcro !

Imaginons-en toutes les applications d’aujourd’hui : industrielles, dans l’attache des câbles, l’emballage, l’aéronautique et l’astronautique, comme dans la vie quotidienne (les attaches de chaussures, les vêtements étanches), le secteur médical …

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Une révolution, tout comme fut celle de la fermeture à glissière*. Et elle apparut par hasard – c'est tout le sens du mot d'origine anglaise serendipité : hasard qui permet à un chercheur une découverte inattendue d’intérêt supérieur et différent de sa recherche initiale.

Fils d’un ingénieur agronome, George de Mestral (1909 – 1990) est un jeune Suisse hyper doué. A 12 ans, il dépose son premier brevet d’avion modèle réduit en tissu. Il est diplômé ingénieur en électricité de l’école polytechnique de Lausanne.

bardane

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Lors de ses parties de chasse, il s’agace de voir accrochés à ses bas de pantalons et aux poils de son chien les fruits collants de la bardane.

Regardant cette plante au microscope, il découvre que les épines de la bardane sont terminées par des crochets déformables qui reprennent leur forme après avoir été arrachés.

Il met plusieurs années à mettre au point son idée d’une fixation amovible souple composée d’un côté de boucles formant velours (VEL) et de l’autre de crochets (CRO). Sa découverte date de 1948 mais le brevet n’est déposé qu’en 1951 pour la Suisse et l’année suivante pour le monde …

Il fonde la société VELCRO, dont le succès ne se dément pas … un apport fantastique au confort de la vie quotidienne.

Encore un destin exceptionnel, dû à l'observation de la nature et à la persévérance d'un scientifique et d'un investisseur !

* Dont le mécanisme actuel a été breveté en 1913 par l'ingénieur suédo-américain Gideon Sündbäck.

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23 mai 2020

Les fantômes de Reykjavik, polar d'Arnaldur Indridason

 

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Deuxième enquête du nouveau personnage imaginé par Arnaldur Indridason : le policier en retraite Konrad, récemment veuf d’Erna, qui va se plonger – c’est le cas de le dire – dans une affaire classée depuis 1961 (Tiens, tiens, l'année de naissance de l'auteur ...).

Autant dire que la plus grande partie des témoins de cette triste affaire sont morts ou ont tout oublié ….

Il est sollicité par une ancienne amie de sa défunte épouse, ex-femme politique, qui s’inquiète pour sa petite-fille Danni, disparue depuis plusieurs jours. Une jeune fille droguée, qui a récemment servi de « mule » en ramenant de la drogue du Danemark …

Dans le même temps, il rencontre Eyglo, une femme douée de facultés de divination, comme son père, qui fut jadis le comparse du père de Konrad dans des escroqueries. Et ces deux hommes peu recommandables sont morts à quelques semaines d’intervalle : le père de Konrad poignardé près des abattoirs, et le père d’Eyglo, noyé.

Thèmes récurrents chez l’auteur islandais : la noyade, les mediums (Hypothermie), la responsabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants, et, naturellement, l’alcoolisme et l’addiction aux drogues diverses.

 

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L’affaire classée qui préoccupe Konrad n’a rien à voir avec la disparition de Danni : elle concerne la noyade d’une jeune fille de 12 ans, que Eyglo revoit régulièrement en rêve. Rien à voir …. Voire !

Car la vie en vase clos en Islande présente aussi des avantages : tout le monde se connaît, on retrouve tout dans les archives. Les crimes sanglants y sont très rares mais la police manque de moyens … Certaines enquêtes sont bâclées, trop rapidement classées. Qu’est-il arrivé à la petite Nanni, retrouvée dans le lac de Tjörnin ?

Il y avait longtemps que je ne m’étais pas replongée dans les livres d’Arnaldur Indridason – j’ai lu 7 livres sur les 22 traduits à ce jour en Français – mais je sens que je vais y revenir …

 

Les fantômes de Reykjavik – Stùlkan hjà brùnni – roman d’Arnaldur Indridason, traduit par Eric Boury, éditions Métaillé, 313 p., 21€

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22 mai 2020

Tout va bien côté coeur ...

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Nous avions ce matin une visite conjointe chez notre cardiologue ...

Tout est normal côté pulsations, pour Claude et pour moi. Soulagement, comme à chaque fois.

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Et même, je n'ai plus besoin d'un médicament pour réguler ma tension artérielle. Je vais continuer à la surveiller, naturellement.

Il nous reste une étape avec un rendez-vous pour Claude chez un autre spécialiste, au milieu du mois prochain. Et nous pourrons enfin partir nous confiner à la campagne. Cela fait bien trop longtemps que nous n'y sommes plus allés !

La vie reprend ses droits, tout doucement. Une lueur d'espoir malgré le Covid.

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Cabillaud rôti en persillade

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Commencer par faire préchauffer le four à 180°.

 Préparer la pommade dont on va tartiner le poisson. Dans un mixer, exploser - mais pas trop finement - une gousse d'ail nouveau - c'est la pleine saison - avec toutes ses peaux blanches et souples, une main de feuilles de persil plat, un peu de sel et une rasade d'huile d'olive.

Faire mousser dans une poêle allant au four une noix de beurre. Saisir rapidement, sur les deux faces, les tronçons de cabillaud, leur faire juste prendre couleur en arrosant avec le beurre fondu.

Enduire la face supérieure du poisson avec la pommade et glisser au four pour 10 minutes de cuisson.

Dresser en ajoutant un filet de jus de citron. C'est tout !

Bon vendredi !

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21 mai 2020

La petite voleuse de la soie, roman de José Frèches

 

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Le grand avantage d’acheter des livres dans une vraie librairie, c’est de se laisser tenter par des auteurs dont on a entendu parler mais dont on n’a encore rien lu. Et de passer d’un polar archi-noir à un roman d’amour à l’ancienne …

Ainsi en est-il de ce dernier ouvrage de José Frèches, dont je savais qu’il était un spécialiste de la Chine, un « monde » qui m’intéresse depuis toujours.

Las, j’étais loin d’imaginer un roman « à l’eau de rose ». Car tout est là : une belle jeune fille asservie depuis sa plus tendre enfance mais douée de « doigts d’or » qui lui permettent de réaliser des broderies merveilleuses, un prince charmant balourd mais qui apprend vite auprès d’un vieil ermite taoïste, un général ambitieux, une intrigante redoutable … et des scènes de sexe torrides.

C’est la première lecture … superficielle.

Mais, ainsi qu’un palimpseste antique, il faut aussi percevoir le sens sous-jacent d’un texte plein de malice où l’auteur règle des comptes. Sous prétexte de nous décrire les rouages de la lourde bureaucratie impériale du IIIème siècle, ses portraits des hauts fonctionnaires du Fils du Ciel ressemblent fort à ses collègues de l’Administration française d’aujourd’hui.

Faut-il y chercher des clefs ?

N’oublions pas qu’avant de devenir écrivain, José Frèches fut diplômé de l’ENA – ici, l’école qui sélectionne et forme les mandarins s’intitule « La Forêt des Pinceaux » - et je me suis bien amusée à l’évocation du complexe d’infériorité des fonctionnaires qui ont échoué au concours par rapport à ceux qui l’avaient réussi … Il n’y a pas jusqu’à ces rebelles dits « Turbans jaunes » - j'ai vérifié, ils ont bien existé ! - qui m’ont bien fait sourire …

 

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On peut aussi déceler un troisième niveau de lecture : l’initiation aux grands principes de la philosophie chinoise, encore largement en vigueur aujourd’hui. On lira avec intérêt – et parfois avec agacement devant leur fréquence – les notes de bas de pages, très didactiques. Avec un cours d’économie en prime, soulignant l’importance du produit d’exportation n¨1 de l’empire du Milieu : la soie.

En somme, cette légende romancée de l’exfiltration des larves de bombyx et de graines de murier hors de Chine est bien plus ancienne que ne le dit l'auteur (l'histoire aurait été racontée dès 600 avant J-C par le pèlerin Hsuan-tsang). Et même si la quatrième de couverture parle d’un « Grand roman au cœur des mystères de la Chine » ….

C'est, selon moi, un peu exagéré.

 

La petite Voleuse de la soie, roman de José Frèches, édité chez XO, 340 p., 19,90€

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20 mai 2020

Janvier noir, polar d'Alan Parks

 

 

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Le titre original de ce premier roman, très sombre en effet, est « Bloody January », car on y patauge dans le sang. Mais noire est la ville de Glasgow, en cet hiver neigeux de 1973, dans le grésil ou les flocons, la boue, les friches industrielles, les immeubles éventrés et squattés d’où les conduites d’eau ont explosé sous le gel.

Les personnages de ce « hard boiled » polar carburent au whisky (écossais, of course ») et aux amphet’s comme à toutes sortes de drogues censées soulager leur misère, côtoient la pire des prostitutions aussi … Le tout sous le regard intéressé de la police, pas toujours clean.

Un nouveau héros ouvre une séquence de 12 épisodes : Harry McCoy. Il ressemble au Bernie Gunther de Philip Kerr, avec la tronche de Humphrey Bogart jeune, trimballe un passé douloureux d’enfant élevé par un père alcoolique, placé dans une institution catholique où il fut maltraité, a une dent contre un ancien collègue chassé de la police mais qui s’est embauché comme intendant des menus plaisirs d’un lord puissant et corrupteur.

Une jeune prostituée est abattue en pleine gare routière par un tout jeune homme qui se tire une balle dans la tête avant que la police ne l’arrête. Bientôt, on retrouvera d’autres jeunes femmes sévèrement torturées avant d’être assassinées, d’autres cadavres de ceux qui auraient pu parler.

McCoy, suité de son jeune coéquipier Wattie, part en chasse auprès de ses informateurs, en particulier son ami d’enfance, le terrible chef de gang Stevie Cooper, celui qui le protégeait lorsqu’ils étaient à l’orphelinat. Naturellement, il va y laisser des plumes et quelques balafres supplémentaires. Mais c’est la loi du genre. Les codes du polar classiques sont respectés, la traduction, tout comme le style, sont excellents. A suivre !

 

Janvier noir - Bloody January -  polar d’Alain Parks, traduit par Olivier Deparis, publié chez Payot/Rivages noir, 521 p., 10€

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19 mai 2020

Mon père, ce héros ....

Dimanche, le Président de la République inaugurait l'année De Gaulle en rendant hommage aux morts de Moncornet. Mon père a été capturé le 15 juin, après avoir âprement combattu. Evidemment, il n'avait pas entendu l'Appel du 18 juin mais demeura toute sa vie un fervent gaulliste car c'est l'espérance d'une victoire finale qui l'a encouragé à tout faire pour s'évader des camps qui le retinrent prisonnier jusqu'en février 42.

Mens Jean

Le rappel des combats de mai-juin 1940, pendant lesquels l'armée française, mal équipée, mal commandée, privée de logistique a perdu plus de 75000 morts, fut donc, selon moi, bienvenu.

Cette armée engourdie par les mois de "drôle de guerre", soudainement submergée par la marée allemande, a combattu vaillamment, elle a plié mais n'a pas fui. Des actes de bravoure ont été passés sous silence, dans l'opprobre de la défaite. Mais ce ne fut pas le cas de tout le monde ... Ainsi mon vénéré père Jean MENS !

 

 

Etat de proposition de citation à l’ordre de Corps d’Armée

établie en faveur du Sergent-chef MENS Jean, du 1° Régiment de Zouaves, 10ème Compagnie.

Libellé : Sous-Officier d’élite, admirable de courage, d’abnégation et d’énergie. S’est distingué durant les violents combats livrés en Sarre le 12 mai 1940 et jours suivants, puis en Champagne, à Villedomange, le 11 juin 1940 où, prenant le commandement de sa section dont le chef a été blessé, lutte farouchement contre un ennemi qui le déborde de toutes parts, ne cesse de défendre le terrain pied à pied et combat jusqu’à épuisement total de ses moyens.

Circonstances : Le 12 mai 1940, lors de puissantes attaques allemandes sur le front de la Sarre, la compagnie dont fait partie le Sergent-Chef Mens tient un point d’appui avancé dans le bois du Litter (sous-secteur de Cadenbronn). Dès le 12 mai au matin, cette unité est violemment bombardée puis attaquée : les Chefs comme la troupe font vaillamment leur devoir et l’ennemi ne peut entamer la position. En la circonstance, le Sergent-Chef Mens montre un courage et une énergie admirables.

jean, militaire

Le 11 juin 1940, en Champagne, à Villedomange, la 10ème Compagnie est violemment prise à partie par un ennemi supérieur en nombre et en armement, et, au cours des durs combats qui se déroulent toute la journée, le Sergent-Chef qui a pris le commandement de sa section dont le Chef a été grièvement blessé, continue à lutter farouchement, donnant un nouvel exemple d’énergie, de volonté et de courage.

Les jours suivants, ce Sous-Officier continue de combattre avec la même abnégation, ne reculant que par ordre, ne cédant le terrain que pied à pied, pour enfin, ayant épuisé tous les moyens de combat, est fait prisonnier le 15 juin 1940 aux alentours de Méry-sur-Seine.

Après 18 mois de captivité et deux tentatives infructueuses pour s’échapper, il réussit à s’évader de Brème, le 3 février 1942.

Témoignages et avis : Colonel Fromentin, Chef de Bataillon Daurensan, Lieutenant Chauvin.

 

Aussi ai-je apprécié, ce dimanche, le discours sur les combattants de la guerre de 40, injustement villipendés. 

Les mémoires de guerre de mon père sont à lire ici ... Et aussi le roman d'Armand Lanoux : Le commandant Watrin, et naturellement L'étrange défaîte de Marc Bloch.

18 mai 2020

Architecture Art Déco autour du boulevard Raspail

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En pratiquant du rangement dans nos livres, j’ai retrouvé un portfolio passionnant publié en 1989 par Le Monde.

Il s’agit de cartes permettant de découvrir dans six quartiers de la capitale des immeubles et des décors architecturaux dignes d’intérêt. Guimard et l’Art Nouveau, Fer et verre autour de la Bourse, Habitat social à Ménilmontant, Arts décoratifs à Passy et Auteuil, autour de la Petite Ceinture et, naturellement, les Ateliers d’artistes à Montparnasse.

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Nous avions déjà parcouru ces circuits à l’époque  et fait de jolies découvertes, mais nous n'avions sans doute pas tout vu, même dans notre propre quartier. Et on a aussi plaisir à les revoir ...

Samedi, avec le soleil et la liberté de mouvement retrouvée, nous sommes donc repartis carte en main.

Passant rue Vavin au droit de la célèbre « Sportive » d’Henri Sauvage – mais j’en ai déjà souvent parlé – puis boulevard Raspail, un crochet par la rue Léopold Robert vers le boulevard de Port-Royal, retour par la rue Campagne-Première, puis la rue Victor Schoelcher, la petite rue Lalande.

 

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Incroyable, le nombre d’immeubles construits dans ce quartier de Paris dans les années 20 et comportant des ateliers avec des volumes à double hauteur, la population des rapins quittant Montmartre pour s'établir dans ce quartier alors excentré et aux loyers modérés.

Des immeubles sobres, voire minimalistes (ce sont des investissements de rapport et c'est ce qui fait aujourd'hui leur modernité), dotés de hautes baies situées au nord.

C’est l’époque où l'on vient de terminer l'aménagement du boulevard Raspail, dont les derniers tronçons ont été ouverts au début du XXème siècle.

Celle où s'installent les grandes brasseries qui feront tout le charme de ces lieux de plaisir, où viendront s'encanailler les américains - entre autres. Les Années Folles de l'entre-deux guerres ...

Au 216 de ce boulevard Raspail, l’immeuble fonctionnaliste de l’architecte Bruno Elkouken, avec le cinéma Studio Raspail, construit en 1932 pour Héléna Rubinstein qui occupait un penthouse.

Au 143 boulevard Montparnasse, l’énorme immeuble de briques conçu par L. Madeline vers 1934, qui donne aussi rue Notre-Dame des Champs, puis au 151, un superbe pignon arrondi faisant l’angle avec la rue Campagne-Première, également par Bruno Elkouken.

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A l’angle Campagne-Première/Raspail, l’extraordinaire façade de grès flammé dans les tons de brun au numéro 31, par André Arfvidson avec les céramiques d'Alexandre Bigot.

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Dans la ravissante rue Schoelcher, la maison Follot abrite la Fondation Giacometti – un des premiers musées à rouvrir à Paris, mais il faut réserver son passage par internet – plus un sévère immeuble d’ateliers d’artistes où habitat Simone de Beauvoir.

On continue à droite quelques mètres sur la rue Froidevaux pour lever les yeux vers la mosaïque naïve et rose du numéro 21 (Architecte : Grimbert) …

 

Oriels, bow-windows, façades en encorbellement, tout est propice à augmenter les surfaces et assouplir les alignements prescrits par Haussmann en 1859.

L'un des oriels les plus emblématiques se situe à l'angle de la rue Madame et de la rue d'Assas, construit par Werlé en 1882.

Michel Roux-Spitz, premier grand prix de Rome et influencé par Auguste Perret en fera bon usage - un de ses immeubles est situé rue Guynemer - puisque depuis 1882, le gouvernement autorise des saillies de 0,80m pour les balcons à partir d'une hauteur de 5,75m.

Voilà notre circuit qui, aller-retour, représente 4 kilomètres, ce fut assez pour nos petites jambes …

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17 mai 2020

Surcouf, de Saint-Malo aux Indes, la vie du roi des corsaires - biographie

 

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Si vous avez aimé le film « Master and Commander » réalisé par Peter Weir en 2003, vous retrouverez avec plaisir l’atmosphère des combats de haute mer en ce début de XIXème siècle, avec en vedette le marin sans doute le plus célèbre de France : Robert Surcouf (1773 – 1827).

Cette biographie a été écrite en 1890 par un de ses petits-neveux, Robert-Auguste-Emmanuel Surcouf, ancien sous-préfet né en 1845 et mort en 1931. Elle s’inspire largement de la biographie publiée en 1842 par Charles Cunat, ancien officier de la marine royale. Son style est donc marqué par les tournures de l’époque, et surtout, il fourmille de termes techniques et hélas ne donne pas de glossaire. Néanmoins, il se lit comme un roman d’aventures haletant, une bande dessinée à multiples rebondissements.

Quel homme, ce Surcouf ! Capitaine corsaire à 20 ans, il connaît son premier combat en 1794. En 10 années d’activité en course, il aura capturé une cinquantaine de navires ennemis, ramené plus de 500 millions de livres de marchandises, permis un ravitaillement efficace des Mascareignes, essentiellement en sillonnant l’océan indien, entre l’île de France (aujourd’hui Maurice), Bourbon (île de la Réunion), les Seychelles, la côte est de l’Inde, les îles de la Sonde, les bouches du Gange, la côte de l’Orissa, sans compter la remontée de l’Atlantique et de nombreux combats pour forcer le blocus des côtes françaises par les navires de guerre britanniques.

 

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Surcouf est un capitaine courageux, extrêmement méticuleux, habile à la manœuvre, ombrageux, généreux, adoré de ses hommes. Il devient rapidement la terreur de la marine anglaise. Il aura aussi la sagesse de revenir jouir de sa fortune à Saint-Malo dès 1809 pour devenir armateur à la tête d’une flotte de plusieurs navires armés à la course, sera fait baron d’Empire par Napoléon, traversera ainsi les vicissitudes politiques de cette période troublée.

Bien entendu, les lecteurs férus de nautisme seront plus à l’aise que moi dans la description des mouvements des navires, mais les phases des combats sont évoquées avec réalisme et on finit par apprendre bien des termes de marine. J’ai frémi avec délectation à cette courte lecture, de Saint-Malo aux Indes, en suivant la vie du roi des corsaires.

 

Surcouf, de Saint-Malo aux Indes, la vie du roi des corsaires, par Robert Surcouf son descendant, présenté par Dominique Le Brun, édité chez Bibliomnibus, 193 p., 11€

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