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21 novembre 2019

Blanquette de veau des premiers jours d'hiver

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C’est un des plats emblématiques de la cuisine bourgeoise. Et aussi mon plat préféré quand vient l’hiver. Son élaboration est simple mais j’ai déjà fait – ailleurs que chez  moi – de mauvaises expériences.

Il faut juste avoir deux heures devant soi, de bons produits à disposition et une grande cocotte en fonte STAUB.

Préparer les légumes du bouillon : carottes coupées en tronçons puis en gros bâtonnets, blancs de poireaux soigneusement nettoyés et ficelés en bottillons, 2 oignons blancs piqués de 2 clous de Girofle chaque, quelques gousses d’ail, un bouquet garni. On peut aussi ajouter quelques petits champignons de Paris laissés entiers.

Saler et poivrer les morceaux de veau : du sauté sans os et du tendron (pour le moelleux). Il y a deux méthodes. Soit on saisit les morceaux de viande avec du beurre et de l’huile neutre. C'est parfois difficile car le veau peut rendre du liquide, procéder alors en deux fois afin que les morceaux soient bien en contact avec les parois de la cocotte. Ajouter les légumes à la viande puis recouvrir d’eau.

L’autre méthode, plus simple, consiste à tout mettre (viande et légumes) dans la cocotte et à recouvrir d’eau, puis à porter à ébullition pendant une heure et demie, en écumant régulièrement pour enlever les impuretés qui remontent à la surface. Pour ma art, c'est la manière que je préfère.

Avant la fin de cuisson à couvert, vérifier le niveau du liquide.

Préparer un roux blanc. Comme pour une béchamel, faire fondre une noix de beurre, ajouter le même volume de farine et bien mélanger. Verser progressivement, louche après louche, le bouillon chaud de la cocotte. Laisser cuire trois minutes à petits bouillons et réserver.

Dans une autre casserole, placer un (ou deux, selon la quantité souhaitée) jaune d’œuf. Mélanger avec deux fois le volume de crème fraîche et le jus d’un demi-citron. Mélanger bien puis, cuillerée à soupe par cuillerée, introduire la béchamel qui vient d’être préparée avec le bouillon. Il faut prendre garde que la chaleur de cette béchamel ne cuise pas le ou les jeunes d’œufs. Vérifier l’assaisonnement.

Pour ma part, je sers à part la viande, les légumes, le bouillon et la sauce. Car il arrive que le plat soit plus généreux que nécessaire et je conserve au frigo ce qui reste pour le lendemain, quitte à refaire une sauce avec les ingrédients non mélangés.

En accompagnement, prévoir du riz blanc et/ou des pommes de terre cuites dans le bouillon une demi-heure avant la fin de la cuisson - s'il reste de la place dans la cocotte !

P.S. Je le concède, c'est le troisième post que je publie sur ce sujet en 12 ans ... mais à ma décharge, la blanquette, c'est si bon !!!

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20 novembre 2019

A propos du Bazar de la Charité

Bazar

Bien évidemment, j’ai regardé lundi soir les deux premiers épisodes de la série à grand spectacle « Le Bazar de la Charité » (qui a réuni plus de 7 millions de téléspectateurs !) créée par Catherine Rambert et réalisée par Alexandre Laurent ! Et j’ai été tout à fait bluffée par la scène de l’incendie …

Car la relation de cette catastrophe me poursuit depuis ma plus tendre adolescence. En particulier parce que déjà, la Presse soulignait que les victimes étaient principalement des femmes et que les messieurs s'étaient taillés un chemin de sortie à coup de cannes ...

Il y avait en effet, dans la bibliothèque de mes parents, les quatre volumes de l’ouvrage de Gilbert Guilleminault « Le roman vrai de la IIIème République », paru en 1957. J’y avais dès l'âge de 11 ans, découvert la suite « d’affaires » qui ont secoué cette époque dite « Belle » : le procès de Landru, le scandale de Panama, l’affaire Dreyfus, l’affaire Stavitsky, le 6 février 1934 … et l’incendie du Bazar de la Charité.

Je m‘interroge donc sur le regain actuel d’intérêt de nos écrivains et cinéastes pour cette époque si lointaine. Sans doute en raison des multiples correspondances qu’elle présente par rapport à la nôtre : les bouleversements technologiques – chemins de fer, téléphone, chimie, sidérurgie, grands travaux d’infrastructure, mondialisation des échanges, cinéma – l’aggravation des inégalités sociales, la grande précarité, les révoltes contre la misère et la fiscalité, les élites intouchables, les attentats, la mouvance anarchiste, la montée des extrémismes, les bruits de bottes …

 

Stephane Guillon

L’an dernier, je faisais le lien entre le mouvement des Gilets jaunes et les émeutes vigneronnes mâtées par Clémenceau. Je retrouve cet épisode dans le dernier roman de Philippe Grandcoing. Mieux, l’un des personnages de ce roman, le chef de la Sûreté Célestin Hennon, apparaît aussi, sous les traits de Stéphane Guillon, dans la série télévisée.

Nous revivons donc aujourd’hui un tel sentiment d’angoisse, partagé par de nombreux pays, devant les défis qui nous attendent : comment mieux répartir les richesses, sauvegarder notre mode de vie et notre planète, briser l’isolement individuel.

La technologie a rendu caducs les liens relationnels qui autrefois « faisaient société ». On ne va plus à la messe, le Parti Communiste a pratiquement disparu, les syndicats ne sont plus écoutés par une base déboussolée, la Presse écrite se débat dans de graves difficultés financières … C’est Jérôme Fourquet qui le regrette.

Toute spiritualité affichée devient inquiétante. Chacun est scotché face à son écran, ne prend connaissance que des nouvelles (vraies ou fabriquées de toutes pièces) qui le confortent dans ses croyances, ne reçoit que des informations en « tuyaux d’orgue » … Plus personne n’a de notion ne serait-ce basique de comment fonctionnent nos institutions (que que l'onenseignait à l'école de la IIIème République alors !), ce que signifie la démocratie représentative.

 

Balasko

Ceux qui en savent un petit peu plus ont le sentiment de ne plus « accrocher », d’être largués devant tant d’ignorance et surtout devant l’irruption de la violence sous toutes ses formes : quand on n'a plus d’arguments, on cogne, quand on est minoritaire, on détruit. A croire que malgré les extraordinaires progrès qui mettent à notre disposition des facilités inouïes, il y a seulement 10 ans … rien de peut satisfaire personne.

Et pendant ce temps, on assiste à une grande appétence pour l’Histoire : des romans policiers qui se déroulent dans cette période : ceux de Claude Izner avec Victor Legris, certains romans d’Hervé Le Corre qui se situent pendant la Commune de Paris, des émissions de télévision très populaires, des revues, des romans historiques à succès, des film particulièrement documentés, des séries télévisées (je pense à The Crown …) largement plébiscitées.

Donc, tout n’est pas perdu, mais comme le chemin reste difficile !

Le Bazar de la Charité, séri TV diffusée par TF1 en 8 épisodes de 52 mn. Créée par Catherine Rambeert, réalisée par Alexandre Laurent, avec Audrey Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou, Gilbert Melki, Josyane Balasko, Florence Pernel, Antoine Dulery, Stephane Guillon ...

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19 novembre 2019

Le faubourg des diaboliques, roman historique de Philippe Grandcoing

 

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Deuxième épisode des enquêtes d’Hippolyte Salvignac et de son compère l’inspecteur Jules Lerouet, dans le Paris du début du XXème siècle.

L’intrigue se déploie entre la maison familiale de Martel, la boutique d’antiquités confiée désormais à un rapin adepte de l’art moderne naissant, une descente dans le midi viticole …

Hippolyte est un garçon très distingué, à la petite quarantaine, il commence doucement à s’empâter, jouit d’une certaine aisance lui permettant de rester maître de son emploi du temps. Il aime les jolies femmes et apprécie de plus en plus les montées d’adrénaline que lui apporte sa collaboration épisodique et bénévole à la police moderne que veut mettre en oeuvre Clémenceau.

Mais voilà qu’il est accusé de meurtre : le mari de la maîtresse avec laquelle il a rompu quatre mois plus tôt a été retrouvé lardé de coups de couteaux dans une rue mal famée de Montmartre.

Malgré ses accointances les plus hautes autorités de l’Etat, il aura toutes les peines du monde à prouver sa bonne foi tandis qu’un autre innocent est accusé bientôt à sa place.

Hippolyte fréquente désormais les artistes novateurs du Bâteau-lavoir – en particulier Derain, Juan Gris et Picasso, mais aussi Max Jacob et Guillaume Apollinaire – et découvre les charmes de l’art « nègre » et des correspondances avec l’art sacré dont il est spécialiste.

Les investigations du duo Salvignac-Lerouet vont les conduire en Sologne, à la recherche du père biologique de Jules, puis à Collioures vers la lumière et la mer avec André Derain, le colosse … Mais ils y retrouveront le tumulte de la révolte des vignerons, conduits par « Lou Cigal » Marcelin Albert. Des émeutes de la faim qui ressemblent à s’y méprendre à celles que nous connaissons chaque samedi.

Entre maisons de tolérance chics et assommoirs enfumés, riches quartiers de l’aristocratie autour de la rue de Babylone et pavillons de chasse, recherche en bibliothèque pour retrouver des armoiries, les épreuves ne manquent pas …

On en apprend de belles sur cette époque : la découverte des arts primitifs et la naissance de l'art moderne, le scandale de Panama et les "chèquards", la guerre des polices, les vins frelatés, la mutinerie des troupes devant maintenir l'ordre !

 

Le Faubourg des diaboliques, roman historique de Philippe Grandcoing, édité ches De Borée, collection Vents d’histoire, 290 p., 19,90€

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18 novembre 2019

J'accuse, film de Roman Polanski

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Dujardin

Voici un film historique qui bénéficie d’une promotion pas du tout prévue au départ – la polémique sur des accusations non étayées – mais qui ne décourage pas les spectateurs. Bien au contraire !

Dimanche après-midi, la salle était pleine et quelques applaudissements, vite réprimés, ont été entendus à la fin.

Je ne rentre pas dans ces considérations. Une accusation doit pouvoir être fondée sur des faits.

Mais j’ai apprécié le film, malgré sa lenteur et son côté didactique … assumés. Il faut dire que je m’intéresse à cette affaire depuis plus de cinquante ans. J’avais lu l’ouvrage de Jean-Denis Bredin, dont a été tiré le superbe téléfilm d’Yves Boisset en deux épisodes (au total 3h 23 !) avec la collaboration de Jorge Semprun, en 1995, puis j’ai, plus récemment, lu le livre de Robert Harris sur le même sujet.

L’idée de base est de prendre pour héros le colonel Picquart, celui qui a révélé la coupable machination de l’institution militaire, qui a risqué sa vie et subi des mois de prison pour faire triompher la vérité, alors même que, comme la plupart des hommes de sa génération, il était violemment antisémite …

Le film est d’un classicisme absolu. Sans doute trop ...

Une fresque historique à l’ancienne. Les décors, les lumières – parcimonieuses – les uniformes, tout est juste. La distribution étincelante. On dirait que toute une génération – Comédie française en tête – a souhaité figurer, même à de petits rôles - dans ce film. Finalement, pour qui connaît la complexité de l’affaire et la durée de ce drame qui a secoué et divisé la France en deux camps irréconciliables, je trouve que la synthèse opérée par les scénaristes est de très grande qualité.

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Le film décrit précisément l’antisémitisme généralisé des classes dirigeantes (et partagé par les classes populaires), l’urgence de protéger l’institution militaire d’un scandale alors qu’on prépare la revanche contre l’Allemagne après la défaite de 1870, le peu de vergogne de services secrets pour forger des preuves grossières afin de laisser croupir Alfred Dreyfus dans sa prison de l’île du diable…

Une erreur judiciaire d’Etat, un scandale qui a profondément perturbé la vie politique de notre pays. Combattue par des intellectuels attachés aux valeurs de la République, qui ont sans doute, comme Emile Zola, payé de leur vie leur engagement.

Je tiens à souligner l’extraordinaire qualité du casting et de la mise en scène. Jean Dujardin peut tout jouer, nous le savons, mais il y a aussi l’interprétation de Louis Garrel, tellement conforme à ce que nous savons du côté abrupt du capitaine Dreyfus, mais aussi Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric, Grégory Gadebois, Didier Sandre, Eric Ruf (oh, la mort du colonel Sanders !), Wladimir Yordanoff, Vincent Graf (dont on connaît surtout la vois de doublage), Vincent Perez, Denys Podalydes, Miche Vuillermoz … et ceux qe j’oublie.

L’affaire Dreyfus, qui a déchiré la France pendant des décennies, est sans doute bien oubliée aujourd’hui. Ce film la remet en lumière, et c’est bien : montrer comment un préjugé funeste peut conduire à l’injustice absolue et boucher les  yeux et les oreilles des décideurs sans doute honnêtes au départ. Cependant, rien n’a réellement changé aujourd’hui. La violence des a priori continue à perturber notre vie politique … Nous n’avons rien appris ni rien oublié.

Je souhaite que de nombreux jeune aillent voir ce film ! Il contribue à comprendre le monde complexe dans lequel nous vivons. Aujourd'hui aussi !

 

 

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17 novembre 2019

Noix de Saint Jacques à la provençale

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C'est un repas de fête, ou du moins du dimanche.

C'est la pleine saison ... il faut en profiter de temps en temps. Trois grosses noix constituent une jolie portion.

Laisser les noix de Saint-Jacques revenir à température ambiante et les éponger.

Séparer les parties coraillées des muscles et enlever toute partie noire.

Saler à la fleur de sel.

"Exploser" finement au mixer une touffe de persil frisé ou plat et des gousses d'ail dégermées (au moins une par portion).

Faire fondre, dans une poêle bien chaude, une noix de beurre et une cuillerée à soupe d'huile d'olive. Ne pas laisser noircir. Poser les noix et les faire revenir sur toutes les faces, le moins longtemps possible. Tout dépend de l'épaisseur, mais on laisse juste prendre couleur (maximum 2 minutes sur chaque face). 

Couper la source de chaleur, ajouter les parties coraillées et le hâchis d'ail et persil, bien tourner pour mélanger dans la matière grasse chaude, mais pas cuire. On termine avec quelques tours de moulin à poivre et une giclée de jus de citron.

Disposer les noix et leur corail sur leur accompagnement : ici, du riz aux champignons de Paris ...

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16 novembre 2019

Mort d'un sénateur, polar historique de Pascal Chabaud

 

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Un contexte historique rarement mis en scène, une intrigue policière sous haute tension, des pistes qui s’enchevêtrent, un dénouement inattendu : un polar comme je les aime !

12 juillet 1940 : la France vient d’être vaincue à plates coutures et les Allemands déferlent sur son territoire, bousculant les colonnes de réfugiés. Le gouvernement et les parlementaires fuient en ordre dispersé à Tours, puis à Bordeaux, enfin à Vichy où, le 10 juillet, l’Assemblée Nationale accorde à une large majorité (569 voix « pour », 80 « contre » et 20 abstentions), les pleins pouvoirs constitutionnels au Maréchal Pétain. Et celui-ci, flanqué de Pierre Laval, ne va pas perdre de temps pour engager la France dans la voie d’un Etat totalitaire.

Dans une chambre d’hôtel renommé de Clermont-Ferrand, on vient de découvrir le cadavre d’Etienne Ferrand, sénateur notoirement franc-maçon, opposant à Laval … Que faisait-il dans cette chambre d’hôtel, pourquoi ne siégeait-il pas avec ses pairs ?

La police enquête : la brigade mobile et la police municipale, qui se tirent des bourres. L’enquêteur le plus assidu est Joseph Dumont, qui, en parallèle, cherche toujours à débusquer le chauffard qui a écrasé en septembre 1939 sa femme et l’enfant qu’elle portait. Il est soutenu par le commissaire Champeix, un homme aussi intelligent que bienveillant. Dans l’équipe, il y a le spécialiste en identité judiciaire, Nestor Bondu, un patriote qui aime à faire des calembours, et Espinasse, le marseillais tiré à quatre épingles. Il y a aussi Fernand Brouyard – dit « l’épais brouillard » - 1,65 m et 120 kilos, facho et antisémite. L’affaire, trèssensible, intéresse directement le Président Laval, qui intime à Joseph Dumont l’ordre de trouver le plus vite possible un coupable … quel qu'il soit.

Les ressorts de cette intrigue, dans la touffeur de cet été de chaos, sont multiples. On y relate les immenses difficultés d’un pays coupé en deux et occupé, l'angoisse du ravitaillement, les luttes politiques d'officines secrètes qui ne reculent devant aucun obstacle, d’un côté la Cagoule et ses sbires vendus à l’occupant face aux frères maçons, présentés ici de manière très positive, mais que Vichy ne va pas tarder à pourchasser, comme les Juifs exclus de toute fonction publique.

Les personnages sont attachants, le style fluide, le contexte politique bien défini, la documentation approfondie … Un excellent premier roman. On attend les prochaines investigations de l’Inspecteur Dumont ...

 

Mort d’un sénateur, polar historique de Pascal Chabaud, édité chez De Borée, collection Marge Noire, 397 p., 19,90€

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15 novembre 2019

Daube de boeuf à la provençale

Voici les froidures qui pointent leur nez ... et les plats bien roboratifs sont les bienvenus. 

La daube est un plat de famille par excellence, facile à mettre en route la veille au soir, et qui n’en est que meilleur réchauffé. On l’accompagne traditionnellement de polenta ou de pâtes, ou même simplement de pommes de terre bouillies ou enfin une écrasée de  pommes de terre montée à l'huile d'olive. 

La_daube_de_mamieDemander tout d’abord au boucher de couper en petits morceaux deux kilos (c'est le maximum que peut accueillir ma cocotte STAUB) de viande de boeuf taillés dans le paleron ou la macreuse, ou les deux.

Enlever la couenne de deux fines tranches de lard de poitrine demi-sel (ou de poitrine fumée), les couper en petits bâtonnets (environ 300g). Les faire blanchir une minute à l’eau bouillante, les laisser égoutter sur un papier absorbant.

Faire bouillir 5 minutes dans une casserole une bouteille de vin rouge corsé (Provence, Buzet, Duras, Cahors, vin de pays du sud) afin de laisser évaporer toute trace d’alcool. Monder et épépiner 4 tomates bien mures et les couper en gros dés (en hiver, normalement, on n'a pas de tomates ... on peut donc s'en passer !). Peler et couper en fines rondelles 6 gros oignons. Peler et dégermer une tête d’ail, préparer un bouquet garni.

Dans une cocotte en fonte bien frottée d’ail (fond et parois) afin d’éviter que les ingrédients ne collent, faire prendre couleur à sec les lardons, les réserver, puis ajouter les oignons et les laisser « tomber » à l'huile d'olive jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents. Réserver à part.

Remettre de l’huile pour faire raidir les morceaux de viande sur toutes les faces, au besoin en procédant en deux fois et en réservant la première « tournée » pendant qu’on laisse la place à la seconde. Cette phase de saisissement de chaque morceau garantit la concentration du goût de la viande.

Remettre dans la cocotte les morceaux de viande, les oignons et les lardons. Saler, poivrer, mettre le bouquet garni (thym et laurier) et les gousses d’ail coupées en deux.

Saupoudrer d’une grosse cuillère de farine, bien mélanger en soulevant les morceaux afin de la répartir partout. Verser le vin bouillant et compléter avec de l’eau de sorte que la viande soit entièrement couverte de liquide, ajouter les tomates. 

Faire prendre un bouillon. Couvrir et laisser mijoter entre 3 et 4 heures en veillant à ce que le niveau de liquide ne diminue pas trop vite. L’utilisation d’une cocotte comportant un couvercle sur lequel on peut verser de l’eau froide pour faciliter la condensation est recommandée.

A environ 3 heures de cuisson, on peut arrêter le processus. Il faut vérifier l’assaisonnement (si le manque de sel rend la daube insipide, il est plus facile de rajouter du sel que d’en enlever).

Si on a pris le soin de préparer la daube la veille, une nuit de repos permet à la graisse de remonter à la surface. Le jour du service, on enlève délicatement avec une louche la plus grande partie du gras, et encore plus facilement s’il est figé en croûte. On peut alors remettre au feu pour la dernière heure ou demi-heure de cuisson, à petits bouillons si la sauce est proche de la consistance voulue, à gros bouillons si la sauce est trop liquide.

 

 

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14 novembre 2019

La veste à col châle toute douce (en 16 ans)

 

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Il s'agit du modèle M1095 de Bergère de France, actuellement en accès libre sur le site de la filature barroise.

Il est réalisé dans la taille médium en fil "Duvetine", coloris aubergine, avec 11 pelotes, des aiguilles n°5 pour les poignets et les côtes de la base, n°6,5 pour le corps. L'échantillon (non repassé) donne 13 mailles et 18 rangs. J'ai commandé les 6 boutons en même temps que la laine. La torsade en forme de médaillons est décrite ici.

Une fois terminée, la veste mesure 45cm à la base, 63 cm de hauteur (hors col), longueur de manche : 61 cm.

Dos : monter 57 mailles avec les aiguilles plus fines et faire 10 rangs en côtes 1/1, changer d'aiguilles et augmenter d'1 maille pour continuer en point de jersey sur 64 rangs. Pour le creusement d'emmanchures, rabattre de chaque côté 1x3 m. et 3x 1 m. Continuer droit, la hauteur avant le biais des épaules est de 34 rangs. A 98 rangs de jersey, biaiser les épaules en rabattant de chaque côté 3x 5 m. et, en même temps, creuser l'encolure en rabattant les 12 m. centrales et 2 m. de chaque côté.

 

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Devant gauche : pour une veste masculine, c'est le côté où on doit faire les boutonnières. Ici, je les ai faites de 2 mailles, à 6 mailles du bord gauche, et espacées de 14 rangs (diamètre des boutons : 2,5 mm).

Monter 40 mailles, tricoter les côtes 1/1 en commençant par 1 mailles endroit et en terminant par 2 m. endroit pour la bordure centrale. Après les 10 rangs de côtes 1/1, tricoter 9 m. jersey endroit, 14 mailles de la torsade, 8 m. endroit, 9 m. de côtes 1/1. Après 64 rangs de jersey, creuser l'emmanchure comme au dos et, en même temps, sur le côté gauche, commencer le revers en faisant une augmentation à 2 m. du bord. On continuera à faire cette augmentation à 2 m. du bord tous les 8 rangs, 4 fois.

2 rangs au-dessus de cette première augmentation du revers, commencer le "plastron" en forme de V en élargissant la partie gauche en côtes 1/1 en créant une nouvelle côte 1/1 tous les 4 rangs, jusqu'à rejoindre la partie "torsade". Au même niveau que pour le dos, biaiser les épaules. 

Rabattre les 28 m. restantes en une fois.

Devant droit : symétrique du devant gauche, sans les boutonnières.

Manches : elles sont symétriques, on peut donc les tricoter sur une même aiguille avec 2 pelotes. Monter 31 m. pour la bordure du poignet sur 10 rangs puis prendre les aiguilles 6,5 en augmentant d'1 m. de chaque coté à 2 m. des bords 3 fois tous les 10 rangs puis 2 fois tous les 8 rangs. A 66 rangs de jersey, rabattre de chaque côté 3 m. puis diminuer de chaque côté 1 m. à 2 m. des bord (tricoter 2 m. ensemble à droite après 2 m. endroit et faire un surjet simple lorsqu'il ne reste plus que 4 m. au bout du rang), le tout 8 fois, puis rabattre 2 fois 2 mailles et les 11 mailles restantes.

Col : monter 47 mailles avec les aiguilles fines et tricoter 16 rangs en côtes 1/1; au 17 rang, tricoter 1 m. endroit puis tricoter toutes les mailles ensemble jusqu'à la fin du rang. Tricoter un rang envers et rabattre souplement.

Montage : commencer par les épaules puis monter le col en cousant sur l'endroit une couture maille à maille invisible : les petits côtés du rectangle le long des revers et le côté long le long du dos. Monter les manches puis en continu les coutures des côtés et des bas de manches.

 

 

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13 novembre 2019

OLRIK, la biographie non autorisée, par Hubert et Laurent Védrine

 

Olrik

Voici la deuxième biographie à quatre mains, père et fils, que je découvre, après celle du créateur de l’Ecole Libre des Sciences Politiques, Emile Boutmy, par François Leblond – Préfet  - et son fils Renaud … Mais ceux-ci s’étaient attelés à la vie d’un personnage historique.

Ici, j’imagine la jubilation d’Hubert Védrine, brillantissime ministre des affaires étrangères entre 1997 et 2002, et de son fils Laurent à (re)constituer la trajectoire tumultueuse du héros maléfique de Edgar P. Jacobs, le « colonel » Olrik …

S’inspirant sans doute du personnage réel à l’origine de l’agent britannique créé jadis par Ian Fleming, James Bond, qui s’appelait dans la vraie vie Dusan Popov (1912 – 1981), les auteurs mettent en scène les épisodes du non moins célèbre personnage de BD, agent multiple, vendu à toutes les causes et en perpétuelle bagarre avec Francis Blake et Philip Mortimer.

Dotés de la connaissance encyclopédique de l’œuvre de Jacobs et de ses successeurs, les Védrine père et fils nous offrent un condensé époustouflant des événements géopolitiques de la Guerre Froide et de l’évolution des technologiques du XXème siècle.

La thèse de l’ouvrage est celle d’un pacte faustien entre Jacobs et Olrik, celui-ci informant de temps en temps le créateur de la bande dessinée de ses exploits, en exigeant en échange de ne pas être trop cruellement traité. Peine perdue …

Les fans de la saga des Blake et Mortimer retrouveront avec délectation les scènes emblématiques de l’épopée jacobsienne, mêlée d’une foule de personnages historiques passés ou contemporains bien réels, dont certains se sont prêtés au jeu de cette pochade – comme Erick Orsenna – pleine de surprises.

 

H

Certains regretteront sans doute l’avalanche d’événements évoqués - une leçon magistrale d'histoire des relations internationales -  arguant que nul homme, si diabolique soit-il, ne put jamais être actif dans autant d’affaires et en autant de pays, aussi tordues que dangereuses.

Un génie du mal, qui finit par ne plus pouvoir, l’âge venu, distinguer sa véritable destinée de celle que le roman graphique a créée autour de son personnage … Un syndrôme sans doute fréquent chez les agents multicartes.

C’est égal, nous attendons avec gourmandise la parution imminente du deuxième tome de la dernière aventure de Blake et Mortimer, qui se déroule à Hong Kong …

Et je suis certaine que je ne pourrai plus jamais lire un des prochains épisodes sans avoir en mémoire cette biographie rêvée du génie du mal, toujours renaissant mais jamais couronné de succès, Olrik !

 

Olrik, la biographie non autorisée par Hubert et Laurent Védrine, édité chez Fayard, 220 p., 20 €.

12 novembre 2019

Poulet à la crème safranée

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Commencer par faire infuser une pincée de pistils de safran dans une tasse de crème fraîche.

Ciseler une gousse d'ail et une échalote. Couper les filets de poulet (un par portion) en lanières puis en cubes, les saler et les poivrer. Laisser revenir la viande à température ambiante.

Nettoyer les champignons de Paris sans les tremper dans l'eau, les couper en lanières.

Faire chauffer de l'huile d'olive et un peu de beurre et faire "tomber" l'échalote et l'ail. Ajouter les filets de poulet et leur faire prendre couleur sur toutes les faces.

Ajouter les lamelles de champignons et couvrir, laisser suer cinq à dix minutes à couvert.

Verser la crème safranée et un peu d'eau, bien mélanger et laisser compoter une dizaine de minutes.

Servir avec quelques pluches de persil pour la couleur ...

 

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