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16 janvier 2021

Joyeux anniversaire à notre Jean-Baptiste ...

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Je n'oublierai jamais le jour - mais c'était une nuit - de la naissance de mon premier petit-enfant, voici 23 ans déjà !

 

JB et moi

Devenir grand-mère, c'est vraiment une émotion inouïe. Un si petit bout de chou, à la peau si claire, au rare duvet blond, aux grand yeux bleus (comme son papa !).

Réaliser ainsi que vos enfants sont devenus parents à leur tour ... un sacré choc. Mais aussi le sentiment de laisser une trace, une lourde responsabilité ...

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Aujourd'hui, ce grand et fort jeune homme a déjà pris son indépendance et, naturellement, nous ne le voyons pas souvent - ce n'est pas un reproche, car il travaille dur et les temps sont bien difficile pour les jeunes de sa génération.

Bref, je suis fière d'être la grand-mère de Jean-Baptiste et je tenais à le lui faire savoir.

Heureux anniversaire, mon grand !

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15 janvier 2021

Lupin, dans l'ombre d'Arsène, série télé avec Omar Sy

Sy au Louvre

En deux après-midis pluvieux, j’ai visionné les 5 premiers épisodes de la série créée par George Kay et François Uzan : « Lupin, dans l’ombre d’Arsène » … et j’ai adoré !

Bien entendu, les gens de ma génération ont vu jadis la série où Lupin était magistralement incarné par Georges Descrières. Mais justement, le défi était de taille et, de mon point de vue, il est brillamment relevé.

L’idée de transposer les talents du gentleman cambrioleur normand dans un personnage aussi charismatique – mais dans un autre genre – qu’Omar Sy me séduit tout à fait. Car ce qui caractérise Arsène Lupin, hier comme aujourd’hui, c’est l’art de se transformer, la force physique, la subtilité, l'élégance, la connaissance des œuvres d’art (susceptible d’être dérobées), la témérité …

Je n’ai pas (encore) lu toutes les aventures relatées par Maurice Leblanc, mais un grand nombre tout de même. Je retrouve ici l’esprit "français", avec en plus un « je ne sais quoi » actuel, technologique, et pourtant tellement chic qui va faire un tabac à l’exportation. Le Louvre, les rues de Paris … y compris l’intérieur de Fleury-Mérogis …

Sy

Le casting est judicieux (j’apprécie en particulier les deux jeunes qui incarnent Assane jeune et Raoul), les flashback expliquant l’itinéraire du jeune Assane Diop crédibles, sa fureur de retrouver ceux qui ont persécuté son père : il y a de l’Edmond Dantès dans cette histoire. Et puis, enfin, on « voit » la vraie composition de la société française, aussi bien chez les mauvais garçons que chez les policiers, les salopards et les malins …

Rien que les premiers épisodes réalisés par Louis Leterrier (j’avais aimé au cinéma «Insaisissables ») sont épatants. C’est une série « populaire » dans le bon sens du terme, qui fait sourire et palpiter. De l’excellente télévision à déguster en période de confinement.

Je ne comprends pas bien les critiques négatives publiées dans différents journaux « intellectuels ». Omar Sy n’a pas fini d’incarner la personnalité la plus aimée des français. Et j’attends avec impatience la seconde partie de la première saison !

Lupin, dans l’ombre d’Arsène, série diffusée sur NETFLIX – disponibles actuellement 5 épisodes de 45 minutes.

 

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14 janvier 2021

L'affaire Léon Sadorski, polar historique de Romain Slocombe

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Etrange coïncidence : l’année 2016 a vu l’éclosion de deux nouveaux personnages récurrents, initiateurs d’une série de trois chez Arturo Perez-Reverte – Lorenzo Falco – et quatre tomes chez Romain Slocombe – Léon Sadorski. Avec pour ces deux personnages principaux un point commun : ce sont des salauds absolus. Le premier travaille pour les services secrets de Franco, le second pour les Renseignements généraux de la police française sous occupation allemande.

Léon Sadorski est un flic consciencieux. Il traque avec un évident plaisir les Juifs afin de les envoyer – dans un premier temps – à Drancy, les communistes et les gaullistes qui évidemment, sont des terroristes en puissance. Sans aucun remords.

Il est en parfaite symbiose avec la politique raciale du Maréchal Pétain et apprécie de collaborer avec les différents services de renseignement allemands : Gestapo, SD, etc …

Comme beaucoup de ses concitoyens de l’époque, il a été traumatisé par la défaite éclair de la France en mai 1940, l’exode, les bombardements de civils sur les routes. Il baigne dans le sentiment très répandu de l’antisémitisme, d’autant plus que la France a été terre d’asile pour de nombreux Juifs fuyant les pogroms des pays de l’Est, puis les persécutions nazies.

A sa suite, nous pénétrons dans les arcanes des services de la Préfecture de Police de Paris, puis à Berlin, au Praesidium de l’Alexanderplatz, dans les sinistres geôles de la Carlingue avec Monsieur Henry – le terrible ex-policier Lafont assisté de Bonny - rue Lauriston.

Le comble est d'être accusé par les autorités d’occupation de ne pas être assez coopératif pour dénoncer ses indics. Il va faire l’amère expérience des interrogatoires musclés façon « Chleuhs » ou « Boches ». Mais trop c’est trop … Il va craquer après l’assassinat sauvage d’une très jeune fille qui jouait d’un peu trop près avec le feu. Quitte à se prendre quelques balles dans la peau.

Un thriller historique où l’intrigue filandreuse paraît secondaire par rapport à la description de la vie des parisiens sous la botte allemande. Cependant, l’abondante documentation, largement parsemée des noms des responsables de l’époque, ne remplace pas l’analyse psychologique sommaire du personnage principal, qui ne parvient pas à susciter l’empathie.

Je ne pense donc pas continuer à suivre la série. Mais qui sait ?

N.B.: En réalité, ce thriller est directement inspiré d'un personnage réel - Louis Sadoski : inspecteur principal adjoint de la police française, animateur de la « section juive » de la police à Paris.

 

L’affaire Sadorski, polar historique de Roman Slocombe, publié chez Robert Laffont, collection Points, 476 p., 8,50€.

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13 janvier 2021

Cake aux lardons et Morbier

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A déguster tiède ou froid, pour un repas de soir avec une salade, ou en apéritif ...

Mettre le four à préchauffer à 180° (Th : 6) ;

Commencer par faire rissoler les lardons nature (180g) dans une poêle antiadhésive sans matière grasse supplémentaire. Les égoutter sur du papier absorbant.

Les ingrédients sont les suivants, à mélanger de façon bien homogène :

120g de farine, une cuillerée à café de Maïzena ou de fécule de maïs, un sachet de levure chimique, un verre de lait (10cl), 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive, 4 oeufs.

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Bien beurrer le fond et les bords du moule et les fariner légèrement.

Ajouter au mélange les lardons refroidis et des petits dés de fromage - j'ai utilisé une tranche de Morbier - environ 150g. Bien tourner à nouveau, poivrer, saler un peu.

Verser dans le moule et glisser au four pour 30 à 35 minutes.

Attendre un peu avant de démouler.

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12 janvier 2021

Découverte jouissive de nouveaux mots au cours de lectures compulsives

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Le confinement ne présente pas que des inconvénients ...

Lors de ma première année d’études supérieures (1965), j’ai été confrontée à bien des notions totalement nouvelles – en particulier en cours d’économie – et à de nombreux nouveaux mots. Je me souviens très bien du concept d’obsolescence. Je n’avais jamais entendu ce vocable jusque là … et à l’époque, personne ne parlait d’«obsolescence programmée des appareils ménagers» tellement à la mode aujourd’hui. C’est ainsi que j’ai découvert que sans le langage, la pensée et la conceptualisation sont impossibles.

Plus je lis, plus je découvre de nouveaux mots. C’est particulièrement excitant. Ces derniers mois justement, j’ai enrichi mon stock de nouveaux termes savants. Et même si j’ai étudié le latin et le grec pendant 5 de mes 7 années d’études secondaires, j’ai bien du mal à décoder certains mots rares, difficiles à caser dans une conversation courante, je l’admets volontiers.

Quelques exemples :

GIROVAGUE : se dit d’un moine chrétien itinérant et solitaire vivant dans l’errance de monastère en monastère (du latin gyrus – cercle – et vagus – vagabond).

AGALMATOPHILIE : (synonyme « pygmalionisme ») est une attirance sexuelle envers les statues, poupées, mannequins ou autres objets figuratifs. (du grec agalma – statue).

POLIORCETIQUE : relatif à l’art et à la technique de mener le siège (du grec poliorketikos) d’une ville ou de tout autre édifice fortifié.

Et, pour moi, le mot le plus actuel :

OCHLOCRATIE : régime politique où le pouvoir appartient à la foule (du grec okhlos, la foule). A ne pas confondre avec la démocratie, qui est le gouvernement par le peuple. La foule est en revanche une masse passionnelle et manipulable, souvent provoquée par la démagogie ou le populisme.

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Il est à noter que le mot et le concept, disparus du dictionnaire de l’Académie Française vers 1932 – 35, ont refait surface à la suite du mouvement des Gilets jaunes en 2018 … Et que dire de l’envahissement du Capitole par les fervents adeptes de Donald Trump … Le mot a encore de beaux jours devant lui !

N’oublions pas que si le Petit Robert comporte environ 60000 mots, un lycéen en utilise environ 1000 et en connaît environ 3700. Un enfant élevé dans une famille défavorisée n’en utilise que 300, et on peut se débrouiller dans la vie courante avec un stock de 600, alors qu’une personne cultivée peut en connaître environ 30000, la moyenne nationale étant d’environ 5000.

Alors, une seule solution pour enrichir notre vocabulaire et par conséquent notre aptitude à manier des concepts : favoriser la lecture par tous les moyens et dès le plus jeune âge.

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11 janvier 2021

Je danse avec mon Roomba !

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Mon aspirateur classique - de type "traineau" avec un long manche rigide, un tube serpentiforme et surtout un fil qui accroche partout - a rendu l'âme la semaine dernière.

Il y avait longtemps qu'il montrait des signes de faiblesse : presque plus de capacité d'aspiration malgré des soins intensifs ... Même si nous ne sommes pas allergiques aux poils d'animaux ou aux acariens, et après les festivités (aiguilles perdues de l'arbre de Noël, même synthétique), je suis allée en choisir un neuf.

J'avais enfie de faire un "saut technologique" en équipant la maison d'un aspirateur "balai" rechargeable sur une borne électrique et donc sans fil ... Sauf que la borne doit être fixée au mur, proche d'une prise de courant, et qu'il faut pour nous, piètres bricoleurs, faire appel à un électricien ou à tout le moins une personne sachant faire.

Encouragée par une vidéo de ma fille Florence, récemment dotée (cadeau de Noël de sa belle-mère, merci Chantal !) d'un tel appareil, j'ai fait l'emplette de ce drôle de drône qui se déplace de façon autonome et aspire à tout va.

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C'est assez déconcertant.

J'ai suivi les instructions de mise en route assez claires : d'abord installer une application sur mon Smartphone, ensuite, apparier l'objet sur le WiFi de la maison, le charger sur sa borne très discrète et juste posée au sol, ensuite, appuyer sur le bouton vert ...

C'est ainsi que l'objet mal identifié se met en route, hésitant, se cognant doucement sur tous les obstacles, contournant les pieds de chaises, passant sous les lits, repassant sans cesse sur les zones plus poussiéreuses ... On a très envie de lui dire "mais pourquoi tu ne viens pas par ici" ... ou "passe plutôt par là".

Son premier voyage a sans doute consisté à cartographier l'appartement : 100m² environ répartis en 5 pièces dans un immeuble de la dernière partie du XIXème siècle avec parquet vitrifié plus tapis mais pas de moquette  (je sens que je vais encore me faire traiter de bourge !)...

Rooba n'apprécie pas les fils électriques qui traînent par terre. En revanche, il enjambe les bords de tapis en râlant un peu, il lui arrive de rester coincé entre quatre pieds s'il n'a pas l'espace suffisant pour se dégager tout seul. Le téléphone alors vous avertit qu'il est en difficulté.

Passer dans toutes les pièces - j'ai fermé les portes de la cuisine et de la salle de bains - lui a demandé une heure avant d'épuiser sa batterie. J'ai dû débarrasser sa réserve de poussière une fois en cours de travail et en fin de course afin qu'il soit de nouveau prêt à l'emploi. C'est relativement cher et bruyant, il faut ranger ce qui traîne par terre - mais lorsqu'on passe le balai, il faut aussi déplacer les chaises - mais c'est efficace : je n'imaginais pas avoir tant de saleté sous les pieds !

On verra si, à l'usage, c'est aussi divertissant à regarder travailler ... Vive l'intelligence artificielle !

Et maintenat, il faut que j'appelle les "Encombrants" pour me débarrasser du prédécesseur !

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10 janvier 2021

Le sabre et le turban, essai de Jean-François Colosimo

 

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C’est un essai en forme de réquisitoire, court, dense et implacable, explicite dès son sous-titre : Jusqu’où ira la Turquie ?

Jean-François Colosimo est un théologien orthodoxe dont le style peut parfois déconcerter et que je soupçonne de ne pas être totalement objectif. Il livre ici une diatribe fouillée sur le thème qui lui est cher : l’aveuglement de l’Occident devant la dangerosité de la politique agressive turque.

Comment la Turquie, souffrant du syndrome de l’encerclement, a en un siècle basculé du désir de rejoindre l’Europe à la volonté de dominer l’Oumma ? Il faut d'abord se souvenir de l’empire ottoman comme de l’empire byzantin. La conquête justifie l’instauration de l’empire : le sabre valide le turban qui vérifie le sabre.

La Turquie moderne est née du désastre de la Grande guerre* avec l'effondrement de l'Empire, puis du trou noir de la purification ethnique (Grecs, Juifs, Arméniens, Assyriens, Yézidis) organisée par Talaat Pacha à partir de 1915. Les Arméniens furent ainsi déclarés inassimilables et faisant obstacle à la jonction des peuples turcs aux confins de l’Est.

Afin de ne pas souiller la fierté nationale, Mustapha Kemal pas plus qu’Erdogan ne reconnait le génocide arménien. Avec lui déjà, toute différence est assimilée à un acte antipatriotique. Même les Kurdes, majoritairement musulmans, sont manipulés : ils réalisent le génocide avant d’être réprimés, pourchassés, niés dans leur identité, tout comme les Alévis qui pratiquent une sorte de synchrétisme.

Constitutionnellement, la Turquie se déclare un Etat laïc. Mais cela signifie que l’Etat institue, gouverne, encadre, surveille et contrôle la religion. Toute divergence doit être réprimée car elle est facteur de division et de sédition.

Comme nombre d’européens, j’ai admiré Mustapha Kemal, maréchal de l’indépendance, artisan de la Nation, réformateur de l’Etat, et sa marche forcée vers l’occidentalisation. Lors de mes voyages en Turquie, j’ai été émerveillée par sa culture multiséculaire. L’armée, perçue comme le meilleur vecteur de l’occidentalisation et la première élite du pays, jouit d’une position éminente, largement confortée par la guerre froide.

La situation politique d’aujourd’hui appelle cependant à la plus grande vigilance : comme hier, Erdogan comme Kemal cherche à délivrer les anciens territoires ottomans injustement démembrés ou occupés (Chypre, au Caucase, en mer Egée, au Moyen-Orient, dans les Balkans …), il joue habilement des peurs et des renoncements du monde occidental. Le constat est glaçant.

*Pour creuser le sujet : Les crises d'Orient volume 2 par Henry Laurens

 

Le sabre et le turban, jusqu’où ira la Turquie ? Essai de Jean-François Colosimo, aux éditions du Cerf, 214 p., 15

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09 janvier 2021

11 années d'albums de photos de familles ...

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Depuis 2011, c'est à dire pour l'année 2010, je commande chaque année un album récapitulatif des clichés de famille les plus significatifs. Voici donc la dixième édition de ce livre que je commande en quatre exemplaires, un pour chacune de mes filles plus un pour nous.

Car depuis ma plus tendre adolescence, je mitraille à tout va. En réalité, j'ai raté ma vocation qui aurait été à l'origine de devenir photographe. Mais mon père m'avait enjoint "Passe ton bac d'abord !" Finalement, il n'avait pas tort.

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J'ai ainsi réuni au fil des années une masse informe d'images, qui bourre des tiroirs et des placards, des albums à l'ancienne collés ou glissés sous des cellophane, que les enfants compulsent rituellement pendant les vacances pour regarder en s'esclaffant à quoi ils ressemblaient quand ils étaient bébés.

Avec les photos numériques, tout est désormais dématérialisé. On ne regarde plus une petite carte postale ... on visionne, si on en a le temps, on stocke sur le cloud.

Voici donc pourquoi je réunis les images de l'année écoulée pour en garder une trace tangible ...

Il faut d'abord faire le tri, choisir et donc éliminer. Le logiciel le plus répandu est de facture allemande, il est distribué notamment par la FNAC. Ce sont toujours, finalement, les mêmes lieux, les mêmes fêtes, des repas et des apéros, des jardins en toutes saisons.

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Cela ne revient pas si cher puisqu'on peut obtenir un joli livre relié rassemblant 80 photos pour environ 40€. Le délai de réalisation est de 8 jours. C'est le travail de mise en pages qui est le plus fastidieux, mais on peut le faire en plusieurs étapes.

Donc, voici ma dixième édition, avec une sélection de l'année 2020 qui fut tout de même joyeuse, malgré les confinements successifs, et grâce à mes enfants et petits-enfants.

C'est surtout un témoignage du temps qui passe ... et d'un espoir que l'année qui commence soit plus belle que la précédente.

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08 janvier 2021

Putzi, roman de Thomas Snégaroff

 

snégaroffUn premier roman d'un journaliste et historien très présent sur les plateaux de télévision, en fait plutôt une biographie fictionnée …

Celle d’un compagnon des premiers pas d’Hitler, qui n’a pas directement trempé dans les horreurs du nazisme, celle aussi d’un looser toujours à côté de la plaque, monstre ou clown, le lecteur hésite …

Sa nounou l’avait surnommé Putzi (petit bonhomme) alors qu’adulte, il mesure deux mètres … Au départ, Ernst Hanfstaengel (1887 – 1975) a tout pour réussir : son père, prospère marchand d'art, est issu d’une vieille famille bavaroise. Sa mère américaine appartient à une lignée prestigieuse : un de ses ancêtres portait le cercueil d’Abraham Lincoln.

A cheval sur deux univers, son rêve est de nouer des liens entre l’Allemagne et les Etats-Unis. En 1905, il part à Boston et obtient son diplôme à Harvard en 1909. Il est doué pour amuser le monde, adore organiser des fêtes grandioses, et surtout, il est un pianiste virtuose, passionné de Wagner …

Coincé en Amérique pendant la Grande guerre où son frère préféré y laisse la vie, il revient à Münich en 1922. Et là, il croise la trajectoire d’Adolf Hitler, tombe littéralement sous son charme, lui ouvre les portes de la haute société allemande, renfloue son journal, l’aide à fuir après le putsch raté de 1923, cherche désespérément à se rendre indispensable en lui jouant ses airs préférés.

 

Au piano

 

Putzi

Chargé de la presse internationale au sein du parti nazi en 1933, il va surtout s’attirer les foudres de Goebbels, et par ses maladresses, provoquer sa propre disgrâce. Son histoire est une suite d’échecs, surtout auprès de son mentor. Il finira par quitter l’Allemagne en 1937 dans des conditions rocambolesques, se réfugier à Londres où il est interné comme tous les Allemands dès 1940.

Ce roman plonge dans cette époque particulièrement chargée de périls (qui me passionne !), où l’antisémitisme est partout présent. L’auteur note en particulier que la législation raciale du IIIè Reich prend nombre de ses sources aux Etats-Unis …

Putzi, toujours interné et transféré au Canada, finira par travailler pour sa deuxième patrie et pour Roosevelt. Il bénéficiera d’un brevet de dénazification après la guerre et pourra rentrer dans sa Bavière natale dévastée.

Dans ce livre dense, nous rencontrons des personnages croisés dans d’autres romans historiques comme l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin William Dodd et sa fille Martha (Dans le jardin de la bête), Magda Schneider (la mère de Romy), Thomas Mann, les sœurs Mitford et même Bernhard Weiss, le chef de la Kripo de Berlin (vu chez Philip Kerr et Volker Kutcher).

Un style fluide et efficace, une documentation particulièrement fouillée, l’histoire tragi-comique d’un destin hors norme mais peu enviable … celle d’un nazi qui n’a pas de sang sur les mains … car il n’en a pas eu l’occasion !

 

Putzi, roman de Thomas Snégaroff, publié chez Gallimard, 340 p., 22€

07 janvier 2021

Avocat à la crème de sardines

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L'essentiel de la recette réside dans la sauce à la sardine ...

Si facile à faire avec un mixer (on peut aussi broyer à la fourchette ...) :

Pour 2 portions - soit un demi-avocat débarrassé de son noyau et de sa peau par personne, passé au jus de citron et coupé en dés, on place dans le bol du mixer : une petite échalote, la pulpe et le jus d'un citron (sans ses pépins), trois à quatre sardines en boîte - selon leur grosseur - sans leur huile, une grosse cuillerée à soupe de tarama, deux cuillerées à soupe de crème fraîche liquide, une pincée de piment d'Espelette, un peu de poivre.

Réduire en crème et mélanger avec les dés d'avocat, saupoudrer de basilic pour la présentation.

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