22 février 2012
Romane et moi, même combat !
Suite et fin du coupon de LIBERTY "Poppy & Honesty" acheté initialement pour me faire une robe fluide, et donc, l'idée d'en faire une dans le même esprit pour Romane. J'attends déjà les photos à Singapour, elle et moi dans la même étoffe. Serait-ce celle des héros ????
Une première incursion dans le monde des patrons "Gasparine"* (donc, ma première infidélité à Citronille) après le coup de coeur pour le modèle "Jackie" (qui fait bien entendu référence à J. Kennedy), avec son très pur décolleté bâteau devant, son dos fermé par cinq boutons et un noeud. Un esprit "années 60" qui ne me déplaît pas.
J'espère seulement que l'absence de frous-frous plaira tout de même à ma petite (?) fille de 7 ans. J'ai taillé en 10 ans, si c'est trop long, je referai l'ourlet du bas à Singapour. J'ai choisi les boutons en nacre (La Droguerie).
Et je la referai cette robe aussi, parce qu'elle a une ligne très pure.
Et pas plus tard qu'aujourd'hui car le patron se décline en deux options.
L'une faite d'un seul type de tissu, celle que je viens de terminer, l'autre avec un empiècement de couleur unie assorti à une jupe imprimée, taillée dans le biais ....voilà que ça me reprend, le biais ....
Donc, partie sur mon élan, je couds aussi pour Camille, dans une taille au-dessus. Cette fois encore, dans les bleus pour assortir à ses yeux !
*patron au même prix que les patrons Citronille, livré aussi rapidement et présenté sous forme de dossier bien expliqué. Modèle facile à coudre. Sur celui-là (version A), j'ai eu une peu de mal à retourner l'empiècement à l'endroit en faisant passer les morceaux des demi-dos à travers l'épaule, qui est bien étroite. Il m'a fallu les rouler en un petit tuyau ....
Je n'ai pas fait les fausses poches car sur cet imprimé super fouillé, on ne les aurait pas vues. En revanche, en cousant la version B du patron, je les ai faites.
Charles le Catholique, par Gérard Bardy
La critique de Claude :
C’est aux Editions Plon, celles des Mémoires du Général de Gaulle, que sort ce « Charles le Catholique, De Gaulle et l’Eglise » de Gérard Bardy, ancien directeur du Pèlerin. On hésite un peu à l’acheter, car chacun sait quels catholiques fervents ont été le Général et Madame de Gaulle. Alors, que peut-on apprendre de neuf ?
Beaucoup plus qu’on ne l’imaginait ; De Gaulle, fils exemplaire de l’Eglise, a sans doute trouvé dans son permanent dialogue avec Dieu un soutien essentiel, notamment quand tout allait mal, après l’échec de Dakar (1940), celui du retour au régime des Partis et de sa démission (1946), ou pendant le terrible règlement de la question algérienne (1958-1962), sans oublier le drame personnel qu’a été le handicap de sa fille.
Dieu a peut être aidé De Gaulle mais l’auteur nous montre combien sa relation avec l’Eglise de France (et le Vatican) a toujours été tendue.
Pas un évêque à Londres et dans la Résistance, bien sûr, et à peine quelques prêtres[1], tandis que Nosseigneurs les évêques de la France occupée et vichyste tonnent en chaire contre « la dissidence », certains allant même jusqu’à prescrire en 1943 aux jeunes catholiques d’accepter le Service du travail obligatoire (STO[2]).
A la Libération, le Général, soucieux de réconciliation nationale, ne demande pas grand chose en matière d’épuration des évêques collaborationnistes[3], mais le Pape Pie XII, dont on connaît l’attitude controversée, se montre inflexible dans sa relation avec la France libérée. Il faudra toute l’habileté bonhomme du Nonce Roncalli, futur Jean XXIII, et la hauteur d’esprit de Jacques Maritain, ambassadeur au Saint Siège, pour renouer de bonnes relations.
Dans les années 50, l’Eglise de France, avec le MRP[4], joue contre De Gaulle et son RPF[5], qui s’inspire pourtant de la Doctrine sociale de l’Eglise. Dans les années 60, quand le Général est revenu aux affaires, l’Eglise, dans un de ces virages dont elle a le secret, est passée du pétainisme au socialisme, et fustige le Pouvoir gaulliste à longueur de lettres pastorales.
En bon fidèle, il ne se lassera pas de ces attitudes, et c’est sur un thème issu du christianisme social, la participation des salariés, qu’il ira à l’échec en 1969, parce que les Français sont libéraux ou socialistes, ce qui ne laisse pas de place à une troisième voie.
On notera, à propos du drame algérien, le pessimisme profond du Général sur la capacité de la société française à intégrer les populations musulmanes (qui fondait, à l’époque, son refus de « l’Algérie française », et prend aujourd’hui un sens inquiétant).
Charles le Catholique, De Gaulle et l’Eglise – Editions Plon, 390 p. 22€
[1] Et des Chrétiens exemplaires, comme Leclerc ou d’Estienne d’Orves, « celui qui croyait au ciel », travaillant avec des laïcs (Mouiln, Brossolette), des Juifs (Cassin, Pierre Dac, Romain Gary)
[2] Service du travail obligatoire en Allemagne mis en place en 1943 par Pétain et Laval
[3] Contrairement aux Communistes, qui veulent « la mort du pêcheur »
[4] Mouvement républicain populaire, fondé par les démocrates chrétiens de la Résistance
[5] Rassemblement du Peuple français, mouvement créé par le Général de Gaulle pour tenter de promouvoir une Constitution efficace
21 février 2012
Un destin de femme : Juliette Drouet
En se promenant dans le quartier du Marais, on aboutit nécessairement Place des Vosges. Dans l'un de ses angles, ne pas manquer la maison de Victor Hugo.
D'autant plus que le mobilier ici réuni n'est pas toujours celui d'origine, mais le plus souvent, celui de sa belle compagne Juliette Drouet, l'illégitime entièrement dévouée à son génie ... Moi, j'ai beaucoup aimé les tapisseries très chargées, moins les meubles dessinés par Victor Hugo un peu "baroques", eu tout de même un coup de coeur pour la table haute où le maître écrivait debout...
Car nous ne sommes pas loin de célébrer l'anniversaire du grand poète .....Victor Hugo étant né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris
Entre 1827 (préface de son drame Cromwell) et 1830 (représentation d'Hernani, qui est l'occasion d'une célèbre «bataille»), Victor Hugo s'affirme comme le chef du romantisme. De 1830 à 1840, il publie: un grand roman historique, Notre-Dame de Paris (1831) ; des drames, Marion de Lorme (1831), Le roi s'amuse (1832), Marie Tudor (1833), Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas (1838); et surtout quatre recueils de poésies, où il se montre maître dans l'expression lyrique des idées et des sentiments: les Feuilles d'automne (1831), les Chants du crépuscule (1835), les Voix intérieures (1837), les Rayons et les Ombres (1840).
Cependant, le génie a aussi ses côtés obscurs. Il est accro, comme d’autres, au sexe, en témoigne sa longue relation avec Juliette Drouet, dont plusieurs espaces de vie et meubles sont reconstitués ici comme le salon "chinois" ou la salle à manger.
Orpheline, Juliette Drouet fut élevée par son oncle, René Drouet. Elle suivit sa scolarité à Paris dans un pensionnat religieux. Elle devint vers 1825 la maîtresse du sculpteur James Pradier, qui la représenta dans la statue symbolisant Strasbourg, place de la Concorde à Paris.
Sur le conseil de Pradier, elle commença en 1829 une carrière de comédienne, d'abord à Bruxelles, puis à Paris. Elle prit à cette époque le nom de son oncle. Son portrait par Charles-Émile Callande de Champmartin est émouvant, posé tout près d'une porte, en toute discrétion ....

C'est en 1833, alors qu'elle interprétait le rôle de la princesse Négroni dans Lucrèce Borgia, qu'elle rencontra Victor Hugo. Elle abandonna sa carrière théâtrale à sa demande pour vouer le reste de ses jours à son amant qui lui demande de vivre cloîtrée chez elle et de ne sortir qu'en sa compagnie.
Pendant plusieurs années, durant l'été, le couple part régulièrement en Normandie, en Bretagne, en Belgique, dans le Nord de la France, au bord du Rhin. Ces voyages sont source d'inspiration pour Victor Hugo ; il évoquera les paysages, en particulier la mer dans ses poèmes mais aussi ses peintures et dessins.
Viendront ensuite les combats politiques : lors de la tourmente de 1848, Juliette Drouet tient un journal de l'insurrection, que Hugo retranscrit parfois mot pour mot. Puis, en 1851, c'est elle qui l'aide à quitter clandestinement Paris.
En 1852, elle l'accompagna dans son exil de 19 années à Jersey, et puis en 1855 à Guernesey, mais sans jamais partager son toit. Elle lui écrivit tout au long de sa vie des milliers de lettres.
La maison de Victor Hugo, 6, place des Vosges, Paris 4ème, ouverte du mardi au dimanche, accès gratuit.
Paris au temps de Louis XIII
Belle journée pour une promenade dans les rues de Paris. Ciel lumineux, froid vif, air sec. Un temps idéal pour errer dans les rues. Nous avons choisi le Marais.
Dimanche après-midi, il y avait un monde fou dans ce quartier, des rues noires de monde, en attendant le carnaval peut-être ? Les boutiques étaient ouvertes pour la plupart, avec beaucoup d'animation et pas seulement des touristes. Nous avons surtout regardé les hôtels particuliers, avec leurs portes décorées et altières.
Pour la plupart aujourd'hui, elles ont été restaurées et un panneau nous indique leur histoire ... Vous savez, on dirait une rame fichée debout ...
En revanche, oh scandale, nous avons remarqué celui-ci, au 6 de la rue Beautreillis, totalement taggé, menaçant ruine. Le bâtiment auquel ce somptueux portail donnait accès a connu de nombreux propriétaires successifs, dont Jean-Louis Raoul, fabricant de limes, qui achèta l’hôtel en 1810 et lui donna son dernier nom.
Dans les années 1960, l’hôtel a été détruit pour faire place à de nouveaux logements. Enfin, nous devons le sauvetage du portail à un certain Laprade, architecte en charge de l’aménagement du marais à cette époque. Sans doute pas digne d'être restauré, mais alors pourquoi l'avoir laissé debout ?
Une opération immoblière à la qualité architecturale pour le moins discutable l'a laissé en dehors de tout support et on a laissé ce témoin sans rien en faire. Le bois de la porte s'éffrite, l'enduit de l'entablement se déchausse ... et je crains qu'il ne reste rien à en tirer aujourd'hui.
Lamentable ...
20 février 2012
Compote pommes-framboises
Par personne, prévoir une pomme de type Canada (une variété qui résiste bien à la cuisson), la moitié d'un jus de clémentine ou d'orange, une cuillèrée à café de miel liquide, la moitié d'une barquette de framboises fraîches.
Peler les pommes et enlever les pépins et les parties dures, les couper en gros tronçons.
Les placer dans un récipient compatible avec le micro-ondes avec le jus d'agrume et le miel. Faire cuire à puissance maximale pendant 10 minutes.
Laisser refroidir puis incorporer les framboises fraîches. Mixer très finement l'ensemble afin d'éliminer les graines des framboises.
Laisser au frais. Servir avec une framboise réservée pour la décoration et un spéculoos.


















