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24 juin 2018

Au fil du siècle, à la galerie des Gobelins

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La galerie des Gobelins – haut lieu du Mobilier National - célèbre un siècle de tapisseries réalisées par les lissiers virtuoses des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie.

 

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C’est la dernière exposition que j’ai visitée à Paris avant de partir dans mes quartiers d’été, en ma qualité de fan de tout ce qui touche à la broderie et à l’art du fil …

Une rétrospective éclairante de ce que donne – de pire et de meilleur, paradoxalement – la commande publique, depuis Colbert …

Car la vogue des grands tableaux textiles qui ornèrent les murs des châteaux royaux a cédé le pas depuis bien longtemps face aux systèmes modernes de chauffage central … Cependant, le savoir-faire ancestral de ces artisans doit demeurer vivant ! C’est un peu la même problématique que celle de la manufacture de porcelaine de Sèvres, qui fait l’objet d’une polémique bien mal venue à présent.

L’exposition commence en 1918 avec un salon aux formes tout à fait conventionnelles : bergères, canapé … ce qui l’est moins en est le décor ; un canon, un avion, des roses enrubannées des trois couleurs … qui pouvait bien commander un tel mobilier après la victoire de 1918 si ce n’est une Administration ? Sans doute pas un particulier.

On continue dans la célébration des gloires de la France et de ses colonies. Des grands formats, des décors chaleureux et tout à fait exotiques. Ce qui frappe, c’est la richesse des nuances de laines et la précision de l‘exécution. On imagine la dextérité et la patience de ces hommes – avant la guerre – puis de ces femmes, penchés sur les métiers de haute ou de basse lisse.

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On poursuit dans l’exaltation des événements politiques. Même pendant l’occupation de la France, on continue à faire travailler les Gobelins. Il est une pièce maîtresse qu’il ne faut pas manquer : cette image à la gloire du Maréchal Pétain, dressé sur son cheval blanc – réminiscence du défilé de 1918 – et sur fond de retour à la terre.

A côté, une immense pièce inachevée commandée par Goering pour son ermitage de Carinhall : un planisphère monumental des conquêtes du Reich nazi.

On reste en admiration devant les oeuvres des plus grands peintres ayant donné des cartons pour la réalisation de ces tapisseries. Anquetin, Denis, Serrière, Beaume, Cappiello – qui fournit l’affiche très enjouée de l’exposition – Bracquemond, Lurçat – très en vogue sous l’influence des communistes après la guerre de 39-45 – Gromaire, Matisse, Le Corbusier, Miro, Delaunay, Dufy, Derain, Hartung, Zao Wu-Ki, Vasarely, Bourgeois …

Maréchal

Un panorama de l’art en pleine mutation du XXème siècle, du plus kitsch au plus abstrait …

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Une technique ancestrale qui s’adapte à l’ére moderne, mais pour combien de temps encore ?

 

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Au fil du siècle (1918 – 2018), Chefs-d’œuvre de la Tapisserie à la manufacture des Gobelins (Paris 13ème) tous les jours sauf le lundi, 8 €.


23 juin 2018

La Corderie royale, un bâtiment industriel unique en son genre !

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C'est en effet une construction d'un gabarit exceptionnel, parfaitement adapté à sa fonction, décidé par Colbert en 1666 pour la fabrication des innombrables cordages nécessaires au gréement des vaisseaux de guerre du roi soleil.

Un bâtiment long de 374 mètres, c'est à dire largement plus qu'une encablure, cette mesure marine qui représente environ 200 m., et une largeur de 8 mètres seulement ... De quoi recevoir depuis différentes régions de production d'Europe - mais le meilleur chanvre provient de Riga - puis nettoyer de ses saletés, rouir, filer la matière textile avant de la tordre pour obtenir l'ensemble des câbles indispensables ... Et où l'on apprend qu'il faut autant de poids de cordages que de bois dans un vaisseau du XVIIème siècle ...

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L'architecte de ce bâtiment classique est François Blondel et les travaux sont lancés avant même l'accord de Louis XIV et l'acquisition du terrain. Comme on se trouve en terrain vaseux, les constructions sont édifiées sur un radier de chênes, avant de pouvoir élever les murs en pierres de Crazanne (l'autoroute qui mêne aujourd'hui vers Saintes traverse ces carrières). La construction est achevée en 1669.

Un cordage devait mesurer au moins une encablure d'un seul tenant, mais le commettage (la torsion des fils qui réduit cette longueur d'environ un tiers) nécessitait donc une longueur d'au moins 270 m. ...

Et les plus gros navires de guerre demandaient plus de 100 km de cordages. Entre 1669 et 1862, près de 550 navires sortent de l'Arsenal de Rochefort.

La corderie royale qui fournit toute la marine devînt toutefois obsolète avec l'avènement des navires à vapeur et ferma en 1867. Malgré sa façade majestueuse le long de la Charente, elle commença à dépérir puis tomba en ruines totalement envahie par la végétation jusqu'à ce que les bombardements allemands de 1944 la détruisent presque entièrement.

Cependant, grâce à  l'opiniatreté du préfet maritime l'Amiral Maurice Dupont, des élus et aux crédits publics conscients de la valeur esthétique et culturelle de l'édifice pour Rochefort, et à l'action de la DATAR (Contrat de Ville moyenne), elle fut entièrement reconstruite à l'identique et abrite aujurd'hui plusieurs institutions : une médiathèque, le Centre International de la Mer, le siège du Conservatoire National du Littoral, la Chambre de Commerce, diverses boutiques ...

Avec la réplique de l'Hermione, les formes de radoub de Louis XV et le musée de la marine, l'Arsenal de Rochefort reçoit chaque années plus de 100000 visiteurs.

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22 juin 2018

Saintes, capitale des Santons ...

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Non, aucun rapport avec les figurines provençales !

Mais en référence à la tribu gauloise qui fonda la cité au 2ème siècle avant J.C.

Devenue par romanisation Mediolanum Santionum, elle était le point d'arrivée de la grande voie romaine qui conduisait de Lyon à l'Atlantique.

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Il en reste de très beaux vestiges comme l'arc dédié à Germanicus qui se trouvait à l'origine au niveau du pont romain sur la Charente mais qui fut déplacé et sauvegardé gâce à Prosper Mérimée. Non loin de là, d'autres vestiges romains (un forum, un temple ?), un peu en vrac et sans trop d'explications.

Ce qui vaut le voyage, c'est l'abbatiale de l'Abbaye aux Dames et son portail magnifique. On pourra en revanche se dispenser de la visite de la cathédrale ... 

 

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Cette abbatiale est sublime, un superbe exemple de l'art roman de Saintonge, elle date de 1047 !

Les arcades du portail sont à détailler : les anges adorant la main de Dieu, le massacre des innocents représentés nus entre leur mère et un soldat armé, les 54 vieillards musiciens de l'Apocalypse.

Le voûtement de la nef est en files de coupoles (comme à Périgueux ou à Angoulème), très prisé jusqu'aun XIIème siècle. Le clocher massif illustre l'influence de la tradition funéraire antique et des mausolées romains : un soubassement carré qui supporte une forme circulaire ajourée d'arcatures et couverte d'écailles en forme de pomme de pin.

Ici, la douceur de l'air est palpable et la luminosité du ciel extraordinaire ... C'est l'Aquitaine et donc, déjà le midi ....

 

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Pas trop de temps de vous parler de tout ce que nous avons vu ... nous rentrons en Lot et Garonne aujourd'hui ! Je vous reparlerai de Rochefort, son arsenal maritime, et sa Corderie royale ...

 

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21 juin 2018

L'Hermione est de retour !

 

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Notre première visite touristique à Rochefort a été pour l’Hermione, fraîchement rentrée d’une tournée de quatre mois et 11 étapes en Méditerranée et Atlantique dimanche dernier.

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C’est une des belles choses à voir à Rochefort, la ville nouvelle du 17ème siècle qui doit sa naissance à la décision de Colbert d'implanter sur les rives de Charente un nouvel arsenal du Royaume de France dans le but de construire, armer, approvisionner et réparer une flotte de guerre capable de résister aux assauts ennemis.

 

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Impressionnant, la réplique de ce navire ! L’Hermione est actuellement en cours de toilettage et on ne visite que le pont supérieur, mais cela suffit à imaginer la difficulté des gabiers à monter carguer les voiles, tirer les cordages énormes, et ce quel que soit le temps.

 

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Le chantier de la reconstruction à l’identique de la frégate qui transporta La Fayette en 1780 pour soutenir les insurgents américains a en effet duré 17 ans. Je me souviens comment, de temps à autre, la télévision nous montrait les progrès de cette œuvre gigantesque avec les matériaux et les techniques du XVIIIème siècle, et qui semblait n’avoir jamais de fin. Le voyage inaugural vers les Etats-Unis eut cependant lieu en 2015 et fut un triomphe …

 

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Longue de 45 mètres, bardée de 22 (au lieu de 28 canons sur l’original, et ceux-là sont factices !), il a tout de même fallu l’équiper de moteurs pour satisfaire aux normes internationales de navigation.

Avec sa figure de proue symbolisant la puissance de la France : un lion dressé portant le blason aux trois fleurs de lys dans ses griffes, mais la gueule fermée car le bâteau a été construit en temps de paix ...

Pour ma part, j’ai eu immédiatement en mémoire les scènes de films célèbres comme « Les révoltés du Bounty » ou plus récemment « Master and Commander » … A elle seule, l’Hermione justifie le voyage … un projet fou, mais qui a permis la création de nombreux emplois et qui continue …

 

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Association Hermione La Fayette. Visite du 17 juin au 2 septembre tous les jours de 19h à 19h.

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20 juin 2018

Heureux anniversaire Florence !

Chère Florence !

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Tes parents te souhaitent un nouvel heureux anniversaire et surtout, beaucoup d'optimisme pour les mois à venir ...

Car si les derniers 12 mois qui viennent de passer ont été rock'N'Roll, tu n'as encore rien vu.

Après ton retour réussi à Paris en 2017 et après 10 années d'expatriation - ce qui, comme chacun sait, n'est pas si évident - la réimmersion dans un nouveau job et celle des enfants dans de nouvelles écoles, te voilà encore sur la brèche dans les six porchains mois pour une nouvelle aventure immobilière ...

 

la tour eiffel (2)

 

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Alors, nous pensons bien à toi et savons que tu as les épaules pour mener tout de front.

On ne dira jamais assez à ceux qu'on aime qu'on les aime, comme le dit une belle chanson. Et combien on les admire, surtout lorsqu'ils sont nos enfants - et cela est vrai pour chacune de nos trois filles !

Bravo et, encore une fois, bon anniversaire ma belle !

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19 juin 2018

En couleurs, la sculpture polychrome au musée d'Orsay

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J’avais déjà été séduite, lors de la magistrale exposition consacrée au Second empire, par le réalisme de certaines oeuvres comme cette Corinthe, cette belle femme parée de bijoux, nue, assise (ici en bas à droite), modelée par Jean-Léon Gérôme, un des maîtres du genre.

Je l’ai naturellement retrouvée dans cette présentation étonnante qui met en valeur une période de la sculpture française particulièrement originale …

 

Corinthe

 

selfie avec Napoléon III

 

Car pour les maîtres classiques du milieu du XIXème siècle, il n’est de sculpture que blanche – pour la beauté du marbre – ou de la couleur uniforme de la patine pour les bronzes. La sculpture polychrome est alors considérée comme une menace esthétique sérieuse qui amènerait à « la fin de l’art ».

La crainte qu’une porosité entre l’art considéré comme populaire et celui exposé au Salon génère un réalisme illusionniste "facile" provoque de vifs débats. Jusque vers les années 1880, la polychromie appliquée à la sculpture est donc très mal vue, jusqu’aux découvertes archéologiques de la sculpture antique qui vont en faire voir aux commentateurs de toutes les couleurs.

Remarquer en effet la grande aquarelle représentant en coupe le Parthénon "restauré" par Charles Garnier, toute en couleurs ... et se souvenir des merveilleuses terres vernissées des frères Della Robia au 15ème siècle, qui ornent Florence ...

Andrea della Robia (15ème siècle)

Bernard palissy

Charles Cordier

Cordier

Il y a les pionniers comme Charles Cordier qui utilise les ressources des carrières de marbre-onyx d’Algérie, Henri Cros, Jean-Léon Gérôme, Jean Carriès, Gauguin, Louis-Ernest Barrias, Jean-Désiré Ringel d’Illzach …

Avec le Second Empire et la croissance économique viendra le triomphe des arts décoratifs, l’utilisation d’une grande diversité de matériaux comme la cire peinte, les marbres de couleurs, les pierres dures, le bronze, la pâte de verre, la céramique et la porcelaine, le grès émaillé qui va orner de plus en plus de façades …

A détailler, la sculpture grandeur nature de "La Nature se dévoilant à la Science" avec sa robe drapée de marbre rouge, son bijou de poitrine en malachite ... La statue fut commandée en 1885 à Ernets Barrias pour orner l'escalier d'honneur du Conservatoires des Arts et Métiers.

 

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Klagman la nymphe endormie

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Affiche Grès Miller

 

Pallas par la manufacture de Sarreguemines

 

rat se jetant dans la gueule d'un chat

 

le feu par MIller

 

Soyez mystérieuses Gauguin

Le succès de la polychromie s’affirme sous l’influence du Symbolisme et de l’Art Nouveau avec l'utilisaton intensive du grès émaillé pour les façades et pour la reproduction d'oeuvres d'art.

L'architecture et l'industrie s'en emparent. La manufacture de Sarreguemines et la grande tuilerie d'Ivry d'Emile Muller seront très actives en ce domaine.

Le scandale viendra pourtant - on se demande aujourd'hui bien pourquoi - avec la sculpture jugée par trop réaliste de la petite danseuse de 14 ans de Degas, avec son tutu en tarlatane et ses cheveux en crin … sans compter la poupée érotique d’Hans Bellmer (1931) qui clôture cette exposition.

 

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Degas

 

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En couleurs, la sculpture polychrome en France (1860 – 1910) exposition au Musée d’Orsay (niveau 2 – salles 67,68 et 69) jusqu’au 23 septembre, fermé le lundi.



 

18 juin 2018

Cabillaud roti au curry rouge

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Je ne compte plus les variantes de recettes pour apprêter un dos de cabillaud ...

Là, je nous transporte aux Indes avec ce dos de cabillaud cuit en 2 fois, donc il faut d'abord préchauffer le four à 180 à 190° (Th : 6-7).

Pendant ce temps, mélanger dans un bol une cuillerée à café de pâte de curry rouge dans de la crème fraîche liquide.

Préparer l'accompagnement : du quinoa cuit à l'eau bouillante salée 12 minutes environ.

Dans une poêle pouvant aller au four, laisser mousser une noisette de beurre et saisir les tronçons de cabillaud dessus et dessous juste pour prendre couleur. Verser dessus le mélange curry/crème fraîche et glisser au four pour y laisser 10 à 12 minutes.

A la sortie, j'ajoute une très courte rasade d'huile d'olive sur le quinoa et une feuille de basilic frais.

C'est un plat léger, très peu salé et parfaitement diététique.

Comme dirait une publicité particulièrement prégnante en ce moment : c'est "Comme J'aime", mais surtout fait à la maison et bien moins cher !

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17 juin 2018

Même pas peur face au T. Rex ...

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Est-ce le souvenir du délicieux film "L'impossible Monsieur Bébé" avec Cary Grant et Katherine Hepburn, ou finalement la familiarité avec les monstres de Jurassik Park ?

Toujours est-il que la présence de ce fossile scrupuleusement remonté n'effraie plus personne ... et surtout pas les enfants.

Il - ou plutôt elle car il s'agit d'une vénérable femelle (environ 67 millions d'années) a pourtant des dimensions conséquentes : ce spécimen d'environ 30 ans mesure 12,50 m de long, 4 m. de haut, son crâne mesure 1,5 m de long et son poids vivant était d'environ 8 tonnes.

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Ne pas manquer de regarder le court film video qui montre comment les paléonthologues américains on déterré chaque partie et/ou reconstitué "en miroir" certaines parties manquantes, comment ont été fabriquées les pièces d'assemblage qui permettent de monter et démonter le squelette sans détériorer les os originaux. Brr  .... rien que le squelette de la patte arrière avec ses griffes, quand même  !!!

 

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10) Jardin des Plantes, Grande Galerie, T-Rex

 

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Bref, c'est une attraction intéressante, mais j'en suis sortie un peu déçue. Les enfants, eux, n'ont manifesté ni enthousiasme excessif ni terreur dévastatrice.

 

 

Museum National d'histoire naturelle et jardin des Plantes - réservation conseillée (14€ adultes et 9€ pour les enfants) - 36 rue Geoffroy Saint Hilaire Paris Vème - jusqu'au 2 septembre.

 

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16 juin 2018

Le président a disparu, thriller de Bill Clinton et James Patterson

 

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« Oui, Le Président a disparu relève de la fiction – c’est un thriller – mais James Patterson et moi avons imaginé trois journées parmi les plus terrifiantes de l’histoire de la présidence. Et qui pourraient véritablement avoir lieu. » dit Bill Clinton.

Deux vieux briscards – ils sont nés comme moi en 1946 – unissent leurs expériences (celle de Patterson est riche d’innombrables succès de librairie et forte d’une véritable industrie de l’écriture) pour pondre un roman de politique-fiction qui, certes, ne fera pas date dans l’histoire de la littérature, mais se lit facilement.

Le personnage central en est un Président des Etats-Unis idéal. Ancien héros de guerre – il a été prisonnier en Irak mais n’a pas cédé aux interrogatoires (ce qui n'est pas le cas de Bill Clinton mais fait sans doute référence à JFK) – ancien procureur puis gouverneur et, comme Clinton père d’une fille adorée qui fait ses études à la Sorbonne (seule référence à la France ...) – mais il vient de perdre sa femme rencontrée sur les bancs de l’université …

Il est courageux, a une équipe soudée avec lui : on replonge dans l’atmosphère de « The West Wing », avec le rôle éminent du Chief of Staff, l’omniprésence des Services secrets, les tensions internationales.

Alors que le Président est menacé lui-même d’une procédure d’impeachement – Clinton en a eu l’expérience – une très grave cyberattaque menace de renvoyer les Etats-Unis à l’âge des ténèbres en détruisant la totalité du réseau internet : paralysie des forces armées, effacement de toutes les données financières, destruction du réseau électrique et de tous les moyens de communication, des systèmes de distribution d’eau, déconnection de tous les téléphones portables …

C'est une course contre la montre pour neutraliser le virus tueur, mettre la main sur les hackers et, en plus, découvrir la taupe qui a informé au plus haut niveau les criminels ayant ourdi cette attaque. Une mécanique narrative bien huilée, qui fait appel aux techniques classiques du thriller technologique – je repense au Cinquième Cavalier de Dominique Lapierre et Larry Collins qui mettait en scène dès 1980 une bombe nucléaire au cœur de Manhattan. Rien de nouveau sous le soleil, donc.

L’intéressant réside en deux points : la description de la vulnérabilité de nos sociétés post-industrielles à une attaque massive contre l’infrastructure informatique d’une part et l’originalité de soulever un coin du voile sur les sentiments d’un Président (le POTUS) en exercice, seul au milieu de la tempête, qui ne peut compter que sur lui-même.

Pour le reste, un discours final particulièrement angélique qui ne convainc personne, surtout au regard des dérives du Président américain actuellement aux manettes …

 

Le Président a disparu, thriller de Bill Clinton et James Patterson, traduit par Dominique Defert, Carole Delporte et Samuel Todd, édité par JC Lattès, 492 p., 23€

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15 juin 2018

Filets de maquereau comme en Grèce

 

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Un délice à la fois savoureux, diététique et pas cher : le maquereau, brillant dans sa robe moirée, bourré d'oméga 3. Mon poissonnier me l'a détaillé en filets ... Un beau poisson par portion et un plat légèrement huilé pour les poser, côté peau en dessous. Juste un peu de sel et de poivre.

Le four aura été préchauffé à 175° (Th : 5-6).

Pour la garniture, tailler des petits oignons blancs nouveaux (3 à 4 par portion) en rondelles, et une courgette en brunoise, un citron jaune pelé détaillé en fines rondelles, exploser une poignée de pluches de persil plat et une gousse d'ail. On mélange bien le tout et on le répartit sur les filets de poisson. Dénoyauter de belles olives noires de Kalimata, sans en détruire le "manteau", afin de pouvoir les reformer.

Verser enfin dessus une bonne rasade d'une huile d'olive de grande origine - de Grèce, bien entendu - et un petit verre de vin blanc sec.

Glisser au four pour 20 minutes : les dés de courgette et les rondelles d'oignons restent croquants, la chair du poisson fondante.

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