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03 avril 2009

Meurtriers sans visage, polar par Henning Mankell

Henning_MankellLes séries TV ont une vertu, en dehors du plaisir de passer un agréable moment lorsqu'elles sont bien faites, c'est de faire découvrir des auteurs de romans - généralement policiers - et des héros récurrents. L'important, pour bien comprendre la suite, est donc de commencer par le premier livre publié.
C'est ce que je viens de faire avec Henning Mankell (portrait à gauche), auteur suédois aujourd'hui traduit en 35 langues. Comme je lis plus vite que ces auteurs écrivent, je me sens en effet très vite frustrée de ne plus avoir de "grain à moudre" dès que je referme le dernier ouvrage disponible de ces auteurs. Ainsi ai-je lu l'ensemble des livres de Fred Vargas, Donna Leon, Arnaldur Indridason....
Aujourd'hui, je découvre "Meurtriers sans visage" publié en 1991 et traduit en France en 1994 par Philippe Bouquet (Christian Bourgois), et son héros récurrent, Kurt Wallander.
Tout comme dans les romans islandais d'Indridason, nous voici dans le vent glacé de la Scanie, province sud de la Suède, petit pays où tout le monde se connait et se tutoie dès la première rencontre. La scène de crime est des plus atroces : deux vieux agriculteurs ont été sauvagement assassinés après avoir été torturés avec une violence inouïe. Avant de mourir quelques heures après avoir été secourue, la femme a pu dire dans un souffle un seul mot : "étrangers". Et cette révélation entraine une vague d'attentats à l'encontre des réfugiés de tous horizons qui affluent en Suède : Polonais, Tchèques, Africains, Irakiens...Tous demandeurs d'asile sous des prétextes divers, parqués dans des camps, ici comme ailleurs en Europe. Quel est le mobile ? Vengeance, vol, secret de famille ?

L'enquête est difficile car il y a peu d'indices. C'est la loi du genre.

Wallander_2L'inspecteur Wallander est tenace, mais il a des problèmes personnels : sa femme vient de demander le divorce, il encaisse mal le coup, a grossi, boit plus que de raison, a des difficultés relationnelles avec sa fille Linda. Un tableau classique chez tous les investigateurs de la planète. Les planques de nuit, en Suède l'hiver, ce n'est pas du gâteau : on sent le froid nous envahir. Les poursuites en voiture, lorsque le héros "emprunte" une bétaillère, ne sont pas tristes non plus.

Meurtriers_sans_visageCe qui frappe dans cette histoire, c'est le travail harassant de vérification et de recueil des indices, la collaboration entre tous les membres de l'équipe qui, chacun, présente un profil spécifique, et aussi la coopération entre les polices environnantes, la difficulté d'opérer dans un pays où les règles sont établies mais où le monde change à grande vitesse, la lenteur de l'obtention de résultats, l'intervention de l'intuition mais surtout de l'acharnement. ici comme ailleurs, la hiérarchie n'est pas toujours à la hauteur.

Wallander ne renonce jamais, il va au contact, n'hésite pas à en prendre "plein la tronche"....Il est sympatique, malheureux, attachant, affectueux avec ses collègues. Pour ma part, je l'identifierais bien à Bruce Willis, bien que je sache que deux acteurs l'incarnent actuellement : en Suède,  Krister Henriksson et en Grande-Bretagne, Kenneth Branagh.

Donc, vous m'avez comprise, j'ai trouvé une nouvelle passion littéraire, et je ne vais pas me priver de "descendre" toute la série.

Posté par mpbernet à 08:06 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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