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26 juillet 2009

Confessions d'un banquier pourri, polar financier par Cresus

confession_banquier_pourri_couv"le lecteur assidu de Bakchich, de Mediapart, du Canard Enchaîné, de Rue 89, des Echos et de La Tribune, n'apprendra pas grand chose, au plan strictement factuel, qu'il ne sache déjà, et que donc Crésus ne sache, sans avoir besoin d'être véritablement dans le sérail."

Voici le commentaire très juste d'un internaute à propos de la sortie de ce pamphlet sorti en avril 2009, et dont le sujet est la crise financière, et plus particulièrement les dessous de la fallitte de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, sous le pseudonyme de Cresus.

On sait aujourd'hui qui se cache derrière Cresus : Claire Germouty, journaliste rédacteur en chef chez Capa (et par ailleurs co-auteur d'un "Bienvenue sur Facebook", mode d'emploi), et un banquier bien informé distillant ses règlements de compte. L'identité réelle de cet informateur n'a aucune importance. Le cadre où se déroule l'intrigue non plus. Il y a des lieux et des personnages de syhthèse, comme il se doit dans tout roman à clef, afin de brouiller les pistes et de déjouer les attaques en diffamation. On y on trouve de tout : cousin de la famille royale saoudienne, call girl de luxe rêvant de se retirer à 33 ans, patron de back office obséquieux, Numéro 1 d'une grande banque de dépôts affectée par deux jeunes traders imprudents et incontrôlés et surtout par les subprimes, banquiers suisses agrippés à leur secret et à la sauvegarde de leur gagne-pain....Cynisme, pratiques maffieuses, systèmes devenus si compliqués qu'ils sont incontrôlables malgré des mesures de sécurité tellement sophystiquées qu'elles jouent le rôle de piège : il y a là une scène de réunion de crise vue de l'intérieur assez cocasse.

C'est bien écrit, cela se lit très vite, un peu cher pour les 233 pages (17,90€), les portraits sont taillés dans le vif : Patrick Artus, Daniel Bouton, Xavier Musca, Antoine Bernheim....C'est méchant à souhait mais on y explique aux "gentils" comment la technique des subprimes a pourri l'ensemble du système : l'allégorie de la saucisse me plaît bien. Ce qui est drôle, c'est la toute fin : où il est dit que tous comptes faits, le seul endroit du monde où la haute finance soit tranquille est....Singapour !

Ceci étant, c'est loin d'être un chef-d'oeuvre mais un bon moyen de faire du tirage....Au fait, dans le cas d'une production collective, comment se partagent les droits d'auteur(s) ?

Chez Fayard.

Posté par Bigmammy à 08:02 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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