Chaque rentrée littéraire nous apporte son petit Nothomb, tout petit dans le cas du Voyage d’hiver (130 pages, une soirée de lecture).

voyage_hiver_NothombSaluons d’abord l’esprit vendeur de son éditeur, qui met en première de couverture une superbe photo de

la Belle Amélie

, signée par le studio Harcourt (vous savez, ces photos qui ornent les murs des foyers de théâtres, immanquablement associés pour moi au Schweppes de l’entracte). ça vous tire l’œil sur les étals !

En fait, je digresse, je digresse, parce que je ne sais trop quoi dire sur ce livre. Comme l’écrit l’auteure, ce beau titre, qui évoque Schubert, a été choisi « parce qu’il n’y a aucun rapport entre l’acte décrit dans le roman et cette musique ». Ce n’est pas si vrai que ça, puisque les héros gèlent sous les toits de Paris. L’histoire est (en partie) plausible, quoique très banale.


Mais surtout, comme tout Nothomb, c’est bien écrit, avec un style à la fois lumineux et secret, dans une ambiance délicieusement romantique. Mais attention, ça ne vous fournira pas la moindre conversation en société !

Claude.

Albin Michel, 15 €.