La critique de Claude

Un drôle de film, avec du très savoureux et du moins convaincant.

derniers_joursCommençons par le meilleur. Pour moi – mais c’est très personnel - un film situé à Biarritz, puis  dans à l’Hôtel des Grottes à Cabrerets (où nous déjeunions le 19 juillet dernier.....), dans la vallée du Celé, près de Cahors, c’est toujours un enchantement, spécialement si les réalisateurs ont compris la magie de Biarritz – avec les plans de l’Atalaye, par exemple.

Le meilleur, ce sont aussi les acteurs, même si Mathieu Amalric est moins bien dirigé que par Desplechin. Catherine Frot, en gentille emmerdeuse, est comme d’habitude parfaite, et Karine Viard, en épouse fatiguée, est crédible. Les Espagnols, coproducteurs, seront ravis de voir que, même en cas de fin du Monde, les fêtes de Pampelune ne sont pas annulées, et les Paradors continuent à recevoir dignement leur clientèle huppée à l’allure légèrement phalangiste.

Le scénario donne souvent envie de rire à contretemps : on ne croit pas un instant à cette fin du Monde, parce que les scénaristes, trop cultivés, n’ont pas choisi entre une catastrophe environnementale et millénariste (type Jean Jouzel, Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand) et une guerre internationale et civile (innombrables films sur la République réfugiée à Bordeaux en juin 40, remake de Malevil de Robert Merle). Et tout cela donne le sentiment d’une morale un peu courte, « Baisons, baisons, mes frères et mes soeurs, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête ».

Et comme d’habitude en France, c’est trop long : 10 coupures auraient donné à ce road-movie un rythme rapide et sec. « Qui trop embrasse mal étreint », si j’ose dire. 
Laetitia


NDLR :Moi, je ne rajoute rien, si ce n'est qu'elle est bien belle, Omahyra Mota, dans le rôle - pas bien riche du point de vue du texte -  de Laëtitia......On en reparlera certainement.