La critique de Claude


rafaletamboursUne découverte due à l’excellent supplément littéraire du Figaro paraissant le jeudi : un grand roman, écrit par une jeune anglaise, née en 1969, qui a déjà écrit deux livres sur Anne Frank.

 

Carol Ann Lee n’a pas eu peur du plus terrible des sujets, le soldat trahi, si fréquent, malheureusement dans la littérature européenne du XXème siècle. Elle ne commet aucune erreur. Et surtout, elle raconte une histoire imprévisible, dramatique, avec des personnages héroïques et condamnés, comme ceux de la tragédie grecque. Elle ne manque pas d’audace, particulièrement à la fin, que, bien sûr, je vous laisse découvrir.

 

Et comme elle a beaucoup travaillé, elle dresse un tableau réaliste, à la limite du supportable, de la guerre des Flandres ; on ne peut pas s’empêcher de penser que, en face à Passchendaele, dans la même boue ensanglantée, il y a le caporal Adolf Hitler, qui sera responsable du recommencement de ce malheur, comme s’il avait apprécié ces quatre années d’abjection.

 

Un excellent livre, donc. 

 

traduit par Jean Esch, éditions Quai Voltaire (395 p. 22,50 €)