Bigmammy en ligne

05 février 2010

BRIGHT STAR, film de Jane Campion

affiche_bright_starC'est un film lent et beau, avec des costumes minutieusement reconstitués, des couleurs merveilleuses, des acteurs époustouflants - Abbie Cornish incarne Fanny Brawne et Ben Whishaw John Keats - avec tout l'art de la réalisatrice de La leçon de piano..

Mais que dire ? C'est long...(2 heures) et je n'y ai pas retrouvé le rythme, l'acuité, la musique....que j'en attendais.

FannyOn pressent la fin de l'histoire dès le début, même si nous, français, n'avons pas les poêmes de John Keats dans un coin de notre mémoire. En plus, la traduction de poésie, c'est limite. Mais on nage en plein Romantisme. On pourrait transposer avec Frédéric Chopin. Mais là, l'idylle reste inconsommée. On est au summum de la passion amoureuse, mais on respecte les convenances. Le jeune John Keats a 23 ans. Il se désespère du peu de succès du premier recueil de poèmes - l'Endymion - qui vient d'être publié.

Il est pauvre, trop pour envisager un établissement avec la jeune bourgeoise Fanny dont il tombe totalement amoureux, d'un amour partagé. Elle, pourtant, est une jeune fille espiègle, cultivée, aimant la danse et surtout créer des robes. La nuit, elle coud. En 1818, John a la douleur de perdre son jeune frère Thomas, qui meurt de tuberculose - après leur mère, huit ans plus tôt. Fanny le console. Il loge dans la même maison avec Mr. Brown (Paul Schneider, excellent), un ami pseudo rentier d'une grossièreté pyramidale, qui le "couve".

John_KeatsFanny n'est jamais seule : elle est toujours escortée de sa jeune soeur, Toots, ravissante petite fille qui ressemble à ma Camille en rousse, et de son frère Samuel. Dans les prairies et les vergers de la campagne proche de Londres, ce sont des courses sans fin, des baisers vite étouffés. Mais la maladie aura le dernier mot du poète incompris et qui sait parfaitement ce qui l'attend - il a commencé des études de chirurgie. Elle ne se consolera jamais de sa mort à Rome, à 26 ans.

C'est superbement filmé, triste à pleurer mais on ne pleure pas parce que les scènes, qu'on croirait issues de tableaux de John Constable avec des costumes en Liberty et des chapeaux splendides, sont de mon point de vue trop "léchées".

La dernière scène, toutefois, est, dans son intensité dramatique, à la limite du supportable.




Posté par Bigmammy à 17:02 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Mon coeur ne guimauve lui, n'a pourtant pas résisté aux belles scènes de ce film.

    Posté par Justine, 05 février 2010 à 17:25
  • Mamy

    Bonjour et merci de votre commentaire !
    Vous êtes une Grand Mère de Valeur vos petits enfants ont bien de la chance plus un conteuse de Talent et très interessante Je lis avec plaisir vos articles et me régale de vos oeuvres
    Cordialement
    Maryvonne

    Posté par maryjany, 09 février 2010 à 09:59

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