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Loin des critiques déchaînées, je suis allée me régaler hier après-midi des nouveaux exploits de John McClane, incarné à jamais par mon acteur préféré : Bruce Willis.

Entre parenthèses, à 57 ans, il porte encore rudement beau avec son éternel sourire en coin et son regard plissé et malicieux … Ce nouvel épisode nous transporte en Russie, à Moscou et à Pripiat, la ville voisine de la centrale de Tchernobyl abandonnée de ses habitants à la suite de la catastrophe nucléaire.

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John McClane a pris un congé pour retrouver son fils empêtré dans une sale affaire judiciaire, ce fils qu’il n’a pas vu depuis trois ans et qui nourrit à son égard des sentiments peu amènes. Mais voilà : le fils n’est pas ce que le père croit mais un agent de la CIA, la victime est un salaud, les mafieux russes sont prêts à tout et les femmes sont fatales. Et les McLane père et fils ont un fichu penchant pour aller se fourrer tout droit dans des situation impossibles. Tout est d’un classicisme absolu, attendu, les codes respectés : de la testostérone à saturation, de l’humour, des explosions, des fusillades à hélicoptère, de la castagne avec des flingues gros comme des bahuts, des radiations mortelles … et moi, j’aime ça !

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Deux théâtres d’opérations donc : le boulevard périphérique de Moscou pour une double poursuite en pleine heure de pointe – avec un clin d’œil appuyé pour la robustesse des Mercedès – puis une fusillade dans la salle de bal de l’hôtel Ukraïna, enfin le décor de bagarre dans une ville fantôme où sont stockées des tonnes d’uranium 235. On sent que ça va faire du dégât. Une réminiscence pour moi de Blake & Mortimer (Le Piège diabolique). En réalité, la frontière entre cinéma et bande dessinée devient de plus en plus ténue …

Un film violent dans la ligne des quatre précédents (Piège de cristal en 1988, 58 minutes pour vivre, Une journée en enfer, Retour en enfer), même si les puristes trouveront que le réalisateur John Moore ne parvient pas à recréer la magie du premier numéro, celui qui fit la fortune de Bruce Willis.

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En fait, c’est le succès d’Expendables 1 & 2 qui nous permet de revoir les « papys » en action. Personne n’est dupe : ni du scénario, ni des cascades aussi invraisemblables que spectaculaires. En fait,  nous avons un besoin profond d’évasion dans une actualité sinistre, et on en redemande !

Et j’ai bien aimé le casting : Jai Courtney en athlète super bien roulé, juste un peu plus grand que son père et plein de bons sentiments lui aussi, et puis le vrai héros de l’aventure : Sébastian Koch, l’écrivain sous surveillance du merveilleux film allemand « La vie des autres ».

Ma conclusion : vivement « Die Hard N°6 » !