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Les petits devaient prendre le train à Agen à 14 h 10 hier et nous, remonter le lendemain matin selon la route habituelle : Cahors et l'autoroute A20. Seulement, les prévisions météo étaient inquiétantes et Claude a préféré partir dans la foulée malgré mon désir d'avoir une journée à moi pour fermer proprement la maison. De toutes façons, il fallait que je m'extraye de ce lieu paradisiaque où commencent à se concentrer les pollens, et plus particulièrement celui du cyprès géant qui trône devant la fenêtre de ma chambre. Va-t-il falloir le faire couper, celui-ci aussi ? Car il me cause une violente crise d'asthme ...

Je le connais toujours très pessimiste, mon mari, mais à la vue de ce qui s'est passé, je dis qu'il a eu mille fois raison : en l'espace de 700 kilomètres, nous sommes retournés du printemps florissant au plus rude hiver ...

Donc, après un déjeuner en famille dans le restaurant "La Boucherie" juste devant la gare et nous être assurés que les deux gamins avaient bien leur place dans le TGV, nous somme partis d'Agen à 14h 20.

 

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Belle traversée par la nationale 21 à travers les vignobles de Montbazillac puis de Pécharmant, sous un ciel de lourds nuages. La pluie nous a accompagnés jusqu'à notre arrivée, c'est à dire à 22h 15.

Et la dernière demi-heure de trajet fut des plus flippantes : nous courrions contre la température extérieure que nous avons vu chuter très régulièrement de 15°, 12°, 8°, sans aucun souci mais à partir d'Orléans, 3,5°, puis 2,5°, puis entre 1° et 0,5°. En fin de parcours, du côté du pare-bruit de l'Häy-les roses, les grosses gouttes venaient horizontalement s'étaler sur le pare-brise, comme des ombelles de sureau ou de carottes sauvages. Elles n'eurent pas le temps de se fixer sur la chaussée encore tiède des roulages des véhicules, mais je me voyais déjà prisonnière de l'autoroute, obligée de rester calfeutrée dans la voiture échouée si près du but. Il neigeait en effet très fort à la Porte d'Orléans mais, oh surprise, seulement un peu d'eau discrète dans la rue d'Assas.

 

 

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Juste de quoi décharger sans trop de difficulté et aller ranger la voiture, bien vaillante avec ses 150 000 kilomètres au compteur mais des pneus neufs, dans son garage bien douillet.

Saluons le savoir-faire du chauffeur qui utilise à bon escient le frein moteur de son Audi et n'a jamais varié de sa ligne, dans cette traversée non-stop duu nord au sud, en lutte contre les éléments déchaînés.

Quel contraste ce matin avec le calme de la neige. Moi, je vais rester bien au chaud avec tout ce qu'il me faut pour stopper ma toux, soigner mes courbatures de côtes, et essayer de me retrouver en forme. Quand à Claude, lui, il doit repartir demain très tôt ... en Normandie. A condition qu'il y ait des trains !