vanity fair

Le livre de l’Ecclésiaste commence en disant que toute activité dont le but n’est pas un bien supérieur n’est que vanité. « J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite de vent. »

Certes ; mais de temps en temps, la futilité fait du bien. Ainsi, j’ai parcouru les trois premiers numéros de la nouvelle parution à la mode : l’édition en français du magazine-phare des éditions américaines Condé-Nast : Vanity Fair. Et j’ai bien aimé.

Je ne suis pourtant pas du genre à acheter des revues people comme Gala ou Voici. Non que je ne m’amuse pas à y risquer un coup d’œil lorsqu’elles me viennent entre les mains. C’est une des lectures de l’été, sur la plage. Mais à vrai dire, je n’ai aucune idée de la discipline dans laquelle opèrent certaines personnalités qui y sont régulièrement présentes. Je sais à peine qui est Paris Hilton, Sienna Miller ou Kim Kardashian. Question de génération.

Cette nouvelle revue, outrageusement glamour, apporte des informations intéressantes, et produit des articles plutôt bien écrits. Ce troisième numéro m’a intéressée par l’interview de Michael Douglas (c’est ma génération, et il a surmonté un cancer …), une analyse originale d’une arnaque aux ventes aux enchères de contrefaçons de grands vins français, un article désolant sur le chantier de la Philharmonie de Paris et la controverse entre ses architectes et leur maître d’ouvrage.

C’est propre, luxueux, la pagination comporte un bon tiers de publicité de produits de grand luxe qui font rêver, l’art d’aujourd’hui y tient une grande place et les photos sont superbes …  le tout pour un prix de moins de quatre euros au numéro (et 25€ en abonnement). Je souhaite au nouveau projet de Michel Denisot, Directeur de la rédaction, tout le succès possible.