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12 octobre 2015

Treize enquêtes de la machine à penser, nouvelles policières de Jacques Futrelle

Ce nom d’auteur de romans policiers ne vous dit rien ? A moi non plus jusqu’à ce que je le découvre grâce à un lecteur assidu – comme moi – de Babelio, qui me le recommanda en tant que maître des énigmes à la logique implacable à l’instar de Gaboriau, Maurice Leblanc, Gaston Leroux, sans parler de Conan Doyle et Agatha Christie.

 

couv futrellle

Pourquoi cet oubli ? Cet auteur tout à fait américain malgré son patronyme d’origine huguenote, né en 1875, n’a laissé à ses lecteurs que six romans et une soixantaine de nouvelles. Un florilège de celles-ci sont réunies dans ce petit bouquin publié en 1989 puis rééditées en format de poche en 1998. Autant dire que j’ai eu bien du mal à me le procurer. Mais cela en valait la peine.

Tous les ressorts des énigmes apparemment sans solution y figurent : la chambre close, le singe acrobate, les lettres cryptées, les codes de transmission sophistiqués, les oncles à héritage, les faux suicides ...

Ici, celui qui résout les mystères fait appel à la pure logique comme à son immense savoir scientifique. Comme Paul Bert, Augustus S.F.X. Van Dusen est un savant multidiplômé (en physique, électromécanique, chimie et médecine, et j’en passe …). Il travaille bénévolement à la résolution de problèmes – ça le détend ! – en utilisant l’astuce et les capacités physiques de son acolyte, le journaliste Hutchinson Hatch : on retrouve le classique tandem Holmes-Watson. Doté d’une capacité d’observation et de déduction hors du commun, il met à plat les plus sombres machinations, même celles qui semblent surnaturelles, selon un principe maintes fois martelé : « Ne pas oublier que deux et deux font quatre, pas seulement quelquefois, mais toujours, QUATRE ! »

Ainsi sommes-nous transportés dans la haute société bostonienne, auprès de spéculateurs menant de subtiles opérations de Bourse, de savants et de milliardaires auxquels on a enlevé leur enfant, d’escrocs aussi, travaillant en couple le plus souvent, et fréquentant les grands hôtels et les palaces flottants que sont les transatlantiques. Flottants ? Pas toujours puisque Jacques Futrelle trouva la mort en cette nuit tragique du 14 au 15 avril 1912 au cours de la traversée inaugurale du Titanic … ce qui explique la brièveté de son œuvre.

Merci encore à Carmine qui m’a permis de découvrir cet auteur délicieusement ancré dans son époque et à l’imagination particulièrement fertile.

 

Treize enquêtes de la Machine à Penser, recueil de nouvelles policières de Jacques Futrelle (1975 – 1912) choisies et présentées par Roland Lacourbe, traduites de l’américain par Carole Gratias et Danièle Grivel, collection Rivages/Mystère Le Seuil, 396 p.

Posté par Bigmammy à 08:23 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Juste un remerciement

    Alors que je cherchais des renseignements sur JACQUES FUTRELLE, je suis tombé sur vos magnifiques pages.

    Bonne continuation !

    Sincèrement,

    Jean Morissette

    Posté par Jean Morissette, 26 octobre 2017 à 22:33

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