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28 octobre 2016

Oscar Wilde, l'impertinent absolu, exposition au Petit Palais

 

sarony

C’est un people avant l’heure. Né à Dublin en 1854, mort à Paris en 1900. Sans aucun doute un surdoué, bardé de diplômes universitaires. Il est francophile et francophone, jusqu’à écrire sa pièce « Salomé » directement dans notre langue, et qu’il destine, pour le premier rôle, à Sarah Bernahardt, fréquentant Prosper Mérimée, Stéphane Mallarmé, André Gide, Pierre Louÿs.

 

Salomé

 

 

dandy

 

Dorian Gray

 

Cyril et Constance Wide

Il commence par être un critique d’art pertinent. Son expertise commence avec les peintres préraphaëlites – j’adore – comme Millais (Ophélie), Dante Gabriel Rossetti  ou Evelyne Pickering – jusqu’à l’Art Nouveau.

Il n’a écrit qu’un seul roman – "Le portrait de Dorian Gray" – étincelant, et plusieurs pièces de théâtre dont nous apprécions particulièrement « L’éventail de Lady Windernere », « L’importance d’être Constant », «  Le mari idéal » … encore jouées régulièrement à Paris.

Je connaissais son parcours, en particulier le fait qu’il ait été marié et eut deux garçons, sa condamnation en 1895 pour « actes profondément immoraux » (homosexualité) à deux années de travaux forcés. Il faut entendre Robert Badinter expliquer combien fut cruelle son incarcération : cet homme qui n’aimait rien tant que parler était soumis à l’isolement, il devait, les mains en sang, dénouer des cordages pour la Royal Navy – sans bénéficier d’aucune mesure de clémence. Il y écrivit deux des es oeuvres  majeures

Oscar Wilde, ruiné, vint à Paris après avoir purgé sa peine, pour y mourir …

A  l‘heure où la Grande Bretagne envisage de réhabiliter les personnes autrefois condamnées pour homosexualité, il est grand temps de se souvenir quel flamboyant personnage était Oscar Wilde …

 

lanuitetlesommeil

Mais dans un pays aussi corseté que l’Angleterre victorienne, on peut aussi comprendre la réaction du père du jeune lord Alfred Douglas qui le traîne devant un tribunal : les photographies qui sont exposées nous montrent un jeune homme assez « absent » auprès d’un dandy ventripotent bien plus âgé que lui …

 

petit-fils

avec Alfres Douglas

Très émouvant aussi de voir les manuscrits de l’auteur, d’une écriture très régulière, pratiquement sans ratures …  ses croquis et ses caricatures ainsi que les images très « mises en scène » qu’Oscar Wilde à composées aux Etats-Unis avec et pour le photographe Napoléon Sarony pour faire la publicité de son cycle de conférences en 1882 : des bas de soie et une culotte « ancien régime », un manteau et une canne, de long cheveux  séparés par le milieu …

Enfin, ne pas rater aussi l’interview du petit-fils d’Oscar Wilde qui dit combien son grand-père n’était pas la caricature qu’on veut bien nous en livrer … Ce touche-à tout de génie était seulement en avance d’un siècle sur son temps !

 

Oscar Wilde, l’impertinent absolu, exposition au Petit Palais jusqu’au 15 janvier, tous les jour sauf le lundi.

Posté par mpbernet à 08:23 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Dans les œuvres d'Oscar Wilde, vous oubliez les nouvelles: Le crime de Lord Arthur Savile et autres contes....une merveille d'humour britannique.

    Posté par bb84, 28 octobre 2016 à 08:21

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