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01 décembre 2016

Frédéric Bazille, la jeunesse de l'impressionnisme au musée d'Orsay

 

la réunion de famille

 

Jeune fils de la bourgeoisie protestante de Montpellier, Frédéric Bazille (1841 – 1870) aurait dû devenir médecin. Il a convaincu sa famille d’abandonner ses études de médecine et de le laisser suivre sa vocation : la peinture. Inscrit dans l’atelier de Charles Gleyre, il y rencontre Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley. Il se consacre pleinement à la peinture à partir de 1864, et quitte l’atelier pour suivre sa propre voie. Il travaille sur le motif près de Fontainebleau, à Honfleur avec Claude Monet, profite de ses conseils.

 

Bazille1

 

robe rose

 

jeunesse

 

Aigues mortes

A Paris, il occupe successivement 6 ateliers, les partageant avec ses jeunes confrères. Ses parents lui versent une rente, dont il fait profiter ses camarades. Quand les peintres sont trop fauchés pour se payer des modèles professionnels, ils se portraiturent mutuellement, ou peignent des natures mortes, très en vogue, comme le magnifique héron aux ailes déployées.

Mais Frédéric Bazille excelle dans l’exaltation de la lumière du Languedoc : les remparts d’Aigues Mortes, ou cet extraordinaire tableau de la Réunion de famille inondée de taches de lumière. Des vues de villages avec une figure féminine en premier plan comme « La robe rose » ou la vue de Castelnaud. Selon la mode du temps, Bazille pratique également le nu comme cette scène d’été qui présente un groupe d’hommes au bain ou pratiquant la lutte, dans une nature stylisée … une version masculine des grandes baigneuses.

C’est une peinture pleine de senteurs et de lumière, la marque d’un talent plein d’avenir, un coup de cœur soufflant un vent de modernité … Et l’exposition regroupe 45 des 52 peintures connues de ce précurseur, hélas fauché en pleine maturité : engagé volontaire dans un régiment de zouaves en 1870, Frédéric Bazille meurt dès son premier engagement, à Beaune La Rolande.

Le musée d’Orsay célèbre ses 30 ans : après la première étape au musée Fabre - régional de l'étape oblige - c’est vraiment pour les parisiens un festival à ne pas manquer pour découvrir ou redécouvrir, mois après mois, ces peintres qui ont révolutionné l’art de leur temps et ouvert les pistes de l’art contemporain.

 

nature morte

 

Renoir_by_Bazille

 

scène d'été

« Bazille était le mieux doué, le plus aimable dans tous les sens du mot. » disait de lui son ami Edmond Maître au lendemain de sa mort … Il est juste de le célébrer aujourd’hui.

Frédéric Bazille, la jeunesse de l’impressionnisme, exposition au musée d’Orsay jusqu’au 5 mars 2017, tous les jours sauf le lundi (au 5ème étage), 12€, gratuit le premier dimanche de chaque mois.

Posté par mpbernet à 08:04 - Lu et vu pour vous - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires

    Musées

    Bon ! Je l'inscris en plus à notre programme de notre petit séjour parisien ..Nous allons friser l'overdose ..Nous irons aussi voir la collection CHTCHOUKINE( prononciation ?) à la fondation L.Vuitton .Il me semble que vous n'en avez pas parlé !!!

    Posté par lyllia, 01 décembre 2016 à 08:19
  • @lyllia

    Mais si, j'en ai rendu compte le 15 novembre !

    Posté par Marie-Pierre, 01 décembre 2016 à 08:56
  • !!!

    Excusez-moi : j'ai "parlé" trop vite .. Je suis donc retournée au post du 15 Novembre . Merci pour les renseignements pratiques :ils nous seront très utiles.

    Posté par lyllia, 01 décembre 2016 à 09:16
  • à lire

    petite suggestion: je viens de lire le livre de Michel Bernard Deux remords de Claude Monet paru à La table ronde cette rentrée littéraire dans lequel il évoque l'amitié des deux peintres, la guerre de 14-18... Livre superbe, et du même auteur j'avais beaucoup apprécié Les forêts de Ravel, sur la même période, à noter qu'il est toujours si agréable de découvrir une écriture littéraire (et non journalistique...). Bonne journée

    Posté par Brigitte, 01 décembre 2016 à 10:35
  • Vous avez raison ! Il est juste de le célébrer aujourd'hui ! Ses tableaux sont superbes. Une telle célébration de la vie et un destin si tragique, c'est à pleurer.

    Posté par Orel, 01 décembre 2016 à 13:01

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