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19 mars 2017

Les figures de l'ombre, film de Théodore Melfi

affiche

J’ai adoré ce film !

Dans la lignée des œuvres patriotiques (comme Monsieur Smith au Sénat de Franck Capra) et des classiques américains, sans jamais sombrer dans le pathos, l’histoire vraie de trois amies surdouées travaillant à la NASA dans les années qui voient enfin, après les soviétiques, la réussite du premier lancement spatial habité.

Katherine Johnson (Taraji Henson) est une mathématicienne hyperdouée (j’ai adoré cette actrice dans « Persons of Interest), Dorothy Vaughn (Octavia Spencer) un vrai manager qui sait galvaniser ses troupes, Mary Jackson (Janelle Monae), une brillante physicienne qui cherche à décrocher le diplôme d’ingénieur. Mais voilà : elles qui sont les meilleures dans leur domaine sont confrontées à un double défi : elles sont femmes et surtout, elles sont noires.

 

Katherine

Mais le challenge est surhumain et le patron du Space Task Group, Al Harrison (Kevin Kostner) va briser le plafond de verre. Il doit réussir à tout prix et va faire confiance, malgré les préjugés, aux extraordinaires capacités de Katherine, celles d’aller au-delà des équations qui permettent de calculer les trajectoires des fusées et, en particulier, le point précis où il faut abandonner l’orbite ovale du satellite pour une trajectoire en parabole qui permette de récupérer la capsule et son astronaute à un point donné de l’océan.

Elles sont aussi trois mères de familles, pas directement impliquées dans le mouvement des Droits Civiques mais attentives aux changements voulus et réalisés par J.F. Kennedy puis Lyndon B. Johnson, et elles se battent. Pour que l’on reconnaisse leurs compétences, qu’on leur paie un juste salaire, qu’on leur permette de suivre des études supérieures - à la fois réservées aux hommes et aux blancs – et qu’on ne les traite pas systématiquement à part dans un Etat qui pratique partout la ségrégation.

 

les vraies héroïnes

Elles seront les premières femmes à la peau foncée à devenir cadre à la NASA, à obtenir le diplôme d’ingénieur, à calculer les trajectoires des engins spatiaux. C’est un film qui explique comment on faisait avant l’intervention des ordinateurs, avec des armées de calculateurs humains – ici un atelier de trente calculatrices féminines noires – comment l’irruption de cette technologie va bouleverser leur travail, comment l’ordinateur a tout de même besoin de l’intelligence humaine pour fonctionner, et à quel point le racisme est absurde bien que tellement ancré dans les consciences que toute la population blanche – surtout dans le Sud des Etats-Unis – n’imagine pas qu’il puisse en être autrement … C’est bien ce que pense la patronne de l’équipe des calculatrices, incarnée par Kirsten Dunst.

 

avec Pharrel wiliams

Un combat contre la ségrégation et le sexisme qui est encore loin d’être gagné aux USA – surtout depuis quelques semaines ! L’histoire vraie, bien menée, de trois superhéroïnes dénuées de collants étoilés et de capes, pleine d’émotion et de tendresse, à montrer à tous les jeunes et aussi aux moins jeunes.

 

 

Avec en prime, une bande originale conçue par Pharrel Williams, qui a coproduit le film.

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Suis allée le voir la semaine dernière, j'ai aimé aussi, vos commentaires sont réalistes.
    Bonne journée.

    Posté par agnesboul, 19 mars 2017 à 09:33

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