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14 avril 2017

Baby Boss, film d'animation de Tom McGrath

 

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Les vacances de Pâques donnent l’occasion d’emmener les petits-enfants au cinéma. Quand on a la chance, à la campagne, de pouvoir bénéficier d’un cinéma de proximité comme le Liberty de Monsempron-Libos, qui met en œuvre une programmation remarquable, il ne faut pas s’en priver. C’est comme ça que nous sommes allés tous les quatre voir Baby Boss, le dernier film d’animation des studios Dreamworks. Et contre toute attente, si les plus jeunes ont bien apprécié, le grand-père aussi …

 

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Le fantasme d’un bébé surdoué doté de la parole, c’est bien celui d’une maman. Ainsi, ce film est tiré du livre écrit et illustré par Maria Frazee. Je le comprends très bien, car si j’en avais eu le talent, j’aurais écrit un scénario de super bébé insoupçonnable, jouant les espions dans une histoire à la James Bond.

Ici, le Bébé (on ne lui donne pas de prénom), débarque dans une famille idéale, c’est le petit frère de Tim, 7 ans. Bien entendu, il accapare tout de suite l’attention des parents, pleure la nuit, les épuise, au point que le pauvre Tim se pose la question cruciale de savoir si ce bébé ne va pas siphonner à son profit tout l’amour qui lui était jusqu’ici dévolu. Plus le temps de lui lire une histoire ou de lui chanter SA chanson … La peur de l’abandon, puis la haine envers ce nouveau venu s’installent.

Car en plus, ce petit bébé est arrivé vêtu d’un costard. C’est en réalité un être doté de superpouvoirs, un infiltré, chargé d’une mission capitale dans la firme qui emploie les parents de Tim : l’idée dévastatrice du grand patron de cette firme multinationale est d’inonder le monde entier d’un nouveau modèle de chiot adorable, qui ne vieillira jamais et qui monopolisera tout l’amour disponible au point que les parents n’auront plus besoin de faire des enfants.

On entre ici dans l’imaginaire des petits, de leurs angoisses comme des mondes dans lesquels ils se réfugient pour exprimer leur créativité et leur énergie. Les références sont multiples : Peter Pan, naturellement, mais aussi le Seigneur des Anneaux, les Tortues Ninjas et bien d’autres qui m’ont échappé. On passe d’un monde réel à l’univers imaginaire sans transition, dans la peau de ce petit garçon plein de qualités, et à la suite de ce petit monstre de bébé savant, qui finalement, s’attachera à sa nouvelle famille, tout finira bien dans cette histoire à tiroirs, doublée de leçons de management et de gestion des ressources humaines très explicites pour les plus grands.

 

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C’est un film au rythme soutenu, au graphisme élégant, charmant, plein d’humour quoiqu’un peu « pipi-caca » au début (les enfants adorent !), mais au final, très finement tourné.

Il est une autre des raisons pour lesquelles je me suis régalée. Pour une fois, les voix de doublage (en anglais, il s’agit d’Alec Baldwin et Steve Buschemi) n’ont pas été confiées à des peoples mais à des comédiens professionnels et j’ai eu ainsi le plaisir de retrouver, dans la bouche de Baby Boss, celle de Stephan Godin, la voix française de William Petersen dans le rôle de Gil Grissom des « Experts Las Vegas ».

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Des vrais cinémas qui font de la qualité pour les enafants durant les vacances; c'est vrai qu'il y a encore près de chez moi aussi

    Et ma petite petite-fille a la chance à Orléans de bénéficier de Cinéma - Ecole avec une séance tous les mois dans un ciné d'art & essais!! mais l'investissment de l'enseigant est maximume

    Posté par Martine, 14 avril 2017 à 10:06

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