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08 juillet 2017

Dalida : une garde-robe de la ville à la scène

 

Dalida affiche

Iolanda Gigliotti (1933 – 1987), nom de scène : Dalida, icône de la chanson populaire, un succès inouï sur scène et à la télévision, 120 millions de disques vendus de son vivant, des disques de diamant à foison …

Une jeune italienne née au Caire, fille de musicien, starlette élue Miss Egypte en 1954 et qui rêvait de faire du cinéma. Vénérée comme artiste, malheureuse en amour, marquée par le destin tragique de plusieurs de ses compagnons … une figure en arrière-plan de ma jeunesse studieuse.

 

Dalida cape rose

Voici exposées ses tenues de ville et de scène, pieusement conservées par son frère Orlando qui fut son manager et entretient sa mémoire. Il a fait don de cette époustouflante garde-robe à la Ville de Paris afin qu’elle devienne une part du patrimoine national.

 

Dalida Bleu paillettes

 

Dalida combinaiso

 

Dalida dernière

 

Dalida robe rouge

Ce qui frappe avant tout, c’est la silhouette parfaite de cette femme qui a refusé de vieillir et a préféré la mort à la solitude et la déchéance physique. Un corps de rêve demeuré intact à travers toute sa carrière, une chevelure de lionne, des yeux légèrement divergents, une voix magnifique et le sens de ce qui plaît au plus grand nombre. Donc, certainement aussi, une grande sensibilité et une intelligence sans faille.

L'exposition est très bien présentée, avec le rappel des occasions où les tenues ont été portées : réceptions officielles, passages à l'Olympia, émissions de variétés de la télévision. Peu de robes ont été réutilisées, ce que montre leur parfiat état de conservation.

Avec Dalida, née une année avant Brigitte Bardot, on parcourt ainsi la belle période de la croissance économique française : depuis les petites robes à la taille étranglée façon New-Look, au corsage pigeonnant bordé de broderie anglaise bouillonnée aux robes-fourreau des grands couturiers : Jean Dessès, Jacques Esterel, Pierre Balmain, Loris Azzaro, Yves Saint-Laurent, Carven, jusqu’aux tenues de scène à mille feux imaginées par des costumiers de théâtre comme Michel Fresnay et Minne Barral Vergez ou les ensembles de cuir de Jean-Claude Jitrois.

Tout commence par le style « jeune fille sage » et termine avec des tenues parfaitement sexy comme cette extraordinaire cape de volants plissés rose à la manière de Mistinguett ou ce collant de couleur fauve constellé de strass qui la moule pratiquement nue … Dalida travaillait intensément ses chorégraphies et choisissait avec soin ses tenues de scène, jusqu’aux plus simples comme ce costume de coton rebrodé acheté en Turquie pour chanter son grand succès Salma Ya Salama.

 

 

Dalida new look

 

Dalida Jitrois

 

Dalida robe rouge

Et elle gardait tout : les souliers, les bijoux, les accessoires … Une plongée dans l’univers des années 70 et d’une mode disco, en passant par la tendance hippie. Dalida était une femme de son temps, dévorée par le succès qu’elle avait tant espéré dans sa jeunesse. Une étoile tombée en pleine gloire. Et que personne, trente ans après sa disparition, n’a oubliée, même si, pour ma part, ce n’était pas vraiment ma « tasse de thé », car elle faisait partie de mon univers.

Dalida, une garde-robe de la ville à la scène au Musée Galliéra, rue Pierre 1er de Serbie, jusqu’au 13 août, tous les jours sauf le lundi de 10h. à 18 h., le jeudi jusqu’à 21 h., 12€

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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