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29 août 2017

Créance de sang, thriller de Michael Connelly

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Le protagoniste principal de cette affaire est l’ex-profileur du FBI Terry McCaleb (déjà croisé dans Le Poète), qui vient de subir une greffe après un sévère infarctus. Bourré de médicaments anti-rejet, attentif  tout changement de son rythme cardiaque, empêché de conduire car un choc d’air-bag pourrait endommager la cicatrice de son sternum, le voilà contraint à une retraite anticipée puisqu’il n’a que 44 ans. Mais c’est sans compter sur l’insistance de la belle Graciela Rivers qui vient le trouver sur son bateau pour lui demander de retrouver l’assassin de sa sœur, Gloria, un meurtre de sang froid qui n’intéresse pas plus que ça la police de Los Angeles.

Terry refuse poliment, sauf que Graciela lui révèle que c’est le cœur de sa sœur qui bat dans sa poitrine … Il va donc s’efforcer d’analyser les vidéos et les pièces du dossier qui lui sont transmises par ses anciennes relations dans la police ou à Quantico, en particulier la jolie Jaye Winston (que nous retrouverons dans « L’oiseau des ténèbres ») pour tenter de résoudre cette affaire, qui ressemble terriblement aussi à un autre meurtre, perpétré de manière similaire, sur la personne d’un jeune ingénieur sans histoire, devant un distributeur automatique de billets.

L’intérêt de ce thriller est de démontrer la manière minutieuse de remonter l’ensemble des indices, la nécessité de revenir sans cesse à zéro lorsqu’une piste d’investigation se ferme après avoir suscité un espoir, de remettre en cause les alibis, de vérifier les calages chronologiques … Un travail de bénédictin qui nous mène à la page 233 pour qu’un indice ténu jusque-là négligé par la police émerge. L’enquête est comme un oignon : pelure après pelure, on accède lentement à une vision plus nette de la solution, tapie tout au fond.

Ici, la révélation du mobile du criminel sera dramatique pour Terry McCaleb mais il y gagnera tout de même de quoi vivre une nouvelle vie, avec Graciela, naturellement. Malgré l’absence d’Harry Bosch – mais on évoque très furtivement son demi-frère Michael Haller Jr. – un polar à la redoutable mécanique. Mais à ne pas lire lorsqu’on vient d’être opéré du cœur.

 

Créance de sang (Blood Work - 1998), thriller de Michael Connelly traduit par Robert Pépin, édité au Seuil et en livre de poche, 518 p., 8,30€

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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