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20 décembre 2017

On ne meurt pas la bouche pleine, polar d'Odile Bouhier et Thierry Marx

thierry Marx

« La cuisine est une arme de destruction lascive. »

Pour moi qui ai lu avec bonheur les trois polars d’Odile Bouhier et qui suis fan de la culture nippone, ce livre ne pouvait pas m’échapper. Avec en plus la caution gastronomique de Thierry Marx que j’apprécie non pas pour avoir goûté à sa cuisine – je n’en ai pas les moyens – mais pour son action en faveur de l’emploi des jeunes des cités.

Voici donc un nouveau et sympathique héros de polar : Achille Simmeo, 57 ans, commandant de police féru d’art asiatique et amateur de Perrier-Jouet Belle époque, qui ne se remet pas de la mort tragique de son épouse Chloé, assassinée à coup de hache par un psychopathe mal contrôlé. Au cours d’une de ses pérégrinations à l’hôtel des Ventes, il repère un couple de japonais très chics, acquéreur d'une superbe armure ancienne. Appelé soudain sur une scène de crime dans un palace parisien, il tombe sur la dame japonaise en train d’étouffer, secourue par le SAMU et apparemment en très mauvaise posture … Quelques heures plus tard, on apprend que son époux, de retour d’une soirée au casino d’Enghien, est retrouvé mort au volant de sa voiture. Et, simultanément à Tokyo, plusieurs morts « naturelles » sont enregistrées dans les rangs d’une des familles de yakusas les plus influentes. Coïncidences ? Certainement pas.

Une belle japonaise foudroyée par un cancer du foie, son mari écrasé dans son véhicule alors qu’il ne boit que du thé, un homme de main retrouvé frappé d’un infarctus dans les bureaux de l’ambassade de France à Tokyo, le suicide d’un ponte de la mafia japonaise à la suite de l’annonce d’une tumeur au cerveau : quatre personnes identifiées comme appartenant à la pègre la plus puissante du Japon, qui se connaissaient de longue date et ont un point commun : ils ont tous dîné dans le même restaurant parisien étoilé à quelques heures d’écart …

Achille Simmeo saisit l'occasion pour poursuivre l’enquête au Japon. Et nous en profitons pour apprendre en même temps que lui une foule de choses sur la place des yakusas dans la société et l’économie japonaises. C’est foisonnant, un peu brouillon, mais nous plonge, tel une manga, dans l’univers des quartiers, des bars et des clubs – en particulier ceux qui mettent en scène de jeunes adolescentes – de la capitale tokyoïte. Le tout enrobé dans un nuage de cuisine moléculaire … Déroutant, parfois, mais haletant, toujours.

 

On ne meurt pas la bouche pleine, polar d’Odile Bouhier et Thierry Marx, collection Sang Neuf pour les éditions Plon, 347 p., 18€.

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Vous me mettez l'eau à la bouche ! Je vais tenter de le trouver. Bonne journée

    Posté par Armelle, 20 décembre 2017 à 09:07
  • Faut-il voir dans le titre une prédiction de vos futures aventures "thermomixesques" ? Ce serait plutôt rassurant.

    Posté par Adamsfamily, 20 décembre 2017 à 10:00

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