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25 février 2018

Travaux au (trop) long cours à Paris

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Les querelles politico-juridiques sur l'ouverture ou la fermeture des voies sur berges à la circulation ne me touchent guère ; je ne conduis pas, j'utilise presqu'exclusivement les transports en commun à Paris, notre petite voiture à essence est garée dans un parking bien au chaud et nous avons le privilège de choisir nos horaires de déplacements en dehors des heures de pointe puisque nous ne sommes plus des "actifs".

Mais ce que je ne supporte plus, ce sont ces innombrables chantiers ouverts dans la capitale où on commence à casser, mettre des palissades et puis plus rien. En ce moment, le terre-plein central du boulevard Raspail est défoncé ... on agrandit les aires de stationnement des nouveaux véli'b (?) rue Bréa.

On voit comment cela commence, mais jamais quand cela finit. Personne sur ces chantiers ... à croire que tout ça, c'est fait pour décourager - et  je suis polie - les automobilistes.

Ce qui me navre surtout, c'est le récent saccage de la si jolie petite place qui occupe le triangle entre la rue Vavin et la rue Bréa, rebaptisée récemment place Laurent Terzieff et Pascale de Boysson.

Il y avait là des bancs publics où les étudiants venaient s'installer pour manger leur frichti, une jolie fontaine Wallace et un kiosque à journaux où opérait un monsieur très gentil, vraisemblablement réfugié iranien. Tout a été défoncé et le chantier reste en cet état lamentable depuis plusieurs mois. Ah ! J'oubliais : pendant quelques temps, la place a été créditée de deux pots de fleurs gigantesques avec dedans une "oeuvre d'art" éphémère. Il n'en reste aujourd'hui que les pots en plastique gris, désespérément vides.

Je comprends qu'avec les difficultés récurrentes de la société Prestalis (en quasi-faillitte depuis plus de 20 ans) chargée de la distribution des quotidiens on ne retrouve plus jamais la petite guerite où Claude allait chaque matin se procurer son journal, et parfois aussi l'après midi. Mais pour le reste, pourquoi avoir tout bousculé pour tout laisser en plan ?

La municipalité, qui se targue de prendre soin de l'environnement, a-t-elle rencontré des oppositions ? des recours - c'est la manie aujourd'hui, dès qu'il est question de modifier un élément de décor, on assiste à une levée de boucliers - que se passe-t-il ? Pas une information sur le devenir de ce si joli coin de Paris ... pas un panneau d'information, rien ...

Tout ça démontre un laisser-aller lamentable. La Ville de Paris ne manque pourtant pas de fonctionnaires territoriaux compétents et de moyens financiers importants - la matière fiscale abonde - pour mener à bien ce type d'investissement. Ou alors, qu'elle s'abstienne de commencer à labourer les trottoirs quand elle n'est pas certaine de terminer les travaux ...

Posté par mpbernet à 08:00 - Coup de gueule - Commentaires [0] - Permalien [#]
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