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12 juillet 2018

Nid de vipères, polar de Andrea Camilleri

 

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Le Dottor Montalbano, commissaire de police de sa bonne ville de Vigatà, est confronté à un double crime, perpétré sur une seule victime.

Certes le mort, Cosimo Barletta, est un ignoble salopard  qui a su se doter, sa vie durant, d’une collection d’ennemis, dont certains ont proféré par écrit des menaces de mort … De là à l’avoir proprement empoisonné puis abattu d'un coup de révolver … C’est une énigme.

Barletta est un homme d’affaires particulièrement odieux : il pratique l’usure et ruine sans vergogne une foule de victimes, et surtout, il collectionne les jeunes femmes, souvent obligées de subir ses assauts pour rembourser une dette. Et en plus, il a installé dans l’armoire devant laquelle se déroulent ses ébats des appareils photos manœuvrables à distance et fait chanter ses victimes à l’aide des clichés compulsivement conservés.

Tandis que Salvo Montalbano doit subir les incessantes querelles de sa compagne Livia qui vient le déranger dans sa Sicile adorée, il se penche sur les affaires de famille du défunt. Le fils Arturo a de sérieux griefs contre son père qui avait, à la veille de sa mort, l’intention de modifier son testament, déjà bien déséquilibré en faveur de sa sœur Giovanna. Mais on ne retrouve aucun testament, ce qui lui serait favorable, puisqu’en cette circonstance, l’important héritage serait partagé en deux parts égales …

Quant à Giovanna, bien plus à l’aise financièrement que son frère qui vient de perdre son emploi, elle s’attache d’un peu trop près à notre ardent commissaire ayant le plus grand mal à résister à ses avances. Pourtant, il va se rendre compte qu’elle cherche surtout à le manipuler. Aidé de sa fine équipe – Catarella, Mimi Augello, Fazio, et l’irascible docteur Pasquano, médecin légiste, il découvrira les ressorts de cette sordide famille qu’il compare avec dégoût à un nœud de vipères.

Avec, comme toujours, une intrigue bien charpentée, une progression dans l’action qui laisse à entrevoir le fin mot de l’affaire, et la couleur locale de la traduction – ou transposition – de Serge Quadruppani, voici encore un délicieux épisode des enquêtes du commissaire Montalbano … écrit en 2008 mais seulement publié dix ans après, en raison du caractère particulièrement odieux du crime évoqué.

 

Nid de vipères (Un covo di vipere), polar sicilien de Andrea Camilleri, traduit par Serge Quadrupanni, édité chez Fleuve, 239 p. 19,90€

Posté par mpbernet à 07:31 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Vos lectures

    J’achète les yeux fermés les livres que vous conseillez. Quel plaisir de lire des critiques complètement désintéressées.

    Posté par Frevel44, 12 juillet 2018 à 10:34

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