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07 août 2018

Festival de Bonaguil-Fumel : Un fil à la patte

 

Fil à la patte

Les orgages n'auront pas, cette année, perturbé la programmation de cette 56ème édition du festival auquel nous sommes particulièrement attachés : les gradins étaient combles, les spectateurs, qui viennent des alentours toutes générations confondues, les bénévoles que nous retouvons avec plaisir ...

Une initiative particulièrement louable dans ce territoire (merci aux élus toujours très présents !) qui voit pourtant son fleuron industriel aujourd'hui anéanti et son centre-ville en coma dépassé.

Venir au festival, c'est prendre une bouffée d'air frais, si bienvenue en ces temps de chaleur étouffante !

Dimanche soir, on donnait l'irrésistible comédie de Georges Feydeau : Un fil à la patte.

Fernand de Bois d’Enghien (noblesse d’Empire) opportuniste peu courageux est l’amant de Lucette Gautier, chanteuse de café-concert, qui elle-même a tapé dans l'oeil du richissime et violent général mexicain Irrigua. Mais Bois d’Enghien doit rompre, car il va signer, l’après-midi même, son contrat de mariage avec Viviane Duverger, jeune fille bien dotée. La donzelle cependant ne rêve pour mari que d’un mauvais garçon. Quant à Irrigua, il veut s’offrir la divette, ce qui arrangerait bien Bois d’Enghien. En revanche, il menace d'occire tous ses anciens amants ...

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Mais Lucette, tendrement éprise de son Fernand, lui sert le chantage au suicide et le bellâtre se retrouve bien ficelé, le jour même où il doit signer son contrat de mariage au cours de la traditionnelle cérémonie à laquelle la mère de la fiancée, la Baronne Duverger a engagé Lucette pour un tour de chant ....

Claquements de portes, situations scabreuses, amant en caleçon caché dans une armoire ou bloqué en slip sur le palier de son appartement : tous les clichés du vaudeville à la française sont réunis pour le plus grand plaisir d’un public conquis d’avance, ravi de recevoir cette tranche de culture toujours aussi percutante, quasiment à domicile, dans ce cadre époustouflant des fossés du château, sous la voûte étoilée sans aucun nuage.

Un spectacle déjà joué au Festival d'Angers et servi avec enthousiasme par une troupe enjouée * : Magali Genoud, Stéphane Brel, Mickaël Taieb, Eugénie Ravon, Agathe Boudrières, Anthony Magnier (qui joue le général Irriga et assure la mise en scène), Xavier Legat, Gaspard Fasulo, Alexandra Jussiau ...

Au-delà des gags récurrents qui depuis plus d’un siècle font florès dans bien des pièces à succès, je garde en mémoire celui de l’ami sympathique mais à l’haleine putride – sans doute un personnage à clé – le général sud-américain à l’accent à couper au couteau, le clerc de notaire au physique désavantageux – servi magistralement par un comédien ressemblant à un Gandhi réincarné en Louis de Funès .

On en oublie le contexte très conformiste de l’époque pour éclater délicieusement d’un franc rire … Cela fait du bien !

* Je ne dispose hélas pas de la distribution exacte de cette soirée

 

 

 

 

Posté par mpbernet à 07:43 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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