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21 août 2018

7/13, polar de Jacques Saussey

 

Saussey

Ce n’est que le troisième livre de Jacques Saussey que je dévore mais je me suis immédiatement retrouvée au cœur de la « famille » de flics créée par l’auteur : Daniel Magne, le capitaine de la Criminelle qui frise la cinquantaine, sa compagne et collègue Lisa Heslin qui vient de subir un traumatisme abominable et qui commence, grâce au travail, à s’en sortir peu à peu … et la chienne berger allemand Sham qui ne la quitte plus.

Je les ai rencontrés dans « Ne prononcez jamais leurs noms » et dans « La pieuvre » et je sais ainsi dans quelles circonstances Lisa a perdu l’enfant qu’elle attendait de Daniel. Ici, elle est encore convalescente et l’affaire qui est confiée à Daniel Magne va l’aider à sortit du trou. Car c’est une pluie de cadavres affreusement mutilés qui leur échoit. Une journaliste d’investigations sans doute trop curieuse, son mari, les propriétaires de la villa où son cadavre a été retrouvé, son rédacteur en chef, un photographe animalier, une comptable … sans aucun  lien entre eux – à première vue.

Et, en fil rouge, le mystère jamais élucidé de la disparition, le 15 décembre 1944, du tromboniste génial et chef d’orchestre américain Glenn Miller, alors qu’il traversait la Manche pour venir se produire à Paris, dans un petit avion bien fragile et par une nuit de brouillard … Glenn Miller dont on ne sait pas au juste s’il n’avait pas une « couverture » sous le nom de code de 7/13, 7 pour le G et 13 pour le M ….

Une enquête très compliquée qui conduit les policiers vers les camps de migrants du Pas-de-Calais et leur survie précaire, à l’instar du dernier livre d’Olivier Norek paru quelques jours avant l’écriture de ce livre. Avec l’irruption de deux policiers envoyés en renfort du Groupe de Magne, qui font irrésistiblement penser à Laurel et Hardy et se chamaillent continuellement mais, de temps à autres, ont des éclairs de génie.

 

glenn-miller-orchestra

Ce que j’apprécie le plus dans un polar n’est pas seulement la mécanique bien huilée du récit et les nœuds de l’intrigue. C’est avant tout l'élégance du style de l’auteur qui sait restituer les décors, les sentiments, les hésitations des protagonistes, les scènes d'action. Les paysages, la scène finale sur les flots déchaînés, la peur, la douleur, l’irruption de la mort …

Avec Jacques Saussey, vous entrez au cœur d’un film d’action âpre, violent, humain, réaliste et vous en sortez essoré. Vite, vite, j’en commande un autre !

7/13, polar de Jacques Saussey, édité chez Toucan noir, 462 p. 13,90€

Posté par mpbernet à 07:42 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Il est dans le style des auteurs polars d'aujourd'hui et toujours sur une toile de fond de vérité..où on apprend plein de choses....qui laisse à réfléchir...les auteurs ne se contentent plus d'écrire des histoires , parfois horribles j'avoue , mais se documentent beaucoup sur chaque thème de leur livre!
    bonne journée
    claire

    Posté par claire, 21 août 2018 à 10:18
  • Super !

    Contente de savoir que vous êtes devenue accro à monsieur Jacques ! Si vous avez l'occasion de le rencontrer dans un salon, n'hésitez pas , il écrit d'aussi bons polars qu'il et charmant ! Bonne lecture

    Posté par mymy, 21 août 2018 à 14:59

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