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26 octobre 2018

Meiji, splendeurs du Japon impérial (1868-1912) au musée Guimet

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Meiji affiche

 

 

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Voici 150 ans, le 23 octobre 1868, un nouvel empereur du Japon accède au trône et inaugure une quarantaine d’années de révolutions radicales : culturelle, politique, militaire et économique « par le haut » : l’ère Meiji qui signifie « gouvernement éclairé ».

Meiji voit le basculement du système féodal dominé depuis le tout début du XVIIème siècle par le Shogun et les Daimyos : le 15ème Shogun Tokugawa a démissionné en 1867 et a refusé de désigner son successeur.

 

Le jeune empereur Mutsuhito (1852 – 1912) quitte Kyoto et installe sa nouvelle capitale à Edo qui devient Tokyo.

En fait, tout avait commencé en 1853 avec le débarquement du vaisseau américain du Commodore Perry forçant progressivement les autorités japonaises à signer des traités commerciaux dits inégaux ouvrant les ports japonais aux étrangers.

Fin de la politique d’isolation volontaire, du rôle des samouraï, modernisation de l’industrie à toute vapeur, adoption du costume occidental, du calendrier grégorien, instauration d’institutions poltiques inspirées du modèle britannique, modernisation de l’armée avec la collaboration des pays occidentaux.

La Cour encourage les commandes publiques et les arts décoratifs traditionnels.

Orfèvrerie, travail du bronze, textiles, cloisonnés, laques, métallurgie, porcelaines, peintures et estampes, tout est là.

 

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Ces produits culturels s’exportent et rencontrent la faveur du public occidental où ils participent avec succès aux multiples expositions universelles.

Les deux cultures bientôt s’interpénètrent, les échanges commerciaux se développent, le Japon entre dans la cour des Grands.

C’est la première fois que l’épouse de l’empereur a un rôle officiel (on la voit visiter un hôpital militaire), le Japon s’arme et devient une puissance colonisatrice (non sans humour : des soldats nippons coupant à la serpe les nattes des chinois), on voit des photographies d’époque tout à fait étonnantes comme la rue Ginza et des estampes guerrières ou montrant le quartier français du port de Yokohama …

L’exposition présente l’art de cette période sous différents aspects. Elle a naturellement pour base les trésors du musée Guimet mais aussi les objets de la très riche collection réunie par Nasser David Khallili, ce collectionneur juif et islamophile d’origine iranienne né en 1945.

Point de pièce particulièrement spectaculaire mais un superbe ensemble d'œuvres d’une beauté pure, intemporelle, à détailler, à déguster …

 

En dernière partie, des exemples de l’influence du japonisme sur les artistes européens du début du XXème siècle … Lalique, Gallé, Van Gogh...

Ici, les metteurs en scène de l'exposition vous ont ménagé une surprise : à vous de deviner l'origine des objets "inspirées" de l'art japonais  … car leurs cartels sont éloignés des vitrines ...

 

 

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Meiji, splendeurs du Japon impérial (1868 – 1912), exposition au MnaaG Musée Guimet, Jusqu’au 14 janvier – à partir de 10h, tous les jours sauf le mardi – 11,50€ valable pour 2 visites.

 

Posté par mpbernet à 09:02 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Merci pour cette visite virtuelle de cette belle exposition.
    Bonne journée

    Posté par Jauneyris, 26 octobre 2018 à 10:16
  • TRes belle exposition
    Merci de ce compte rendu

    Posté par elleoj, 28 octobre 2018 à 18:36

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