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30 janvier 2019

Florence Nightingale : infirmière et statisticienne


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 Comment une jeune fille de la bonne société anglaise s’affranchit des convenances et devient l’une des pionnières de l’organisation des soins infirmiers et des statistiques hospitalières, malgré la résistance de ses parents et une santé fragile …

Florence Nightingale (1820 – 1910) est née dans une famille intellectuelle, libérale et riche, mais qui désire avant toute chose la voir mariée avec un homme de son rang. Ella a été très bien éduquée par ses parents : elle sait le latin et le grec, le français, l’italien et l’allemand, la philosophie.

En 1837, une grave épidémie de grippe ravage l’Angleterre mais l’épargne : elle se découvre une vocation d’assistance aux malades et aux plus démunis « Dieu m’a parlé et m’a appelée à son service. »

En 1839, elle se lance dans l’étude des mathématiques et plus spécialement des statistiques – elle sera pionnière de la représentation visuelle de l’information par diagrammes – rencontre Charles Darwin et Ada Lovelace et souhaite devenir infirmière. Ses parents refusent. Elle persévère, étudie, se documente, voyage en Grèce, en Egypte, en Europe, en Allemagne : elle remarque la bonne qualité des soins dans l’établissement des Diaconesses de Kayserswerth où elle veut faire un stage ; ses parents acceptent enfin !

Elle vient parfaire sa formation à Paris en 1851 puis rentre à Londres diriger un centre de soins. En 1854, elle est horrifiée par la mortalité des soldats de la guerre de Crimée et met en cause l’inorganisation des hôpitaux de campagne, la faiblesse de la nourriture, l’absence totale d’hygiène, l’abandon des blessés et la progression des maladies qui déciment les troupes : choléra, typhus, typhoïde, dysenterie … 20% des soldats en sont atteints et meurent avant même d’avoir été mis en ligne. La Presse crie au scandale.

Avec l’aide de Sydney Herbert, ministre de la Guerre, elle va se rendre sur le front avec 38 femmes volontaires, faire un travail immense de secours aux blessés. Elle devient « La Dame à la lampe ».

A son retour, elle produit un volumineux rapport truffé de statistiques, crée un fonds et une école d’infirmières. Elle sera la première femme à être décorée en 1907 de l’ordre du Mérite. Elle milite aussi pour l’émancipation des femmes et contre leur féminisation extrême par l’éducation victorienne. Il est à noter qu'elle considère que le service de santé militaire français est bien mieux orgnisé que celui des Britanniques ....

En son honneur, la Croix-Rouge Internationale crée en 1912 une très haute distinction internationale : la médaille Florence Nightingale, décernée tous les deux ans et remise généralement au siège du CICR à Genève. Chaque promotion ne peut excéder 50 personnes dans le monde entier. Jusqu’à 2010, 1309 personnes se distinguant dans le domaine des soins infirmiers l’ont reçue.

Jacqueline Briot, la mère adoptive de Claude, en a été honorée le 12 mai 1989. Je garde précieusement sa médaille et, en mémoire, cette cérémonie de remise solennelle à Genève.

Posté par mpbernet à 08:01 - Histoire des Briot - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Merci pour cet article, une grande dame qu mérite d'être connue de tous. Je connais assez bien la biographie de Florence Nightingale, que j'ai étudiée pendant mes études d'infirmière et ensuite je l'ai abordée lors de mes enseignements auprès des étudiants en soins infirmiers (j'étais cadre infirmier enseignant), une personnalité inoubliable qui est à l'origine de la profession et des programmes d'enseignement infirmier.

    Posté par Jauneyris, 30 janvier 2019 à 11:42

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