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16 février 2019

Le crac des chevaliers, chroniques d'un rêve de pierre

crac affiche

 

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cour intérieure

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L’image de cette formidable forteresse figurait dans tous les livres d’histoire et m’a toujours fascinée … et aujourd’hui, nous nous interrogeons sur le devenir de ce patrimoine fantastique, au coeur des violents conflits qui déchirent la région …

Que l'on se rassure : les déprédations ne sont pas irréversibles – et le musée a conservé de nombreux moulages des chapiteaux gothiques. Et sans doute aussi à cause de l’échelle gigantesque de ce monument qui domine la vallée d’Homs et la route qui conduit jusqu’à la mer.

Fruit d’un partenariat entre la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine et la Cité de l’architecture, l'exposition examine le Crac des Chevaliers à la fois sous l’angle architectural et politique, en illustrant sa place symbolique dans l’imaginaire occidental.

L’intérêt de ce rappel historique est de montrer la place que tenait la présence française en Syrie et au Liban dans l’entre-deux guerres et l’utilisation à titre de propagande coloniale – à travers l’exposition de 1931 notamment – qui en fut faite …Ce chef-d’œuvre d’architecture militaire – le plus beau des châteaux-forts selon Laurence d’Arabie - fait suite à une position déjà fortifiée par les Romains. On imagine difficilement la somme d’énergie, de main d’œuvre et de matériaux qu’il a fallu réunir pour l’édifier en plusieurs étapes en ces temps si reculés.

Entièrement rebâti au XIIe siècle par les moines-soldats de l’ordre des Hospitaliers, le Crac est pris en 1271 par les mamelouks du sultan Baybars qui renforcent son enceinte extérieure. Cependant, plus tard, le départ des croisés lui fait perdre peu à peu son rôle stratégique ; cet oubli relatif sauve le monument, qui parvient presque intact jusqu’à nos jours.

Redécouvert par les voyageurs et les archéologues à partir du XIXe siècle, le Crac s’impose dans l’imaginaire occidental comme le modèle des châteaux forts. Le mandat français sur la Syrie, à partir de 1920, attire sur le site autant l’armée française du Levant que les archéologues.

En 1926, l’historien Paul Deschamps se passionne pour la forteresse, et fait de son exploration et de sa sauvegarde une œuvre personnelle : des archéologues français le fouillent, l’étudient et le restaurent, les touristes viennent le visiter … et, pour ceux que cette exposition, intéresse, il reste quelques jours seulement pour s'y transporter virtuellement en toute sécurité.

 

 

Le crac des chevaliers, chronique d'un rêve de pierre, exposition dans la galerie des moulages de la Cité de l’architecture et du patrimoine – prolongée jusqu'au 4 mars - Place du Trocadero Paris 16ème, de 11h à 19 h., sauf le mardi – 9 €

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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