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23 février 2019

Fernand Khnopff, l'énigmatique symboliste belge

I lock my door

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Marguerite

 

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Le maître du Symbolisme belge est exposé jusqu’à la fin du mois de mars à Paris.

L’exposition du Petit Palais, empruntant dans de nombreux musées, comme le Metropolitan Museum de New York, la Neue Pinakothek de Munich, l’Albertina de Vienne comme de nombreuses collections privées, rassemble près de 150 pièces.

Elle offre un panorama de l’esthétique singulière de Fernand Khnopff (1858 – 1921) à la fois peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et metteur en scène de son œuvre : des paysages aux portraits d’enfants, des rêveries inspirées des Primitifs flamands aux souvenirs de Bruges-la-morte, des usages complexes de la photographie jusqu’aux mythologies personnelles, placées sous le signe d’Hypnos, le dieu antique du sommeil représenté avec son aile bleue sur le côté du visage.

Moi qui suis fan de l’Art Nouveau, de la Sécession viennoise et des peintres pré-raphaëlites, j’avoue qu’à l’exception du célébrissime tableau « L’Art ou Des caresses » représentant un couple surprenant formé d’un éphèbe et d’une panthère à tête humaine, je ne savais rien de cet artiste …

Pas très gai tout de même : des paysages aux teintes froides, des portraits mondains très fouillés, l’omniprésence de sa jeune sœur Marguerite comme modèle, hiératique en sévère robe blanche et cette curieuse posture le bras glissé derrière le dos …

C’est surtout à travers des portraits d’enfants aux regards sérieux qu’il se laisse aller à la couleur ou comme ce merveilleux portrait de son ami le poète Georges Rodenbach avec Bruges en arrière-plan ...

C’est l’époque où les grands bourgeois se font portraiturer, où les poètes symbolistes déclarent, comme Stephane Mallarmé : « il doit y avoir énigme dans la poésie », où l’on rêve éveillé, où ses contemporains sont James Ensor, Gustave Moreau, Dante Gabriel Rosetti, Edward Burne-Jones.

 Une exposition peu encombrée (les adeptes de l’Art Nouveau sont de vrais amateurs d’art, mais peu nombreux), on a le temps et la place pour détailler les œuvres. Une remarque : ne ratez pas les cadres, parfois conçus par l'artiste lui-même. Certains sont encore plus remarquables que les toiles ....

 

Fernand Khnopff, le maître de l’énigme au Petit-Palais, jusqu’au 17 mars – tous les jours sauf le lundi à partir de 10 h.

Posté par mpbernet à 07:54 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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