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11 mars 2019

Franz Marc et August Macke, l’aventure du cavalier bleu

Almanach 1913

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Blaue Ritter

 

 

 

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Deux amis, deux peintres d’avant-garde du début du XXème siècle, deux artistes allemands profondément influencés par Cézanne, Gauguin, Van Gogh, le cubisme et le Douanier Rousseau. Une respiration onirique issue du mouvement Expressionniste allemand qui a démarré en 1905 avec « Die Brücke » et va s’imposer dès le début de la Grande Guerre puis entre les deux conflits, bientôt pourchassé par la hargne hitlérienne en tant qu’art dégénéré.

Franz Marc (1880 – 1916) et August Macke (1887 – 1914) rencontrent Vassily Kandinsky en 1911. Ils organisent des expositions qui tournent en Allemagne en 1911 et 1912. D'autres artistes comme Gabriele Münter, Heinrich Campendonk, David Burljuk, Alexej von Jawlensky et Alfred Kubin y participent.  

Marc, Macke et Kandinsky font paraître en 1912 la première édition de l’almanach du Blaue Reiter qui ne comptera que trois numéros car le conflit les fauche l’un en Alsace et l’autre devant Verdun.

A l’instar des almanachs populaires et paysans, cet ouvrage entièrement rédigé par des artistes, est imprimé d’une manière artisanale et coloré par xylographie, Il est destiné à tisser des liens entre art, objets décoratifs et usuels, littérature et musique en annulant la hiérarchie traditionnelle entre les genres, tout en intégrant l’art extra-européen et même des dessins d’enfants.

Pourquoi ce nom de cavalier bleu ? C’est Kandinsky qui explique : « …nous avons trouvé ce nom Der Blaue Reiter en prenant un café. (…) nous aimions tous les deux le bleu, Marc les chevaux, moi les cavaliers. »

Selon la symbolique es couleurs, le bleu renvoie à la sphère céleste, tandis que la figure du cavalier se réfère à l’eschatologie chrétienne, notamment à saint Georges terrassant le dragon. Allégorie du combat entre le bien et le mal, le projet du Cavalier bleu incarne la lutte contre l’arrière-garde artistique, le refus des académismes.

Laissons-nous charmer par ces animaux de rêve, ces couleurs joyeuses, aussi éclatantes qu'harmonieuses, où émerge cette belle couleur bleue …Une très belle exposition, précédant un cataclysme européen sans précédent. Et la réflexion qui le vient aussitôt à l'esprit c'est de constater comment, à la veille du conflit mondial, les courants artistiques se moquent bien des frontières : l'art moderne tel que nous le connaissons émerge en France, en Espagne, en Allemagne, dans les pays scandinaves ...il inspire les artistes américains.

En ce début de XXème siècle, l'Europe est en pointe de l'innovation et les artistes communiquent de l'Atlantique à l'Oural. Elle peut le redevenir si elle dépasse ses querelles régionales.

Franz Marc et August Macke au musée de l’Orangerie, place de la Concorde, jusqu’au 17 juin – 9€. Fermé le mardi.

 

 

Posté par mpbernet à 07:45 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Belle exposition .
    J’ai vu une très belle exposition Kandinsky,Marc et « Der Blaue Reiter « en 2017 à la fondation Beyeler à Bâle .
    Amitiés
    Christine

    Posté par Christine, 11 mars 2019 à 14:24
  • Merci de vos photos et commentaires
    Quand je vois annoncer une nouvelle expo à Paris, j’attends Votre post et je ne suis pas déçue....
    Je visite par procuration !

    Posté par Elleoj, 11 mars 2019 à 14:38

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