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11 mai 2019

Tuyauteries : en marche !


image cardiaque

Deux fois par an, Claude et moi passons un check-up auprès de notre cardiologue … le contrôle technique, ce n'est pas seulement pour les automobiles !

Pour moi, c’était hier . Mon gentil docteur (qui est aussi écrivain à ses heures) m’avait prescrit pour ce second rendez-vous annuel une série d’examens un peu plus approfondis que d’habitude : doppler des carotides et des membres inférieurs, et scintigraphie cardiaque ou épreuve d’effort sous thallium …

Toujours très impressionnant, cet examen, même si ce n’est pas la première fois que je le subis depuis mon infarctus en 2007 … Se faire injecter à deux reprises une dose de produit radioactif n’est pas neutre … L'infirmière procède à une première injection du produit de contraste, le thallium 201 qui se fixe dans les différentes parties du muscle cardiaque proportionnellement au flux sanguin local.

Une fois le produit fixé, on vous soumet à une épreuve d'effort en pédalant de plus en plus fort sous la surveillance du cardiologue : la pression artérielle est contrôlée en permanence, tout comme le cœur sous électrocardiogramme. L’examen est réalisé en deux fois, immédiatement après l'effort, puis pendant la phase de récupération, allongée sous une gamma-caméra pendant 10 minutes sans bouger un cil. La distribution du radiotraceur dans les différentes parties du cœur apparaît sous forme de points scintillants colorés.

Pour cette fois, tous mes indicateurs sont au vert : mes artères sont perméables, ma fonction ventriculaire gauche est supérieure à 65%, donc considérée comme normale. Tout va donc pour le mieux … jusqu’à la prochaine fois. Je sens que je vais passer de meilleures nuits.

 Nous avons bien de la chance de bénéficier d’une infrastructure médicale performante (à Paris tout au moins) et accessible à tous ! Je ne sais pas si tout un chacun s’en rend bien compte …

 

Posté par mpbernet à 08:00 - Journal de bord - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Désert medical

    Effectivement, à Paris, vous disposez d'une offre médicale abondante et de qualite.
    Si un jour vous avez besoin de soins dans le nord-est du Lot et Garonne, vous verrez que c'est une paire de manches! Passe encore pour un généraliste, mais pour le dentiste, l'ophtalmo ou autres spécialistes " courants" obtenir un rv est tres long, voire impossible car nombreux sont ceux qui n'accepetnt pas de nouveaux patients. Pour des soins plus pointus, c'est l'escalade ou plutot la descente vers Villeneuve, Agen ou Bordeaux ou Toulouse. Ces dernières options signifient souvent heures de route et nuit à l'hotel.

    Posté par Michèle, 11 mai 2019 à 08:08
    • Claude et moi sommes pleinement conscients du risque que nous prenons à venir nous installer pour l'été dans notre maison de Lot rt Garonne en cas de crise cardiaque ... Mais le charme de ces lieux et trop fort ... Nous avons la chance d'avoir au moins un généraliste pas trop  loin, et un centre médical tout neuf à Villeneuve - mais en cas d'infarctus, ce ne sera pas suffisant. Mektoub !
       
       
       
       

      Posté par mpbernet, 11 mai 2019 à 08:38
  • Très contente pour vous, Madame !

    Posté par Nikita, 11 mai 2019 à 10:40
  • Votre référence Paris hélas pas la même chance dans certaines villes de province

    Posté par Elise, 11 mai 2019 à 22:43
  • Effectivement en province nous n'avons pas cette chance. C'est une certaine forme d'injustice.
    Contente de savoir que tout va bien pour vous.

    Posté par Christiane, 12 mai 2019 à 09:08
    • C'est effectivement une source d'inégalités entre les territoires. N'oublions pas que l'infrastructure médiacle est excellente dans nos grands hopitaux de province et que les services d'urgence, s'ils n'étaient pas engorgés par des personnes qui n'ont rien à y faire, seraient plus performants. Le nombre de décès par suite d'éloignement d'un poste de soins intensif est encore relativement faible, c'est toujours trop naturellement. En réalité, rien n'incite les jeunes médecins à s'installer en campagne : ils sont mal rémunérés pour une tâche harrassante, tout est fait pour les décourager. ILs préfèrent le plus souvent trouver des postes de chercheurs ou de salariés qui leur assurent une vie familiale normale, avec une rémunération conforme aux longues études qu'ils ont faites. On peut aussi les comprendre. Et cette tendance ne date pas d'hier, ni même de la dernière élction présidentielle !
       
       
       
       

      Posté par mpbernet, 12 mai 2019 à 10:46

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