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15 juillet 2019

Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie ...

 

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baudis

J’emprunte au site Hérodote.net les paragraphes suivants :

Maire de Lille et député socialiste du Nord, Roger Salengro (en haut à gauche) devient en 1936, à 46 ans, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum issu du Front Populaire aux élections législatives. Il participe activement à la conclusion des accords de Matignon.

Mais à l'été 1936, l’Action française de Charles Maurras et l'hebdomadaire de droite Gringoire et son directeur Henri Béraud (un ancien journaliste du Canard Enchaîné) l'accusent d'avoir déserté pendant la Grande Guerre. Il avait été en fait capturé en allant chercher le corps de l'un de ses compagnons de tranchée, avec l'accord de son chef. C'est ce qu'établira une enquête conduite par un tribunal de guerre peu après sa capture, en 1916.

Disculpé mais affecté par la campagne de calomnies et, qui plus est, déprimé par la mort de sa femme, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936 dans sa cuisine de Lille. « Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie », lance Léon Blum à ses funérailles, cinq jours plus tard.

Je me souviens aussi de l’intervention télévisée particulièrement émouvante de Dominique Baudis, Maire de Toulouse, accusé d’agressions sexuelles, voire de meurtres de prostituées, défendant son honneur, la sueur perlant au front …

Les discours de haine se sont considérablement développés depuis, à la lumière des réseaux sociaux, porteurs de  liberté d’expression mais aussi d’une foule de contre-vérités et de propos subversifs. N’importe quoi fait polémique, on « gonfle » à dessein des faits mal ou pas vérifiés du tout. Qu’importe car, comme dit l’adage : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! ». Il est vrai que certains responsables politiques ont menti effrontément « les yeux dans les yeux » au public crédule, réduisant à néant le respect public dû aux institutions.

Essayons de rester lucides et limitons-nous aux faits. Je n’ai aucune tendresse particulière pour l’actuel ministre de la transition écologique, mais j’espère qu’il teindra le coup face à ces odieuses accusations destinées, à travers lui, à saper l’autorité publique. Il s’agit en effet d’une technique bien rôdée de déstabilisation des autorités en place, qu’elles quelles soient. Combien de responsables politiques ont dû renoncer à leurs fonctions pour des histoires montées de toutes pièces et qui se sont terminées par un non-lieu ?

C’est une dérive qui ne nuit qu’à la démocratie et profite exclusivement aux extrêmes. Qui nous porte donc directement préjudice. La question demeure : qui a intérêt à déstabiliser la République ? et pour la remplacer par quoi ?

Posté par mpbernet à 08:00 - Coup de gueule - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Bjr

    À Nevers dans la Nièvre le parc municipal s'appelle le parc Roger Salengro.
    Pierre Bérégovoy a été un maire de Nevers estimé. C etait in homme de grande valeur lui aussi a été laminé.

    Posté par Sd, 15 juillet 2019 à 09:02
  • Pff !

    La divulgation de ces agapes est plutôt malvenue en ces temps de pudibonderie et de restriction budgétaire...L'hôtel de Lassay en a certainement vu d'autres ...la république aussi ...Va-t-on nous tenir en haleine tout l'été pour ces excès, certes pas du meilleur goût? Toujours détruire, plutôt que construire !

    Posté par Martine 68, 15 juillet 2019 à 09:03
  • J'espère vraiment que ça ne va pas devenir le feuilleton de l'été.

    Posté par Sylvie, 15 juillet 2019 à 10:40
  • La majorité des élus sont très honnêtes, quelques brebis galeuses....
    Certains ne paraissent plus connaître les réalités, sans pour cela être déviants....mais ce n est pas une excuse.
    Surtout que ce gouvernement a beaucoup demandé depuis deux ans avec une communication assez cacophonique.

    Posté par Martine, 15 juillet 2019 à 12:33

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