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07 janvier 2020

Hans Hartung, la fabrique du geste, exposition au musée d'art moderne

 

Affiche Hartung

 

avec anna-eva bergman

J’avoue tout : je ne savais rien jusqu'ici de ce grand peintre du XXème siècle … et pourtant, il est un des initiateurs, dès les années 20, de l’une des inventions artistiques les plus marquantes de son temps :  l’abstraction. Ceci explique sans doute cela …

 

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Né à Leipzig en 1904, Hans Hartung a suivi un cursus artistique classique, passionné par Rembrandt, Goya, Frans Hals, Le Greco puis l’expressionnisme allemand : Kokoschka, Emil Nolde, Kandinsky …

L’exposition porte un nouveau regard sur l’ensemble de l’oeuvre et sur son rôle essentiel dans l’histoire de l’art.

Acteur d’un siècle de peinture, qu’il traverse avec une soif de liberté à la mesure des phénomènes qui viennent l’entraver – de la montée du fascisme dans son pays d’origine à la précarité de l’après-guerre en France et à ses conséquences physiques et morales – jamais, il ne cessera de peindre.

Le parcours de la rétrospective  est chronologique ... et c'est là qu'on comprend la constance du style. Elle comprend environ trois cents œuvres, provenant de collections publiques et  particulières françaises et internationales et pour une grande part de la Fondation Hartung-Bergman. 

 

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le peintre

Hans Hartung s’installe à Paris en 1926, fréquente les galéristes et frères Rosenberg, rencontre Anna-Eva Bergman qu’il épouse en 1929, dont il divorce quelques années plus tard. Mais Hartung est un persévérant.

Engagé contre le nazisme – il est inquiété à Berlin par la Gestpo – il s’engage en France dans la Légion étrangère. Envoyé en Afrique du Nord, il passe en 1943 en Espagne, est retenu pendant 7 mois dans le terrible camp de Miranda del Ebro. Il s'en sort et se réengage dans la Légion étrangère sous un nouveau pseudonyme, comme brancardier. Blessé et abandonné devant Belfort en 1944, il y laissera une jambe atteinte de gangrène.

Naturalisé français en 1945, décoré, il tient sa première exposition à Paris en 1947. Acharné, je vous dis : en 1957, il retombe amoureux d’Anna-Eva, s’installe bientôt à Antibes dans une maison dont il a dessiné les plans.

Peinture, photographie, architecture, il produit des masses de tableaux sur différents supports et avec différents outils : pinceaux, aerosols, balai de branches de genêts frappés sur la toile, pulvérisateur à vigne …

Une fureur de peindre qui se traduit, à la fin de sa vie, par de très grands formats. Un acharné, vous dis-je ! Il quitte ce monde en 1989, peu de jours après la chute du Mur de Berlin.

 

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Hans Hartung, la fabrique du geste, au Musée d’Art Moderne, jusqu’au 1er mars, ouvert tous les jours sauf le lundi à partir de 10 h. 13€

Posté par Bigmammy à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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