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12 janvier 2020

Helena Rubinstein, la collection de Madame, au musée du quai Branly

fétiche

 

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Lors de la lecture, voici plusieurs années, de la biographie de cette femme d’affaires étonnante, écrite par Madeleine Leveau-Fernandez*, j’avais été tout à fait enthousiaste devant son destin hors du commun.

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Cette jeune femme, aînée de huit sœurs, née en 1870 (ou 1872 …) dans une famille juive modeste de Cracovie, fuyant un mariage arrangé jusqu’en Australie chez un oncle inconnu et fondant un leader mondial de l’industrie cosmétique, c’est tout juste fantastique.

 

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Avec cette exposition d’une soixantaine d’œuvres caractéristiques (sur les 400 qu'elle possédait), je découvre son rôle de collectionneuse d’objets des civilisations non européennes, commencée dès le début du XXème siècle au contact du sculpteur Jacob Epstein.

 

 

 

Celui-ci lui apprend à regarder les objets avec acuité, l’envoie le représenter dans les ventes publiques. Elle devient une passionnée. Et ses choix sont très surs.

Helena apprécie et célèbre la beauté sous toutes ses formes.

On comprend, en regardant ces masques "primitifs" que le concept même de beauté est une notion subjective, très en phase avec la culture, la civilisation.

Helena collectionne dans de nombreux domaines : mobilier ancien, vases d’opaline, dessins et peintures modernes, et surtout les arts de la sculpture d’Afrique, moins ceux des civilisations océaniennes, indonésiens ou précolombiens.

Car il faut se remettre dans l’ambiance des riches collectionneurs de l’époque d’Héléna : rares étaient ceux qui – à part les artistes d’avant-garde à l’instar du marchand d’art Paul Guillaume ou Picasso – portaient attention aux arts africains, qualifiés alors d’ «art nègre ».

 

 

On admirera la façon dont elle se fait photographier dans les salons de son appartement du 22 quai de Béthune, avec la mise en scène de ses sculptures africaines, qu’elle change de place selon ses humeurs à Paris, Londres et New York.

Il y a quelques années, visitant une nouvelle fois le musée Dapper à Paris, je notais son nom parmi les grands collectionneurs d’arts dits premiers …

Cette exposition lui rend hommage et j’y retrouve des pièces particulièrement emblématiques.

 

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Héléna Rubinstein, la collection de Madame – exposition au musée du quai Branly Jacques Chirac jusqu’au 28 juin, 37 quai Branly Paris 7ème, fermé le lundi. 10€.

 

*Helena Rubinstein, biographie par Madeleine Leveau-Fernandez, publiée en 2003 chez Flammarion.

 

Leveau Fernandez

 

 

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