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26 février 2020

Epidémie, économie, paranoïa ...

virus

Je vous fais aujourd'hui partager quelques réflexions d'un éminent spécialiste des marchés financiers sur la crise sanitaire que nous sommes en train de traverser et sur ses conséquences sur la marche de l'économie mondialisée. Ce sont celles de Jean–Jacques Friedman, CIO de Natixis Wealth Management. 

"Les mesures de protection des populations et par conséquent les difficultés de reprise de la production pourraient entraîner des blocages dans les chaînes de valeur, déjà ébranlées par la guerre commerciale. « Un tel scénario est de nature à peser sur les marges des entreprises et à brider les perspectives de la croissance mondiale », estime Jean–Jacques Friedman.

(En d'autres termes, les détenteurs d'actions doivent s'attendre à un coup de tabac ...)

D'autant plus que malgré le ralentissement de la croissance mondiale et le feuilleton de la guerre commerciale, la forte progression des indices boursiers observée en 2019 s’explique en grande partie par des facteurs financiers, comme le soutien des Banques Centrales et la hausse des multiples de valorisation."

(Certains évoquent la formation d’une bulle … dont on sait qu’elle peut un jour ou l’autre éclater. Mais les gestionnaires d'actifs veillent, et ils auront même sans doute l'occasion de faire de belles plus-values quand les marchés se relèveront, une fois l'épidémie maîtrisée et les usines remises en route !) 

"L’épidémie du COVID-19 fait naître une réelle menace sur l’économie mondiale que les Bourses mondiales commencent à peine à anticiper. Aux États-Unis, la stabilisation du cycle industriel se confirme : l’économie américaine connaît une croissance robuste, une amélioration du marché du travail et une confiance des ménages au plus haut. En zone euro, si la croissance reste molle, la consommation demeure soutenue et une stabilisation des indicateurs manufacturiers se dessine en Allemagne. Enfin, les pays émergents seront impactés par la crise, avec à court terme, un ralentissement de l’économie chinoise, malgré les mesures de soutien aux entreprises et les injections de liquidités par la Banque Centrale. Les marchés ont toujours tendance à se référer à l’épidémie de SRAS à l’issue de laquelle l’économie chinoise avait rapidement rebondi, sous l’effet d’une forte réduction de la fiscalité. Toutefois, le poids de la Chine dans l’économie mondiale est désormais trois fois supérieur à ce qu’il était en 2003.

Aujourd’hui, ce n’est pas tant le virus qui risque de peser sur l’économie que son traitement sécuritaire. Si demain, les fermetures d’usine perdurent plus longtemps que prévu, les circuits de production internationaux risquent d’être perturbés. D’autant que la guerre commerciale et la prise de conscience des enjeux environnementaux incitent les entreprises à engager des réflexions sur la régionalisation des chaînes de valeur, et donc d'éventuelles relocalisations, mais cela prendra du temps."

Ce que j'en déduis : c'est principalement la panique qui risque de provoquer la crise, encouragée par les chaînes d'information avides de scoops, dans une France complètement hystérisée par l'effondrement de la confiance en tout et en tous. Il faudrait rester vigilants, ne pas céder à des pulsions irraisonnées, ne pas stigmatiser les voyageurs ...

Nous avons le privilège de vivre dans un pays doté d'un système de santé - même si son organisation laisse parfois gravement à désirer - cohérent et efficace. Une telle épidémie n'est pas enrayable selon les moyens ancestraux  - on ne peut pas détecter les personnes contagieuses mais ne présentant aucun symptôme - et il y aura très certainement des victimes - personnes immunodéprimées, atteintes de maladies cardiaques et respiratoires, grands fumeurs, vieillards en fin de vie.

Tout comme la grippe saisonnière et lors de forts épisodes de canicule. A nous de prendre des précautions d'hygiène élémentaires. Arrêtons de nous serrer la main et de claquer la bise à toute rencontre, portons des gants dans les transports en commun, un masque si nous toussons pour quelque raison que ce soit, appelons le Centre 15 si nous présentons les signes d'une grippe - et surtout n'encombrons pas les Urgences ...

Soyons attentifs à nos proches ... et respectons les consignes. Je sais, quand on est français, c'est difficile !

Et puis, il est une belle lueur d'espoir : un vieux médicament, pas cher, utilisé depuis plus de 70 ans dans le traitement du paludisme, la chloroquine (Nivaquine), serait efficace pour soigner en 10 jours la pneumonie causée par le virus ... Les Chinois l'ont testé avec succès sur 100 malades et le professeur français Didier Raoult de Marseille le confirme sur Europe1 ce matin .... Soyons optimistes.

 

Posté par Bigmammy à 07:54 - Actualité - Commentaires [9] - Permalien [#]
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