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08 mars 2022

Gloire à toutes les femmes d'hier et d'aujourd'hui !

femmes

Ainsi donc, durant une journée dans l’année, chacun devrait s’intéresser à la situation des femmes, dans ce monde de bruit et de fureur … J’ai toujours trouvé dérisoire ce concept de « journée internationale » de ceci ou de cela … Il paraît qu’il y en a actuellement au moins 140 dans l'année. Donc on a encore de la marge.

Ce 8 mars, c’est donc officiellement au niveau mondial, selon l’ONU depuis 1977, la « Journée internationale des Femmes ou IWD ». En France, saisissons la nuance, il s’agit de la « Journée Internationale des droits des femmes » avec pour thème pour 2022 « L’avenir est féministe ». Si on cherchait à se mettre à dos les hommes déjà fort agacés par l’activisme féministe, on n’aurait pas trouvé mieux.

Que l’on n’interprète surtout pas mon propos comme anti féministe, bien au contraire : rappeler les combats, les batailles et les luttes engagées par toutes les femmes pour obtenir depuis plus de deux siècles – souvenons-nous d’Olympe de Gouges qui y perdit la vie en 1793 - la simple égalité de droits avec les hommes, réduire les inégalités salariales encore significatives dans le pays qui se réclame des droits humains (on ne dit plus « droits de l’homme », un progrès sémantique à souligner) est toujours nécessaire. Mais pas seulement durant un seul jour de l’année, tout le temps. Et surtout, ne me parlez pas d'écriture inclusive !

A l’origine, la première manifestation d'une « Journée des femmes » fut organisée le 28 février 1909 à l’initiative du Parti Socialiste d’Amérique (Si, si, il a existé de 1901 à 1972, 3000 voix obtenues par leur dernier candidat à l’élection présidentielle de 1956).

En France, cette journée a été officialisée par le Président Mitterrand et sa ministre Yvette Roudy le 8 mars 1982. Ne soyons pas naïves. Ce n’est pas ce type de célébration qui va suffire à faire avancer la cause. Néanmoins, et grâce au battage fait dans les médias, nous avons collectivement beaucoup progressé depuis ces dix dernières années.

Parlons, par exemple, de l’obligation de la parité sur les listes électorales (listes chabada, un homme, une femme lors des scrutine proportionnels) et de la plus forte progression des parlementaires de sexe féminin jamais vue auparavant, les ministères régaliens confiés à des femmes – mais pas encore de Première Ministre …

J’étais jadis opposée à cette politique de quotas ou de discrimination positive, mais je reconnais que ce fut efficace. On compte désormais trois femmes en tête de sociétés cotées au CAC40.

Le point dur, selon moi, c’est encore l’égalité des salaires. Il existe un index d’égalité entre les femmes et les hommes, prévu dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018, à laquelle sont assujetties désormais toutes les entreprises de plus de 50 salariés.

Cet index est publié : la technique du « name and shame » sera utile en ces périodes où on recherche désespérément des compétences. Il semble que cet indice progresse … mais on est encore loin du but.

Il faut songer à réajuster les retraites des femmes ayant subi des temps partiels ou des carrières courtes (maternités, congés sabbatiques, démissions légitime pour suivre un conjoint en mobilité, congé de maternité discriminant) …On m'a souvent posé la question, lors d'entretiens d'embauche : "Et vous envisagez d'avoir d'autres enfants ?"

Mais il y a aussi, au niveau de l’orientation scolaire et professionnelle, à faire un effort pour encourager les jeunes filles et les femmes à embrasser des carrières scientifiques et technologiques. Halte à l'autocensure culturelle encore bien prégnante.

A l’ère désormais du tout numérique, les cerveaux des femmes sont exactement configurés comme celui des hommes, la force physique ne compte plus tellement pour justifier un écart de rémunération de près de 20% !

 

femmes en guerre

Alors, célébrons quand même, agissons, manifestons … mais avec intelligence et force de persuasion.

P.S. sans oublier, tout de même, de ne pas se laisser manipuler par l'utilisation marketing inévitable de ces sortes d'événements...

Et comment ignorer le sort des femmes propulsées avec leurs enfants dans cette abominable guerre à nos portes ?

Courage aux Ukrainiennes !

Posté par Bigmammy à 07:56 - Actualité - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Pas très heureux, ce slogan !

    Posté par Sylvie, 09 mars 2022 à 13:13

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