12 mars 2012
Une nature comme ... retenue.
A certains indices, on voit bien que l'hiver a été très rude.
Les végétaux sont tout rabougris, les branches de chèvrefeuille toutes enchevêtrées, infranchissanbles, gris foncés. On est encore bien en hiver ici, malgré un franc soleil l'après-midi.
Néanmoins, quelques signes imperceptibles laissent à penser que la sève ne va pas tarder à reprendre ses droits.
Des bourgeons, ça et là, pointent timidement le bout de leur nez. Il ressemblent à une guirlande de Noël éteinte. Rien d'aussi net qu'à Paris, mais ici, il n'est pas de cocon de gaz polluants pour réchauffer l'atmosphère. Le matin, il fait franchement froid car nous ne bénéficions d'aucune couche nuageuse. On frôle donc les Zéro degrés au lever du soleil.
Ce qui m'inquiète, c'est que tout est affreusement sec. Il a beaucoup neigé, c'est certain, mais on manque d'eau ...

J'ai rapidement fait le tour du jardin pour vérifier que rien en cloche.
Jattends l'éclosion du printemps pour avril, pas avant.
Le calme règne partout, on se croirait à 10 000 kilomètres de toute civilisation. Bien au chaud, cependant, avec plein de livres pour nous tenir compagnie.
On récupère de l'hiver, nous aussi. On passe nos journées à dormir ... et à profiter du jardin d'hiver.
Comme chaque année ici, le havre de paix.
11 mars 2012
dehors, dedans, la plus belle basilique que je connaisse : Saint-Sernin
Chaque fois que je reviens à Toulouse, je me replonge dans l'atmosphère toute particulière de Saint-Sernin, la plus grande - dit-on - église romane d'EUROPE. Une visite d'autant plus facile que nous avons nos habitudes à l'hôtel du même nom, dont les chambres donnent directement sur le chevet magnifique de l'édifice. Ainsi, à toutes les heures du jour et de la nuit, admirons-nous cette merveille de briques et de marbre, consacrée à Saint Saturnin, premier évêque de la cité, martyrisé en ces lieux en l'an 250.
Passant devant le Capitole, temple recelant les plus importantes divinités de l'empire, Saturnin refusa de sacrifier aux dieux, contrevenant ainsi à l'édit de l'empereur Dèce. Attaché par les pieds au taureau voué au sacrifice, son corps démantelé et sans vie échoua quelques centaines de mètres plus au nord, après avoir parcouru ce qui est aujourd'hui la rue du Thaur. il fut enseveli sur place par deux âmes charitables, et oublié. Bien plus tard, son cercueil fut découvert et une petite basilique édifiée au IVè siècle au-dessus de sa sépulture, attirant nombre de pélerins désirant aussi se faire ensevelir au plus près du tombeau du saint. Au Vème siècle, les évêques Silve et Exupère décidèrent la construction d'une église en marbre, qui devînt elle aussi rapidement trop petite.

La basilique actuelle, débarrassée des bâtiments conventuels, apparaît au centre d'une place ovale, dans toute sa splendeur. On ne se lasse pas d'en faire le tour, du dehors comme à l'intérieur. Eglise de pélerinage sur le chemin de Compostelle, sommet de l'art roman, emblème incontournable de Toulouse, l'édifice fut construit entre 1070 et 1120, et consacré en 1096 par le Pape Urbain II en tournée de prêche en faveur de la première croisade.
Il faut voir son immense nef, ses 260 châpiteaux, sa crypte où repose Saint Saturnin, le portail sud aux sculptures d'un blanc éclatant, précédé par un porche de style Renaissance récemment restauré, les fresques, l'autel d'origine sculpté par Bernard Guildin ... entendre ses orgues dans le recueillement d'une matinée d'hiver ensoleillée mais fraîche et surtout détailler les dentelures du clocher couronnant la croisée du transept, une merveille d'élégance nulle part égalée.
Quelques instants de grâce. Pour moi, une visite rituelle.
Et quelques photos prises à la volée, en un court diaporama (en haut à droite).
09 mars 2012
Bilan d'une absence de deux mois ...
Toulouse, j'adore ... Mais chez moi, c'est mieux !
Après une réunion de travail de Claude et un déjeuner fort agréable dans la ville rose, nous sommes arrivés à la maison qui nous attendait tout douillettement. Internet, chauffage .... Il faut attendre un peu de temps pour savoir si le chauffe-eau veut bien servir, cependant, je crains que nous devions définitivement le changer. Situé dans le grenier donc mal isolé, il gèle chaque hiver. Pas bon pour les tubulures, ça .... J'ai trouvé un emplacement# en zone hors-gel pour lui installer un frère ....Et on n'aura même pas besoin de l'enlever. On le videra simplement.
Il faut aussi changer le mitigeur d'une douche, qui a éclaté... Pas grave tout ça ....
Quant mesdames souris, elles se sont encore attaquées à l'huile d'arachide : ne parvenant pas à ouvrir le bouchon, elles ont "bouffé" la bouteille elle-même qui est en carton et alu. Mais elle ne sont pas parvenues à entrer dans la bouteille en verre de l'huile d'olive.
Ma taie d'oreiller aussi a un grand trou. Je n'aurais pas dû laisser un oreiller utilisé une nuit ...
Demain, au jour, nous investiguerons plus avant.
#hélas, mon emplacement est interdit .....dixit notre installateur habituel !
08 mars 2012
Une soirée à Toulouse
Notre chambre d'hôtel donne juste sur le merveilleux chevet de St. Sernin .... Un enchantement sauf les cloches qui tintent tous les quarts d'heures.
Et pas d'images parce que la connexion internet est trop faiblarde .... Elle fonctionne pourtant sur l'IPad, mais comme tous les habitués de Canalblog le savent, il n'existe pas encore d'application pour insérer des images à partir d'une tablette.
Donc, je vous montrerai tout cela demain à mon arrivée en Lot-et-Garonne ..... Si nous ne decouvrons pas de problèmes de connexion nouveau à la maison (pour l'instant, nous n'avons connaissance que de questions d'eau )¡....Oh, joies de la maison de campagne après un rude hiver !
A demain !
05 mars 2012
Hier, j'étais à la fête !
D'abord, Hugo est arrivé en éclaireur avec un super bouquet d'hortensias dans les bras, et en criant de toute sa voix dans la cour de notre immeuble un tonitruant : "Mamie !"
Ensuite, j'ai eu droit à plein de câlins de la part d'Apolline, mais elle a catégoriquement refusé d'essayer la robe que je lui avais faite. C'est égal, j'ai tout de même constaté que la taille est correcte ...
Enfin, nous avons calmement déjeuné avec leurs parents, encore un dimanche en famille comme je les aime.
Lorsque les enfants sont sortis de table, nous jouissons d'un calme parfait : Hugo joue avec les Angry Birds - vive la technologie Apple - et Apolline ne quitte pas sa poussette. Elle trimballait hier les basquets de son papa ...
Le prétexte de la fête des grands-mères n'y était pour rien, mais j'ai bien apprécié les fleurs quand même !
Je remarque aussi, dans notre maison où coexistent vingt appartements, que les dimanches sont généralement l'occasion pour des tas de jeunes enfants de débarquer chez leurs grands-parents, avec des cris et des cavalcades dans les escaliers. J'adore ....
C'est très agréable ! Je suppose que la proximité du jardin du Luxembourg facilite grandement ces retrouvailles familiales ...
27 février 2012
La Halle aux grains de Blois
Les visiteurs de la belle ville de Blois privilégient naturellement le château de Louis XII et François Ier. Mais, s’ils aiment l’architecture fonctionnelle (industrielle, commerciale ou administrative) du XIXème, ils peuvent aller sur la Place Jean Jaurès (autrefois « la Pièce »), où se dressent trois bâtiments des années 1830 à 1840 : la Préfecture, le Palais de Justice et la Halle aux Grains. Tous trois de forme classique, en tuffeau blanc de Loire, mais la Halle aux Grains, œuvre de Jules de la Morandière, s’inspire du style de la proche Sologne en mêlant brique rose et calcaire.
En 1981, cette Halle, qui ne servait plus depuis que le commerce des grains s’est « dématérialisé », a failli être démolie, comme les Halles de Baltard à Paris, pour faire place à un Palais des Congrès en structures alvéolaires.
Elle a été restaurée et agrandie par deux architectes pionniers de la réutilisation des bâtiments industriels, Bernard Reichen et Philippe Robert : elle accueille aujourd’hui des expos, des congrès, et une Scène nationale de théâtre, de danse et de spectacle vivant (voir son programme sur www.halleauxgrains.com), et constitue un point fort d’un nouveau quartier animé par une belle Bibliothèque municipale, et par l’Université François Rabelais (Ecole d’Ingénieurs, Ecole du Paysage entre autres).
Bravo aux Blésois pour ce renouveau de la Halle aux Grains !
A voir aussi, dans ce quartier, un très original double château d’eau, relié par un pont.
23 février 2012
Encore quelques jours à attendre le printemps ...
Avec les jours qui rallongent, j'ai l'impression que le printemps arrive en avance sur le calendrier. Bon, il faut encore attendre un petit mois. Cependant, je déchante dès que je mets le nez dehors car la température à Paris est encore bien fraîche le matin. Mais cela va s'arranger bientôt, j'en suis certaine. Un hiver de plus passé à la trappe, à mon âge, c'est toujours ça de pris.
J'ai d'autant plus hâte à voir arriver les beaux jours que j'ai cousu plein de petites robes légères pour Camille, Romane et Apolline et que je suis pressée de les voir portées. Sans oublier notre prochain séjour à Singapour qui approche, et pour lequel je dois encore faire une ou deux robes, dont une pour moi !
J'en profite aussi pour faire le ménage par le vide dans les placards et optimiser mes stocks de tissus. Je n'aime rien tant que réussir une petite robe avec des matières jusqu'ici inutilisées. J'ai l'impression de rentabiliser "à la marge" mes patrons, et aussi de mieux y arriver à chaque fois ...C'est ainsi (patte indéchirable, boutonnières brodées à la main, extrapolation d'un patron dans une taille supérieure) que le métier rentre !
Cependant, lorsque le soleil est de la partie et que Claude est disponible, nous n'hésitons pas à partir le long des rues de Paris. Je ne résiste pas au plaisir de traverser la Seine. A n'importe quel moment de la journée, les couleurs et les sons changent. C'est toujours superbe !
21 février 2012
Paris au temps de Louis XIII
Belle journée pour une promenade dans les rues de Paris. Ciel lumineux, froid vif, air sec. Un temps idéal pour errer dans les rues. Nous avons choisi le Marais.
Dimanche après-midi, il y avait un monde fou dans ce quartier, des rues noires de monde, en attendant le carnaval peut-être ? Les boutiques étaient ouvertes pour la plupart, avec beaucoup d'animation et pas seulement des touristes. Nous avons surtout regardé les hôtels particuliers, avec leurs portes décorées et altières.
Pour la plupart aujourd'hui, elles ont été restaurées et un panneau nous indique leur histoire ... Vous savez, on dirait une rame fichée debout ...
En revanche, oh scandale, nous avons remarqué celui-ci, au 6 de la rue Beautreillis, totalement taggé, menaçant ruine. Le bâtiment auquel ce somptueux portail donnait accès a connu de nombreux propriétaires successifs, dont Jean-Louis Raoul, fabricant de limes, qui achèta l’hôtel en 1810 et lui donna son dernier nom.
Dans les années 1960, l’hôtel a été détruit pour faire place à de nouveaux logements. Enfin, nous devons le sauvetage du portail à un certain Laprade, architecte en charge de l’aménagement du marais à cette époque. Sans doute pas digne d'être restauré, mais alors pourquoi l'avoir laissé debout ?
Une opération immoblière à la qualité architecturale pour le moins discutable l'a laissé en dehors de tout support et on a laissé ce témoin sans rien en faire. Le bois de la porte s'éffrite, l'enduit de l'entablement se déchausse ... et je crains qu'il ne reste rien à en tirer aujourd'hui.
Lamentable ...
19 février 2012
Galerie de portraits ....
En ce dimanche d'hiver redevenu doux, je n'ai pratiquement rien à faire ... ! et je suis un peu en manque ...
Pas de déjeuner de famille et surtout, pas de petits-enfants à cajoler.
C'est particulièrement le cas de mes petits Singapouriens, mais grâce à la technique (merci Facebook), j'ai régulièrement des images qui me permettent de les voir progresser.
Mais je ne verrai pas mes "grands", bien arrivés hier à la montagne ...
Ni mes "derniers" (encore que les naissances soient intercalées) qui eux aussi, vont aller passer quelques jours dans le sud avec leur papa.
Donc, je me console en triant les innombrables photos de ces petits amours .... Merci, à nos filles et nos gendres pour avoir fait de si beaux enfants !
06 février 2012
Nous étions en manque !
Oui, car voir nos petits-enfants est une drogue dure !
Et là, nous étions en manque d’Apolline et Hugo, sans compter de leurs parents. Les voici donc tout emmitouflés et comme toujours, dès qu’Apolline arrive à la maison, elle se met à pleurer car elle entend bien signifier qu’elle ne souhaite pas qu’on l’abandonne, là, et qu’elle veut l’assurance de repartir après le déjeuner dominical.
A nous de la rassurer. Déconcertant, mais lorsqu’elle doit rester, je dois témoigner qu’elle ne fait pas de drame et attend patiemment que ses parents viennent la rechercher.
Elle arborait hier une très jolie coupe de cheveux, nettement plus pratique à coiffer. Et c’est bien une petite fille : elle a essayé immédiatement la petite robe à bretelles que je lui ai cousue, et le gilet de coton qui va avec.
En un instant, elle avait quitté le pantalon et le pull et s’est prêtée volontiers à la séance de pose. J’avais bien calibré la taille, je suis contente.
Hugo, lui, s’est emparé de l’IPad et nous a étonnés avec ses aptitudes … à jouer aux jeux vidéo. Hier, il s’agissait de tirer des oiseaux avec une fronde. Les « sachants » comprendront.
Donc, vous l’avez compris, une délicieuse journée d’hiver, autour d’un pot-au-feu qui va continuer à nous régaler aujourd’hui. C’est de saison !





















