31 janvier 2012
Le bistrot du Dôme
Après une semaine de déplacement en Province pour Claude et de solitude à Paris pour moi, les retrouvailles du vendredi soir se font traditionnellement dans un bon restaurant. Il n'est pas nécessaire de retenir ici, si on se pointe avant 20 heures. Mais après, mieux vaut réserver ...
Quoi de plus raisonable que de choisir un établissement spécialisé dans l'apprêt de poissons. Surtout qu'il s'agit d'une annexe de la meilleure poissonnerie de Paris.
Ici, nous nous retrouvons rituellement depuis au moins vingt ans. C'est toujours le même décor avec des fausses grappes de raisin, et des couleurs jaune et bleu qui font songer à Giverny, toujours la délicieuse eau minérale de Châteldon très légère, et une bouteille de vin blanc de Quincy.
Pour le menu, nous choisissons sur l'ardoise. Les portions sont conséquentes aussi nous partageons le plus souvent l'entrée - une friture de scéteaux avec une sauce tartare aérienne - et le dessert : un mille feuille ventru de crème à la vanille avec une pointe de crème au caramel. Pour le plat principal, j'ai choisi une queue de lotte aux citrons confits accompagnée de purée, et Claude du merlan.
C'est moi qui ai fait monter l'addition (27,50€), mais nous n'avons pas regretté ces retrouvailles succulentes. Et à y regarder de plus près, c'était presque un blanc-manger intégral.
Le Bistrot du Dôme, 1 rue Delambre - 75014 Paris - 01 43 35 32 00
23 janvier 2012
La Rotonde de la Muette, le retour ...
Il y a des dimanches où je n'ai pas envie de me mettre en cuisine, d'autant qu'il y a des établissements, dans Paris, qui le font très bien à ma place. Comment, par exemple, faire plaisir à Claude qui adore le gigot d'agneau, lorsqu'on est deux ?
Et puis, il y a les rituels : après une exposition au musée Marmottan, par exemple, il y a le déjeuner à la brasserie qui lui est proche. La Rotonde de la Muette, c'est un peu comme si on plongeait dans un décor des années 30 revisité style bling-bling, ou un restaurant de famille le dimanche midi.
Beaucoup de vieux couples très riches qui viennent déjeuner là parce que leur cuisinière a son jour de relâche, des touristes japonais très chics, un peu comme si la crise financière s'était arrêtée aux marges de la chaussée de la Muette ...L'ambiance est feutrée, hyper-classique, une débauche de serviettes empesées d'une blancheur éclatante, le service rapide et précis, l'offre parfaitement calibrée. Les prix classiques pour cette classe aussi : plats du jour à 18 ou 26€, le pichet de Brouilly (50cl) à 24€. Mais la qualité se paye.
Nous avons choisi chacun le plat du jour : le gigot pour Claude et un filet de bar à la plancha (mais accompagné d'un peu de beurre blanc, tout de même) pour moi, enfin, nous avons partagé une Dame blanche : glace à la vanille, sauce de chocolat chaud, chantilly ...une tuerie. Bon, toute la semaine, je vais pouvoir me mettre à la diète, car je sois perdre 700g pour repasser en dessous des 60kg. Je crois que j'y parviendrai !
La Rotonde de la Muette, 12 chaussée de la Muette, 75016 Paris, 01 45 24 45 45
21 janvier 2012
se détoxifier à la grenade ....
Après avoir vu récemment à la TV un reportage sur l'importation (en provenance de Turquie, du côté d'Antalya) de jus de grenade, qui remporte un très vif succès en ce moment, j'ai voulu me rendre compte par moi-même.
J'ai donc acheté une bouteille de cet elixir chez mon marchand de légumes ...qui la vend au prix de l'or ou presque (9,95€ la bouteille). Sur intenet, je vois que l'on peut avoir la même pour moins de 7€, j'y penserai pour la prochaine fois. En tous cas, c'est sans doute l'importateur - basé à l'Haÿ-les roses - qui a tiré, avec cette bonne idée, le gros lot !
Car le breuvage est délicieux, légèrement acide, mais d'un goût à me rappeler le grenadier qui était planté dans le jardin de mes parents. Quel travail alors que de l'éplucher pour en tirer les arilles ....
Et, quoique toutes les études scientifiques n'aient pas encore été menées à leur terme, la grenade recèle de fantastiques atouts.
" Plusieurs études ont révélé que la consommation régulière de jus de grenade pourrait prévenir certains facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires. Une étude clinique a démontré une diminution des lésions d’athérosclérose, consécutive à la consommation de jus de grenade. Chez des personnes ayant déjà été atteintes d’une maladie coronarienne, la consommation de jus de grenade a amélioré la circulation sanguine dans les artères. Chez des patients diabétiques ayant un taux élevé de lipides sanguins, le jus de grenade a engendré une diminution des taux de cholestérol total et de « mauvais » cholestérol (LDL). Cet effet bénéfique a cependant été observé seulement chez les gens ayant un taux de cholestérol élevé, non pas chez des sujets en bonne santé. La consommation de jus de grenade pourrait également diminuer la pression sanguine chez des sujets souffrant d’hypertension."
Tout pour me plaire en somme. Et ce n'est pas pour rien que dans la symbolique de nombreuses civilisations, la grenade soit synonyme de richesse et prospérité.
17 janvier 2012
Pierre Marcolini, pâtissier champion du monde
Non seulement Victoire et Timothée nous ont confié leurs deux petits trésors ce week-end, mais en plus, ils nous ont apporté de Bruxelles des chocolats tout à fait exceptionnels : ceux de Pierre Marcolini, né à Charleroi en 1964.
La boîte est sobre, les chocolats petits. Mais dans la bouche, c'est une explosion de saveurs, une découverte de grande envergure. Difficile de décrire. Il faut le vivre et cela vaut la peine !
Sacré champion du monde de la pâtisserie en 1995, voici un des meilleurs chocolatiers que je connaisse. Et il n'est pas nécessaire de prendre le Thalys pour les déguster : deux boutiques à Paris les vendent !
Pierre Marcolini, 89 rue de Seine Paris 6ème et 3 rue Scribe, Paris 1er.
12 janvier 2012
Charlie Birdy, restaurant "jeune" à Montparnasse
Charlie Birdy, c'est le nom du perroquet de Sir Winston Churchill âgé de 104 ans quand fut créé le premier restaurant de cette chaîne rue La Boëtie.
Quand je suis toute seule, il m'arrive de faire halte dans des bistrots de mon quartier.
L'autre jour, j'avais envie d'un hamburger. je l'ai trouvé délicieux avec de la blue cheese dressing chez Charlie Birdy, avec des frites évidées à l'intérieur comme des plumes de gros oiseaux, et très croustillantes.
Il manquait juste un peu de coleslaw pour faire tout à fait américain, mais c'était tout de même très bon avec une bière, le tout pour 19,90€.
Au 84 boulevand Montparnasse, place Etienne Pernet (Paris 15) et à Suresnes, 29 quai Galliéni.
12 décembre 2011
Brasserie L'Amnesia, à Saint Germain en Laye
Après une visite attentive du château et du musée, rien ne vaut un repas bien roboratif, dans une brasserie franche et sympathique comme l'Amnésia, bistro choisi au hasard, qui se trouve juste sur la place, à droite en sortant de la station RER. Juste une rue à traverser.
Un établissement de professionnels de la restauration comme on n'en trouve plus tellement à Paris : j'y ai dégusté une entrecôte absolument délicieuse, moelleuse, tendre et cuite juste comme je les aime, servie avec un aligot des plus aériens. Avec un pichet de 50cl de Bordeaux (11€), Claude s'étant régalé d'un chou farci qui était le plat du jour, et une tarde alsacienne chaude pour deux, plus deux cafés, nous avons payé 50€.
Nous étions les premiers clients à 12h 15, mais le restaurant n'a pas manqué de se remplir très vite, y compris sa salle voûtée au sous-sol. Comme nous avons l'intention de revenir pour visiter la fameuse salle Piette du musée (hélas non visible le dimanche), nous y retournerons avec plaisir.
L'Amnesia, 2 place André Malraux, 78100 Saint Germain en Laye, 01 39 73 07 07
02 décembre 2011
Déguster des huitres à Montparnasse ....
Deux établissements de mon quartier, pour se régaler d'une douzaine d'huitres et d'un verre de vin blanc sec ...Pour moi, un pur délice à la fois diététique et succulent.
Il y a naturellement le Bar à huitres, au carrefour Raspail/Montparnasse, qui achangé de mains, de décor et de prix depuis juillet 2010 : Garry Dorr (diplômé de l’école hôtelière de Lausanne, Sciences Po et HEC) a repris à Jean-Pierre Chedal les quatre emplacements mythiques du Bar à huîtres : Montparnasse, Place des Vosges, Saint-Germain et Ternes. Ce jeune entrepreneur de 26 ans est passé par les cuisines d'Alain Ducasse au Plaza-AThénée, Joël Robuchon à l'hôtel Métropole de Monte-Carlo, Louis Gondart chez Drouant et Jean-Jacques Jouteux avec qui il conçoit ses cartes depuis 2007.
C'est volontairement spectaculaire, voire un peu bling bling : la carte vous est donnée sur une tablette (véritable iPad !), neige carbonique fumante au milieu du plateau. On peut composer son assortiment absolument comme on veut car huitres sont vendues à la pièce (à partir de 2,6€ l'une).
Clin d'oeil à Bordeaux : non seulement vous aurez un peu de vinaigrette à l'échalote en plus du citron, mais aussi une petite brochette de chipolatas, et, avec le café, un mini cannelé. Les huitres sont belles et bonnes, mais l'addition monte vite.
En fait, pour un repas identique : Une douzaine d'huitres, deux verre de vin blanc ou un pichet de 50cl et deux cafés, la note peut aller du simple au double, et dans ce cas, autant aller au simple, c'est à dire, descendre un peu plus bas par la rue Bréa, au Vavin Café, où vous aurez pour moitié moins cher des huitres tout aussi bonnes mais en n°2 et non n°3, c'est à dire plus grosses (26€ la douzaine).
Bar à huitres, restaurant de haute mer, 112 bld du Montparnasse, 75014 Paris, 01 43 20 71 01 et/ou Vavin Café, 18, Rue Vavin, 75006 Paris 01 43 26 67 47
29 novembre 2011
Café Grand Louvre
Bonne surprise : donnant sous la pyramide, un restaurant de qualité où on sert une cuisine légère et inventive, dans un cadre très design des années soixante dix, assez décalé.
Une formule entrée+plat ou plat+dessert à 22 €, plus un verre de vin bien choisi (15 cl) à 8€. Pour un établissement positionné sur la case "luxe", c'est tout à fait raisonnable. On passe un moment de calme favorable à la reconstitution des forces entre deux expositions thématiques.
Pour Claude et moi, ce furent une poule au pot et un dos de saumon cuit juste comme il faut, accompagné de tronçons de poireaux poêlés, puis un mini-baba au rhum et sa petite glace à la mandarine. Avec 2 cafés, 65 €.
Un vrai repas de fête, ce dimanche, je n'étais pas aux fourneaux ... que les puristes trouveront un peu léger, mais pas nous ....
Le Café Grand Louvre est géré par la société Eliance Musées (Groupe Elior).
10 novembre 2011
Restaurant "Les Ombres" du musée du Quai Branly
Hier midi, j'ai passé un très agréable moment avec un ami très cher.
Il m'a invitée au restaurant de prestige situé au cinquième étage du musée du Quai Branly. Autant dire que l'on y jouit d'une vue imprenable sur la tour Eiffel, à travers une dentelle de métal dessinée par Jean Nouvel, l'architecte du musée.
Le cadre est très agréable : vaisselle, décor, mobilier, tout est dessiné par le génie fumélois. L'accueil est charmant et la clientèle très "hommes d'affaires"; car pour le déjeuner, l'ambiance est feutrée et la table excellente. Nous avons choisi la formule de menu "entrée-plat" à 26€ qui présente un rapport qualité/prix très intéressant. J'ai choisi une Saint-Jacques crue entourée d'une très fine brunoise de pommes Granny Smith. Ensuite, une aile de raie aux câpres comme il ne m'en a pas été donné de déguster depuis des lustres.
Bref, une prestation parfaite, un agréable moment à évoquer des séquences de travail en commun, voici .....pour moi des tas d'années tant j'ai tiré un trait définitif sur tout ce qui appartient à ma vie professionnelle. Et je vais bien vite faire en sorte de trouver une bonne occasion de venir déjeuner avec Claude.
"Les Ombres", 27 quai Branly, 75007 Paris. 01 47 53 68 00
08 novembre 2011
Le petit broc, bistrot à Montparnasse

Une ambiance très comme il faut, un joli décor, clair et raffiné, ce qui n'est pas si fréquent dans les bistrots parisiens qui se ressemblent tous aujourd'hui : des instruments de navigation rutilants, de la vaisselle qui sort des murs teintés de gris très clair, un nouveau (pour nous !) bistrot très agréable découvert dans notre quartier. Idéal après une soirée cinéma...
La cuisine y est à la fois inventive et classique, avec des prix tout à fait en rapport avec les plats servis.
Pour nous, un test éclairant : celui du club-sandwich, au poulet pour Claude et au saumon fumé pour moi, avec une fillette de Brouilly et deux cafés, soit 42€ tout de même ...Mais un pain toasté craquant, une mayonnaise légère et des frites toutefois un peu molles.
Le petit broc, 206 boulevard Raspail - 75014 PARIS - 01 40 47 74 83











