06 août 2011
l'horloge de la Grande Plage
Un billet nostalgique de Claude ...
Il est temps de célébrer un bienfaiteur de l’Humanité balnéaire, à savoir l’excellent édile qui a décidé l’implantation, sur le Casino Bellevue de Biarritz, d’une énorme horloge surplombant la Grande plage.
Grace à elle, les amoureux n’arrivent pas en retard à leurs rendez-vous, les mères de famille ne ratent pas l’heure des courses, et même les nostalgiques de la plage prennent leur TGV à l’heure quand vient le fatidique dernier jour des vacances.
Parmi les très cultivés lecteurs de ce Blog, quelqu’un peut il nous éclairer sur les origines de cette horloge de Biarritz ?
Mieux encore : existe-t-il sur d’autres plages – de Bretagne, de Normandie, de Charente ou de Méditerranée, de telles horloges qui régulent la vie des baigneurs ? Si vous avez des photos, ce serait encore mieux…
03 août 2011
La table d'Aranda, restaurant à Biarritz
De l'extérieur, on croirait la devanture d'une pizzeria...la décoration fait dans le genre rustique mais l'accueil est parfaitement professionnel.
Chose rare : sur la table, on trouve une carte détaillée des apéritifs, qui donne envie de prendre une sangria au vin blanc ou un américano maison particulièrement bien dosé.
La carte propose des mets bien expliqués, mais une fois dans l'assiette, on est surpris par la subtilité des ingrédients, jamais utilisés à contre courant des saveurs.
Et tout est délicieux, bien relevé, juste assez léger pour se permettre de faire un repas complet avec entrée, plat et dessert, plus le café, et une jolie bouteille d'Irouleguy Harri Gorri facturée 23€ (j'oubliais les apéritifs) pour 55€ le couvert.Pour ma part, j'ai dégusté en entrée un léger feuilletté de morue fumée et de mousse d'avocat servi entre deux sablés de blé noir (à gauche), puis un pavé de dorade accompagné d'une fricassée de concombre (à droite), avec une sauce indéfinissable mais tout à fait bien venue, enfin un biscuit à la pistache....
Seul bémol : le service est un peu lent. Sinon, tout est parfait.
Si ce n'est le côté un peu "perdu" de la localisation dans un quartier purement résidentiel, la Table d'Aranda est appelée à connaître un succès mérité. Non seulement, il faut réserver, mais on mesurera la renommée au nombre de jours d'attente....
La Table d'Aranda, 87 avenue de la Marne, 05 59 22 16 04, fermé le dimanche et le lundi hors saison.
02 août 2011
Matinée à Biarritz, nous jouons aux touristes
L'an passé, j'avais eu droit ici même à une volée de bois vert pour avoir osé dire ce que je pensais de l'activité principale des vacanciers à la plage....Cette année, comme un fait exprès, je ne vois que de belles naïades accompagnées de jeunes surfeurs musclés. Cela doit tenir à ma tournure d'esprit plus positive. Donc, tout le monde il est beau.....
Une matinée délicieuse avec Claude puis les enfants. Ils ont quitté la maison vendredi, mais n'avaient qu'une hâte : nous voir ici, à Biarritz !
Une ville balnéaire dans la plus pure tradition atlantique de Deauville à Arcachon, où l'on retrouve les sensations décrites par la Princesse de Metternich, et où l'architecture vernaculaire rassemble côte à côte le pire et le meilleur.
Tournée des commerçants de la rue Mazagran. Arrêt obligé pour acheter une serviette de bain chez Jean Vier, d'où nous sortons avec une parure complète pour notre salle de bains, passage devant le Royalty, Miremont - sans arrêt - 64, la librairie Darrrigade.

Pour Claude, c'est un éternel retour en arrière : la villa Clémence, toute repeinte de rose, où sa grand-mère avait un appartement avec un grand jardin, les balcons filants de la résidence Bellevue, juste devant le Casino...où elle a fini ses jours.
Enfin, stage de quelques temps sous la tente familiale...et baignade des pieds dans la mer, juste ce qu'il faut. Marcher dans le sable avec le clapotis des vagues qui viennent vous chatouiller les chevilles me convient très bien. Juste assez pour "choper" un fameux coup de soleil. Je me sens toute "chose".
En ce milieu d'après-midi, toute seule dans ma jolie chambre, en plein silence, je regarde s'accumuler de lourds nuages au dessus des vagues revenues. Claude est retourné au bain. La mer remonte, elle est couleur "huitre".
Pour les inconditionnels de désordre urbanistique de Biarritz, un diaporama ....ici à droite.
Réveil cotonneux à l'hôtel devant la plage....
Belle soirée hier devant une mer huileuse, et un ciel zébré d'éclairs.
Pas beaucoup de monde en ce début de mois d'août.
Une chaleur douce, comme aux Antilles, la brise de mer qui s'insinue....et un sommeil de plomb.
On attend des averses....un joli temps pour le shopping ! Je dois absolument reconstituer mon stock de piment d'Espelette.
Claude est heureux de passer une journée entière dans la ville de son enfance !
01 août 2011
Un petit saut à Biarritz !
Avec pour prétexte, un rendez-vous professionnel, et une petite incursion sur la côte basque dont Claude ne saurait se passer...
La mer était haute ce soir, et la plage riquiqui....
Il fait 30° et on prévoit de l'orage demain. Pourtant, déception, il n'y a pas de vagues !
Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre !
22 avril 2011
Je ne suis pas jolie, je suis pire, souvenirs de la Princesse de Metternich
La Princesse de Metternich, épouse de son oncle Ambassadeur d’Autriche en France pendant le Second Empire et belle-fille du fameux adversaire de Napoléon 1er au Congrès de Vienne, tenait le salon le plus couru de Paris.
Elle était jeune et spirituelle, pleine de talents et de vivacité, et faisait de sa laideur – toute relative si on en croit les portraits qu’en firent Winterhalter ou Degas – un atout. Ses souvenirs couvrent la période 1859 – 1871, celle de l’Empire libéral, et s’achèvent sur la fuite éperdue de l’Impératrice Eugénie en Angleterre après le désastre de Sedan.
Avec un culot monstre, mais de grands talents d’animatrice, chanteuse, comédienne, mécène des arts – elle permettra à Richard Wagner de donner en France la première représentation de Tannhäuser – Pauline ne se met que rarement en valeur personnellement mais décrit la Cour de Napoléon III avec une rouerie sans pareille.
Nous sommes de petites souris dans la poche de ses incroyables toilettes de gala au bal des Tuileries, aux fêtes à Versailles, dans les salons de l’Ambassade, aux séries de Compiègne à l’automne ou de Fontainebleau en juillet, à Biarritz...
Nous y rencontrons les « people » de l’époque : la célèbre Comtesse de Castiglione, la sévère Princesse Mathilde,les généraux qui s’illustreront si catastrophiquement pendant la guerre Franco-Prussienne, les têtes couronnées qui sont reçues fastueusement lors de l’Exposition Universelle de 1867.
Nous entrons dans l’intimité du couple impérial, nous participons à la dictée de Mérimée, pour laquelle le mari de la Princesse remporta la victoire avec seulement trois fautes d’orthographe….
Des scènes à se rouler par terre aussi, bien éloignées des images de l'Impératrices plongée dans ses vaporeuses crinolines et entourée de ses Dames de compagnie : l’excursion sur l’aviso « La Mouette » où tout le monde est terrassé par le mal de mer, l’ascension de la montagne de la Rune, l’arrivée des caisses de vêtements dans la cour du château de Compiègne, la visite de l’Empereur d’Autriche, ou celle du roi Louis 1er de Bavière sourd comme un pot et qui hurle ses réminiscences des moments passés avec sa maîtresse espagnole Lola Montez à l’oreille de ses interlocuteurs.
Feux d'artifice, toilettes, bons mots, vacheries….Tout nous est donné enveloppé dans du papier de soie, comme les joyaux de l’Impératrice qui doivent à tout prix passer la frontière pour lui permettre de vivre en exil.
En somme, les souvenirs de cette Princesse intelligente, fidèle en amitié et généreuse de cœur nous donnent le contrepoint parfaitement complémentaire à l’histoire de la Guerre de 1870, l’ouvrage si pertinent de François Roth. A lire avec gourmandise, en ne manquant surtout pas les avant propos et notes explicatives de Georges Poisson.
« Je ne suis pas jolie, je suis pire » Souvenirs 1859-1871, par la Princesse de Metternich, au Livre de Poche, collection La lettre et la Plume, 286 p. 6 €
29 juillet 2010
Sur la plage surpeuplée.....
Je repense à mes 36 heures de séjour à Biarritz. Et à vrai dire, il n'y avait pas trop de monde, ni sur les plages ni dans les rues ou les boutiques.
Et surtout je me remémore ces moments passés à observer les gens sur la plage. Et, en vérité, même si on ne se baigne pas - mais l'eau était parfaitement chaude, à la même température que l'air ambiant - on ne s'ennuie pas une seconde !
Juste devant nous, il y avait une troupe de jeunes suédoises surfeuses. Toutes blondes, les unes avec les cheveux raides, les autres ondulés....des nayades. Sauf une (juste là, à droite sur la photo). Aussi jeune pourtant, mais avec au moins vingt kilos de trop par rapport à sa taille. Et lorsqu'elle eut revêtu, après maintes contorsions, sa combinaison de caoutchouc de couleur rose, ce fut pire que si elle avait été entièrement nue : on voyait distinctement tous ses bourrelets et la dépression de son ombilic déjà déformé.
Mais qu'est-ce donc qui conduit des personnes sensées à s'exhiber ainsi sans aucune pudeur au milieu de la foule ? Des énormes, des vieilles au cuir tellement basané, des femmes à première vue convenables se laissant contempler les mamelles pendantes, sans aucune retenue ni gêne. Pour les hommes, peu de beaux athlètes, mais des vieillards bien secs, visiblement des habitués. Et on passe son temps entre les vagues, les douches à l'eau douce, le rinçage des planches (qui paraît essentiel), le badigeonnage de crème solaire, l'ingestion de sandwichs au sable......
Il y avait même des gens qui arpentaient la plage avec deux gigantesques Saint-Bernards.......

Je comprends le plaisir de la nage en eau violente, j'admire les surfeurs sur les rouleaux toujours renaissants, jusqu'aux dernières lueurs du jour, mais se laisser griller pendant des heures après s'être copieusement enduit de crème grasse bientôt piquetée de sable, non vraiment, je ne comprends pas....
Allez, j'arrête avec mon trip rabat-joie ! je vais m'occuper de mon déjeuner et penser à l'organisation de la semaine prochaine avec mes deux filles et leurs bambins....
28 juillet 2010
Retour au calme...
Quatre heures et demie après avoir quitté Biarritz, par des routes aussi ennuyeuses que tristes, nous revoilà dans notre thébaïde. Tous volets clos, la maison conserve une agréable fraicheur.
Notre petit passager a dormi une partie de la route, mais elle lui a semblé, à lui aussi, bien longue ! Le héros est fatigué....
Nous soignons nos coups de soleil - Claude a le dos cramoisi et moi, les dessus de pieds comme deux homards à la nage....On a mis du gel...qui soulage un quart de seconde, et mis une lessive en route : tout est plein de sable. Je me demande comment font les hôtels : ils doivent récupérer des tonnes de sable dans leurs canalisations.
Ce soir, je ne fais pas de frais en cuisine, et Hugo m'a commandé des spaghetti.
Pour donner envie aux fans de plage et de rouleaux, un diaporama des plus belles images de coucher de soleil prises depuis la terrasse d'Anne-Christine ou de notre hôtel. Un site superbe, cette ville !
Hugo mange une glace au chocolat
Juste une petite pour la route :
Hugo a réclamé une glace au chocolat et la déguste, et naturellement en met partout. Rituel délicieux pour les grands parents !
Mais Anne-Christine a réponse à toutes les situations désespérées : le Sopalin !
On rentre cet après-midi, encore deux dodos et Hugo retrouvera ses parents !
27 juillet 2010
Petit-déjeuner au Plaza
Hugo découvre les délices des palaces.
Il commence par le jus d'orange, puis le petit pain avec les confitures dans les mircro-pots, et termine avec le chocolat.
Tout cela lui paraît le plus naturel du monde.....gare, il va s'habituer !
Tout va bien pour lui !



















