26 juillet 2010
Panique au Plaza !
Après plusieurs heures d'une navigation fastidieuse à travers les landes, nous voici parvenus enfin à la mer. Si Hugo ne nous a pas depandé 500 fois "c'est encore loin, la mer ?", il ne nous l'a pas demandé...
Mais le temps - qui s'était mis au crachin lorsque nous avons quitté Al Calfour - est absolument triomphant ici : avec aussi des nuages inquiétants, des grosses vagues sur lesquelles se régalent les surfeurs et les jolies surfeuses.
Celle que j'ai prise en photo en arrivant attendait le bon spot pour revêtir sa combinaison de néoprène noir. Hélas, il n'y a pas que ce genre de beauté étalée sur la Grande Plage où nous avons retrouvé Anne-Christine et les siens dans leur tente, face au Bar bleu.....
On se demande bien pourquoi elle en a louée une pour la semaine car, pour une fois, le descriptif de l'appartement qu'elle a loué était loin de la réalité : une superbe terrasse avec accès direct à la plage du Miramar. Mais, chacun a ses habitudes, ses rituels : pour Claude et Anne-Christine, nourris au lait de la côte basque, les vacances à la mer, ce ne peut être que Biarritz et la Grande Plage.
Nous sommes rentrés bourrés de sable, Hugo a hurlé sous la douche mais il a bien aimé les grosses claques de l'eau, parfaitement chaude. Moi, qui ne prise pas plus que ça de rester sous la toile à attendre que les nageurs reviennent à tour de rôle s'enduire de crème solaire et s'enterrer sans le sable, j'apprécie le petit air frais qui circule sans cesse, même en plein après-midi.
On remet ça demain !
04 janvier 2010
Casa San Pablo, à Paris 4°
Histoire de changer de registre, je vous donne une petite adresse sans prétention, pour vous dépayser le temps d'un repas entre copains, si vous appréciez la cuisine basque espagnole : la casa San Pablo.
C'est une petit bistrot décoré avec des piments rouges qui pendent du plafond, des affiches de corrida, des références au rugby, bref, vous vous retrouvez à Bayonne, Biarritz ou...San Sébastian, le temps de déguster un menu de tapas très correct : Tortilla de patatas, boquerones, pan con tomato, lomo, chipirons à la plancha....Tout le répertoire y est. Des plats plus classiques sont aussi proposés, toujours dans des prix très raisonnables.
L'accueil est jeune et efficace, il ne faut pas être trop grand car la salle est petite et le plafond bas, vous êtes au coeur du Marais près de l'église Saint Paul, et il ne vous en coûtera que 16€ hors le vin, rioja bien entendu !
5, rue de Sévigné, Paris 4° - 01 42 74 75 90
05 octobre 2009
Les derniers jours du monde, film des frères Larrieu
La critique de Claude
Un drôle de film, avec du très savoureux et du moins convaincant.
Commençons par le meilleur. Pour
moi – mais c’est très personnel - un film situé à Biarritz, puis dans à l’Hôtel des Grottes à Cabrerets (où nous déjeunions le 19 juillet dernier.....), dans la vallée du
Celé, près de Cahors, c’est toujours un enchantement, spécialement si les
réalisateurs ont compris la magie de Biarritz – avec les plans de l’Atalaye,
par exemple.
Le meilleur, ce sont aussi les acteurs, même si Mathieu Amalric est moins bien dirigé que par Desplechin. Catherine Frot, en gentille emmerdeuse, est comme d’habitude parfaite, et Karine Viard, en épouse fatiguée, est crédible. Les Espagnols, coproducteurs, seront ravis de voir que, même en cas de fin du Monde, les fêtes de Pampelune ne sont pas annulées, et les Paradors continuent à recevoir dignement leur clientèle huppée à l’allure légèrement phalangiste.
Le scénario donne souvent envie de rire à contretemps : on ne croit pas un instant à cette fin du Monde, parce que les scénaristes, trop cultivés, n’ont pas choisi entre une catastrophe environnementale et millénariste (type Jean Jouzel, Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand) et une guerre internationale et civile (innombrables films sur la République réfugiée à Bordeaux en juin 40, remake de Malevil de Robert Merle). Et tout cela donne le sentiment d’une morale un peu courte, « Baisons, baisons, mes frères et mes soeurs, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête ».
Et comme d’habitude en France, c’est trop long : 10 coupures
auraient donné à ce road-movie un rythme rapide et sec. « Qui trop
embrasse mal étreint », si j’ose dire. 
NDLR :Moi, je ne rajoute rien, si ce n'est qu'elle est bien belle, Omahyra Mota, dans le rôle - pas bien riche du point de vue du texte - de Laëtitia......On en reparlera certainement.
01 août 2009
Dans l'oeil du cyclône
Deux jours de calme.....Juste le temps de trouver le temps long.
Nous attendons pour le déjeuner Anne-Christine, Laurent, Jean-Baptiste, Camille et Benjamin. Ils doivent arriver à 13 heures à Monsempron-Libos, par le train après deux changements, en provenance de Biarritz. Ils doivent être tout bronzés, ils me manquent .....
Je suis rassurée car j'écoute les nouvelles des bouchons sur toutes les autoroutes de France. Un samedi premier août, il faut imaginer les files au pas avant les péages déployés au maximum, les ralentissements au moindre incident sur l'autoroute, la chaleur, les enfants qui s'énervent : "C'est quand qu'on arrive ?"
Souvenirs par bouffées : la 504 bleu métallisé avec les sièges couleur tabac, le retour de Noirmoutier ou de Cannes....
Il faut vraiment être dingue ou ne pas pouvoir se permettre de perdre un seul jour de location pour se jeter dans un tel guêpier un jour pareil ! Réflexion de "vieux bourgeois disposant d'une résidence secondaire" et qui dispose de tout son temps, évidemment !
Nous, après avoir installé les "petits" puis leurs amis dans leurs quartiers, nous partirons lundi pour un périple transversal : Mende, Gap - ville natale de mon père - puis le Piémont : Valgrana, Boves, Cuneo, pour finir sur le lac Majeur et ses îles Borromées.
Je vais me laisser aller au plaisir de mettre les pieds sous la table et tâcher de glaner plein d'idées gastronomiques.
25 avril 2009
Chéri, film de Stephen Frears
Avec Chéri, Stephen Frears renouvelle le délice d'un film "en costumes", raffiné et respectueux comme il y a vingt ans avec ses "Liaisons dangereuses". Pas étonnant, puisqu'il réunit à nouveau le même scénariste et une actrice étincelante : Michelle Pfeiffer. J'ajoute aux qualificatifs de ce film : précision, élégance, subtilité, langueur et raffinement....
Un supplément de plaisir pour moi : les décors et costumes du plus pur style "art nouveau" puisque l'héroïne, Léa de Lonval, habite un hôtel particulier dessiné par Hector Guimard, les personnages se meuvent dans des tapisseries et des couleurs soyeuses à l'extreme, vont passer de longs moments au Palais à Biarritz.....
C'est une simple et rerrifiante histoire d'amour entre deux personnes "à la marge", séparées par vingt années, et qui vont laisser, inéluctablement mais cruellement, s'échapper le bonheur. C'est aussi une histoire de méchancetés féminines, de rosseries feutrées, de sourires masquant les coups bas, d'égoïsme masculin : Colette en connaissait un rayon !
Irradiante, somptueuse, fragile, émouvante, simplement belle dans le si bref triomphe d'une femme de cinquante ans, Michelle Pfeiffer nous donne à voir l'étendue de son talent. Elle peut tout jouer : Les sorcières d'Eastwick, Batman, la douce Madame de Tourvel....Elle est parfaite dans Chéri.
Celui qui lui donne la réplique, Rupert Friend (Orgueil et préjugés) a, lui aussi, l'âge du rôle et des yeux à faire tomber, un corps superbe aussi. Et un jeu très juste, surtout dans la seconde partie du film, en amant jaloux et pervers. Je n'oublie pas non plus Kathy Bates (Misery, Titanic, Noces rebelles), toute en rondeurs, parée comme une monstrueuse paire de rideaux à la lourde passementerie. Elle manipule avec ardeur et vacherie son niais de fils et son ex-rivale.
Chéri est un film de femmes, un modèle du genre. Je ne suis pas certaine que ces Messieurs apprécieront. Dans ce concert de louanges un tout petit bémol pour l'adaptation des sous-titres : il y est fait allusion à un "Kir" royal le dimanche...Le Chanoine doit se retourner dans sa tombe. Mais, comme le disent si bien les anglo-saxons : "Nobody is perfect !"
10 mars 2009
Impardonnables, roman par Philippe Djian
Cruel scénariste !
Sous le titre « Impardonnables »,
Philippe DJIAN, rendu célèbre par " 37°2 le matin ", publie chez Gallimard un nouveau roman, où il
confirme son talent d’écrivain, mais aussi une grande cruauté de scénariste
Car il a vécu le pire des deuils, vraiment le pire, et il est cassé – on le serait à moins -. Il est aussi médiocre, et l’on arrive même à sourire de ses travers – vanité d’écrivain, jalousie maladive, sens du confort il est vrai répandu chez les maâes dominants de 60 ans et quelques… -
Claude.
31 août 2008
Rendez-vous au Plaza
Tous les météorologues nous prédisaient de la pluie aujourd'hui à Biarritz....
A part quelques gouttes lors de la traversée des Landes - sans grand trafic - nous avons été éblouis par la lumière de la Grande plage, pourtant orientée au nord. Selon les conseils d'Anne-Christine, nous sommes allés illico déjeuner à la Brasserie Barrière : un très bon rapport qualité/prix, envahie de vieilles dames habillées de blanc - aïe, moi aussi, je deviens une vieille dame - et de couples accompagnés d'enfants crieurs, mais on sait ce que c'est.
Nous sommes logés au Plaza : un rêve de gosse réalisé enfin par Claude. Pas mal, comme rénovation des années 30, dans le style. Une chambre avec pleine vue sur la mer....A cette heure, il est parti avec son maillot et une serviette prendre un bain : les vagues sont superbes, nous avons admiré les surfeurs à la côte des Basques.
Après le déjeuner, nous avons marché jusqu'à la maison Baelza, récemment restaurée, puis retour par la rue Mazagran et arrêt obligé pour un café au Royalty. Autant de madeleines pour Claude...je devrais dire de macarons : Pariès, Henriet, toutes les pâtisseries s'y mettent. Pfuittt...
L'an passé, nous avions visité Arcachon. Biarritz, c'est tout de même beaucoup plus joli. Mais l'hiver, cela ne doit pas présenter le même visage.....Je comprends tout à fait que l'on soit accro.
03 août 2008
Jean-Baptiste, roi de la vague !!!!!!!
En direct ou presque, grâce au Blackberry de Laurent, les premières prises de vague de mon petit-fils aîné à Biarritz.
01 août 2008
Premières images de Biarritz
Sitôt arrivés, sitôt à la plage. Pour Claude, et aussi pour la famille d'Anne-Christine, la seule plage qui vaille, c'est Biarritz !
Les cours de surf ont commencé pour Jean-Baptiste, mais le climat fait son effet aussi sur Camille. Après une heure de surf, les héros sont fatigués.

Pour nous, le séjour est soudainement redevenu calme, malgré la présence de Romane qui a passé une super bonne nuit, sans réveil intempestif !
J'avais simplement laissé une petite lampe allumée, mais cela n'a même pas été nécessaire....et pourtant, elle avait fait une sièste de trois heures dans l'après-midi, à même le tapis, foudroyée.....
Ce matin, nous sommes allés tous les trois faire du shopping, et en particulier l'emplette d'un bac à sable en forme de papillon, pour Romane, Hugo et peut-être Dorian. Utile, surtout comme aujourd'hui où le temps est un peu bouché.
En tous cas, Romane compte les gros dodos qui la séparent du retour de sa maman : encore deux. Elle sait très bien compter.


















