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20 septembre 2011

L'Entrepôt Lainé, Bordeaux

Je continue, dans ma tête, à arpenter Bordeaux ….

Bordeaux jour 1 029Cet édifice abrite aujourd’hui les collections permanentes et les installations temporaires thématiques du musée d’art contemporain, le MOMA de Bordeaux en quelque sorte. Placé  presque sur le quai des Chartrons et à deux pas du port, il répondait à la nécessité  pour les négociants, de pouvoir garantir leurs prêts sur les marchandises juste débarquées ou en partance, placées sous la sauvegarde des Douanes et de la Chambre de Commerce.  Il a été construit sur l’emplacement du Château-Trompette détruit au début du 19° siècle.

Bordeaux jour 1 033C’est son architecture intérieure qui coupe le souffle, par sa rigueur, son efficacité, sa beauté formelle. Encore un exemple d’architecture pré-industrielle magistralement réhabilitée avec respect par l’équipe Valode et Pistre.

L’"Entrepôt Réel des denrées Coloniales", appelé aussi "Entrepôt Lainé", fut édifié entre 1822 et 1824 par l'ingénieur des Ponts et Chaussées Claude Deschamps qui venait d'achever la réalisation du Pont de pierre de la ville (encore une prouesse technologique pour l’époque étant donné ses dimensions). Joseph Louis Joachim Lainé, parlementaire, ministre d’Etat de Louis XVIII apporte son aide au lancement des travaux.

Bordeaux jour 1 035L'architecture est faite de pierre de Bourg-sur-Gironde, de briques d’argile et de pins d’Orégon. Deschamps a édifié un bâtiment utilitaire, fonctionnel, où rien ne vient dissimuler les matériaux de la construction. S’il est dommage que sa façade principale soit "obstruée" par le bâtiment actuel très "IIIème République", de la Chambre de Commerce, on oublie vite cet enclavement dès qu’on pénètre sous les voûtes.

Bordeaux jour 1 031On se retrouve transporté, comme à Lisbonne dans les Arsenaux, dans un espace à l’atmosphère feutrée, presque religieuse, aidés en cela par les arcs en plein cintre, comme dans une gigantesque église pré-romane. J'ai adoré aussi le vernis des carreaux de terre cuite des paliers et l'élégance des escaliers d'accès aux mezzanines.

 

Bordeaux jour 1 034Du grand art intemporel. Un cadre d'exception, un peu froid cependant pour des installations pas toujours limpides ....On n'atteint pas la dynamique de la Tate Modern de Londres, même avec beaucoup d'imagination. Ici, c'est le cadre qui retient l'attention, par son dépouillement même.

L'Entrepôt, parfaitement adapté à sa fonction de stockage par sa hauteur et ses vastes espaces sans piliers, abritait autrefois les marchandises exotiques dont le port faisait commerce et fut investi, dans les années 1970, par des associations culturelles, parmi lesquelles le capc (centre d'arts plastiques contemporain) devenu musée en 1984. Il abrite également "arc en rêve", centre d'architecture.

CAPC, Musée d'Art contemporain de Bordeaux, 7 rue Ferrière, ouvert tous les jours sauf le lundi.

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12 juillet 2011

Artiste en herbe

fraises et peinture 003Beaucoup de patience de la part de Camille pour réaliser ce tableau où pas un rond d'une couleur ne touche un autre de la même nuance.

fraises et peinture 002Comme le temps n'est pas au super beau, il faut bien les occuper. J'ai trouvé une ramette de papier à 3 € et quelques chez Leclerc....

Hugo tache de l'imiter....cela fait de doux moments de calme ....

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04 juillet 2011

Exposition Mark LOVELAND, suite

Mark Loveland vit à Paris et peint des portraits abstraits dans le style pop art. Ses portraits de musiciens et dʼacteurs sont influencés par les icônes de lʼart orthodoxe.

Ses combinaisons originales de couleurs et de formes complexes produisent des images presque abstraites.

markscardIl utilise des couleurs intenses, les associe dans des combinaisons inhabituelles, réduit les formes photographiques à des pictogrammes abstraits, en jouant au maximum sur les effets de contrastes apportés par le clair-obscur.

Ses sources d'inspiration sont Chuck Close, Vlaminck, Hans Hofmann, Francis Bacon et Bridget Riley.

 

marklovelandAprès le succès du vernissage du 24 juin, la Fondation Mona Bismarck a décidé de prolonger l'exposition jusqu'au 29 juillet.

 

C'est un honneur pour Mark de pouvoir exposer ses toiles dans un lieu si prestigieux. Mark est un ami et je lui souhaite pleine reconnaissance de son travail d'artiste.

 

 

Si vous souhaitez voir cette exposition, voici les horaires d'ouverture : lundi à vendredi de 12 h à 17 h - fermé les 14 et 15 juillet. Entrée libre.

34, avenue de Ney-York, 75116 Paris.

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19 juin 2011

Ne manquez pas l'exposition de Mark Loveland

 

flyerSeulement une journée, samedi prochain, dans un décor prestigieux, celui de la fondation Mona Bismarck !

Mark Loveland peint les grands artistes, musiciens, acteurs de légende. Il les peint avec son style si particulier, avec minutie, dans des couleurs violentes, et mystérieusement, on entend leur musique, ils respirent.

Allez voir son exposition : vous ne le regretterez pas.

Vous pouvez acheter aussi...c'est sympa !

Si j'étais à Paris, j'y serais sans faute...

 

Fondation Mona Bismarck, 34, avenue de New York, Paris 16°

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27 mai 2011

J'adore la publicité !

 

chanelA la télé, au cinéma, dans les pages des journaux et des magazines, la publicité m’enchante. Je la considère comme un volet de l'art de notre siècle. Elle créée une rupture de rythme, une suspension de lecture, un moment de grâce parfois, un éclat de rire souvent, et surtout une façon agréable de s’informer sur les innovations et les produits qui nous facilitent la vie ou nous vendent du rêve.

nespressoEn ce moment, nul n’ignore que c’est bientôt la fête des mères : parfums, petit électroménager, comme chaque année, tout y passe. De l’humour, de la poésie, de la beauté …c’est souvent sur le petit écran que la créativité est la plus forte. Cela se comprend aisément quand on sait ce que coûte le moindre espace publicitaire. Ce coût justifie un fort investissement. Je pense par exemple aux spots de Nespresso avec George Clooney et John Malkovitch, diffusés il est vrai  dans le monde entier.

Mais il y a un mais, et de taille : la publicité nous impose un mode de consommation de produits et de services dont certains ne sont pas indispensables. Et c’est comme ça que l’on se crée des besoins qui deviennent, au fil de l’accoutumance, des dépenses incompressibles. Avec le sentiment tenace que nous n’arrivons plus à joindre les deux bouts.

caissedepargneEssayons de faire l’inventaire des trucs dont on peut se passer du jour au lendemain sans en pâtir…Au premier rang, je place l’eau en bouteille. L’eau du robinet, sauf exception, est tout à fait potable. Elle est disponible, ne requiert aucun contenant destiné au recyclage, ne coûte, à la marge, rien du tout. Mais il y a aussi les crèmes anti-rides – personne n’a  jamais songé à inventer, comme pour certains médicaments, un indice d’appréciation du service rendu ? – les cires à épiler les jambes – mais qui dira aux jeunes filles que, comme la cigarette, il ne faut JAMAIS commencer sinon on est cuite à jamais…les produits de teinture capillaires - les adoucissants textiles – parfait pour vous bousiller à court terme une machine à laver – et les anti-calcaires – parfaitement inutiles ?

vwVraiment, il convient de faire le point régulièrement sur les dépenses auxquelles nous nous habituons et qui pourraient être supprimées sans dommage conséquent ? Il est vrai qu’il est parfois difficile de s’en départir – je me souviens de toutes les difficultés rencontrées lors de la résiliation de mon abonnement à Canal+ ….l'essentiel est d'avoir l'impression qu'on a réellement besoin du produit - et chacun est libre de choisir !

Et c’est surtout une bonne façon de retrouver de la marge de pouvoir d’achat …

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11 mars 2011

Poétique de l'infini : livres, peintures, sculptures, photographies

luxembourg_007Quel joli titre, n'est-ce pas ?

L'association « Le 6e, Ateliers d'Artistes » propose des œuvres qui mettent en lumière le regard poétique des artistes, traduisant en lignes et en couleurs les mots des écrivains et poètes, témoignant des liens unissant l'homme à la nature.

luxembourg_011Peintures, sculptures, photos, livres d'artistes, dessins et gravures... évoquent les multiples manières par lesquelles l'artiste, et ici il s'agit plus spécialement de femmes, se révèle poète sur notre terre. J'ai particulièrement remarqué une sculpture de Nisa Chevènement (ici à gauche, évidemment !) "Tisser le Temps" et un tryptique "Je vous écris d'un pays lontain" (à droite)de Jacqueline Trabuc - qui habite notre immeuble et que je croise souvent !

Jacqueline BADORD, Hélène BARBE, Ariane de BRIEY, Louisa BURNETT-HALL, Philippe CARPENTIER, Sophie CAVALIE, Yannick CHARON, Nisa CHEVENEMENT, Martine DEMAL, DOV, Albert DuPONT, Constance FULDA, Marielle GUEGAN, Véronique de GUITARRE, Françoise LEPAULMIER, Danielle LOISEL, Ariane MERCIER, Florence de PONTHAUD-NEYRAT, Hélène TOULOUSE, Laurence TOUSSAINT, Jacqueline TRABUC, Diane de VALOU, Walter VILAIN, Elisabeth WALCKER.

A la Mairie du 6e 78, rue Bonaparte – salon du Vieux Colombier, jusqu'au 25 mars, entrée libre.

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26 novembre 2010

Parcours #4, "Nevermore" au MacVal de Vitry

macval_006Bon, il faut bien le reconnaître, Vitry-sur-Seine, c'est pas top....

macval_010Il faut vraiment une raison pour s'aventurer au-delà de la place d'Italie et de l'avenue de Choisy, traverser l'Empire des frères Tang, les grands espaces industriels pour atteindre la place de la Libération où un rond-point néo-stalinien est orné d'une sculpture ("La cheminée" de Jean Dubuffet) en forme de flamme..

On se croirait (avec beaucoup d'imagination indulgente, certes !) à Lisbonne, place du Marquis de Pombal...ou encore près de la Fondation Gulbenkian....

macval_018Cependant, une visite du musée d'art contemporain du Val de Marne - qui célèbre son cinquième anniversaire - en vaut la peine.

macval_020D'abord pour voir ce à quoi une politique départementale intelligente de soutien aux artistes peut aboutir concrètement, justement en un lieu à l'écart des grands sites d'expositions parisiens.


macval_022Ensuite, pour se promener au milieu d'une collection jeune, pleine de verve et de poésie, qui privilégie la rencontre avec des artistes vivants.





macval_023On peut ne pas aimer telle ou telle installation audio-visuelle - c'est tellement à la mode aujourd'hui - certaines nous émeuvent tout en nous faisant sourire.

macval_030Ce qui étreint, c'est la richesse inventive de l'artiste avec, à la base, si peu de moyens. Je pense aux lithographies unicolores de Pierre Buraglio (ci-dessous), au merveilleux "Tombeau de Zgougou" d'Agnès Varda, à l'écriture lumineuse de Claude Lévêque "DANSEZ"..

macval_029

Smacval_026ans oublier les "grands" comme Bram Van de Velde (ici à gauche, choisi par P. Buraglio), une des rares oeuvres du XXème siècle, Christian Boltanski et son "Anniversaire", ou encore un grand Soulages, noir...évidemment.

macval_027En sortant de la Tate Modern il y a peu, j'étais frustrée. Aujourd'hui, je me sens toute ragaillardie. Et je n'arrête pas d'admirer aussi l'immeuble qui sert d'écrin à ces collections crépitantes. Terminé en 2005, sa réalisation est due aux architectes Jacques Ripault et Denise Duhart.

Un musée clair, vaste et gai où l'art d'aujourd'hui est au contact avec le public, en particulier les jeunes.

Allez-y avec des enfants !

macval2

macval_024Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne (MACVAL) Place de la Libération 94404 VITRY-sur Seine
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 15h30 et le samedi et dimanche jusqu'à 19 h. 5€

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23 juin 2010

De terre et de feu, l'aventure de la céramique européenne à Limoges

TerreetfeuAffiche

Superbe panorama des productions européennes de céramique et plus spécialement de la porcelaine, présentées dans un cadre somptueux et une scénographie remarquables. Cette exposition vaut vraiment le détour.

IMGP4243grand_vase_art_d_coTout d'abord, son cadre : il s'agit d'un très ancien hôpital remanié lors de la construction d'une bibliothèque, juste à droite de l'énorme Hôtel de Ville.

Ne pas manquer le jardin intérieur qui mène de la sortie du parking à la Galerie des Hospices et ses parterres de fleurs...et de tessons.

service_mousseline


IMGP4240L'exposition est disposée sur deux niveaux : au rez-de-chaussée sous les voûtes des cuisines, dont les plafonds sont en briques rouges, on découvre les filiations entre fabriques à partir de la redécouverte, au XVIIIème siècle de l'arcane de l'or blanc et au premier étage où une grande halle vous conduit selon un circuit parfaitement didactique de style en style au cours du XXème siècle, jusqu'aux recherches contemporaines.


IMGP4238Cette expo est le fruit de la collaboration entre la Ville de Limoges, le musée national de la porcelaine Adrien Dubouché et la RMN, en liaison avec les membres du réseau UNIC : Urban Network for Innovation in Ceramics dans lequel se sont regroupés huit centres de production européens : Aveiro (portugal), Castellon et Séville (espagne), Cluj-Napoca (Roumanie), Delft (Pays-Bas), Faenza (Italie), Pecs (Hongrie) et Stoke-on-Trent (Grande-Bretagne), plus Icheon et Ganglin (Corée du sud) et Jingdezhen (Chine).

Expo_limoges2Et la caractéristique de cette somptueuse présentation, c'est de pouvoir comparer les unes posées à côté des autres, des évolutions techniques et de style des différentes manufactures européennes, comme leur filiation avec les productions chinoises qui faisaient l'objet d'un trafic considérable avant la redécouverte à Meissen, sous l'impulsion d'Auguste le Fort, de la composition de la porcelaine dure. Un véritable parcours initiatique.

Expo_LimogesAu-delà de la découverte des similitudes - les artistes créateurs de formes comme les peintres ornemanistes voyageaient à travers l'Europe au gré des débauchages de leurs employeurs successifs - c'est la grande qualité des productions limousines qui apparaît ici en pleine lumière.

J'avais déjà noté que les porcelaines de Vincennes puis Sèvres avaient plus de chic que celles de Meissen, de mon point de vue.

Là, nous avons pu percevoir combien Limoges avait une tradition de grande qualité, et on y retrouve aussi la patte d'un prince : le Comte d'Artois, futur Charles X. Ce monarque n'a pas laissé une trace particulièrement heureuse dans notre histoire nationale, du moins aura-t-il participé activement à l'expansion de l'industrie porcelainière à Limoges.

Particulièrement intéressante aussi est l'évolution des styles au cours du 20° siècle, avec la collaboration des designers mondialement célèbres comme Raymond Loewy et le facteur de développement que constitua l'expansion du trafic aérien mondial.

En porcelaine, l'art et la technique se combinent intimement. On apprend que l'apparition des figurines en biscuit (laissées en pâte parfaitement blanche, mate, et cuits deux fois) vient de la constatation que la couverte (vernis transparent) occultait les détails ultra-fins des sculptures, que les porcelaines réticulées étaient produites en intégrant des grains de riz dans la pâte, grains qui disparaissaient à la cuisson à 1200 voire 1400°, laissant place à une zone transparente.

On apprécie aussi les différences culturelles : les décors sont beaucoup plus colorés, efflorescents au Portugal, en Espagne, même à Faenza....En Europe de l'est, on travaille le grès pour produire des éléments architecturaux très résistants aux intempéries très à l'honneur à l'époque du Jugend Stil ou de la Sécession, on aime les lourds vases de style orientalisant.

assiettes_art_nouveauCôté économie, la porcelaine est un secteur à forte main d'oeuvre, une industrie lourde réclamant des infrastructures considérables (fours, transports comme des canaux, le chemin de fer, matières premières onéreuses autant que pondéreuses) et, d'autre part, sensibles aux aléas conjoncturels comme aux caprices de la mode. Limoges, ville industrielle au passé ouvrier encore prégnant, peut être fière de ses production - souvent occultées par des objets de masse et de mauvais goût - les vraies oeuvres demeurent parmi les plus belles du monde.

porcelaine_limogesMoi qui suis fanatique de tout ce qui tourne autour des Arts de la table, j'ai déjà programmé plusieurs autres haltes à Limoges : son musée Dubouché, ainsi que des fabriques comme Coquet, Bernardaud ou Haviland.....

Le catalogue, édité par RMN, est particulièrement bien fait : il comptera dans la bibliothèque de quiconque s'intéresse à l'art de la porcelaine (35€)


Galeries des Hospices 6 rue Longequeue - 87000 LIMOGES, du mardi au dimanche de 10h. à 19h. jusqu'au 26 septembre - Entrée libre.

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19 juin 2010

Espagne, les années sombres, au Musée de Gageac (Villeneuve-sur-Lot)

musee_gajacRien de tel qu'une après-midi pluvieuse pour découvrir un nouveau musée : celui de notre petite sous-préfecture, Villeneuve-sur-Lot, installé depuis peu dans un ancien moulin, presque à cheval sur les bords du Lot.

Un logo élégant, un cadre rénové de façon classique, des salles vastes et un accrochage judicieux, un accueil chaleureux.....

Dommage que l'exposition inaugurée si récemment ne draine que si peu de monde.....IMGP4159IMGP4149

IMGP4158Les collections permanentes recèlent un certain nombre d'oeuvres tout à fait dignes d'être admirées :

Hippolyte Flandrin et sa Comtesse Maison (1852), Eva Gonzalès, Maurice Réalier-Dumas, Maria Manton.

IMGP4157André Crochepierre (1860-1937), qui fut jadis élève de Bouguereau, avec ses portraits de genre (La leçon de couture) à la manière des flamands du XVIIème siècle. Je sais enfin en hommage à qui le C.E.S. de Fumel a été nommé !

L'exposition temporaire porte sur les peintres espagnols de la sombre période du franquisme (1945/1960), réfugiés en leur peinture dans le surréalisme et l'art abstrait.

On décèle la capacité de résistance à l'art officiel et à l'académisme de l'époque. On fait donc le grand écart, sans perdre la main avec les classiques et on saute à pieds joints dans l'art de notre temps.

fermin_aguayo__l_infante_margaritaIMGP4152 IMGP4153IMGP4155 IMGP4156

Antoni Calvé, Antoni Tapiès, Pablo Palazuelo, Albert Rafols-Casamada, et aussi Juan Miro, Oscar Dominguez, Francisco Bores et Julio Gonzales. Firmin Aguayo aussi, avec sa superbe Infante Margarita en rose....

En bonne place, un carton préparatoire à la fabrication de la tapisserie de Picasso "Guernica".


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Une découverte dans cette petite ville de la province profonde, endormie....administrée il est vrai par un ténor du Parlement, Jérôme Cahuzac, Député-Maire et Président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale....Ceci explique peut-être cela ! Tant mieux pour la cité et ses habitants.

Musée de Gajac, 2, rue des jardins, Villeneuve sur Lot, le samedi et dimanche de 14 à 18 h, les autres jours de 10 à 12h et de 14 à 18h. Exposition temporaire jusqu'au 17 octobre. 3€.

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01 juin 2010

Rapide hommage à Louise Bourgeois

Tuileries_araign_e_g_ante_Bourgeois_reflet"L'art est une garantie de santé mentale" disait Louise Bourgeois, décédée hier à New York, à 98 ans.

Et pour nous qui visitions justement le nouveau Centre Pompidou de Metz, c'était un signe car nul autre institution en France (mais bien après le MoMA , le Guggenheim de Bilbao ou la Tate Modern) n'a su aussi bien présenter une rétrospective de cette artiste née en France mais bien inconnue chez nous....sauf peut-être des flâneurs de jardins où sont installées ses gigantesques et graciles araignées, intitulées "Maman"....

LouisebourgeoisChacun ira de son petit hommage, mais au fond, qui la connaissait ?

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