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21 mars 2008

La Consolante, roman

 

consolante

Un joli titre pour un roman qui traite de la résilience…un personnage central aussi brillant dans sa vie professionnelle – l’architecture – qu’incapable de construire un vrai bonheur.

Il a séduit une femme friquée qui ne lui inspire plus d’amour mais reste dans ce marasme à cause de sa gamine de 14 ans qui illumine sa vie, toute sa vraie capacité d’amour ayant été « asséchée » pour un être unique, inaccessible et débordant de charme et de bonté, maman d’un de ses petits voisins. Ces préliminaires sont contés dans un style libre – j’aime bien les phrases sans sujet – avec minutie et profusions d’images.

Une vie d’homme dérisoire, que rien ne retient, jusqu’à ce qu’il soit conduit, justement à l’occasion de la mort de l’aimée, à remettre en cause toute sa vie. Tout cela est bien classique, à la limite un peu « cliché » comme le disent, avec tant de charme, les américains, et dure presque la moitié du roman. Allez Sisyphe, encore un petit effort.

Et puis il y a une rencontre, certainement téléguidée par l’aimée du haut du ciel, avec une jeune femme improbable, vivant dans une maison qui l’est encore moins, entourée d’une meute d’enfants et d’un troupeau de bêtes encore plus improbables. Belle. Brisée, elle aussi. Et là, on retrouve la jubilation d’ « Ensemble et c’est tout », mais on a atteint la moitié du roman. Sisyphe, avec une infinie précaution, pose son fardeau sur une plateforme qu’il n’avait jamais remarquée, et apprivoise la ménagerie…..Une construction un peu mélo, sans doute, beaucoup de références littéraires, des descriptions impressionnistes et illuminées de la lumière du couchant, infiniment pudiques.

Une belle histoire d’amour qui plaira bien à plus de trois cents mille lecteurs, premier tirage. Mais, le livre se lit très vite, faites-vous-le prêter…

La Consolante, roman (2008) par Anna GAVALDA aux Editions Le Dilettante, 638 p.

 

Posté par mpbernet à 10:04 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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