Avatar


C’est Noël et c’est le moment de faire découvrir aux enfants cet art merveilleux qu’est le cinéma : Avatar, de James Cameron (Titanic), est un bon film à voir.

 

Ce n’est pas seulement une grande machine hollywoodienne, mais aussi une histoire qui a beaucoup de sens : celle du soldat sur-entrainé à obéir, à qui sa hiérarchie confie une mission d’infiltration qui va se révéler criminelle ; il devra faire un long chemin pour apprendre à désobéir. C’est ce que la Bundeswehr appelle, depuis 1954, l’Innere Führung (savoir résister à d’éventuels ordres contraires à la Loi, en utilisant les ressources de son éducation « intérieure » au civisme).

 

C’est aussi une bonne leçon sur les excès de l’exploitation de ressources naturelles – sujet sur lequel les français devraient rester modestes, en pensant à la Birmanie, à l’Irak de Saddam, à l’Angola etc. 

 Rassurez-vous : ce contenu exigeant et politique s’appuie sur une histoire d’amour romantique, et  adaptée aux 6 à 12 ans, et le tout se déroule dans le décor féérique de la planète Pandora – effets spéciaux très réussis -. La dernière partie du film est haletante, et on se prend - à 63 ans, vous vous rendez compte ! - à craindre vraiment pour les héros de cette aventure, quand ils semblent vaincus par la force brutale des armes.  

 En plus des créatures informatiques, il y a des acteurs en chair et en os : mention spéciale pour Sam Worthington, australien de 33 ans qui joue le Marine Jack Sully et aussi pour le repoussant colonel joué par Stephen Lang. Sigourney Weaver a été, quant à elle, plus inspirée.

 

Au total, un très bon film.

Claude