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29 août 2013

Jeune et jolie, film de François Ozon

 

Marinevacth

Trop jeune et trop belle : l’héroïne de cette histoire d’une fille de dix-sept ans, élève studieuse du lycée Henri IV, qui s’envoie en l’air avec de riches clients dans des hôtels de luxe, ressemble beaucoup à un fantasme masculin. La prostituée qui fait ce métier pour le plaisir … je n’y crois pas. Pour le réalisateur en tous cas, l’occasion de nous faire frémir, nous les parents (ou grands-parents) bobos, qui ont perdu le fil de communication avec ces adolescents si lisses. Une plongée dans l’eau froide au moment de la rentrée …

lamère

Voici donc une famille bourgeoise : la mère est remariée, elle exerce un métier prenant et bien rémunéré, elle croise sa fille et son fils au petit déjeuner du dimanche, Isabelle-Léa ne pose aucun problème scolaire … Tout est apparemment sous contrôle. Sauf qu’Isabelle, qu’une première expérience sexuelle n’a visiblement pas comblée – se prostitue sur le net. L’attrait du danger, l’attente du type de client, la surprise du cadre, le fait d’être cher payée la font flipper.

La réaction de la mère – Géraldine Pailhas – est à la fois l’effondrement, la culpabilité et la compassion. Mais elle ne comprend pas, ne comprendra jamais, elle qui semble heureuse avec son gentil nouveau mari mais le trompe avec leur meilleur ami …

Jeune-et-Jolie

Ce qu’il reste de ce film très esthétique : la beauté irradiante et la juste interprétation de Marine Vacth, candide et perverse, un visage angélique à la Laetitia Casta à ses débuts mais avec une bouche de Maïwenn,  le plaisir de revoir Charlotte Rampling, complice de François Ozon, veuve de ce vieux client qui meurt en pleine action entre les bras de sa belle partenaire, qui clôture le film.

 

Posté par Bigmammy à 08:37 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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