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04 janvier 2014

Aaron Sorkin, scénariste-magicien

Aaron-Sorkinnewsroom

 

Je suis de plus en plus persuadée que l’innovation et le talent, dans l’industrie de divertissement, logent aujourd’hui dans les séries télévisées. Pas seulement américaines, encore qu’elles mettent en œuvre des moyens et des compétences à la mesure du marché mondial qui leur est offert, mais aussi des productions françaises revues parfois une dizaine d’années après leur diffusion et qui, ma foi, n’ont pas trop mal vieilli (je parle entre autres de la première version des « Rois Maudits » de Claude Barma, redonnée en ce moment sur la chaîne Histoire, ou de « Julie Lescaut » dont le dernier épisode, après 22 ans de tournage, est diffusé cette semaine).

principauxpersonnages

Revenons aux Etats-Unis. J’avais adoré «The West Wing» qui nous a tenus en haleine pendant des semaines, nous obligeant à nous coucher de plus en plus tard, et qui anticipait l’accession à la présidence américaine d’un homme de couleur. Le foisonnement des personnages, leurs caractères, leurs drames intimes et leurs passions, les réactions à l’événement, la vie d’un cabinet ministériel perpétuellement sous pression … c’était fantastique.

Aujourd’hui, nous pouvons retrouver les mêmes émotions grâce à ce scénariste et producteur de génie et cousu de récompenses – il fut aussi acteur et en plus il est beau - : Aaron Sorkin, dans The Newsroom. La deuxième saison en est diffusée sur OCSCity depuis le  27 décembre, mais Claude et moi rattrapons les 10 épisodes de la première grâce à notre abonnement Orange. Et nous retrouvons le même plaisir qu’avec « A la Maison Blanche ».

Le cadre et l’argument de cette fiction, très proche de l’actualité brûlante de ces derniers mois (les événements réels se déroulent en 2011) est le plateau d’une chaîne câblée d’information en continu comme FOX News ou chez nous LCI, dépendant d’une Groupe important et diversifié. La problématique porte sur la vérité de l’information et l’éthique du journalisme d’investigation contre les courbes d’audiences et la nécessité de ne pas nuire aux annonceurs de la chaîne.

will et McKenzie

équipe newsroom

 

Le personnage central de The Newsroom est le présentateur vedette, Will McAvoy, incarné par Jeff Daniels : cabotin, excessif, coléreux, égocentrique et talentueux, un exécrable mais super professionnel. Au-dessus de lui, nous retrouvons le Directeur de l’information qui semble avoir quitté son précédent emploi de procureur, l’incontournable Sam Waterston, gardien des tables de la déontologie. Le second personnage est la chef d’antenne, MacKenzie McHale (Emily Mortimer), une ex de Will passée par le baroud en Afghanistan et ailleurs, qui n’a pas encore digéré leur rupture (on en peut s’empêcher de penser à Claire Chazal et PPDA …). Et puis gravitent autour d’eux de jeunes et talentueux personnages, aux histoires de cœur embrouillées et qui font de temps en temps de lourdes bêtises …

Avec un créateur comme A. Sorkin (né en 1961, on lui doit aussi l'écriture de The Social Network), et comme dans The West Wing jadis, The News Room offre un rythme endiablé, des personnages pleins de failles et d’émotion, des dialogues d’une telle densité qu’il vaut mieux visionner dans la version française, remarquable. Bref, pour ceux qui ont du temps comme moi, un plaisir de télévision intelligent …. Ce n’est pas si fréquent.

Sans oublier que chaque jeudi, sur la chaîne OCS City, on peut revoir la saison 1 de la mythique série des Soprano's !

Posté par mpbernet à 07:39 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Sans oublier les séries britanniques qui sont excellentes aussi.

    Je vous souhaite une trés bonne année, Marie-Pierre, et à votre famille si attachante.

    Posté par gisèle, 04 janvier 2014 à 11:29
    • Oui, j’apprécie énormément les séries policières de la BBC ou très récemment, Mr. Selfridge !

      Posté par mpbernet, 04 janvier 2014 à 13:37

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