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24 octobre 2017

Les dieux du verdict, polar de Michael Connelly

 

dieuxverdict

Voici le vingt-quatrième  roman de Michael Connelly que je résume aujourd’hui et je me rends compte que je vais bientôt manquer de matière … Cette fois encore, il s’agit d’un polar judiciaire dont le héros est l’avocat de la défense Mickey Haller, le demi-frère d’Harry Bosch. Et donc, l’histoire est narrée à la première personne.

Mickey a été choisi comme défenseur par un proxénète numérique – il conçoit, gère et ponctionne les comptes internet de plusieurs escorts-girls – accusé du meurtre d’une de ses clientes. Et il se trouve que la victime est une vieille connaissance de Mickey, qu’il avait aidée huit années plus tôt à quitter le métier. Apparemment, il y a un secret là-dessous : Mickey flaire un coup monté et son client serait accusé à tort … et défendre un innocent l’a toujours mis mal à l’aise (cf. La défense Lincoln).

Comme à l’accoutumée, nous suivons pas à pas la procédure très formaliste des débats, et ses acteurs habituels : le procureur Forsythe, les inspecteurs du LAPD qui ont fait les premières constatations, les enquêteurs privés … Des figures attachantes comme l’ancien flic Lankford qui travaille maintenant pour le procureur, le vieil avocat "Legal" Siegel reclus dans sa maison de retraite et qui est la référence absolue de Michael, sa jeune et brillante nouvelle associée Jennifer Aronson, et toujours ses acolytes Lorna, Cisco et Earl qui lui sert de chauffeur de la Lincoln en paiement des honoraires qu’il doit.

En revanche, on ne parle presque pas des jurés qui donnent pourtant son titre à ce nouvel épisode : les dieux du verdict, ce sont eux qui décident de la culpabilité ou de la liberté d’un justiciable et tout l’art du défenseur est – au minimum – d’instiller en leur âme et conscience un doute raisonnable. Mais dans cette affaire, il faut aller vite car la vie de l’accusé est en danger dans l’enfer de la prison … et l’on ne va pas tarder à se rendre compte qu’il n’est pas le seul à être sous la menace de graves ennuis.

Bref, encore une fois, le lecteur ne s’ennuie jamais, malgré les 500 pages et plus du livre. Même sans le personnage d’Harry Bosch, je me délecte de cette écriture claire et « cinématographique » qui me transporte alternativement dans le prétoire et les collines de Los Angeles.

Les Dieux du verdict (The Gods of Guilt - 2013), thriller de Michael Connelly traduit par Robert Pépin, édité chez Calmann-Lévy et en livre de poche, 539 p., 8,60€

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [0] - Permalien [#]
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