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27 janvier 2019

Le grand Michel Legrand me manque déjà...


Michel Legrandportrait

Il va nous falloir inventer une nouvelle échelle de valeurs dans nos cérémonies d’hommage public à nos chers musiciens disparus. Après Johnny, Charles, Marcel, voici l’immense Michel qui porte si haut le nom de LE GRAND … avant qu’on ne le porte en terre.

Né en 1932, l’année du mariage de mes parents, il fut un immense artiste de notre génération. J’ai toujours adoré, dès mes plus jeunes années, les multiples facettes de son extraordinaire production musicale : jazzman, arrangeur, accompagnateur, chef d’orchestre, chanteur seul ou avec sa sœur Christiane et les Swingle Singers, et surtout incomparable compositeur des musiques des meilleurs films d’Hollywood, inventeur du concept de comédie musicale à la Française, ou plutôt « Opéra ». Car dans « Les parapluies de Cherbourg », l’intégralité des textes est chantée, comme les récitatifs de Mozart, une audace inouïe pour l’époque …

Son souvenir est à jamais lié pour moi à l'image idéalisée de la jeune fille parfaite, la Catherine Deneuve des "Parapluies", des "demoiselles de Rochefort" et de "Peau d'Âne", récemment repris avec succès au théâtre.

Michel est tombé dans le chaudron de la musique à la fois classique et populaire dès son plus jeune âge. Son père Raymond Legrand dirigeait une importante formation de « musique de genre », mon père à moi, qui travaillait toujours en musique (on venait d’inventer le poste à transistors) l’écoutait, son oncle maternel était le très populaire chef d’orchestre Jacques Hélian. Je les écoutais très souvent à la télévision, lors des programmes de variétés, encore en noir et blanc qui rassemblaient une audiance phénoménale …

Michel Legrand a touché à tous les genres musicaux, du plus drôle – avec Boris Vian et Henri Salvador et le premier disque de "rock and roll’mops" édité en France, jusqu’à la symphonie. Il a travaillé avec les plus grands maîtres du jazz américain et les plus grands réalisateurs : Agnès Varda, Jean-Luc Godard, Jean-Paul Rappeneau, Jacques Demy et aussi Norman Jewison, Robert Mulligan .... remporté une moisson d’oscars, composé plus de 200 musiques de films.

C’était un touche-à-tout génial qui disait « on n’est jamais meilleur que quand on débute »…et donc, il innovait tout le temps. Pour ma part, j’adorais sa voix voilée et sa façon de chanter le jazz.

J’ai une affectueuse pensée pour Macha Méril, le dernier amour de sa vie.

Posté par mpbernet à 08:00 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Tout est dit.
    Bonne journée.

    Posté par Agnesboul, 27 janvier 2019 à 09:40
  • Il va nous manquer, c'est sûr
    Hommage à lui

    Posté par Nikita, 27 janvier 2019 à 10:36
  • A moi aussi il va me manquer, je suis triste mais malheureusement tout à une fin.

    Posté par Jauneyris, 27 janvier 2019 à 12:38

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