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Deux histoires édifiantes s’entrecroisent en Bretagne autour de Katell Gollet (Catherine la perdue), qui illustrent une fois encore combien  l’indépendance des femmes était taboue au Moyen-âge, et en tous cas jusqu’à ce que la contraception permette d’éviter les enfants illégitimes ou bâtards. Une évocation aussi des difficultés des parents face à leurs adolescents aux conduites déviantes excessives ….

Selon les uns, Katell est une jeune servante qui aurait dissimulé ses écarts de conduite en confession et commis le sacrilège de dérober une hostie consacrée pour la donner à son amant sous les traits duquel se dissimulait Satan.

Selon les autres, Katell est une jeune fille noble folle de son corps et enragée de danse. Elle aurait épuisé – au sens littéral du terme – tous ses partenaires et demandé enfin au Diable de lui procurer les forces de danser plus de douze heures d’affilée, promettant d’épouser celui qui réussirait à tenir jusque-là avec elle. Las, son dernier danseur était Satan lui-même, qui l’entraîna avec lui aux Enfers.

Son histoire est racontée de façon merveilleuse et terrifiante sur le calvaire étonnant de Plougastel, la jeune fille nue apparaissant happée entre les dents d’un énorme requin.

Plus de détails sur ces merveilleuses sculptures, miraculeusement échappées des bombardements de la fin de la seconde guerre mondiale, un peu plus tard....donc, à suivre !

Et il nous reste la chanson si triste :

-       « Su’l pont de Nantes, un bal y est donné …(bis)

-       Non, non, ma fille, tu n’iras point danser ..(bis) »