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29 septembre 2012

Le château d'Heidelberg, terriblement romantique !

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C'est édidemment un oppidum, un balcon sur le fleuve d'où on admire et surveille toute la vallée.

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Ici s'accumulèrent, siècles après siècle, les constructions de grès rouge des princes-électeurs du Palatinat, avant que ceux-ci décident, devant les ruines accumulées que l'on aperçoit bien depuis le vieux pont, d'aller se faire construire un palais ailleurs.

On y trouve du gothique tardif, du style Renaisssance, du Baroque ... Chaque construction porte le nom de son commanditaire. L'ensemble s'articule autour d'une grande cour. La plus ancienne construction abritait la bibliothèque, qui recevait la lumière du jour de tous les côtés.

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Dans l'aile des Dames, la salle royale fut inaugurée en 1534. C'est une salle de réception pouvant accueillir 500 personnes. Le bâtiment central ou aile de Frédéric est une reconstitution du château baroque, avec pilastres et corniches. Cependant, l'ensemble a été reconstruit et remeublé à la fin du XIXème siècle.

En fait, les parties les plus poétiques ne sont constituées que de façades transparentes... L'aile des Anglais, construite pour Elizabeth Stuart, et à droite, l'aile d'Otton-Heinrich, contemporain d'Henry VIII et qui lui ressemblait étrangement, un superbe exemple de façade Renaissance ...

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La destruction de ce palais fut ordonnée par Louis XIV, qui revendiquait l'héritage du Palatinat pour son frère Philippe d'Orléans, époux de la Princesse palatine, Elisabeth-Charlotte de Bavière, alors que le prince électeur (frère de celle-ci) était mort sans enfant. Il n'hésita pas à entreprendre une guerre (1688-1697) qui ouvre la guerre de la LIgue d'Augsbourg et ne fut favorable à aucun des deux camps. Avant de se retirer, il fit démolir le château.

Les Français n'ont donc pas bonnne presse du tout ici. Cependant, il s'est trouvé un passionné, un riche mécène français, le comte de Graimberg, pour rendre célèbre les ruines du château par ses innombrables gravures.

Les poètes - Goethe en particulier - en firent le haut lieu du Romantisme ... ce qui décida de sauvegarder ce qui restait des pierres des différents édifices détruits de main d'homme comme de la foudre et de l'incendie, puis de reconstruire l'aile Frédéric comme elle aurait pu être ...

Posté par Bigmammy à 07:56 - Journal de bord - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Bonjour Marie-Pierre,

    Je vous suis avec encore plus d'attention que d'habitude, car vous êtes dans la région où j'ai appris l'allemand... Des souvenirs radieux.

    Et le grosses Fass, il y est toujours ?

    Posté par Popeline, 29 septembre 2012 à 16:38

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