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10 juin 2016

Un peu d'histoire : l'Exposition Universelle de 1937 ...

expo 1937

Ce matin, je me demande si notre pays n’est pas irrémédiablement irréformable. J’emprunte à Wikipedia ce paragraphe sur les jours qui précédèrent l’inauguration de l’Exposition Universelle de Paris en 1937, retardée de 25 jours - la manifestation durait jusqu'au mois de novembre - et dont plusieurs pavillons étaient encore, au jour de l’ouverture, masqués par des palissades. Déjà les mouvements sociaux avaient perturbé considérablement le chantier dans une France où gouvernait pourtant le Front Populaire.

expo_universelle_paris_1937

« En 1936, les mouvements sociaux nés du Front populaire entraînent de grands retards dans les travaux (sauf pour le pavillon de l'URSS) et de nombreux incidents sur les chantiers : grèves, blocages. L'ouverture est prévue symboliquement le 1er mai, date importante pour un gouvernement de Front Populaire. Tout retard ferait l'objet de moqueries de la part de la droite. Le gouvernement cherche un homme énergique pour la faire respecter : il nomme Max Hymans comme nouveau commissaire général. Il faut payer des sur-salaires pour faire travailler les ouvriers le soir et le dimanche. Max Hymans remplit sa mission, ce qui contribue à former sa réputation d'homme énergique. Certains des bâtiments ne sont pas terminés. D'autres, appelés à durer, ne le seront qu'après l'Exposition, sans que le public ne le remarque, comme le Palais d'Iena, œuvre d’Auguste Perret qui ne sera terminé qu'en 1946. Le jour de l'ouverture, les deux pavillons principaux, qui se font face, sont terminés et reçoivent la médaille d'or de l'Exposition : celui de l'Allemagne du IIIème Reich et celui de l'URSS. Mais finalement l'Exposition ouvre le 25 mai, avec moins d'un mois de retard sur le calendrier prévu. »

Tout le monde l’a oublié aujourd’hui … Mais l’histoire nous éclaire : on est encore une fois mal barrés !

Prestige de la France, bruits de bottes, extrême-droite en embuscade : rien n’empêche la rigidification des relations sociales et le jusqu’au-boutisme des uns et des autres. Rien appris, rien oublié. Personne ne sait négocier, respecter l'adversaire et l'intérêt général ni concilier. On va nécessairement à l’affrontement, à l’usure et au pourrissement, donc à la rancœur et à la frustration, à l’appauvrissement des uns et des autres. Tout le monde perdant, vive la France !

Posté par mpbernet à 09:00 - Coup de gueule - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • très intéressant

    votre billet. Que de souvenirs pour moi, mon père et ma mère se sont mariés à Turin en juillet 37 et sont venus à Paris à cette exposition (en voyage de noces ?).
    Pour partir ensuite, avec des troupes italiennes, en Espagne soutenir Franco !

    Posté par manuela, 10 juin 2016 à 13:41

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