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19 mai 2017

La blonde en béton, thriller de Michael Connelly (1994)

 

blonde en béton

C’est le troisième épisode de la saga des aventures de l’inspecteur Harry Bosch, publié en 1994 après Les égouts de Los Angeles et La glace noire. On retrouve le héros à l’âge de 42 ans, attrait devant le tribunal pour avoir abattu quatre ans plus tôt, en légitime défense – et c’est là tout l’enjeu du débat – un homme lourdement soupçonné d’être un tueur en série, qui avait la manie de maquiller ses victimes avant de les abandonner sur la voie publique. Un homme que la presse a rapidement baptisé « le Dollmaker ».

A la suite de cette histoire, et même s’il a été blanchi par ses supérieurs, Bosch a été muté et doit faire face aux conséquences civiles de son geste. Il est défendu par un avocat peu habile, fourni par la municipalité. Et, face à lui, la partie civile est représentée par une avocate particulièrement chevronnée, Honey Chandler …

La construction minutieuse de ce polar haletant suit les différentes phases du procès, en détaille ses règles (nous y sommes bien accoutumés depuis le succès mondial de la série « Law and Order »), les mécanismes des plaidoiries, le rôle de la Presse, les incidences financières inévitables. Nous retrouvons certains personnages qui réapparaîtront plus tard dans les aventures de Bosch : Jerry Edgar, son co-équipier noir qui arrondit ses fins de mois avec une activité annexe d’agent immobilier, le chef Irvin Irving pour une fois bienveillant à son égard, mais pas encore la femme qu’il épousera plus tard. Sa bonne amie, la blonde Sylvia, est la veuve du policier Cal Moore, personnage-clé de La glace Noire, est professeur de littérature dans un lycée. Il en est très amoureux …

Pendant que se déroule le procès, une énigme survient : une nouvelle victime du Dollmaker a été retrouvée enterrée dans une dalle de béton. Il s’avère que sa mort est postérieure à l’élimination du serial killer … Existerait-il un imitateur ? L’homme abattu par Harry Bosch était-il innocent ? Le doute s’instille, y compris chez Harry Bosch. Une nouvelle enquête s’ouvre. Elle va conduire à explorer de nombreuses pistes, à partir des éléments du mode opératoire connus ou non divulgués par le LAPD à l’époque de l’affaire initiale.

Au-delà de la progression dramatique des événements, ponctuée de rebondissements, l’étude psychologique des protagonistes est passionnante. Les références à l’œuvre de Raymond Chandler aussi : comme dans Fais pas ta rosière, il y est question d’une moumoute, l’avocate a pour patronyme « Chandler », l’un des collègues d’Harry se prénomme Ray et il est question du livre fondateur de la littérature policière contemporaine Le Grand Sommeil

En résumé, c’est l’un des meilleurs des douze romans que j’ai lus jusqu’ici … Mais je n’ai pas encore terminé mon exploration de l’œuvre fabuleuse de Michael Connelly …

 

La blonde en béton (The concrete blonde), thriller judiciaire de Michael Connelly traduit de l’anglais par Jean Esch (1996 en France), aux éditions Calmann-Lévy (Poche) 590 p., 8,30€

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Une belle chronique !
    J'en profite pour vous souhaiter une belle journée à vous deux.
    En Isère, il pleut mais la nature en a encore besoin.
    Amitiés.
    Bernadette.

    Posté par Binchy, 19 mai 2017 à 08:37
  • Bonjour

    Super ! j' ai lu tous les Connely, je ne me lasse pas !
    bonne journée

    Posté par neill, 20 mai 2017 à 07:52

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