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15 octobre 2017

Minuit sur le canal San Boldo, polar de Donna Leon

 

minuit

Roman après roman, les saillies acérées de Donna Leon s’émoussent … En célébrant le 25ème anniversaire de la série des enquêtes du commissaire Guido Brunetti, elle en vient même à apprécier favorablement l’administration italienne – comparée à celle de l’Argentine, il est vrai !

Ce 28ème épisode est centré sur une seule enquête : une pénible affaire non résolue depuis quinze ans, et à vrai dire classée rapidement comme accident. Pire encore, la victime en a réchappé … sauf que la jeune Manuela, seize ans à l’époque des faits, n’est sans doute pas tombée toute seule à minuit dans le canal San Boldo, et que, pire encore, elle en est sortie totalement handicapée après son trop long séjour dans l’eau noire de Venise, malgré l’intervention courageuse d’un passant totalement ivre.

C’est la grand-mère de Manuela, une comtesse amie avec la belle-mère de Guido, qui veut savoir la vérité avant de mourir et demande au commissaire de la faire émerger. Difficile, quinze ans après les faits, et quand rien ne prouve qu’il y ait eu crime mais Guido va trouver un biais subtil pour faire réouvrir l'affaire par un magistrat. Le sauveteur de la jeune fille ne se souvient de rien. Manuela, elle, encore moins puisqu’elle n’a plus qu’un niveau intellectuel d’une enfant de 7 ans.

Pour approfondir ses investigations, Brunetti va s’adjoindre les compétences de sa jolie collègue, la commissaire Griffoni, mieux à même d’approcher la jeune femme-enfant. Il découvre à cette occasion que celle-ci, dans sa jeunesse, fut une cavalière émérite qui remporta une médaille d’argent aux Jeux Olympiques dans l’épreuve de dressage. Car c’est de la vieille jument de Manuela, toujours hébergée au club hippique qu’elle fréquentait, que viendra la lumière.

Un polar qui traîne en longueur, trop peu d’interventions de la délicieuse signorina Elettra à mon goût, avec une fin précipitée, rapide, trop facile … une certaine déception donc, malgré l’atmosphère de Venise tellement bien décrite qu’on en oublie ces faiblesses. Soyons indulgents, devant – sans aucun doute – la pression des éditeurs à produire chaque année un ouvrage qui se vend si bien …

 

 

Minuit sur le canal San Boldo, (The Waters of Eternal Youth), polar de Donna Léon traduit de l’américain par Gabriella Zimmermann, éditions Clamann-Lévy Noir, 339 ., 21,50 €

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Personnellement je les lis pour Venise & non les intrigues, mais c'est vrai qu'elle s'essouffle.
    Je l'ai lu facilement avec plaisir

    Posté par Martine, 15 octobre 2017 à 10:47

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