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23 mars 2018

Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon

Daimyos affiche

Toujours aussi fascinée par l’histoire et la culture japonaises, je ne pouvais pas manquer l’exposition « Seigneurs de la guerre au Japon » du musée Guimet.

Car voici un extraordinaire ensemble de 33 armures et autres atours guerriers de parade japonais des XVIème au XVIIIème siècles, provenant de collections publiques et privées.

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Présentées assises sur un socle, presque vivantes, comme il était d’usage dans la grande salle de réception du seigneur, les armures vous regardent à travers les sombres ouvertures des casques couvrant le visage, décorés de moustaches et sommés d’allégories aussi effrayantes que poétiques.

Qui étaient ces daimyos ?

Des chefs de guerre (environ 200), gouverneurs de provinces dégageant un revenu annuel d’au moins 1000 koku (1500 tonnes) de riz, le plus souvent sur la brèche au cours de luttes intestines pour agrandir leur territoire ou se défendre contre d’autres seigneurs de guerre, puis investis par le Shogun centralisateur Ieasu Tokugawa, le vainqueur de la célèbre bataille de Sekigahara (1600, date-clé de l’histoire de Japon) du pouvoir local mais contraints de venir en cortège escortés de leurs samouraï, séjourner périodiquement à la Cour impériale (une année sur deux ou 6 mois par an) … histoire de mieux les contrôler (un peu comme le faisait Louis XIV à Versailles …)

Chacune de ces armures d’apparat constitue une prouesse artistique et technologique : entièrement articulées, elles sont beaucoup plus légères que les armures occidentales. On connaît la maîtrise des japonais pour les aciers particulièrement résistants – leurs sabres sont fantastiques – et aussi leur grande aptitude à œuvrer la laque.

Une part importante de l’exposition est consacrée aux « casques extraordinaires » qui frappent l’imagination par leur caractère totémique faisant référence au monde animal ou à la religiosité du chef de guerre. L’emploi de la laque sèche permet aux grands artistes de conjuguer illusion mimétique et légèreté.

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Qui étaient ces daimyos ? Des chefs de guerre (environ 200) souvent sur la brèche au cours d’incessantes luttes intestines, puis investis par le Shogun centralisateur Ieasu Tokugawa, le vainqueur de la célèbre bataille de Sekigahara (1600, date-clé de l’histoire de Japon) du pouvoir local mais contraints de venir en grand apparat et accompagnés de leur cortège de samouraï séjourner périodiquement à la Cour impériale … histoire de mieux les contrôler (un peu comme le faisait Louis XIV à Versailles …)

L’exposition montre peu d’œuvres antérieures à la période Momoyama (1573 – 1603), transition entre la période féodale et la période d’Edo (1603 – 1868) qui voit l’apogée de la technique du travail du fer, mais aussi la fin des guerres locales et le développement des armes à feu qui amènent les daimyos, autrefois à l’avant-garde de leurs troupes, à se placer en retrait.

L’exposition commence à l’hôtel Heidelbach (il y a un distributeur automatique pour l’achat des billets), puis se poursuit dans la rotonde du 4ème étage du musée Guimet où les onze plus belles pièce sont présentées en majesté. Avec le même billet, le visiteur est invité à poursuivre vers le Palais de Tokyo pour se plonger dans les installations contemporaines du britannique George Henry Longly (né en 1978) sur le même thème.

 

Musée national des arts asiatiques MnAAG, exposition jusqu’au 13 mai, ouvert à partir de 10 h. tous les jours sauf le mardi, sur 3 sites : 19 avenue d’Iena, au musée Guimet et au Palais de Tokyo.

Posté par mpbernet à 08:00 - Lu et vu pour vous - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Complètement hermétique à la culture japonaise ( & aussi à leur cuisine!!)

    Posté par Martine, 23 mars 2018 à 15:37

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